Toute
l'Actualité Culturelle à Beyrouth par thème?
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«
Beyrouth, capitale mondiale du livre » en 2009
Après
Madrid en 2001, Alexandrie en 2002, New Delhi en 2003,
Anvers en 2004, Montréal en 2005, Turin en 2006,
Bogota en 2007, Amsterdam en 2008, la ville de Beyrouth
a été choisie en particulier « pour
son implication en matière de diversité
culturelle, de dialogue et de tolérance, ainsi
que pour la variété et le caractère
dynamique de son programme ». Le ministère
libanais de la Culture et la municipalité de Beyrouth
ont mis la barre très haut pour cette année
2009 qui devrait rester gravée dans les annales.
En effet, tout au long de ces 12 mois, Beyrouth va se
consacrer aux métiers du livre, à la diversité
de sa culture et à la promotion de la lecture auprès
des jeunes. Pour cela, toute une série dactivités
est prévue, des cafés littéraires
aux Salons spécialisés, colloques et conférences
internationaux, des ateliers décritures à
toutes sortes de forums avec un focus sur les écrivains
libanais. De plus, tous ceux qui le désirent, particuliers
ou entreprises, peuvent participer à un appel à
candidatures pour lancer leurs projets relatifs au livre
et à la lecture. Les dossiers à remplir
sont disponibles sur le site du ministère de la
Culture au www.culture.gov.lb
Pour
plus de renseignements, contacter Tania Hadjithomas Mehanna,
coordinatrice du projet, portable : 03/616486, e-mail
: taniamehanna@gmail.com.lb
Michel Maaiki, responsable presse : 03/884470, e-mail
: michelmaaiki@hotmail.com
Najah Zein, secrétariat : 03/903166, e-mail : najah77@hotmail.com
Que
va-t-il se passer en 2009 ?
Le
livre et la ville. Le livre dans la ville. La ville dans
le livre. On ne peut nier le lien incoercible qui lie
Beyrouth et les mots écrits. De lalphabet
aux premiers imprimés, dune ville carrefour,
phare et espace de liberté, à plus de 400
éditeurs qui publient en trois langues, Beyrouth
a vraiment son mot à écrire. Alors il allait
naturellement de soi que notre ville ait été
choisie pour être une année durant, davril
2009 à avril 2010, le point de départ et
darrivée de dizaines dinitiatives,
de projets et dévénements destinés
à promouvoir le livre, la lecture et la ville qui
les accueille, articulés autour de quatre thèmes
: « Le livre, vecteur de culture », «
Les métiers du livre », « La promotion
de la lecture et de lécriture », «
Lencouragement de la jeunesse à la lecture
».
Des expositions mettant à lhonneur les grands
écrivains libanais et arabes..., le Liban et lalphabet,
des festivals de poésie, de BD, du conte, etc.,
des Salons, comme un Salon professionnel du livre, des
conférences portant sur le copyright, la diffusion,
lavenir du livre, la traduction, des rencontres
avec des libraires méditerranéens, des écrivains,
des cafés littéraires, des ateliers décriture,
des concours, des prix
le Liban, du nord au sud
et dest en ouest, sera à la fête du
livre.
Un site Internet est en voie de réalisation afin
de regrouper toutes les activités qui vont avoir
lieu dans le cadre de cet événement qui
rassemblera tous les Libanais.
La promotion de lévénement est prise
en charge par lagence de publicité Impact
BBDO qui a articulé sa campagne autour de deux
pivots : le livre et la ville. Affiches, panneaux, spots
télé, campagne presse vont jalonner lannée
ainsi que des installations urbaines.
Appel
à projets
Tant
dans le domaine des métiers du livre, de la traduction
duvres diverses que de la promotion à
la lecture, à lécriture, « Beyrouth
capitale mondiale du livre » a lancé un appel
à projets.
En accord avec lun des quatre thèmes, ces
projets doivent être présentés avant
le 30 juin 2008. Les fiches à remplir sont disponibles
sur le site du ministère de la Culture :
www.culture.gov.lb
Les fiches remplies devraient être renvoyées
à ladresse e-mail suivante : worldbookcapital@culture.gov.lb
Le comité exécutif triera et sélectionnera
les projets qui réuniront les conditions
requises.
Peuvent participer les organismes, associations, maisons
déditions, sociétés, librairies,
particuliers, bref tous ceux qui pensent présenter
une idée qui tournera autour dun des quatre
thèmes et qui touchera un large public.
Les fiches se présentent en trois langues.
Mise
au point sur le "boycott du Liban" du salon
du livre de Paris
du 14 au 20 Mars 2008: une absence du seul "Liban
officiel".
La manière dont
est relaté le boycott du Liban omet de préciser
que celui-ci n'est en réalité qu'un boycott
officiel ayant comme principale conséquence concrète
l'absence du stand libanais animé par le ministère
de la culture.
Que ce soit en France ou au Liban, à la lecture
des communiqués ou dépêches officielles,
on pourrait en déduire une absence totale du Liban
alors que la plupart des écrivains et éditeurs
libanais ont confirmé qu'ils participeraient bien
aux manifestations prévues y compris les signatures.
Que
les amateurs d'auteurs libanais soient donc rassurés!
Texte
de la dépêche AFP du 1er Mars 2008:
La
France a jugée vendredi "extrêmement
regrettable" la décision du Liban de boycotter
le Salon du livre de Paris en raison de la participation
dIsraël comme invité dhonneur.
"Cest une décision extrêmement
regrettable", a déclaré la porte-parole
du ministère des Affaires étrangères
Pascale Andréani, interrogé sur la décision
libanaise, en faisant valoir que "ce genre de manifestation
doit être ouvert".
Le
ministre libanais de la Culture Tarek Mitri a annoncé
mercredi que son pays boycotterait le Salon du livre de
Paris prévu du 14 au 19 mars en raison de la participation
dIsraël, qui célèbre le 60ème
anniversaire de sa création, comme invité
dhonneur.
Les appels au boycott de ce salon se sont multipliés
dans le monde arabe au cours des derniers jours, malgré
les appels de Paris à préserver cette manifestation
comme un espace de dialogue culturel.
LUnion des éditeurs tunisiens a également
annoncé vendredi son refus de participer à
cette édition du salon.
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Les
musées du Liban
Beyrouth
Musée national
Musée géologique de lUniversité
américaine
Musée Nicolas Sursock
Musée de la préhistoire au Liban
de lUniversité Saint-Joseph
Robert Mouawad Private Museum
Planète de la découverte
Musée maritime : Les merveilles de la
mer
Musée de la mosaïque (Audi).
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Antélias
Musée de Cilicie.
Nord
Musée du monastère Saint-Antoine (Qozhayya)
Musée Gibran Khalil Gibran
Musée scientifique des oiseaux et des papillons
(Qoukayat).
