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Le Liban est un pays francophone bien particulier.
Au Liban, le Français est plus une langue seconde qu'une langue étrangère et s'utilise en priorité comme une langue de culture. Les libanais sont souvent trilingues et adaptent ainsi leur pratique de la langue en fonction des circonstances.
Sur le web, la francophonie apparait en retrait tout en montrant néanmoins une belle diversité que LibanVision a pour objectif de structurer pour vous en faciliter l'accès et l'usage.
LibanVision est à la fois un portail et un observatoire des acteurs de la francophonie libanaise au Liban,en France et dans le monde avec le but de contribuer à sa vitalité et sa pérénnité
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LibanVision - Observatoire de la Francophonie Libanaise
De 2000/2002 à 2018:
une vraie évolution de la francophonie libanaise sur plus de quinze ans

LibanVision est né le 26 Octobre 2000. L'idée à l'époque était de couvrir la préparation et la tenue du Sommet de la Francophonie de Beyrouth qui devait se tenir en Octobre 2001.
Les évènements du 11 Septembre ont alors engendré le report d'une année et le sommet s'est finalement tenu un an plus tard du 18 au 20 Octobre 2002.

Voilà donc quinze années déjà, quinze années qui ont connu au Liban comme dans le monde entier, la généralisation de la téléphonie mobile, l'accéleration de l'usage de l'internet, des sites web et plus récemment l'émergence des réseaux sociaux comme lien de communication.

Dans un pays comme le Liban, ou la francophonie constitue un attribut spécifique dans le cadre d'un trilinguisme de facto, il nous est apparu impératif de dresser un diagnostic de l'évolution de l'usage du français au Liban et dans les communautés libanaises du monde.
Au-delà de tous préjugés ou intérêts, nous ambitionnons de dresser un état objectif de cette francophonie libanaise sur le web et les réseaux sociaux comme dans la plupart des domaines ou elle est susceptible de se pratiquer et donc de s'évaluer.

Nous sommes persuadés que la particularité du Liban fait que sa Francophonie est un révèlateur, un enjeu et un symbole de la Francophonie au sens le plus large.
Comme il existe un usage courant du français bien particulier au Liban, la mise en place d'une veille continue sur cet usage qui fait la francophonie libanaise au quotidien s'impose aussi.

Voilà pourquoi, au-delà du diagnostic, nous voulons faire de LibanVision la pierre angulaire d'un authentique Observatoire de la Francophonie Libanaise et en y associant un certain nombre de personnalités reconnues en la matière. Notre objectif sera donc de constituer une force de propositions afin que cette francophonie au Liban garantisse sa vitalité et sa pérennité en y associant donc la jeunesse libanaise.

Jean-Michel Druart
Fondateur & directeur de publication

Nos trois objectifs majeurs pour fin 2017 - mi 2018:

-Création d'une page Facebook intéractive et complémentaire au site-web
Cette page permettra à chacune et chacun de faire part de ses observations de terrain sur la situation et l'évolution de la francophonie libanaise notamment au Liban. Elle permettra aussi de nous soumettre des suggestions afin d'améliorer notre action et mettre en place des solutions pour la pérenniser et la moderniser.

-Création d'un comité d'observateurs locaux de la francophonie libanaise composé de 10 à 12 personnes dont les deux tiers environ au Liban.
Ces observateurs seront des personnalités reconnues dans divers secteurs
(Culture et littérature, Journalistes ou blogueurs, Monde des Affaires, etc...)
comme acteurs et "autorités" dans le domaine de la francophonie libanaise.

-Faire connaitre notre action et nos travaux auprès des Autorités politiques libanaises, françaises et des autres pays de la Francophonie
La visite d'Etat du Président de la République du Liban en France à la fin du mois de Septembre 2017 a mis en lumière l'importance de la Francophonie dans les relations des deux pays et la volonté politique d'en faire un pilier de la relation franco-libanaise à long terme.
Dans la perspective de la visite du Président de la République française au Printemps 2018 au Liban notre volonté sera d'intégrer notre démarche dans le dispositif de veille et de développement de la francophonie libanaise.
Nous sommes convaincus que la tendance à impliquer les initiatives de la société civile et la modernité de notre démarche permettra à celle-ci d'être un vrai succès pour:

