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Mikati et Macron

2 Décembre 2023- Le Premier ministre sortant Najib Mikati a poursuivi ses entretiens à Dubaï lors de sa participation à la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28). Dans ce contexte, Mikati a rencontré le président français Emmanuel Macron. L'entretien a porté sur la situation à Gaza et au sud du Liban ainsi que sur les résultats de la visite de l'envoyé du président Macron au Liban, Jean-Yves Le Drian, et sur les conversations de celui-ci avec des responsables et des dirigeants libanais.

Macron: l’extension du conflit au Liban aurait des conséquences graves
Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré que l’extension du conflit (à Gaza) au Liban aurait "des conséquences graves sur le pays et sur le peuple libanais". M. Macron a reconnu la responsabilité unique de la France envers le Liban qui se traduit par son rôle au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).
"Aucune partie ne doit utiliser le territoire libanais d’une manière qui contredise ses intérêts souverains", a poursuivi M. Macron.
Dans une lettre adressée au Premier ministre sortant, Nagib Mikati, à l’occasion de la fête de l’Indépendance, le président français a fait part de ses discussions avec le Premier ministre israélien, exprimant ses préoccupations quant aux risques d’escalade et d’extension du conflit au Liban.M. Macron a poursuivi: "La vacance présidentielle qui dure depuis plus d’un an pèse sur la capacité du pays à sortir de la crise actuelle et à éviter la détérioration de la situation sécuritaire liée à la guerre en cours à Gaza". Il a précisé que le Liban ne pourrait pas sortir de l’impasse dans laquelle il est enlisé sans président ou gouvernement opérationnel.
Le président Macron a affirmé que la création de conditions propices à l’élection d’un président de la République et à la formation d’un gouvernement de travail est une urgence, et que son représentant personnel, Jean-Yves le Drian, continue d’œuvrer dans ce sens.
Rappelons que M. Le Drian était attendu au Liban le 28 novembre en soirée pour une visite de deux jours durant laquelle il rencontrera la plupart des forces politiques du pays.


Portrait d'Emmanuel Macron par Joseph El-Hourany
Lettre ouverte au président de la république française
par Dominique Eddé, écrivaine et romancière libanaise d'expression française
Alors que la guerre est aux portes du Liban suite à l'attaque terroriste du Hamas en Israel, que les bombardements sur Gaza et sa population civile redoublent de violence en préparation à une probable invasion terrestre, l'écrivaine a publié le 20 octobre, principalement dans la rubrique dédiée aux lecteurs du journal libanais "L'Orient Le Jour" une lettre ouverte rappelant au président Macron le statut de la France et les devoirs que celui-ci doit normalement induire.

Monsieur le Président,
C'est d'un lieu ruiné, abusé, manipulé de toutes parts, que je vous adresse cette lettre. Il se pourrait qu’à l’heure actuelle, notre expérience de l'impuissance et de la défaite ne soit pas inutile à ceux qui, comme vous, affrontent des équations explosives et les limites de leur toute puissance...

> Lire en entier...

15 octobre 2023
Macron voit la guerre à Gaza comme une opportunité d'unifier la position des dirigeants libanais pour élire un président.

A la lumière de l’ultimatum « fou » lancé par Israël à un million de Palestiniens de Gaza pour qu’ils se déplacent vers le sud de la bande de Gaza et des répercussions explosives supplémentaires qu’il a provoquées militairement et diplomatiquement à l’occasion du « vendredi de l’incendie général » en solidarité avec les Palestiniens, ce 13 octobre la presse libanaise aura encore une fois payé l'impôt du sang.
Face à l'escalade des craintes d'une explosion sur le front libano-israélien, la correspondante d'An-Nahar à Paris, Randa Haidar, a cité un haut responsable français qui s'attendait à ce que l'envoyé présidentiel français Jean-Yves Le Drian se rende au Liban d'ici deux semaines parce que le président français Emmanuel Macron estime que la crise actuelle dans la région et le danger d'étendre la guerre au Liban constituent une opportunité d'unifier la position des dirigeants libanais pour élire un président dans les plus brefs délais.
Le responsable français a indiqué que Macron estime qu’il est nécessaire d’épargner au Liban des répercussions de la guerre israélo-palestinienne. Lors de son entretien avec le Premier ministre Najib Mikati, il lui a souligné la nécessité de mettre en garde le Hezbollah contre une entrée en guerre aux côtés du Hamas.
Il faut donc s'attendre à une possible tentative d'accélération diplomatique pour arracher de la classe politique libanaise un choix sur une personnalité pouvant endosser la fonction de président dans une situation particulièrement tendue. Reste à savoir si suffisamment d'acteurs partageront l'analyse de Macron qui perçoit une "fenêtre d'opportunité" ou si au contraire, ces mêmes acteurs considèreront qu'il est urgent d'attendre que la situation se décante afin que chacun préserve ses intérêts particuliers.
A un moment ou la diplomatie française patine dans de nombreux dossiers internationaux, Macron a sans doute saisi que cette nouvelle séquence proche-orientale constitue pour lui une nouvelle fenêtre d'opportunité pour tenter de redorer son blason.
Reste à savoir si ce pari est réaliste au moment ou le Liban est aux portes d'une guerre.

Macron et le Liban de 2020 à 2023

L'institut Thomas Moore taille un joli costume sur mesure à Macron au sujet de son action diplomatique au Liban:
Macron au Liban · Un reniement sans précédent
En cette rentrée 2023, l’échec de la mission française pour faire élire un nouveau président libanais est attesté et, signe des temps, c’est le Qatar qui devrait reprendre la main avec des atouts autrement plus sonnants et trébuchants. Rarement la diplomatie d’Emmanuel Macron aura montré autant d’incohérence que dans sa gestion ces derniers mois de la crise libanaise. Au terme de promesses non tenues et d’un reniement sans précédent, elle s’est proprement disqualifiée aux yeux de tous ceux qui avaient fondé des espoirs sur son action pour sortir le pays d’une crise devenue existentielle.