Chouf
Musée du palais de Beiteddine.
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Byblos
Musée Pépé Abed
Musée du site de Byblos
Musée des fossiles
Musée de la cire (Wax Museum).
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Caza
de Aley
Musée de la soie (Bsous).
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Békaa
Musée de Baalbeck
Musée de Terbol écomusée.
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En
cours de création
La crypte de la cathédrale Saint-Georges des grecs-orthodoxes
Musée de la ville de Beyrouth
Musée de la Fondation Debbané (Saïda).
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LEspace culturel de Beit-Méry «
en ligne » avec la mairie de Paris
Fondé
par Elsie Eddé, lEspace culturel de Beit-Méry,
installé dans les locaux de la paroisse Saint-Georges,
na pas chômé depuis son inauguration en mai
2003.
Animé par des bénévoles et financé
grâce aux dons privés et publics (entreprises, particuliers
ainsi quun soutien de la municipalité), ce lieu de
rencontre culturelle, ouvert à tous les habitants du village
et de ses alentours, poursuit, en dépit de tous les événements,
le développement de ses activités. Lesquelles, rappelons-le,
visent à créer une source de divertissement et dinformation
pour enrichir le quotidien des petits et des grands.
Dans cet esprit, lEspace culturel de Beit-Méry avait
déjà mis sur pied des « clubs » de lecture
(une belle bibliothèque trilingue), de cinéma, de
scrabble (qui participe aux tournois de la Fédération
libanaise de scrabble), de théâtre (qui présente
dailleurs, les 11 et 12 janvier, sa troisième pièce
Sarkhet Damir ou Le cri de la conscience, au théâtre
de lÉcole des frères de Beit-Méry)
et dinformatique (plusieurs ordinateurs offrent un accès
permanent à lInternet et des sessions de formation
aux différents programmes informatiques y sont assurées
périodiquement). Sans oublier les activités et événements
ponctuels : cours danglais, conférences, spectacles
de marionnettes, festivals (de la BD notamment), sorties en groupe
et colonies de vacances...
Cet espace, dont le projet éducatif est d«expérimenter
la vie de groupe à travers les valeurs humaines de tolérance,
de solidarité, de partage ; de développer chez les
jeunes la créativité, la confiance et la responsabilité,
et déveiller leur sens civique par une éducation
à la citoyenneté », comme lindique sa
dynamique fondatrice, établit des contacts avec toutes
les institutions pouvant servir ses desseins.
Ainsi, après avoir bénéficié, lors
de son inauguration, de lassistance technique du Service
culturel de lambassade de France, cest avec la mairie
de Paris (direction des Affaires scolaires, bureau des ressources
éducatives, périscolaires et humaines) quun
tout nouveau projet partenarial est lancé, grâce
à linitiative dElsie Eddé.
Correspondance franco-libanaise
Il sagit de la création dun site de correspondance
en ligne consacré aux enfants de 4 à 16 ans dans
le but de mieux faire connaître la France aux enfants du
Liban et de mieux faire connaître le Liban aux petits Français.
« Si je dis Liban, quels mots, images, idées se dégagent
chez les jeunes Parisiens ? De même en ce qui concerne les
jeunes Libanais : que savons-nous de Paris, de la France ? Que
croyons-nous savoir ? À partir de ces questions, on établira
une correspondance entre les enfants du Liban et ceux de Paris.
Un échange pour mieux appréhender lautre au-delà
des clichés et autres stéréotypes et qui
sera basé sur une mobilisation des connaissances et des
recherches (bases de données, ouvrages, littérature,
presse, télévision, publicité, etc.) »,
explique Elsie Eddé. Qui lance, par ailleurs, un appel
à toutes les personnes désireuses de participer
à ce projet, en tant quanimateurs bénévoles
de ce site Web, actuellement en construction, et qui sera mis
en activité en février 2008.
Pour
toute information, appeler aux 04/871542, 04/972016, 03/964752.
La Cie Reve Général présente
"LE COLLIER DHÉLÈNE"
: REGARD OCCIDENTAL SUR LE SUD
à partir du 21 Novembre 2007

« Le collier dHélène
» a été écrit par Carole Fréchette
à loccasion dune résidence dun
mois au Liban au printemps 2000
En novembre, dans le cadre du festival de troupes théâtrales
Premier Pas au Théâtre du Soleil, la toute jeune
compagnie Rêve général ! présente «
Le collier dHélène », une pièce
écrite par Carole Fréchette, auteur québécoise,
à loccasion dune résidence dun
mois au Liban au printemps 2000. Laction se déroule
dans une ville du Sud, dans un pays qui pourrait être le
Liban même si la pièce ne parle pas du Liban dans
son histoire particulière : laction pourrait se dérouler
en fait dans nimporte quelle ville dun « Sud
» qui nest pas géographique, mais qui signifie
le « lointain », le « différent »
; une ville étrangère et détruite.
« Le collier dHélène » évoque
le regard gêné dun occidental plutôt
aisé sur les malheurs dun cousin lointain et encombrant.
Dans
cette pièce, le personnage dHélène
part à la recherche dun petit collier banal et sans
valeur dans une ville inconnue. Elle se rend compte, au contact
de figures étrangères et déchirées,
que lessentiel est ailleurs. Cette recherche futile
quel luxe de rester dans un pays étranger uniquement pour
chercher un collier en plastique !-
se transforme alors en quête initiatique qui va amener Hélène
à souvrir aux autres et à devenir actrice
de sa propre vie.
Souvrir
aux autres, cest une démarche qui touche particulièrement
les artistes de Rêve général !, qui expliquent
avoir créé leur compagnie pour répondre au
besoin de se « rassembler, de travailler ensemble sur ce
texte de Carole Fréchette », qui les « touche
car le questionnement dHélène sur louverture
aux autres, sur ce qui est nécessaire pour vivre, est sans
doute dautant plus intense et essentiel à 20 ans
». Cette troupe de quatre comédiens et dune
metteur en scène explique être motivée «
par lenvie commune damener à un public le plus
large possible la parole pertinente dauteurs contemporains,
et par la conviction profonde que ce théâtre-là,
celui qui se fait avec conviction, pour tous, animé par
des valeurs de tolérance, de partage, de curiosité,
et défendu par un groupe, loin des stratégies violentes
et individualistes, a une place nécessaire dans la société
daujourdhui ».