Moderniser, vitaliser et pérenniser la Francophonie Libanaise

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La francophonie libanaise: du Français "au" Liban au Français "du" Liban

On parle assez souvent du français du Québec et de ses savoureuses expressions parfois difficilement compréhensibles pour un français de la métropole. Observer une langue, c'est aussi se pencher sur les mots et associations de mots d'une langue qui se mettent progressivement en place et deviennent parfois des expressions usuelles.
Le Liban n'est pas en reste concernant ce phénomène et les usages se réfèrent souvent à une pensée initiale dans la langue maternelle locale, le dialecte arabe libanais.
C'est aussi une des caractéristiques majeures de la francophonie libanaise qui peuvent freiner certains libanais à utiliser la langue de Molière ou au contraire en pousser d'autres à le faire suivant les circonstances! Nous vous présentons ci-dessous deux excellents articles sortis sur ce sujet en 2010 dans le quotidien francophone L'Orient-Le Jour ainsi qu'un précieux glossaire de bon nombre de mots et d'expressions typiques de libanismes ou de franbanais.

Lorsque « libanismes » et « franbanais »
prennent d’assaut la langue française
Francophonie Libanismes et franbanais font partie du français que parlent et écrivent les Libanais. Richesse pour la langue de Molière ou signe de pauvreté ? Le débat est ouvert.