Quel que soit désormais son issue, le dossier épineux de l’élection d’un nouveau président de la République libanaise aura vu les représentants français montrer de sérieuses lacunes dans leur évaluation du rapport de forces et faire preuve d’un préoccupant manque de convictions.
Cette absence patente de colonne vertébrale dans l’action sur un dossier pourtant familier à l’Élysée et au Quai d’Orsay aura à n’en pas douter des séquelles à l’heure où la diplomatie française semble partout en recul.
L’actuelle séquence libanaise a débuté le 4 août 2020, avec la terrible explosion du port de Beyrouth : 235 morts, 6 500 blessés, 300 000 sans-abris, 4 milliards d’euros de dégâts selon la Banque mondiale. Une des plus graves explosions non nucléaires de l’histoire, provoquée par le stockage très suspect de centaines de tonnes de nitrate d’ammonium dans un hangar sous contrôle de l’État.
Les ressorts du drame témoignent déjà de la décomposition avancée d’un pays dopé à la corruption et au mensonge et dont les institutions, qui avaient pourtant survécu à quinze ans de guerre, ont fini disloquées par le jeu mafieux de chefs de milices féodaux, devenus ministres, chef du Parlement ou président, souvent par la grâce des urnes.

Par Gilles Delafon, ancien journaliste et grand reporter, spécialiste des affaires internationales et du Moyen-Orient, aujourd’hui consultant en communication stratégique. Correspondant à Beyrouth pendant la guerre du Liban de 1984 à 1988, il est l’auteur de Beyrouth, les soldats de l’Islam (1989).

La politique de la France au Liban est illisible
Le maire de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromentin, est de passage à Beyrouth dans le cadre d'un projet de reboisement à Bécharré.


Répondant aux questions d'Anne-Marie El-Hage pour l'OLJ et notamment sur sa lecture de la politique de la France au Liban, il n'a pas mâché ses mots à l'encontre des choix irrationnels portés par Emmanuel Macron concernant le Liban:


"La politique étrangère de la France est au cœur de ma liste européenne. L’influence de la France ne peut se faire à l’international que si elle s'appuie sur une doctrine. Dans les années 1950 ou 1960, la doctrine politique émergeait de courants de pensée comme le marxisme, le libéralisme, la démocratie chrétienne. L’influence de la France dans le monde était adossée à un corpus de valeurs.
Aujourd’hui, la France veut garder le prestige de sa politique étrangère, mais le message qu’elle porte n’est pas lisible, au Liban notamment. Il repose sur un apport de valeurs basées sur l’irrationnel. La relation serait plus forte et la France plus convaincante si elle portait un autre message que celui de s’immiscer dans un processus de dialogue ou de paix dont on a vu qu’il générait rapidement des quiproquos."

Ces propos ont été receuillis au tout début de l'opération du Hamas contre Israel.
Mr Fromentin accompagne l’association Amitiés Neuilly-Liban pour inaugurer un bois de Neuilly en devenir, à Bécharré. Par ailleurs fondateur du parti politique «Territoires en mouvement » qui fonctionne dit-il comme un think tank, il s'est déclaré candidat à l'élection européenne de Juin 2024.

Les promesses d’E. Macron, trois ans plus tard
Il y a trois ans jour pour jour, fin septembre 2020, Emmanuel Macron promettait que la France n’abandonnerait pas le Liban. Presque deux mois après la double explosion du 4 août 2020, le président français ne manquait pas de mots durs pour qualifier la classe politique libanaise, qu’il tenait pour responsable des maux du pays. Dans la même lignée il promettait que les coupables de la catastrophe seraient identifiés et punis et que l’aide internationale viendrait au secours des Libanais. Mais trois ans plus tard, aucune de ces promesses n’a finalement été tenue.

“Le Liban et la politique d’Emmanuel Macron au Levant,
La politique étrangère d’Emmanuel Macron dans le monde”

Au moment même ou le Maroc dénigre ostensiblement ses propositions d'aide française suite au seisme dans la région de Marrakech, ainsi que de la visite de son "représentant spécial" au Liban, Jean-Yves Le Drian, le constat est décidément amère pour Macron: son tropisme à se fâcher avec ses interlocuteurs, même avec des alliés historiques et naturels, est une franche réussite y compris avec de nombreux libanais qui voyaient encore en lui un espoir il y a trois ans, suite à l'explosion du port de Beyrouth.
Alors que la politique étrangère reste le domaine de prédilection du président de la république dans la tradition de la Vème république, Macron réussit le tour de force de détruire ce principe par des comportements inappropriés ou des positions ingérables.
Pour un décodage plus en profondeur du sujet, Richard Haddad et Pierre Henri ont reçu le 11 septembre 2023 sur Radio Courtoisie Mr Marc Mercos, représentant de l'opposition libanaise à l'étranger. > Ecouter...

Empêtré dans les contradictions structurelles de son action diplomatique, voilà que Macron se décide à dénoncer "l’interférence" de l’Iran dans la situation politique au Liban

Le président français, Emmanuel Macron, a indiqué le 28 août à Paris, à l'occasion de la conférence traditionnelle des ambassadrices et ambassadeurs, que l’un des éléments-clés pour une solution politique au Liban "passerait par une clarification des interférences régionales, dont celle de l’Iran à coup sûr".

C’est la première fois que le chef d’État français, qui tente depuis des mois de mettre fin à la vacance présidentielle au Liban, accuse explicitement l’Iran de s’ingérer dans le dossier politique libanais.