A voir
à la Cartoucherie de Vincennes, Théâtre
du Soleil
Renseignements et réservations : 01 43 74 24 08
(du mercredi au samedi de 12h à 19h)
Dates
des représentations :
mercredi 21 novembre 2007 à 21h
jeudi 22 novembre 2007 à 21h
vendredi 23 novembre 2007 à 19h
samedi 24 novembre 2007 à 20h
mercredi 28 novembre 2007 à 21h
Pour
en savoir plus sur la compagnie Rêve général
! www.revegeneral.com
Regards sur
Lamia Safieddine et son "Escale au Liban, rêve
de danse"
chorégraphe
de talent

LAMIA SAFIEDDINE-DELAPIERRE : « DANSER, CEST
VIVRE »
La danse de linterculturalité. Lamia safieddine-Delapierre,
chorégraphe et danseuse dorigine libanaise
et marocaine dadoption, fait partie des premiers
artistes à moderniser la danse dans le monde arabe,
puisant dans la tradition maghrebine. Lélégance
des mouvements font de son spectacle un véritable
et juste voyage de la poésie du corps à
travers la diversité culturelle, où la danse
devient une expression du croisement et de léchange
constructif.
>>
Lire la suite...
Lamia Safieddine a été
bercée depuis son enfance par les rythmes orientaux et
la danse. Progressivement cette passion a pris une place
prépondérante dans sa vie. Ses chorégraphies, mélange
dOrient et d’Occident, alliant la pure tradition
et un mélange d'influences variées puisées au gré de ses
séjours à l'étranger, ont fait d'elle une artiste à part,
créative et originale qui a su développer et faire évoluer
la danse orientale. D'origine libanaise, elle a été élevée
au Maroc, au Liban, en Côte d'Ivoire, et s'est fixée un
temps au Brésil avant de s'établir à Paris. Elle fonde
l'Association
Inter-Culturelle Orient-Occident (AICOO) qui s'est
donné pour but de faire connaître les danses et les musiques
du monde. Pour autant, Lamia Safieddine n'a pas renoncé
à son métier initial de formatrice et de pédagogue : parallèlement
aux spectacles qu'elle donne un peu partout dans le monde,
elle dirige une compagnie de danse du monde où elle forme
professeurs et danseurs.
Elle donne également des cours de danse orientale à Paris
et à Marly-le-Roi, et enseigne l'arabe pour favoriser
le bilinguisme et l'interculturalité.
"Avec
Lamia Safieddine et sa Cie, on peut parler de
danse arabe contemporaine."

> Contact
Presse
Vue par Mr Abdallah Naaman - Ecrivain, attaché culturel
de l’ambassade du Liban à Paris
« Accompagnée par les musiciens de l’Ensemble ASSIL, qui
signifie « authentique » en arabe, Lamia Safieddine propose
au public une escale libanaise déconcertante. Ambassadrice
de la culture de son peuple, elle propose des chorégraphies
où authenticité et danse contemporaine se mêlent. Elle
a su développer un style de danse qui lui est propre…
Son cheminement artistique est éclectique et exigeant.
Elle se propose d’établir des passerelles entre chorégraphies
orientales et occidentales, mêlant les deux techniques
dans des mouvements légers et joyeux, revendiquant surtout
des inspirations polyvalentes assimilées aux quatre coins
du monde au hasard de sa naissance et des péripéties de
sa vie. Aussi offre-t-elle un festival cosmopolite et
largement imprégné d’un Levant spirituel d’où tout procède
et vers lequel tout converge. »
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« Littératures francophones
du Moyen-Orient » de Zahida Darwiche Jabbour
État des lieux pour un panorama critique
De
lÉgypte à la Syrie, en passant par
le Liban, la plume de Zahida Darwiche Jabbour ausculte
et scanne létat de la littérature
au Moyen-Orient. Témoignage, état des lieux
et investigations littéraires où poésie,
roman et théâtre francophones sont répertoriés
et passés au crible de lanalyse.
Littératures francophones du Moyen-Orient de Zahida
Darwiche Jabbour (éditions Les écritures
du Sud, 206 pages, collection dirigée par J.-E.
Durand et Th. Galibert) est un ouvrage critique qui se
présente telle une visite guidée au monde
des lettres arabes francophones. Un monde complexe, grouillant
de mille images, de mille parfums, de mille saveurs où
le Proche-Orient revit dans ses particularités,
ses fastes, ses misères, ses doléances,
ses griefs, ses aspirations, ses rêves, sa lumière,
son identité à travers une expression, certes
riche, mais non dénuée aussi parfois de
certaines faiblesses dans sa singularité même.
En empruntant, en toute subtilité et toute fierté,
une autre langue que la sienne, mais véhiculant
quand même lesprit et lâme du
pays du Cèdre, de la terre des pharaons et des
rives du Barada
Panorama critique qui, sans être exhaustif, jette
une lumière bien éclairante sur des uvres
et une écriture, comme le souligne lauteur,
reléguées à une place marginale,
aussi bien dans les pays dorigine quen France,
où elles sont souvent méconnues tant des
lecteurs que de la critique et du public universitaire.
Ce livre prétend apporter une contribution modeste
à présenter cette littérature. Mais
le terme « modeste » reste quand même
ici bien réducteur, car il est bien difficile de
faire le tri et la part déquité dans
un foisonnement de productions touffues et diversifiées
jetant de multiples embranchements.
Les
auteurs du bord du Nil
Voyage
tout dabord sur les rives du Nil où, dAlexandrie
au Caire, la littérature égyptienne dexpression
française fleurit avec des sensibilités,
un imaginaire et un mode dêtre au monde
uniques.
Des premières uvres sous influences romantiques
et parnassiennes en 1928, en passant par lavant-garde
surréaliste de 1949 aux voix des femmes qui saffirment
de plus en plus, la poésie a le vent en poupe.
On pense surtout au verbe sensuel et innovateur de Joyce
Mansour et aux préoccupations de fraternité
humaine dAndré Chédid, uvres
dont les échos ont quand même dépassé
létroit cercle fermé des fervents
amis de la poésie
Entre-temps, le roman prend aussi son essor entre apologie
et critique sociale avec Out el-Kouloub et sengouffre
dans les chemins de la création romanesque moderne.
Entre quête de lidentité, résurrection
du passé et interrogation du futur, les noms
dAlbert Cossery, André Chedid, Robert Solé
et Gilbert Sinoué simposent sur le marché
des livres. Pour ne citer que les plus connus du public.
Foisonnement
au pays du Cèdre
De
la vallée du Nil aux rives phéniciennes,
le monde du Parnasse et des lettres dexpression
française change certes de couleurs et dinspiration,
mais la vitalité et lénergie sont
tout autant remarquables, si ce nest davantage.
Car en terre dAdonis, la poésie est presque
atteinte de frénésie créative,
surtout du côté de la gent féminine
qui sactive laborieusement à la rime comme
dinfatigables brodeuses
Beaucoup danthologies,
détudes et de panorama ont tenté
de cerner cette littérature souvent abondamment
fleurie.