« Hi ! Kifak ? Ça va ? » C’est en ces termes que se saluent les Libanais, nullement conscients qu’ils mélangent dans cette petite phrase trois langues différentes, l’anglais, l’arabe et le français. Une autre phrase type de ce mélange est « Tayyib ! OK ! D’accord », où l’on dit la même chose, dans les trois langues. Lorsqu’ils s’expriment en français, les Libanais empruntent tout naturellement les mots à l’arabe ou à l’anglais, pour former des phrases que seuls eux comprennent. Ils diront alors « Merci ktir » pour « merci beaucoup » et ponctueront leurs propos de « yaané », « tayyeb », « enno », « bass », « inchallah », « khalass », « chou », expressions et mots de liaisons dialectaux. C’est aussi tout naturellement en libanais et au beau milieu d’une phrase en français qu’ils adresseront à leurs proches ou même à des personnes qu’ils rencontrent pour la première fois des marques d’affection telles que « hayété » (ma vie), « habibi » (mon amour), « aaïné » (mes yeux) ou « to’borné » (que tu m’enterres).
Un jour oui, un jour non
Le français tel que pratiqué au Liban est aujourd’hui célèbre. Célèbre au point d’être revendiqué par la jeunesse libanaise, qui exhibe fièrement ces expressions sur des T-shirts. Célèbre au point d’interpeller les étrangers de passage et d’être adopté par ceux qui vivent au Liban. Sœur Emmanuelle n’a-t-elle pas importé en France l’expression populaire arabe « Yalla » qui veut dire allez ?
Baptisé « franbanais » par certains (contraction de franco-libanais), « libanismes » par d’autres, le parler français du Libanais ne se contente pas de mélanger les langues. Il consiste aussi dans la traduction littérale en français de certaines expressions libanaises.
Le résultat, si amusant soit-il pour les étrangers, ne manque pas d’écorcher les oreilles des linguistes et puristes de la langue française. Le Libanais « crie sur quelqu’un », au lieu de le gronder ou l’engueuler ; il « rit aussi sur quelqu’un », lorsqu’il se moque de lui ; il appelle « tante » les mères de ses amis, même si elles ne lui sont pas apparentées ; il pratique une activité « un jour oui, un jour non » et non pas un jour sur deux ; il raconte à la ronde que son enfant « est brave », au lieu de dire tout simplement qu’il est doué pour les études ; lorsqu’il a envie de serrer son enfant dans ses bras, il lui dit « viens chez moi » ; mais il dit aussi à un ami qu’il espère revoir, « fais-toi voir », au grand dam des Français pour lesquels l’expression « va te faire voir » signifie « va te faire f… ». Lorsqu’il donne l’heure, le Libanais dit « il est huit heures et demie et cinq », au lieu de dire « il est huit heures trente-cinq ». Enfin, il veut « monter en haut », et lorsqu’il s’en va, il « quitte », à l’instar des francophones d’Afrique, et pourtant, le verbe est transitif. Certaines expressions sont aujourd’hui tellement populaires qu’elles font désormais partie du dialecte libanais. À votre « bonjour », un chauffeur de taxi, pas bilingue pour un sou, répondra « bonjoureïn » (deux bonjour), sans même réfléchir.
Calqués de l’arabe dialectal
Les exemples amusants sont légion dans ce pays qui tire fierté de son bilinguisme, voire de son trilinguisme. Le phénomène interpelle d’ailleurs linguistes et autres spécialistes de la langue française qui multiplient publications et études, sans pour autant se mettre d’accord. Le « franbanais » et les « libanismes » sont-ils aujourd’hui une richesse pour la langue française parlée et écrite au Liban ou, au contraire, une preuve du recul de la francophonie ?
L’écrivain, historien et linguiste libanais Abdallah Naaman, docteur ès lettres et auteur d’un essai sociologique intitulé Le français au Liban, trouve « surprenant, sinon ridicule, de dire la même chose, simultanément, en trois langues différentes ». Il estime, évoquant le « franbanais et les libanismes », que parler « d’acculturation », comme le font certains linguistes libanais, est « abusif et fantaisiste ». Ce phénomène résulte « d’une insuffisance, de pauvreté et d’une mauvaise assimilation des idiomes en présence ». « Le calque de l’arabe dialectal ou littéral est évident dans certains exemples » qui trahissent, pour la plupart, « une défectueuse connaissance du français et ou de l’anglais », souligne-t-il. « En voulant jongler avec plusieurs idiomes, les Libanais finissent par les perdre tous », observe-t-il. M. Naaman indique que « le chevauchement des langues et leur compétition malsaine aboutit à un sabir, à un charabia qui ne ressemble plus à rien ». Il considère aussi que « le trilinguisme ne peut réellement exister, ni au Liban ni ailleurs », égratignant au passage journalistes, politiciens, universitaires et intellectuels de renom, « dont très peu possèdent une seule des trois langues en présence ».
M. Naaman constate, de plus, que la francophonie est en régression continue :
« Baragouiner le français (ou l’anglais) est à la portée de nombre de Libanais, mais posséder une langue étrangère est le lot de quelques dinosaures en voie de disparition. » Il dénonce alors la guerre que se font les langues en compétition au Liban. Une guerre « qui profite surtout à l’arabe, langue maternelle et nationale des citoyens ». Il regrette, à ce propos, que les langues étrangères véhiculent au Liban plus un projet politique qu’une culture. Évoquant une expérience qu’il a vécue pendant la guerre civile, il raconte comment certains établissements scolaires et universitaires avaient, à l’époque, « menacé de renoncer au français » et d’enseigner plutôt l’anglais ou l’allemand, « à cause de la politique du Quai d’Orsay qui visait à limer le pouvoir politique des maronites, que la France jugeait exorbitant ».

Le mélange, une richesse
De son côté, le professeur Hayssam Kotob, linguiste et enseignant au département de langue française de la faculté de pédagogie de l’Université libanaise, tient à distinguer « entre le franbanais et les libanismes ». Il estime que « le franbanais, mélange des deux langues libanaise et française au sein d’une même phrase, n’est pas forcément négatif, mais devient positif dès lors qu’il respecte les structures des deux langues ». « Ce mélange est souvent correct, et plus particulièrement lorsqu’il est observé chez les étudiants », souligne-t-il, affirmant que « le franbanais est une richesse plutôt qu’une marque de pauvreté », parce qu’il implique que les locuteurs maîtrisent les deux codes. M. Kotob note à ce propos que lorsque les Libanais s’expriment en français, ils glissent dans leurs phrases des termes affectifs en arabe, qui leur viennent tout naturellement.
Le professeur estime que « les libanismes, en revanche, sont un signe de pauvreté ». « Penser en arabe pour parler ou écrire en français ne peut qu’entraîner des erreurs choquantes au niveau de la structure syntaxique, car certains termes sont utilisés à tort », explique-t-il. À titre d’exemple, il raconte la confusion que les Libanais font dans l’usage de certaines expressions. « Avoir le bras long signifie en libanais être voleur. Alors qu’en français, il veut dire avoir de l’influence », précise M. Kotob. Il évoque aussi l’usage erroné de certains mots français par les Libanais, comme « jaquette » pour veste, « chalet » pour appartement au bord de la mer, ou « chalumeau » pour paille. Il note à ce propos que nombre de Français installés au Liban ont adopté les libanismes, pour se faire comprendre de la population. M. Kotob tient également à préciser que chaque langue véhicule une culture différente et exprime le monde à sa façon. « Certains termes libanais n’ont pas d’équivalent en français. Les Libanais les utilisent donc tout naturellement, comme "sahteïn" (deux santés) pour souhaiter bon appétit à quelqu’un qui mange ou qui a terminé de manger, ou encore "nahiman" qui pourrait signifier bon bain. »
Richesse ou pauvreté pour la langue française ? Indubitablement, la langue française pure et dure souffre de ces emprunts, de ces faux usages, de ces expressions incorrectes, dont certains ont été rapportés dans un texte caricatural intitulé « Les ennuis de Barhoum », à l’intention des étudiants. Mais « les libanismes et le franbanais » se portent bien, et le débat n’est pas près de prendre fin.
Article écrit par Anne-Marie El-HAGE | L’Orient-Le Jour du 22/03/2010.