Dans son discours annuel devant les ambassadeurs réunis à l’Élysée, il a souligné que l’Iran avait mené ces dernières années des "activités de déstabilisation régionale".
"Un réengagement doit passer par une clarification de la politique de l’Iran à l’égard de ses voisins directs, à l’égard d’Israël et de sa sécurité, et à l’égard du Liban et de sa stabilité",
a martelé le chef d’État français: une déclaration pleine d'aplomb de la part de celui qui a soutenu de nombreux mois le candidat proposé par le Hezbollah... Il y a fort à parier que Macron a été recadré ces dernières semaines par certains acteurs internationaux...


Il n'a pas manqué, dans ce contexte, de remercier "tout particulièrement" Jean-Yves Le Drian, son représentant personnel pour le Liban, "pour la mission qu’il conduit depuis plusieurs mois et qui consiste à trouver un chemin politique dans le court terme".

On rappelle que ce dernier qui s'est signalé en milieu de mois par une démarche autant surprenante que perçue comme maladroite à minima pour les uns ou offensante pour les autres, est en principe attendu pour une troisième visite à Beyrouth vers la mi-septembre...

Cette prise de parole de Macron au sujet du Liban, la première depuis le début de la mission Le Drian, intervient donc à un moment ou l'initiative de la France préalablement jugée comme utile et courageuse a malheureusement perdu une partie de sa crédibilité auprès de certaines parties libanaises comme des pays, dits du groupe des cinq, impliqués dans le dossier.
Il est probable que cela explique une bonne partie l'évolution du discours de Macron sur la situation libanaise à un moment ou il sent bien qu'il perd de sa superbe.

Monsieur Macron, êtes-vous vraiment sincère et sérieux sur le Liban?
24 Juin 2023-
Tout çà pour cà? Après avoir été un acteur du blocage par vos choix douteux mais sans doute bien calculés, vous allez chercher à sauver la face en présentant Joseph Aoun comme le troisième homme synonyme de consensus?
C'est sans doute le message de synthèse que le valeureux Monsieur Le Drian, qui a accepté par loyauté votre mission, vous délivrera lors de son retour à Paris, à l'issue de cette première visite au Liban.
Puis, après quelques agitations qui vous sont propres, Mr Le Drian reviendra probablement délivrer ce message de "recommandation bienveillante" afin que les libanais en fassent ce qu'ils veulent bien en faire.
Ne se poserait plus alors qu'une question technique d'amendement constitutionnel en déterminant au préalable de la nécessité urgente ou non pour la nation d'élire Mr Joseph Aoun comme président de la république avant la fin de son mandat à la tête de l'armée qui s'achève à la fin de l'année 2023.

Avions-nous vraiment besoin de vous Monsieur Macron pour écrire ce scénario?
La réponse est très clairement NON! Voilà des mois que les fins connaisseurs des subtilités libanaises savent que le choix d'un homme consensuel et incarnant l'unité et la souverainété de la nation était la seule solution viable pour le Liban.
Nous relations d'ailleurs cette position raisonnable en nous appuyant sur l'opinion d'experts américains exprimée au tout début de l'année 2023.
Monsieur Macron, encore une fois, le Liban a besoin de vrais amis, non d'agitateurs qui l'instrumentalisent au nom d'intérêts assez troubles ou pour satisfaire un égo au nombrilisme exacerbé.

Vous avez confondu Beyrouth et la Rome antique en gérant ce dossier depuis les explosions du 4 Août 2020 comme si le parlement libanais n'était qu'un théâtre des jeux du cirque. Si d'ici le 4 Août, Mr Aoun ou un autre personnage de consensus était enfin élu président du Liban, ne venez surtout pas en tirer quelques lauriers que ce soit. L'histoire retiendra juste que la France a essayé in-extremis de jouer un rôle de dernière minute parce que son représentant avait en réalité bien failli à la tâche.
Fort heureusement, le bon Monsieur Le Drian, votre représentant personnel aura fait de son mieux pour agir, quant à lui, avec une certaine sincérité et expertise.

Il ne vous restera plus qu'à recevoir le nouveau président à Paris et, peut-être, de revenir au Liban pour la première fois depuis septembre 2020. Mais cette fois-ci, vous vous sentirez vite obligé d'être dans la retenue car l'accueil risque d'être beaucoup moins chaleureux. Cela vous permettra peut-être de comprendre un peu mieux le pays et son peuple dans tous leurs excès et paradoxes.

En conclusion, Monsieur Macron, que le Liban vous permette de mûrir un peu...
Il n'est pas un terrain de jeu ou une cour de récréation. il regorge déjà d'acteurs assez turbulents pour que vous veniez y jouer les supplétifs peu utiles.

JM Druart - LibanVision

Au Liban, la population se sent "trahie" par Emmanuel Macron
Jean-Yves Le Drian, le nouvel "envoyé personnel" du président de la République, est en visite au Liban depuis le 21 Juin 2023. Mais au pays du Cèdre, l'image d'Emmanuel Macron s'est considérablement dégradée.
"On l'aimait mais on ne l'aime plus"
> Lire...

Le Drian: une nomination symbole d'une humiliation générale et d'une grande illusion
Le 8 juin 2023, Emmanuel Macron a fait savoir que Jean-Yves Le Drian était nommé en tant que représentant personnel au Liban pour tenter de sortir le pays de l'impasse, à commencer par l'élection d'un nouveau président libanais.


Jean-Yves Le Drian sera au Liban dès le 21 Juin 2023
en qualité "d'envoyé spécial personnel" du président Emmanuel Macron.