Des premiers poèmes de Chekri Ghanem en 1890
aux mots tressés comme mailles dacier de
Salah Stétié, la poésie, miroir
et boule de cristal du monde, a connu bien de transformations
en emboîtant le pas aux courants des époques.
Difficile de décanter cette production broussailleuse
(débordante aux alentours des années 70)
où facilement livraie et le froment voisinent
Mais, avec le temps, des noms ont émergé
du peloton : Schéhadé, Tuéni, Stétié.
Talonnée par le roman, la poésie perd
un peu de son éclat détoile. Si
Farjallah Haïk, dans les années quarante,
avait lexclusivité du roman libanais dexpression
française, aujourdhui les écrivains
sont légion. Avec une écriture originale
et inventive. En accédant à la notoriété
internationale. En tête de liste, Amin Maalouf,
Vénus Khoury-Ghata, Dominique Eddé, Alexandre
Najjar, Chérif Majdalani
Le théâtre dauteur (déjà
maigre en langue arabe), depuis Chekri Ghanem en 1904,
a peu de présence malgré les opus de Georges
Schéhadé. Gabriel Boustani a certes donné
une suite à cette veine dinspiration dramaturgique,
mais les vrais espoirs aujourdhui sont deux Canadiens
dorigine libanaise, Wajdi Mouawad et Abla Farhoud,
dont on verra, incessamment, en cette fin novembre,
à Beyrouth, la dernière uvre, Le
fou dOmar.
Les
rives du Barada avec Myriam Antaki
Une
littérature francophone en Syrie ? Oui, pourquoi
pas, même si elle ne brille pas par le grand nombre
de ses auteurs francophones. La poésie dabord
avec quelques pudiques « confidences »,
en 1914, de Zoe Homsi Ghadbane et les vers de Salma
Haffar Kouzbari et Nadia Moussali Abdel Nour. Plus proches
de nous, avec une écriture soctroyant de
grands pans de libertés linguistiques, sont les
uvres de Azmi Moraly et Kamal Ibrahim.
Plus direct, plus ample, plus franc, le roman est déjà
à la mode. Avec Marie Seurat, tristement jetée
sous les feux de lactualité à cause
du sociologue Michel Seurat, enlevé à
Beyrouth et assassiné par des fondamentalistes
musulmans, lécriture devient témoignage
et regard lucide sur les événements, les
choses et les êtres. Fouillant le passé
le plus reculé, Myriam Antaki, résidant
toujours à Alep, sert la littérature arabe
dexpression française avec un talent vif.
Ses romans sont de vibrants témoignages sur une
civilisation millénaire. Déjà en
librairie, son denier roman, LEuphrate (aux éditions
Geuthner), une superbe évocation dun fleuve
mythique. Entre métaphores, allégories
et symbolisme, se reflètent, dans les mots, les
eaux dun fleuve à la fois miroir et voyance
Un livre documenté, respectueux de toute approche
décriture et dinspiration, écrit
en toute simplicité et sobriété,
que celui de Zahida Darwiche Jabbour. Et guère
réservé aux seuls initiés des littératures
des belles lettres étrangères
Un livre témoignant de la richesse littéraire
créative au Proche-Orient, de sa force et vitalité
culturelles et de son (multi) bilinguisme.
Littératures francophones du Moyen-Orient de
Zahida Darwiche Jabbour est à garder sur les
rayons dune bibliothèque, non seulement
pour son regard critique, son aperçu historique,
sa médiation entre Orient et Occident, mais aussi
et surtout en tant que précieux guide personnel
pour mieux découvrir des uvres ignorées,
oubliées ou méconnues.
Edgard Davidian

Beyrouth capitale mondiale du livre pour lan 2009
Sous
légide de lUnesco, un comité
de sélection réunissant des représentants
dassociations et de fédérations internationales
déditeurs, de libraires et de bibliothécaires
vient de choisir Beyrouth comme « capitale mondiale
du livre pour 2009 ».
Le dossier de candidature, présenté à
linitiative du ministre de la Culture Tarek Mitri
et préparé par Alexandre Najjar en partenariat
avec la municipalité de Beyrouth, a séduit
le jury qui a tenu à souligner limportance
de la diversité culturelle au Liban.
Ce titre permettra la tenue à Beyrouth, en 2009,
dun grand nombre dévénements
locaux, régionaux et internationaux relatifs au
livre et à la lecture, de concert avec un grand
nombre dorganismes publics et privés.
Un
projet de Beirut DC, financé par lUnion
européenne
Medscreen : soutenir, promouvoir et répertorier
le cinéma arabe
Cest aux adresses
suivantes www.acdir.net
ou www.arabcinemadirectory.com
dont on regrettera l'absence (pour l'instant?),
de version francophone,
que lon peut désormais consulter
une base de donnée sur le cinéma
des 8 pays arabes de la région MEDA (Algérie,
Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie,
territoires palestiniens et Tunisie). «
Ce site compréhensif, qui compte à
ce jour 500 films, sera un véritable outil
de recherche sur le cinéma arabe des années
30 et jusquà aujourdhui, destiné
aussi bien aux professionnels du domaine quaux
amateurs de cinéma », a annoncé,
Cynthia Choucair, présidente du conseil
dadministration de Beirut DC et responsable
du site Arab Cinema Directory lors dune
conférence de presse au cinéma Metropolis
du Théâtre al-Madina, Hamra. Zeina
Zahreddine (directrice exécutive de Beirut
DC, organisatrice de la section Liban de «
Produire au sud ») et Hania Mroué,
chef de projet de Med-Screen ont également
présenté chacune les projets quelles
dirigent, notamment dans le cadre de Med-Screen,
un projet de Beirut DC, financé par lUnion
Européenne dans le cadre du programme Euromed
Audiovisuel II. Il vise notamment à promouvoir
les cinématographies de lAlgérie,
lÉgypte, la Jordanie, le Liban, le
Maroc, la Syrie, les territoires palestiniens
et la Tunisie. Med-Screen est mis en uvre
par un consortium composé de quatre partenaires
(Beirut D.C. - Liban, Europa Cinémas-France,
Ankara Cinema Association-Turquie et Europanet
by A.I.A.C.E.- Italie).
« Les activités de Med-Screen se
répartissent sur 5 volets daction
», a rappelé Hania Mroué.