Petit recueil & glossaire de libanismes et de vocabulaire franbanais
libanisme
Fais toi voir
ouvrir la porte des inscriptions
Allumer la télé
tu l'as aimé au Liban
Il est brave
de quelle famille est-elle?
Yalla
Merci ktir
Bonjourayn Bonjour
je viendrai après dix jours
Tante
découper en piastres

tirer le siphon
une boite de cigarettes

crier sur quelqu'un
rire sur quelqu'un
avancer en arrière
ouvrir le téléphone
Manger un coup

Frapper un boxe

C'est vrai
Il est venu
Ecouter la parole

Sortir de corps
Viens ici maman
Ma mère
Je pars
Quitter
Voyager
Présenter le bac
Demander une question
Faire un abonnement
Un jour oui, un jour non

Le chalumeau
Gagner quelqu'un

Long / court
Demoiselle

monter à la montagne/
descendre
de la montagne

sens/commentaire
reviens me voir
possibilité de s'inscrire
Brancher la télé
As-tu aimé le Liban
il travaille bien
quel est son nom de jeune fille
vite
merci beaucoup
deux bonjours,
en réponse à "bonjour"
dans dix jours
(traduction de l'arabe)
toute femme plus âgée
(marque le respect)
découper en rondelles, en morceaux
les piastres sont l'équivalent des centimes

tirer la chasse d'eau
un paquet de cigarettes
traduit de l'arabe 3ilbet swéguir
crier après quelqu'un (traduit de l'arabe)
se moquer traduit de l'arabe
reculer traduit de l'arabe
décrocher le téléphone
Etre dans une mauvaise situation

traduit de l'arabe

donner un coup de poing

traduit de l'arabe darabo boxe

Ah bon
traduit de l'arabe
Il est arrivé
traduit de l'arabe
Obéir traduit de l'arabe isma'el kelmé
Attention de tomber
Aller à la selle
viens ici fiston
Mère supérieure
Je vais
S'en aller
"Tarak" veut dire quitter et partir
Partir en voyage sa far
Passer le bac
Poser une question
origine arabe sa'al sou'al
S'abonner
un jour sur deux
origine arabe nhar é,
nhar la'
la paille
Battre quelqu'un (à un jeu)
origine arabe rib7o

Grand/petit se réfère à la taille tawil, qassir
Mademoiselle variantes de prononciation: damozél, mzmozèl
Aller/Revenir de la montagne
En arabe on dit descendre en bas
Grâce à Dieu
une mastic
du tic au tac
C'est quoi ton histoire?
Allez vite un peu!
une jacquette
D'oú à oú?
Mettez vos mains dans l'eau froide
Yaani