Deux jours plus tard, Madame Anne Grillo, ambassadrice de France au Liban faisait savoir qu'elle ne tarderait pas à informer des responsables libanais sur le contexte de cette nomination.
Au-delà du timing qui interroge alors qu'une session parlementaire doit se tenir le 14 Juin et qu'elle est sans doute la plus proche de pouvoir aboutir depuis le début des tractations pour le choix d'un successeur à Michel Aoun comme président de la république, cette démarche ôte tous les doutes permis sur la désinvolture et le mépris avec lesquels Monsieur Macron gère le dossier libanais.

En effet, compte tenu que Monsieur Le Drian est le prédécesseur de l'actuel ministre des affaires étrangères, Madame Catherine Colona, on peut s'interroger sur l'appréciation par le président français des compétences de son propre ministère pour instruire le dossier libanais.
Ensuite, si Monsieur Macron était lucide, il se souviendrait de son attitude de fanfaron et de faux sauveur lors de ses déplacements à Beyrouth en 2020.
On suspectait déjà une propension à se faire du mal, cet épisode viendra renforcer la conviction de ceux qui analysent la personnalité de ce président décidément atypique. Cette nomination d'un envoyé personnel sonne plutôt comme un aveu d'impuissance personnelle et de reconnaissance d'une inéfficacité endémique de la diplomatie française au Liban depuis au moins trois ans ou les acteurs locaux ont d'ailleurs progressivement compris qu'il ne fallait pas trop compter sur les promesses décalées et voeux pieux d'un président dont la pratique du "en même temps" ne parait pas compatible avec l'art du paradoxe libanais et des subtilités locales.

Nombreux sont les libanais qui croyaient encore au rôle essentiel de la France et en la parole de leur président en Août 2020 et qui se demandent encore comment, en 2023, il a pu se prendre à un tel point les pieds dans le tapis en soutenant la candidature de Frangié tout en clamant bien sûr qu'il n'a jamais pris position pour qui que ce soit...

Mais nommer un représentant personnnel à ce moment est aussi une humiliation pour tous les libanais en général alors même qu'ils sont proches de la solution. En réalité, Macron, après sa mystérieuse embardée pro-Frangié est en grosse difficulté dans ce dossier libanais vis à vis des Etats-Unis et de l'Arabie Saoudite. Il se retrouve dans les cordes et tente in-extremis de sauver la face et de corriger le tir pour se remettre en ligne avec ces deux autres acteurs externes de la politique libanaise. Comme souvent, il s'adonne au jeu de la grande illusion pour montrer que la France joue toujours un rôle éminent dans les affaires libanaises, mais personne, tant au Liban qu'à l'extérieur n'est dupe de cette dernière manoeuvre qui vise d'abord à sauver son égo.

Monsieur Macron imaginerait t-il tirer profit de celle-ci dans l'hypothèse ou elle interviendrait par exemple dans les jours ou semaines suivant des déplacements de Le Drian au Liban? Monsieur Macron cherche t-il à entretenir l'illusion que sous son règne, la France serait encore la dernière puissance à pouvoir revendiquer un rôle singulier au Liban? On imagine les moqueries qui doivent actuellement essaimer certaines chancelleries au moment même ou les libanais assistent à des travaux d'une ampleur considérable à Awkar sur le site de l'ambassade des Etats-Unis.

Monsieur Macron, le Liban n'est plus sous mandat français depuis quatre-vingt années et votre nomination d'un "envoyé personnel" qui ferait penser à un poste de Consul parait pour le moins déplacée. N'exportez pas au Liban l'arrogance et le mépris dont de nombreux français se sentent victimes et gardez-vous de tirer une quelconque récupération d'une issue prochaine de l'élection d'un nouveau président libanais.

Voilà, Monsieur Macron, une mise au point qui paraissait nécessaire de la part d'un ami d'un Liban libre et indépendant qui ne saurait vous servir d'instrument.
Ce Liban là, Monsieur le président, on se doit de le défendre avec sincérité et loin de tout petit calcul incompatible avec sa portée hautement symbolique.

La seule consolation dans cette affaire est que Monsieur Le Drian est un diplomate indiscutablement expérimenté qui, au final, représentera la France dignement et sérieusement, loin de vos gesticulations et "macroneries" verbales.
Après tout, l'essentiel est que l'élection d'un nouveau président ouvre la voie aux réformes indispensables pour le Liban et à une amélioration des conditions de vie des libanais. Ce nouveau président sera normalement toujours en poste lorsque votre mandat touchera à son terme et pourra alors ouvrir une nouvelle page de la belle relation franco-libanaise dans un climat bien plus respectueux, serein et équilibré...

JM Druart - LibanVision

De la séduction à la déception, Macron et le Liban
ou l'histoire d'un désamour


Sur le dossier libanais aussi, Macron...macrone!

En ce premier jour plein de printemps, le Liban célèbre la fête des mères et
le quotidien francophone libanais publie un article au titre de "Au Liban, le « réalisme français » sous le feu des critiques" expliquant que, je cite: le camp souverainiste voit d’un mauvais œil la position conciliante de Paris, qui ne semble pas s’opposer à l’élection de Sleiman Frangié à la tête de l’État.

Décrivant souvent la France comme la mère du Liban, pour une grande partie des libanais, notamment ceux qui acclamaient Macron et voyaient ce dernier comme un sauveur lors de sa visite à Beyrouth au lendemain des explosions du port de Beyrouth, "« La France, ce n’est plus ce que c’était. »

Celui qui appelait encore à «dégager» les dirigeants du Liban pour régler les problèmes des Libanais en décembre 2022 est entrain de démontrer son tropisme vers ce "en même temps" qui est selon lui un mode de gouvernance mais selon ses opposants de plus en plus nombreux en France, plutot synonyme pour de nombreux dossiers, d'hypocrisie, d'inconsistance et même d'incompétence.

Au Liban, pour briller par péché d'orgueil et se montrer hyperactif aux yeux du monde, il avait fait beaucoup de promesses à des libanais désemparés qui croyaient en lui, d'abord parce qu'il est supposé porter la parole de la France.