Et qui sont lorganisation de semaines de
films arabes ; le soutien à la participation
des films aux marches de Cannes et Berlin ; le
soutien à la promotion des sorties DVD
des films arabes ; le tournage de making
of et la création dun site
Internet sur les cinématographies des pays
arabes. »
« Depuis son démarrage en février
2006 Medscreen a achevé un grand nombre
dactivités et soutenu 80 films des
pays arabes de la région MEDA, a précisé
le chef du projet. Nous avons atteint à
travers nos semaines un public de 20 000 spectateurs
à peu près. »
Med-Screen a ainsi soutenu la création
de sections parallèles de films arabes
en partenariat avec plusieurs festivals européens
de renommée internationale (le Festival
international du film dEursie dAntalya,
le Festival du film européen de Séville
et le Stockholm International Film Festival) et
a organisé des semaines de films arabes
dans les pays ou les régions où
le film arabe a des difficultés à
sintroduire commercialement (au «
Cinéma africain, dAsie et dAmérique
latine » de Milan, au Festival du film dAugsburg,
au Zenith de Londres, à Édimbourgh,
à Manchester, à Hamburg, au Film
indépendant de Lille Film de Paris Cinéma).
« Des semaines de films arabes sont en cours
de préparation à Barcelone, Fameck
et Ramallah », a également indiqué
Hania Mroué.
Beyrouth Septembre 2007
|
Avril 2007
"IRTIJAL 07": Les musiques
expérimentales du monde s'installent
à Beyrouth du 3 au 6 Avril 2007 >>
Lire...

« Journée professionnelle franco-libanaise
sur le livre et lédition »
Le lecteur, seul véritable promoteur du livre en
crise ?

Denis Gaillard, conseiller de coopération et daction
culturelle et
directeur de la Mission culturelle de lambassade
de France
Février 2007-
Dans le but de développer les relations franco-libanaises
dans le secteur de lédition, la Mission culturelle
de lambassade de France au Liban et le Bureau international
de lédition française (BIEF) ont organisé
une « Journée professionnelle franco-libanaise
sur le livre et lédition » qui sest
tenue à lÉcole supérieure des
affaires, Clemenceau. Le colloque a réuni plus
dune quarantaine de professionnels, un chiffre qui
témoigne de lintérêt suscité,
si lon songe que la plupart des structures représentées,
librairies, distributeurs, comme éditeurs travaillent
avec peu deffectif. Cest pour répondre
à cet objectif que trois thèmes, autour
desquelles sest articulée cette première
édition, ont été choisis : le droit
dauteur ; les partenariats éditoriaux et
les coéditions ; lorganisation de la chaîne
du livre. « Ces trois volets sont les rouages de
tout échange éditorial, a estimé
Denis Gaillard, conseiller de coopération et daction
culturelle et directeur de la Mission culturelle de lambassade
de France. Sans harmonisation du droit dauteur,
les éditeurs hésitent à se lancer
dans des cessions de droit, sans coéditions et
partenariats, les maisons dédition, isolées
dans un marché difficile, sont fragilisées
; sans connaissance de la chaîne du livre des autres
pays, les relations sont moins spontanées et plus
frileuses. »
Gaillard a enchaîné en annonçant la
création du programme Georges Schéhadé
pour lédition, ainsi que la création
dun site Internet proposant des informations sur
les livres traduits du français vers larabe.
Il a rappelé également les efforts déployés
par le ministère de la Culture pour encourager
le lecteur, dont lallocation dun budget dun
million et demi deuros pour lapprovisionnement
des bibliothèques publiques en livres. Gaillard
a également noté que le festival «
Les belles étrangères » consacre son
édition 2007 au Liban. Une douzaine décrivains
libanais sont ainsi invités à une série
de rencontres dans toute la France, dans des librairies,
des bibliothèques, des universités et des
associations culturelles. Un livre et un film accompagnent
lévénement.
Les points positifs existent certes mais, et il ne sagit
dun secret pour personne, le secteur du livre au
Liban et notamment celui de lédition passe
par une crise aiguë. Pour Sélim Nasr, conseiller
principal au PNUD, la situation nest pas insurmontable
si une collaboration étroite est établie
entre les éditeurs libanais et les institutions
privées et publiques.
Il a ensuite rappelé le rôle primordial qua
joué le livre dans le façonnement de lidentité
culturelle du Liban, rappelant que le secteur de lédition
au Liban alimente 50 % du marché arabe. Doù
limportance de profiter de lexpérience
accumulée dans ce domaine et de développer
ce secteur dans ses aspects technologique et juridique.
La
loi du plus faible
Laspect juridique de lédition, justement,
a été abordé lors de la première
séance du colloque dont les trois volets étaient
animés par Jean-Guy Boin, économiste,
sociologue et directeur du Bureau international de lédition
française (BIEF).
Premier à prendre la parole, Paul Otchakovsky-Laurens,
directeur des éditions POL, a alerté lassistance
sur les dangers qui menacent le secteur de lédition
et notamment la violation des droits dauteur sur
Internet. Lédition papier reste, pour lui,
le meilleur vecteur de transmission de la culture, de
la connaissance et de la pensée.
Rouhi Baalbacki, directeur général des
éditions Dar el-Ilm Lilmalayin, a disséqué
les droits de léditeur au Liban en signalant
les conventions ratifiées par le Liban. «
Plus un livre est vendu, plus lauteur et léditeur
libanais deviennent stressés. Car le succès
dune uvre allèche les pirates et
freine ainsi les éditions successives. »
Rany Joseph Sader, président du Centre de recherches
juridiques Sader éditeurs, a axé son intervention
sur les droits du livre et de lédition
au Liban, et notamment latteinte aux droits dauteur
et les problèmes de photocopie. Selon lui, 40
% des livres au Liban seraient piratés et les
tribunaux spécialisés sont dans lincapacité
de prouver la culpabilité des pirates.
Après avoir établi un parallèle
entre lédition traditionnelle (sur papier)
et lédition électronique (notamment
sur Internet), il a souligné que le Contrat dédition
était insuffisamment réglementé
au Liban, contrairement à ce qui se fait en France.
Au cours du deuxième volet du colloque, portant
le thème des « Partenariats éditoriaux
et les coéditions en France et au Liban »,
Pierre Vallaud, éditions de la Réunion
des musées nationaux (RMN), a souligné
limportance des coéditions entre deux pays,
surtout lorsque cela implique la traduction de luvre.
Cela permet une réduction du coût du livre
ainsi quune meilleure pénétration
du marché.
Rana Idriss a voulu, pour sa part, faire profiter laudience
de son expérience en tant que directrice de Dar
el-Adab, une maison dédition spécialisée
dans la publication du roman écrit et traduit
en arabe. « Il est évident que le nombre
de lecteurs arabes est en déclin aujourdhui
et ils sont de moins en moins intéressés
par la pensée française. » Elle
a ensuite cité plusieurs facteurs qui ne sont
pas intrinsèques à la position des intellectuels
français dont le déclin général
de la lecture en langue arabe, surtout concernant les
uvres de valeur littéraire et critique
de la pensée politique. La censure, la langue
anglaise qui ne cesse de prendre de lampleur,
la domination de linformation américaine
et lintérêt non négligeable
pour les auteurs dAmérique latine et de
lEurope de lEst. « Nous croyons que
la traduction du français à larabe
reprendra son essor avec lamélioration
du marché arabe du livre. Pour cela, les subventions
et les programmes daide à la traduction
des institutions françaises et arabes sont requis
».