Direction
Chambréyère
Estiver
je suis avec elle
Tu as touché?
Espadrilles
Je n'ai pas la patience de faire...
Descendre aux élections
Faire un petit
Sors dehors
porter ses habits
Acétone
Fermer la lumière
Tu descends au Liban?
Frappe le frein
Faire du ballet ou de la danse
Faire un accident
Rentrer dormir
Encore un peu
Presser le bouton
Il est "classe"
Ne me dis pas!
Bottine
Viens un peu
J'ai pas ta patience
il a doublé sa classe
il a pris une bonne note
Prendre quelqu'un quelque part
Se couper les cheveux
Le petit nom
Plus bon
Hausser la musique
Taper à la porte
Faire ses cheveux
Etre faché de quelqu'un
demander la facture
Débrouiller quelque chose
L'avant-midi
Qu'est-ce qu'il y a sur la télé .....
On a demandé de toi
Qu'est-ce qu'il travaille?
Cet objet est pour moi ...
Viens chez moi
Elles n'est pas derrière son bureau
Visiter quelqu'un
C'est joli
Monter de classe
Après deux heures, je vais...
Parler à propos de choses
Faire un problème
Chercher un bébé
Enlever l'âme de quelqu'un
Va jouer
Ce n'est pas une graine
Ils tapent telle ou telle région
Il a tardé
Je suis parente à lui
Antipathiser quelqu'un
Sympathiser quelqu'un
Donner sa voix
Faire régime
Service Taxi-service
Je vais bien réponse à "comment allez-vous?"
un chewing gum
du tac au tac

Quel est ton problème?
Dépêchez-vous!
une veste
pourquoi?
min wein la wein?
Soyez tranquille expression arabe
a peu près, ou à la limite sens initial: yaané= cela veut dire Finissage finition

Volant d'une voiture traduction du libanais
Chambre à air (roue)
Passer l'été en montagne
je suis d'accord avec elle
traduit de l'arabe
Tu as reçu ton salaire?
Baskets
Je n'ai pas envie
traduit de l'arabe
Se présenter aux élections
Faire l'amour
Sors!
S'habiller
traduit de l'arabe
Dissolvant
traduit de l'arabe
Eteindre la lumière
Tu vas au Liban?
Freine
suivre des cours de ballet
Avoir un accident
Dormir
Plus tard
Appuyer sur le bouton
Il a de la classe
C'est incroyable
Botte
viens ici
Tu m'énerves
il a redoublé
Il a eu une bonne note
Emmener quelqu'un
Se faire couper les cheveux
Le prénom
Meilleur
Hausser le volume
Frapper à la porte
Aller chez le coiffeur
traduit de l'arabe
Etre faché avec qqun
demander l'addition
se débrouiller
verbe intransitif en français
La matinée
.... à la télé
On a demandé de tes nouvelles
Quel est sa profession?
... est à moi
Approche-toi de moi
Elle n'est pas à son bureau
Rendre visite
C'est bien
Passer de classe
Deux heures plus tard, je vais...
Parler de choses
Avoir un problème
Avoir un bébé
traduit de l'arabe jeb walad
Agacer quelqu'un traduit de l'arabe
Laisse moi tranquille
Ne le sous-estime pas
Ils bombardent telle région
Il est en retard
c'est un parent
Le trouver antipathique
Le trouver sympathique
Voter
Suivre un régime
traduit de l'arabe
Taxis qui s'arrêtent et prennent plusieurs passagers
A vous
Bon appétit (à la fin du repas)

C'est un numéro
Cherche moi cet objet
Tu mets la faute sur moi
Chou fi ma fi
Respirer l'air
Regarde qu'est-ce que tu as fait
Allonger ses cheveux
Autostrade
Goute-moi ce plat
Appuyer sur le benzine
Mdabrass
Il te prend de hauteur
Ma maison est ta maison
Habiter dehors
Le manger
flanelle
Descends-moi ici
Ca n'a pas accroché!
Boire une cigarette
Dix heures et demi et cinq
Comme tu es!
Passer par quelqu'un
Les douceurs
Etre motorisé
Il est insortable
Un chalet au bord de la mer
Tu es avec moi?
Merci à vous En réponse à un merci
Sahtein (qui veut dire 2 santés)
dit à la fin du repas
Il est original Ici, en parlant de quelqu'un
Apporte-moi cet objet
Tu me fais assumer la faute
qu'est ce qui se passe
Prendre l'air
Regarde ce que tu as fait
faire pousser ses cheveux
voie rapide, autoroute
goute ce plat
appuyer sur l'accélérateur
déprimé
traduit de l'arabe
Prendre de haut traduit de l'arabe
Tu es le bienvenu chez moi
Habiter à l'étranger
La nourriture
D ébardeur
Dépose moi ici
La ligne téléphonique ne marche pas
Fumer
dix heures trente cinq
interjection qui marque l'impatience
Passer le prendre
Les patisseries, sucreries
Avoir une voiture pour se déplacer
N'est pas sortable, infréquentable
une maison au bord de la mer
Tu me suis ?