Malheureusement, pour qui connait ce personnage, ces espoirs ne pouvaient qu'être déçus et les faits le démontrent encore une fois dans le dossier libanais.
Cette méthode qui lui a valu la de la part des russes comme des ukrainiens la création du nouveau verbe "Macroner" dans sa gestion du dossier de la guerre en Ukraine illustre parfaitement la moquerie qu'il déclenche par ses contradictions permanentes et sa propension à émettre des banalités ou incongruités, pour finalement beaucoup "s'agiter et parler...pour ne rien faire".
Si le dossier Russo-Ukrainien est sûrement très complexe, le libanais est sans doute trop subtile pour que l'on se permette de le traiter avec légèreté ou manque de maitrise tant sur le plan de la connaissance que du comportement.

Dans sa gestion du dossier libanais, après son opération creuse de séduction du 6 Aout 2020, il n’aura cessé de saborder méticuleusement la relation franco-libanaise comme si sa volonté était de réduire l’influence de la France jusque dans ses zones d’influence de prédilection.
C’est somme toute assez logique compte tenu que nombreux sont les français qui le perçoivent désormais comme le président qui détruit la France de l’intérieur comme dans son rayonnement a l’extérieur tel un soumis à des forces étrangères, notamment l'Union Européenne et surtout les Etats-Unis.
Son attitude vis à vis du Liban et de la plupart des libanais s'inscrit ainsi dans cette ligne de trahison.

Restons malgré tout optimiste, la France devrait survivre à cette parenthèse douloureuse qu'est le macronisme et ce n'est sûrement le personnage emblématique de ce régime qui réussira à couper notre cordon ombilical franco-libanais... Macron n'est assurément pas la France et les amis français du Liban comme la communauté franco-libanaise ont su démontrer depuis bien longtemps à travers leur solidarité leurs initiatives et leur intérêt pour le Liban en général que le lien séculaire entre la France et le Liban avait encore de beaux jours devant lui.
Ce n'est pas un hasard si cette préoccupation libanaise sur la position française intervient au coeur de la semaine mondiale de la francophonie.

Embourbé dans sa douteuse gestion domestique du dossier des retraites, on ne peut qu'être gêné par l'ébruitement d'une prise de position de la France, en faveur d'un candidat réputé proche de la Syrie et du Hezbollah comme si, dans la réalité, la stratégie française était désormais de bâcler le dossier du Liban et d'élire n'importe quel président pourvu qu'il y en ait un sans se soucier des conséquences qui pourraient ensuite en découler.

Il ne suffit pas d'accueillir des conférences ou réunions de contact à Paris entre les puissances influentes au pays du cèdre pour y peser comme une puissance.
Au Liban, comme ailleurs et en Afrique en particulier, les "Macronneries" françaises ne font qu'affaiblir son influence et son statut de puissance.

Sur ce point Macron réussit le tour de force d'unir désormais une majorité de français, les peuples d'Afrique et les nombreux libanais qui croyaient encore en la France et ses valeurs. Malheureusement sa méthode et l'absence de consistance dans la gestion de trop de dossiers ouvrent la porte à d'autres nations pour influer sur l'avenir. On le voit bien lorsque la Chine vient de prendre l'initiative de rapprocher l'Iran et l'Arabie Saoudite ce qui ne sera pas sans répercussions sur l'évolution de la situation politique libanaise.

En conclusion, gageons que cette parenthèse Macron en France soit la plus temporaire possible et n'empêchera pas d'autres acteurs politiques et de la société civile de faire vivre ce lien sacré franco-libanais. Nous pensons, en particulier, à la francophonie libanaise déjà fragilisée depuis deux décennies environ qui ne doit pas se transformer en méfiance envers cette France souvent considérée comme la mère du Liban ou encore en simple francophilie ou la pratique de la langue et les échanges culturels seraient réduits à peau de chagrin ou simple nostalgie.

Jean-Michel Druart / LibanVision
21 mars 2023

"Face à la logique défendue par la France,
c’est désormais un sentiment de colère que l’on perçoit dans les milieux chrétiens libanais"
Liban: Une République en suspens
Mai 2023-...Ce qui rend le tableau encore plus sombre au Liban, c’est notamment la position de la France vis-à-vis de l’élection d’un des alliés les plus sûrs du Hezbollah et du régime syrien. Le parti pris français commence en effet à créer un certain malaise au Liban. Le palais de l’Élysée est soupçonné par beaucoup de Libanais d’avoir rejoint le tandem chiite dans sa bataille politique visant à imposer M. Frangié à la présidence – cela malgré la forte opposition qu’expriment les principales forces politiques chrétiennes au Parlement, ayant réussi jusqu’à présent à faire barrage au candidat du tandem chiite. Néanmoins, la position de Paris, qui concorde avec celle du Hezbollah et du mouvement Amal, suscite une vague de critiques chez une grande partie des Libanais qui s’insurgent contre cet état de connivence contre-nature visant à imposer un candidat dépendant du tandem chiite à la présidence de la République – poste qui revient, selon l’accord qui régit le partage du pouvoir entre les différentes composantes confessionnelles du pays, à la communauté chrétienne maronite.
Face à la logique défendue par la France, c’est désormais un sentiment de colère que l’on perçoit dans les milieux chrétiens libanais. En effet, Paris peine à convaincre l’opinion publique chrétienne de se rallier au camp soutenant la candidature de Frangié, présenté comme le résultat d’un rapport de force qui penche en faveur du Hezbollah. La France semble ainsi craindre que ce dernier n’aille plus loin encore dans sa paralysie de l’appareil de l’État. Toutefois, Paris n’a toujours pas réussi à dissiper la colère d’une large portion de l’opinion publique chrétienne qui refuse de se soumettre au fait accompli que veut imposer le tandem chiite avec le concours de la diplomatie française qui, jusque-là, se refuse à voir cette opposition grandissante au dictat du Hezbollah. En attendant, le Liban reste une République en suspens...
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Lire toute la chronique d'Ali Hamadé...