Sami Naufal, directeur du groupe Librairie Antoine et
coéditeur Hachette/Edicef, a pour sa part donné
un bref aperçu des conditions qui ont amené
la Librairie Antoine et Hachette Edicef vers une édition
scolaire très réussie. Mais auparavant,
il a posé la question suivante : Quand y aura-t-il
une coédition ?
Par opposition par exemple à un simple achat
des droits de traduction, dadaptation, voire même
de simple licence dimpression localement ? Et
de répondre : « Une telle possibilité
existe lorsque le marché est propice ; le projet
nécessite un besoin de financement important,
doù lutilité de se mettre
à deux et il y a une possibilité évidente
de synergie : compétences distinctes de chacune
des parties. »
Une
chaîne et des liens
Dans le cadre du troisième volet intitulé
« Lorganisation de la chaîne du livre
en France et au Liban », Alain Gründ, président
du BIEF, a donné une analyse détaillée
du marché du livre en France, un marché
où lon estime à un total PVP denviron
6 milliards deuros. « Le livre représente
50 % des achats de produits culturels qui représentaient,
en 2005, 8,5 milliards deuros au total pour 685
millions dunités vendues. » Pour
simplifier les choses, disons quun Français
sur deux achète au moins un livre par an. Pour
ce marché plutôt stagnant, quelles stratégies
adopter, indépendamment des efforts de création
? M. Gründ a proposé trois solutions pour
les éditeurs, les libraires et les acteurs de
la chaîne. Pour les éditeurs, il sagirait
de cibler les opérations de promotion, notamment
la mise en avant dans les librairies, de développer
un partenariat avec les revendeurs et notamment aider
les petits libraires à surmonter leurs difficultés
et à optimiser lemploi des outils collectifs
générateurs de gains de productivité.
Pour les libraires, il leur faudrait aller à
la rencontre des clients (faire une belle librairie
ne suffit pas) ; penser à tous les usages du
livre, celui quon achète pour soi et celui
quon offre, et jouer localement un rôle
danimation culturelle. Le président du
BIEF conseille finalement à tous les acteurs
de la chaîne de valoriser le produit, de mettre
en avant les qualités du livre en étant
un outil bon marché de formation et de culture,
facile à utiliser et sa diversité qui
correspond aux besoins de chacun.
La chaîne du livre, justement, était lobjet
dune intervention détaillée de Georges
Tabet, directeur des Messageries du Moyen-Orient.
De lauteur au lecteur, la chaîne du livre
comprend 4 grandes étapes : la création
(ou lauteur et ses droits) ; lédition
; la diffusion et la distribution. Elle suppose la solidarité
entre les différents acteurs.
La création dun ouvrage et les différentes
manières dassurer et de préserver
les droits dauteur de même que les partenariats
éditoriaux ayant été traités
par ses prédécesseurs, Tabet sest
intéressé essentiellement à la
diffusion et la distribution douvrages locaux
ou français au Liban et libanais à lexport.
« Les métiers déditeur, de
diffuseur et de distributeur sont en fait identiques
dans tous les pays, a-t-il indiqué. Leur enchaînement
peut prendre des formes différentes dans un pays
donné et surtout à lexport. Il y
a plus de 300 maisons dédition au Liban
en langue arabe, mais aussi en langue étrangère.
Un grand nombre a été créé
au service des marchés arabes. Le marché
libanais nest hélas pas aussi structuré
quen France. Dépendant de sa dimension,
léditeur libanais cumule souvent les rôles
de diffuseur et de distributeur. »
Tabet a également noté quil ny
a pas à sa connaissance de diffuseurs au Liban,
mais quelques grossistes.
Concernant la distribution, Georges Tabet a précisé
quil existe deux catégories douvrages
arabes : les livres religieux et les autres (romans,
références
). Les nouveautés
ne sont pas aussi nombreuses dans la deuxième
catégorie. « Il est donc naturel que, contrairement
à ce que nous avons vu tout à lheure,
les échanges commerciaux dans le sens Liban-France
ne soient ni organisés ni subventionnés.
Il y a cependant une édition libanaise en français
ou bilingue qui mériterait dêtre
mieux diffusée », a-t-il noté avant
de conclure par des souhaits. Ainsi, à limportateur
libanais, il propose de meilleures remises (à
linstar de lédition anglo-saxonne)
et surtout « une facturation HT (hors taxes) généralisée,
un accès moins cher à linformation
professionnelle, un accès aux petits éditeurs
dans de meilleures conditions à travers le CELF
(Centre dexportation du livre français)
».
Pour lexportateur libanais, il souhaite lexistence
dun ou de plusieurs diffuseurs spécialisés
pour le livre étranger. Ainsi que, dune
manière plus généralisée,
ladoption du code-barres ; la création
dans un premier temps dun site où seraient
répertoriés tous les éditeurs libanais
et le type douvrages quils éditent
; la création dune société
groupant plusieurs éditeurs qui se chargerait
de lexport vers un pays déterminé
(type CELF) et
le patronage et laide du ministère de la
Culture pour une meilleure présence dans les
Salons internationaux.
Le
marché arabe
Pour Maroun Nehmé, directeur des éditions
Dar el-Majani et de la Librairie Orientale, «
le marché français est dune complexité
assez particulière pour les éditeurs libanais
douvrages arabes, francophones et bilingues, étant
donné la structure de ce marché et la
destructuration du marché du livre arabe
en France ». Parmi les problèmes du secteur,
M. Nehmé cite les frais dapproche exorbitants
en France. « Sil est disponible dans les
librairies moyennes et dans les grandes surfaces, le
même ouvrage est vendu à des prix très
différents, selon le taux multiplicateur de chaque
point de vente. »
En ce qui concerne les pays arabes, plusieurs moyens
de distribution sont possibles, selon M. Nehmé
: auprès des ministères de la Culture
et de lÉducation, via les foires et expositions,
dans les librairies grandes surfaces, à travers
les distributeurs traditionnels, les librairies moyennes
et le e-commerce. Mais le développement de ce
dernier est freiné par deux éléments
: la censure dans les pays arabes et les frais de transport
exorbitants pour les commandes individuelles entre le
Liban et les pays arabes.