Livre sur le franbanais
Faux et usage de fautes
Edité en 2006 au Liban par les éditions Tamyras puis diffusé é en France depuis 2009 par La Maison Indigo, le livre de Dounia Mansour Abdelnour comblera tous ceux qui sont passionnés par les franbanis les les saveurs de l'usage de la langue française au Liban. Il a d'ailleurs servi de support à un reportage de RFI sur les "saveurs orientales du français" dans le cadre du Salon du Livre de Paris en 2013.

Le Liban francophone contribue aussi à l'enrichissement de la langue française ou...
Découvrez comment
le mot Beyrouthin est entré dans l'édition Larousse 2017 sous l'impulsion de "Tamyras" maison d'édition francophone locale.

Le Libanais est également riche en proverbes et en dictons
"Dessine moi un proverbe"
Ecrit par Caroline Torbey et illustré par Renée Thomas, cet ouvrage paru à l'Automne 2017 présente une vingtaine de proverbes libanais. S'il est tout d'abord destiné aux enfants, il peut être lu par tous et s'articule autour de contes écrits en français et joliment mis en images à travers des saynètes se déroulant dans différentes régions libanaises. Voilà sans aucun doute un bel outil à la fois ludique et pédagogique.

Le français au Liban
Toutes les langues s'approprient des mots appartenant aux autres. Chaque peuple modifie, adapte, récupère un mot, une expression. Les Américains donnent des « Rendez-vous »,
les Français aiment la « Dolce vita » et les Libanais...

Les Libanais parlent l'anglais, l'italien - en matière d'habillement -, le turc et, bien sûr, le français. Si vous n'avez pas vu les spots publicitaires pour l'événement « La France au Liban », allez les voir sur YouTube, ils valent le détour. Parce que l'usage de la langue française par les Libanais est une énigme, une exception culturelle, une espèce de mystère dont même les Libanais ne comprennent pas l'origine. Ces libanismes, ces confusions de sens, ces inversions existent quasiment depuis la nuit des temps... Les plus surpris sont généralement les Français qui entendent pour la première fois la langue de Baudelaire revue et corrigée par une copine, un chauffeur de taxi ou une « tante » assise à la table d'à côté. « Bonjourak ». « Bonjourein ». « Bonsoir, tous les soirs ». Dès l'entrée, on est prévenu que le menu sera corsé. Les Libanais aiment l'excès, la surenchère. Deux fois bonjour ma chérie parce que tu le vaux bien. Nul besoin de relever tous ces mots français qui sont devenus des mots libanais à part entière, déclinés en verbes, en substantifs ou en adjectifs : « mhastra », « daprass », « pannak », « tmaqyajit », « cousinté » entre autres, mais surtout le plus répandu, le plus extraordinaire de tous, le fameux « bawmar ». Il n'y a que les Libanais pour transformer en action le point mort d'une voiture... Dans ce lexique personnel et propre aux Libanais, on trouve de tout donc. Des traductions littérales de l'arabe, des expressions travesties et des fautes de français que les Français eux-mêmes font parfois. Ce ne sont pas ces dernières les plus sympathiques, ce sont toutes les autres. Les réponses à un « merci »... à vous !
Les « tante » pour les femmes d'une autre génération et le « voyageur ». « Je ne peux pas venir ce soir, j'ai un voyageur. » Formule qui implique un collègue, un ami, un proche ou un patron automatiquement venu de l'étranger. Parce que le monsieur ou la dame a pris l'avion, le train, le bateau ou la voiture pour venir jusqu'à nous. C'est un « voyageur »... hahahahaha. Heureusement qu'on ne dit pas quand on l'invite au restaurant, c'est un mangeur ou quand on « veille » ensemble, c'est un « veilleur ». Parce que le Libanais veille. Il ne sort pas, il veille. D'ailleurs, « où tu pars veiller ? » - comprendre « où sors-tu ce soir ? ». Et il ne « quittera » pas tard parce qu'il a un « voyageur » demain, un « voyageur » qui le « parente » et qu'il « fréquente » depuis « 1980 et 11 ». D'ailleurs, ils ont rendez-vous à « 10 heures et demi cinq ». Ok, ce sont des fautes ou des traductions du libanais, mais on a le droit d'acheter une « crosse » de cigarettes, de boire son Coca avec un « chalumeau » ou de mâcher son « mastic ». Chacun son truc. Les Libanaises vont chez la « manicuriste », la même que la femme de celui qui « est descendu aux élections ». On monte et on descend beaucoup au Liban. On « monte de classe », on « monte à Faraya », on « descend à Beyrouth ». On « ferme » le téléphone car, « en tout cas », on se voit tout à l'heure. On est « fâché de lui » parce qu'il « a ri de moi ». On fait du sport « un jour oui, un jour non » avec ses nouvelles « espadrines »... On « demande » une question à une connaissance et on lui dit en fin de conversation lorsqu'on l'a croisée par hasard, « fais-toi voir ». « Ne me dis pas » que tu connais Flén !!! Je te jure, « moi et lui » on était ensemble à l'école et c'est aussi un « ami à » Far7a et Mar7a. Et des comme ça, il y en a des tonnes. Des fautes d'orthographe sur certaines enseignes, des fautes de sens, de grammaire, de compréhension, on en rencontre tous les jours. C'est ce qui fait le charme de cette langue, si riche et si drôle à la fois. Ces erreurs, ces petites fautes sont touchantes, attendrissantes. Elles sont libanaises, elles font partie de nous et c'est ce qui les rend belles. Nulle part ailleurs qu'ici, au pays de Khalil Gibran, des Cèdres et de Mika, vous entendrez quelqu'un appeler un garçon dans un restaurant : « maître ».
Yalla, c'est fini.
Médéa Azouri HABIB | 22/03/2010