Les Libanais de France et l’option Frangié de Macron
4 Mai 2023- Les Libanais de France, ou du moins une grande partie d’entre eux, ont accueilli avec circonspection, voire avec de fortes réserves, l’initiative du président Emmanuel Macron concernant la présidentielle libanaise et mettent en cause l’approche du chef de l’État français sur ce plan. Nombre de cadres supérieurs, de journalistes et d’universitaires en contact avec l’équipe de Macron s’interrogent notamment sur le bien-fondé de l’adoption, par cette équipe, de la candidature de Sleiman Frangié, soutenu par le Hezbollah, à la présidence de la République, sans compter les efforts déployés par les milieux de l’Élysée pour convaincre les opposants de changer d’avis, que ce soit au Liban ou dans les pays influents, plus particulièrement l’Arabie saoudite.

Nombre d’expatriés libanais de France ne croient pas aux affirmations de la porte-parole du Quai d’Orsay, Anne-Claire Legendre, qui a déclaré récemment que "Paris n’a pas de candidat au Liban" et que "c’est aux Libanais de choisir leurs dirigeants"... > Lire la chronique d'Ici Beyrouth.





Macron, en difficulté en France, a pris le temps d'exprimer son désir de voir son ami Mikati rester au poste de 1er ministre au Liban après l'élection d'un nouveau président de la république
17 Avril 2023- Le chef d’État français Emmanuel Macron serait favorable au maintien du Premier ministre sortant Najib Mikati, à la tête du gouvernement, après l’élection du nouveau président, d’après une source politique libanaise. Dans les mêmes milieux, on affirme que la formule Sleiman Frangié-Nawaf Salam est désormais caduque, alors que certaines forces politiques essaient de promouvoir la formule Sleiman Frangié-Fouad Siniora.

> Vu du monde arabe:
En jouant le pourrissement, Macron s’inspire-t-il du cas libanais?

Mars-Avril 2023- Emmanuel Macron a sans doute appris une chose de la classe dirigeante libanaise qu’il a volontairement ou involontairement renflouée : la politique de l’épuisement et celle de l’autruche face à la contestation dans la rue. En d’autres termes : “sa solution consiste à ne pas chercher de solution”, écrit un journaliste et auteur libanais dans “Al-Quds Al-Arabi”.
“Je vois partout Beyrouth”
[En France], Emmanuel Macron se heurte à un front syndical et à 80 % des Français opposés à ses méthodes arbitraires. Le spectacle des bruyantes manifestations me rappelle le soulèvement populaire libanais d’octobre 2019 : rassemblements monstres, occupation des places, affrontements nocturnes avec la police, des déchets qui s’accumulent sur les trottoirs.
“Depuis que je suis arrivé à Paris, je vois partout Beyrouth”, me dit un ami [récemment] arrivé dans son exil parisien.

Même l'Orient-Le Jour, premier quotidien francophone du Liban et du Moyen-Orient qui suit assidument la relation franco-libanaise et son incarnation par le président Macron affiche dorénavant son étonnement et s'interroge sérieusement sur ses positions et son comportement notamment sur sa gestion du dossier de l'élection d'un président de la république libanaise...

Le jeu dangereux de Macron au Liban

Editorial d'Anthony SAMRANI du 03 avril 2023

Emmanuel Macron est le seul dirigeant de premier plan à avoir foulé le sol libanais au cours de ces trois dernières années. Cela donne la mesure de l’isolement diplomatique du pays du Cèdre et du fait que la France est probablement la seule puissance à encore essayer de l’en sortir. Les Libanais peuvent lui en être sincèrement reconnaissants. Mais cela n’excuse pas tout.

Depuis sa double visite après l’explosion au port de Beyrouth, Emmanuel Macron a mené ici une politique parfois incohérente, souvent illisible. Celle-ci n’a pas donné les résultats espérés et a au contraire fragilisé l’image de la France auprès de ses principaux alliés et relais d’influence dans le pays, donnant même du grain à moudre à toute sorte de théories.

Au départ, la logique française pouvait se défendre. Il fallait remettre le pays sur les rails au plus vite et pousser, pour cela, la classe politique à entreprendre les réformes nécessaires. Paris était prêt à faire tout un tas de compromis pour éviter le vide institutionnel et l’effondrement complet du dernier pays dans lequel il peut encore se targuer d’avoir une influence au Moyen-Orient.

Près de trois ans plus tard, aucune réforme n’a été mise en œuvre, le Liban continue de se déliter et rien ne permet de penser que la situation va s’améliorer à court et moyen terme. Malgré cela, Paris n’a toujours pas changé de logiciel. Pire, au nom du sacro-saint « réalisme », il appuie désormais ouvertement la candidature de Sleiman Frangié à la présidence de la République. Le leader des Marada était convié vendredi dans la capitale française pour offrir des garanties à l’Arabie saoudite qui constitue aujourd’hui le principal obstacle à son arrivée à Baabda.

Mais comment Emmanuel Macron, qui appelait encore en décembre dernier les Libanais à « changer de leadership » et à « dégager les responsables politiques qui bloquent les réformes », a pu se retrouver dans la situation de celui qui doit « vendre » le candidat du Hezbollah aux Saoudiens et à une large partie du spectre politique libanais ? Comment ses plus proches conseillers, anciens ambassadeurs au Liban, ont-ils pu le convaincre que c’était là la meilleure façon d’aborder le dossier présidentiel ?