« Dans un marché arabe très disparate,
lavantage comparatif de lédition
libanaise nest plus reconnu comme tel, a ajouté
le libraire. Loffre abondante de produits presque
identiques, linexistence de véritables
promotions, le nombre limité des lieux dexpositions
(types grandes surfaces, librairies moyennes) ne permettent
pas une pénétration durable du marché.
Le client, lecteur final, est le seul et vrai promoteur
du livre. Cest lui qui envoie des messages forts
à léditeur et non linverse.
»
« Dans la chaîne du livre, il arrive souvent
que le Liban ne joue plus que le rôle dimprimeur,
les éditeurs arabes préférant imprimer
au Liban et réexporter les tirages vers leurs
pays respectifs. Dun point de vue stratégique,
nous nous réinstallons au début de la
chaîne du livre et ne contrôlons plus le
bout. »
Comme solutions internes et externes à ces problèmes,
M. Nehmé propose des partenariats (la langue
étant la même à quelques nuances
près) en remplacement du simple rôle dexportateur.
Il invite les professionnels du livre à miser
sur les avantages comparatifs du Liban en matière
de « Knowhow », particulièrement
dans les domaines du scolaire et du parascolaire. Il
prône la création dune chaîne
de librairies (Brandname) pour soutenir le partenariat
éditorial et publier des auteurs locaux. Ainsi
que la création dune plate-forme de distribution,
regroupant un grand nombre déditeurs libanais
importants, qui deviendrait incontournable pour les
importateurs arabes.
|
| |
Arab-Art.org
, la vitrine de l'Art Arabe Un excellent répertoire d'artistes
et d'oeuvres ou le Liban est très présent On y trouve aussi
le programme des principales manifestations culturelles arabes, en France et à
l'étranger. Ce site a été méticuleusement préparé
par l' Association pour la Reconnaissance des Artistes ara bes
et de leur ART (Arab-Art.). C'est association d'artistes bénévoles
qui croient au travail associatif comme milieu naturel d'échanges artistiques.
Notre dossier-regard sur l'école de
musique Ghassan Yammine |

du 1er au 3 Décembre 2006
Le
Liban à l'honneur lors des 6èmes rencontres des écritures
de l'exil au Centre Georges Pompidou à Paris
 Hiba Kawas
chante avec Carreras à Dubaï
Cest
le 30 novembre 2006, à Dubaï, que Hiba Kawas, la cantatrice et compositrice
libanaise, se produira avec le ténor espagnol José Carreras accompagnés
par lOrchestre symphonique de Londres. Cette première, où
se croisent à la fois les deux opéras international et arabe, se
déroule dans le cadre dune grande soirée organisée
pour fêter le premier anniversaire de la création du Centre international
des finances de cet émirat. Ainsi, Kawas concrétise un long travail
entamé dans les années 90 sur lopéra traditionnel arabe,
dans sa volonté de faire fusionner lOrient et lOccident en
mettant surtout laccent sur la culture vocale arabe. À noter
à cette occasion, la présentation par Carreras et Kawas dextraits
du Fantôme de lopéra du compositeur britannique contemporain
Andrew Lloyd Weber, et cela dans une double version arabe et anglaise. Au
programme aussi, des uvres de la composition de Kawas réservées
aux poètes al-Hallaj, Ounsi el-Hajj, Houda Naamari, Nada el-Hajj, Raghida
Mahfouz et cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum, gouverneur de Dubaï.
De son côté, lOrchestre symphonique de Londres interprétera
deux uvres orchestrales signées également Hiba Kawas.

 |
Le Site officiel de l'Actualité Culturelle
par le Ministère libanais de la Culture trilingue et
dans sa version semblet-il définitive |
L'Actualité
Culturelle en France vous intéresse?
Nouveau portail
du Ministère Français de la Culture |
Le meilleur de la culture française
en ligne! |

Présence du Liban au XIème Sommet
de la Francophonie Littérature, cinéma,
philatélie
Absent politiquement, le Liban est présent
culturellement sur plusieurs fronts au sommet de Bucarest 
Plusieurs
événements littéraires et cinématographiques sont
organisés actuellement dans la capitale roumaine sous le thème «
Bucarest francophone », parallèlement aux réunions politiques
et diplomatiques qui ont lieu dans limpressionnant bâtiment du Parlement.
Le Liban participe activement à plusieurs de ces manifestations culturelles,
grâce aux efforts du ministère de la Culture, dune part, et
aux talents des Libanais, dautre part. Au centre de Bucarest, la salle
« Dalles » sest transformée, lespace dune
semaine, en un véritable carrefour international où se rencontrent
les amoureux de la langue française, à travers des expositions de
livres, des animations et des débats, invitant le visiteur à découvrir
la diversité de la création littéraire francophone. Le
Liban qui participe à cette exposition a pratiquement lun des plus
grands stands. En effet, le ministère de la Culture a envoyé pour
loccasion un grand nombre de livres et de brochures afin dy être
exposés. Leffort personnel de certains diplomates libanais à
Bucarest a également contribué au succès de ce stand. Ainsi,
lambassade sest mobilisée corps et âme, malgré
des moyens dérisoires, pour présenter le Liban à tous les
visiteurs. Le stand libanais se divise en plusieurs ailes. Lune delles
est consacrée au penseur Gibran Khalil Gibran. On y trouve même des
traductions en roumain de certains de ses ouvrages. Une partie est consacrée
à lhistoire ancienne du pays du Cèdre, alors quune autre
partie met en évidence lhistoire contemporaine du Liban, surtout
sa relation avec la France, avec une mise en relief de la francophonie libanaise.
Par ailleurs, une aile du stand expose les ouvrages décrivains libanais
dexpression française. On trouve ainsi des auteurs comme Charles
Corm, Chucri Ghanem, Amin Maalouf, Alexandre Najjar et bien dautres. Un
espace spécial a en outre été aménagé pour
la poète Nadia Tuéni. Enfin, une riche littérature jeunesse
y est présentée, ainsi quune vaste collection de brochures
touristiques. Dautre part, les organisateurs du stand présentent
une projection dimages du pays du Cèdre, intitulée Le Liban
sinvite en Roumanie. Toujours sur le plan littéraire, bien quaucun
ouvrage libanais nait été sélectionné pour lédition
2006 du prix des Cinq continents, on note la remarquable présence de Vénus
Khoury-Ghata parmi les membres du jury cette année. Sur le plan cinématographique,
le talent libanais a été mis en exergue avec la présentation
du dernier film de Philippe Aractingi, Bosta, qui fut visionné à
louverture du Festival du film francophone à Bucarest. Enfin,
le Liban est même présent à lexposition philatélique
qui a lieu au musée Sutu intitulée « La francophonie par ses
timbres ». Une collection de timbres anciens et nouveaux y est exhibée,
représentant les symboles du Liban, à savoir son cèdre et
ses montagnes enneigées. Antoine
AJOURY pour L'orient Le Jour


"Je S'appelle YASS et je viens de loin" à
partir du 20 Septembre Yasser Hachem comique d'origine libanaise se
produit actuellement sur la scène du Point Virgule. Yass est né
au sénégal et a vécu à Paris et en Côte d'Ivoire.