DANS LES ÉCOLES LIBANAISES, LE FRANÇAIS OU L’ANGLAIS
Propos recueillis par Anne-Marie el-Hage | OLJ - 03/08/2015
Interviews croisées
Au terme de leur mission au Liban, les deux ambassadeurs de France, Patrice Paoli, et de Grande-Bretagne, Tom Fletcher, ont répondu aux questions de « L'Orient-Le Jour» sur l'évolution du français et de l'anglais dans le système éducatif libanais, et sur le rôle de leurs pays respectifs en ce sens. Malgré une tendance à la baisse, la francophonie a encore de beaux jours devant elle dans le système éducatif libanais, vu la réputation d'exigence de l'enseignement français. Preuve en est, la majorité des élèves du pays sont scolarisés dans les filières francophones.
Mais il n'en reste pas moins que l'anglais, réputé pour être plus facile et pour être la langue de l'Internet, se taille désormais une place de choix dans l'éducation au Liban. À tel point que pour la première année, davantage d'élèves présentent leurs examens officiels en anglais plutôt qu'en français. Interviews croisées des deux ambassadeurs, quelques jours avant leur départ. >> Lire (sur le site de ND Jamhour...)

La conclusion que tirons
de la lecture de cet article-entretien:
Sur la base des données mentionnées dans cet article et qui se réfèrent donc à des données officielles
de la rentrée de 2014 ainsi que sur les projections de la tendance en cours, il ressort que le français deviendra minoritaire dans l'enseignement au Liban en 2021 ou 2022.

La dure réalité des chiffres face aux déclarations sur le dynamisme du français au Liban
71% en 1995, 66% en 2002, 55% en 2015

En 2021 ou 2022 le français deviendra minoritaire
dans l'enseignement primaire et secondaire
au Liban

Les principales questions que nous devons soulever:
Pourquoi une telle régularité de cette régresssion continue?

Comment peut-on enrayer cette tendance négative?
Cette tendance est-elle encore réversible?
Quelle stratégie et Quels moyens pour renforcer la présence du français au Liban?
Est-elle dangereuse à terme pour la résilience de la francophonie libanaise?

Bientôt les cartons de la francophonie libanaise


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