La France veut éviter à tout prix que la vacance présidentielle ne se prolonge. Elle estime par ailleurs que pour permettre l’arrivée de Nawaf Salam (candidat réformateur) au poste de Premier ministre, il est nécessaire de faire des concessions au Hezbollah. Sleiman Frangié est perçu comme une concession raisonnable pour au moins deux raisons. Premièrement, il est attaché au fait que le Liban entretienne de bonnes relations avec les pays arabes. Deuxièmement, et contrairement à Michel Aoun, il connaît son poids et ses limites. Autrement dit, il ne risque pas, par exemple, de paralyser la formation du gouvernement pendant des mois pour obtenir une plus grande part du gâteau.

Tout ce raisonnement pouvait justifier que la France envisage cette hypothèse. Mais pas qu’elle s’y accroche, en dépit des nombreux blocages, et fasse ainsi le jeu du Hezbollah. Le parti de Hassan Nasrallah, qui avait ouvert plusieurs fois la porte au compromis, peut ainsi se sentir renforcé dans sa position et être moins enclin à céder du terrain.

Bien sûr, aucun président ne peut arriver à Baabda sans l’aval de la formation pro-iranienne. Il ne s’agit pas de tenter de l’outrepasser, mais de négocier dans une position de force comme tente de le faire actuellement le royaume saoudien. En faisant le contraire, la France réduit la possibilité de changer l’équation libanaise et de permettre l’arrivée d’un président « neutre » et d’un Premier ministre réformateur.

Sleiman Frangié est un homme de parole avec qui il est possible de dialoguer. Il est probablement sincère dans sa volonté de donner des garanties (réformes, pas de tiers de blocages, stratégie de défense nationale) aux Saoudiens. Mais cela ne suffit pas. Sa candidature pose plusieurs problématiques de taille, notamment son positionnement géopolitique, son amitié avec Bachar el-Assad, son manque de connaissances des dossiers économiques et le fait qu’il ne soit soutenu par aucun des deux grands partis chrétiens. Symboliquement, l’élection du zaïm de Zghorta pourrait être perçue comme le signe de la perte d’influence des chrétiens à un moment où les thèses fédéralistes sont de plus en plus en vogue au sein de cette communauté. Elle aurait également un goût amer pour une large partie de la jeunesse, près de quatre ans après le soulèvement d’octobre 2019. La France semble miser sur le rapprochement saoudo-iranien pour avaliser cette candidature. Mais qui sait comment les choses vont évoluer dans la région et comment Sleiman Frangié réagira en cas, par exemple, d’escalade israélo-iranienne ? Qui est prêt à prendre le risque ?

Le Liban est aujourd’hui bloqué entre deux veto : celui du Hezbollah (et de l’Iran) et celui du royaume saoudien. Le premier peut (une nouvelle fois) paralyser le pays pendant des années pour parvenir à ses fins. Le second ne fera rien pour aider le Liban si la situation n’évolue pas dans la direction où il l’entend. Le premier peut faire mal, le second peut alléger les souffrances.

Personne ne souhaite évidemment que la vacance perdure, mais l’on sait tous ce qui adviendra si le premier l’emporte une nouvelle fois. Tous, à part Emmanuel Macron apparemment.


Le 30 mars 2023, en présence de Mme Brigitte Macron

Nayla De FREIGE, Présidente du journal libanais “L’Orient-le Jour” et du Festival international de Baalbeck a reçu le prix du Rayonnement francophone des mains de Daniel Rondeau, écrivain, membre de l’Académie française.

De gauche à droite: Mme de Freige, Daniel Rondeau, Stephane Bern et Brigitte Macron

> Notre dossier spécial sur la relation " Macron - Samir Assaf "

Déjà en 2017, les coulisses du déplacement d'Emmanuel Macron au Liban en tant que candidat à le présidentielle avec le concours en sous-main de l'Elysée et du ministère des affaires étrangères... > Lire

France-Liban: les raisons d'une relation spéciale en 5 points > Lire
Que reste-t-il de l’influence française au Moyen-Orient ? > Lire

Liban: La France est-elle partie prenante de la crise?
26 mars 2023- La France a précédemment abandonné ses engagements politiques envers le Liban et, tout se passe comme si Macron avait oublié ou méconnu le fait que cette mafia n'hésite pas à recourir à la violence.
Cela invite à s'interroger sur les intentions de la France face à la crise libanaise. En fait, la France a précédemment abandonné ses engagements politiques envers le Liban, mais cette fois, elle a violé ses obligations internationales et est revenue sur ses engagements envers ses partenaires régionaux et internationaux de mettre fin au vide présidentiel au Liban.
> Lire la suite...

Macron et MBS "préoccupés par la situation au Liban"
27 mars 2023- Le président français Emmanuel Macron et le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane ont eu un entretien téléphonique durant lequel ils ont " partagé leur préoccupation sur la situation au Liban et répété leur détermination à œuvrer ensemble pour contribuer à sortir le pays de la crise profonde qu’il traverse " > Lire l'intégralité...
Compte tenu de la situation réelle dans laquelle se trouve le Liban à la date de publication de ce communiqué de l'Elysée, chacun appréciera à sa juste valeur le choix et la portée du terme "préoccupé"!

A Lire aussi:
L'éditorial de Michel Touma le 23 Mars 2023 dans le média d'information libanais Ici Beyrouth:
Un marché de dupes
Qui ne dit mot consent… Les indiscrétions qui pullulent çà et là concernant la proposition officielle française qui permettrait de débloquer la présidentielle n’ont suscité de la part de Paris aucune réaction ou mise au point, ne fut-ce que par le biais d’une quelconque "source" médiatique ou officieuse (même si une telle pratique n’est pas très courante en Occident). D’où les commentaires critiques qui fusent à cet égard dans plus d’un milieu local et régional.
La sortie de crise qui semble être suggérée par l’Élysée prévoirait l’élection d’un président de la République qui relèverait de la mouvance du Hezbollah et du camp des mollahs iraniens (en l’occurrence le chef des Marada, Sleiman Frangié) en contrepartie de la désignation d’un Premier ministre proche du camp souverainiste du 14 Mars. Une proposition qui pourrait séduire un observateur étranger, ignorant tout des réalités libanaises profondes. Sauf qu’elle... > Lire en entier...


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Les promesses non tenues de Macron sur le Liban
Article du journal Le monde en Juillet 2022 > Lire...


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Échec. Macron est “en partie” responsable de l’aggravation de la crise au Liban. Le président français a tablé sur un sursaut de la classe politique libanaise en la mettant devant ses responsabilités.
Un pari naïf, selon Foreign Policy.
> Lire...


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Août 2022- Macron à « L’OLJ » : Je ne laisserai pas le Liban disparaître...
Dans une interview à « L’Orient-Le Jour » à l’occasion du deuxième anniversaire de la tragédie du 4 Août, le président français revient sur le rôle de Paris en soutien au pays du Cèdre, met en garde implicitement contre tout aventurisme face à Israël et réclame « avec force » que justice soit rendue aux victimes de l’explosion au port de Beyrouth. > Lire...



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Au Liban, le bilan d'Emmanuel Macron très critiqué
Le Président s’est particulièrement impliqué dans la crise politique libanaise… Mais deux ans après la double explosion du port de Beyrouth et trois ans après l’effondrement économique du pays, le résultat de son action a tout d'un échec.
> L'analyse du magazine La Vie...

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Au Liban, la diplomatie fébrile d’Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a largement médiatisé l’intérêt qu’il portait au dossier du Liban. Mais les deux voyages à Beyrouth du Président français et les pressions permanentes qu’il a exercées sur la vie politique libanaise, notamment sur la place du Hezbollah, le mouvement chiite extrémiste, n’ont eu au final que peu d’effets sur le cours des événements.

> L'analyse de Mondafrique...

Plus démago que cà, tu meurs: libanais, libanaises qui a dit?
«Le problème du Liban, c'est régler les problèmes des gens et dégager ceux qui ne savent pas le faire»

Décembre 2022- Ayant finalement zappé sa visite prévue au Liban avant de fêter son anniversaire en Jordanie, c'est dans une interview notamment accordée au quotidien An-Nahar dans l'avion de son retour en France, que le président Macron s'est fendu de cette déclaration tapageuse qui enchantera sans doute ses fans libanais qui croient encore en lui pour les sauver du chaos. Au final, une déclaration d'une banalité confondante qui sonne comme un voeu pieux ou un cadeau empoisonné à la veille de Noel, une de plus à l'image de ses comportements troubles ou de ses paroles inaudibles pour les trois-quart des français...
Que ce soit en France depuis 2017 ou concernant le Liban depuis le 6 Août 2020, la parole macronienne (cf "Au Liban, le pêché d'orgueil d'Emmanuel Macron") illustre le creux et l'impuissance, la régression économique et morale. Cessez donc d'instrumentaliser le Liban au secours de votre besoin d'exister. Les libanais finiront par sortir de leur ornière, sans vous. De plus en plus comprennent votre stratagème peu glorieux. Merci! > + de détails sur cet entretien...

Les Libanais savent que Macron (et Biden) ne peuvent pas faire grand-chose pour eux...
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Macron: ses deux interventions à Beyrouth
du 6 Août et du 1er Septembre 2020


Le flop d'Emmanuel Macron au Liban:
l'analyse sévère du Monde Diplomatique fin 2020 suite à ses deux visites après l'explosion du port de Beyrouth
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De Charles de Gaulle à Emmanuel Macron
ou l'exemple d'une supplication libanaise

par Mr Assad Bechara, le 22 mars 2023 à...
Mo
Monsieur le président de la République française, Emmanuel Macron,

Je vous adresse de très loin mes salutations les plus respectueuses.

Vous êtes à la tête d’une grande nation qui a porté haut l’étendard de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Cette nation qui a jeté les bases de la démocratie, des droits de l’homme et de la citoyenneté.
Des valeurs incarnées, à juste titre, par les cinq Républiques successives. La France est, à n’en point douter, le berceau de toutes ces valeurs.
C’est ainsi que la France a imposé son respect au reste du monde. Cela est louable, n’est pas monnayable et ne peut être réduit à des intérêts éphémères.
Permettez-moi cependant de porter à votre attention quelques points concernant la politique étrangère de la France... > Lire en entier...

Point de vue d'analyste...
«Absence de cohérence française au Liban»
Par Renaud Girard du Figaro
1er Mai 2023- «Aide-toi, le ciel t’aidera», telle est en substance la stratégie française au Liban depuis la Conférence Cedre, tenue à Paris en avril 2018.
Souvent, dans sa stratégie internationale, la France lance de louables initiatives. Mais, hélas, elle se montre aussi, fréquemment, incapable de bien les exécuter. Par un mélange d’oubli des rapports de force et de croyance naïve aux solutions providentielles, elle finit généralement par aboutir à un résultat contraire à ses espérances. Cette absence de cohérence de la France entre sa stratégie et sa tactique est actuellement flagrante au Liban. Ému par l’explosion monumentale du port de Beyrouth d’août 2020, Emmanuel Macron a consenti, cette année-là, beaucoup d’efforts et de temps pour sortir le pays du Cèdre de son ornière politique et économique. Il s’est rendu à deux reprises à Beyrouth, suscitant l’enthousiasme des Libanais. Mais, depuis, leur situation politique et leur niveau de vie n’ont pas progressé d’un iota...> Lire en entier...















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