Son spectacle raconte son enfance africaine, parle de ses origines libanaises
et de beaucoup d'autres choses. C'est un spectacle à la fois drôle
et émouvant. Il sera de retour au Point Virgule ( Paris 4ème)
du mercredi au samedi à 22h30 à compter du 20 Septembre; il a également
été sélectionné pour participer au festival
du rire de Porto-Vecchio, en Corse, du 13 au 16 septembre).
Cliquez sur l'affiche pour + de détails, extraits
et critiques AUTRES
CRITIQUES OU RESERVATIONS
Le Point Virgule ( Théâtre
privé ~ 130 places ) 7 Rue Sainte Croix de la Bretonnerie, 75004
Paris
5 Septembre 2006 Liban Jazz, le
Festival de Jazz du Liban créé en 2004 est en exil à Paris.
Compte tenu des circonstances, l'édition 2006, prévue au mois
de septembre prochain a bien lieu, mais à Paris et prend la forme
d'un concert de solidarité pour le Liban. Les artistes les plus
en vue et les plus créatifs de la scène Jazz contemporaine
sont réunis par Liban Jazz sur la scène du Théâtre
du Rond Point, mardi 5 septembre 2006. Parmi eux, Anouar Brahem, Archie
Shepp, Romano Sclavis Texier ou encore Camille dans une formation «
blues » inédite. Tous les bénéfices du concert
seront reversés à la Croix Rouge Libanaise. Pour plus d'informations
sur l'évènement CONCERT EN BLANC, cliquez vite vers le site internet
du spectacle : www.concertenblanc.com

Relance timide mais ferme pour les galeries dart
Par Colette KHALAF
Beyrouth,
29 Août 2006-
Cest une éclipse qui a enveloppé la vie culturelle au Liban
durant plus de trente jours. Malgré les différentes épreuves
qua traversées le pays tout au long de lannée 2005,
toutes ces activités qui foisonnaient, créant un véritable
bouillon... de culture, se sont éteintes en un seul jour. Un autre
langage a pris le dessus. Maintenant que le bruit des bottes sestompe,
laissant pourtant un goût amer et un vague à lâme, lesprit
combatif (un combat dun autre ordre, cette fois) refait surface. Quid des
galeries dart ? Comment ont-elles affronté cette épreuve ?
Ont-elles de nouvelles perspectives ou des projets qui se profilent à lhorizon?
«Un pays de turbulences auxquelles il faut shabituer », commente
Aïda Cherfan, dont la galerie, installée
il y a quelques années au centre-ville, a dû fermer ses portes pendant
un mois. « Mais ce nest pas nouveau, poursuit-elle, nous sommes devenus
aguerris. Depuis plus dun an, le pays assiste à une série
dévénements qui le secouent. Dabord, des attentats puis
récemment un état de guerre, mais également, et ne loublions
pas, des réunions pour un dialogue national qui ont quand même contribué
à paralyser le centre-ville durant quelques mois. Cest dire combien
la vie culturelle au Liban est précaire et incertaine. » Malgré
ces incertitudes, la galerie na pas cessé de fonctionner dans ses
locaux à Antélias, proposant au public une exposition collective
qui regroupe des artistes libanais et étrangers. Cette exposition a déjà
déménagé au centre-ville après la déclaration
de la cessation des hostilités. «Des perspectives ? sinterroge
la galeriste. Difficile de spéculer dautant que les artistes qui
étaient prévus pour la rentrée étaient dans limpossibilité
de produire. Je demeure quand même optimiste car, dans mon bilan annuel,
le rebondissement effectué après chaque mauvaise période
parvenait à rééquilibrer le travail. On peut donc croiser
les doigts. » Une volonté à toute épreuve
Même son de cloche à la galerie Janine Rubeiz
où les toiles (en fleurs) dAmal Hamady, Edgar Mazigi et Aram Jughian
sont restées accrochées sur les cimaises malgré la fermeture
de la galerie. «Nous avons ouvert il y a deux semaines, affirme Nadine Begdache,
et nous commençons à accueillir de jeunes artistes qui nous fournissent
leurs témoignages picturaux recueillis après la guerre. Ce qui est
signe de vitalité et de bonne santé. » « Nous avons
vécu différents évènements et nous avons toujours
rebondi, poursuit-elle. Ce sera certainement plus lent cette fois, mais je prévois
que la relance se fera après septembre ou octobre (mois de ramadan où
il est prévu une autre exposition collective dartistes ). Pour novembre,
une exposition de Jamil Molaeb occupe les cimaises avec ses Belles endormies.
En attendant, la galerie ouvre ses portes comme dhabitude. Elle devient
un lieu de rencontre et de partage pour les jeunes talents qui nous confirment,
par leur présence, que nous sommes toujours là. Une résistance
culturelle ? Nest-ce pas la plus difficilephase des combats après
une guerre ?» Pour sa part, Alice Moghabghab,
dont la galerie se situe à Gemmayzé, semble déterminée
à tourner la page. Son exposition, « Lau-delà »
(et quel thème prémonitoire pour ce mois de juillet), est restée
bien accrochée malgré les bruits de lextérieur. «
Je voudrais considérer que cest une saison creuse comme chaque année,
essayer de remonter encore une fois la pente et croire en cette foi inébranlable
des Libanais ...au-delà des épreuves.» Des projets en vue
? «Pas encore, mais certainement des efforts à poursuivre pour transmettre
le message culturel.» Le mot de la fin revient certainement à
Monica Borgmann Slim, en charge du Hangar Umam D&R
lequel a vu défiler, durant lannée, des installations très
fortes, tant locales quinternationales. Installé à Haret Hreik,
en plein cur de la banlieue sud, le Hangar, dont laspect moderne tranche
avec larchitecture traditionnelle de la villa Slim située à
proximité, a été gravement touché par les derniers
bombardements. « Ce sont les fondations qui ont été endommagées
par leffondrement de limmeuble voisin. Lorsque nous sommes revenus
pour évaluer les dégâts, un paysage à limage
dApocalyse Now soffrait à nos yeux. Mais pis que cela, cest
la toiture de la villa qui a subi de lourds dégâts car elle abritait
des archives que mon mari collectionnait depuis lété
2004. » Créé en avril 2005, le Hangar était laboutissement
des travaux et recherches effectués durant des années pour remettre
à jour des documents concernant la guerre. Cest dire limportance
de ces archives. «Aujourdhui, poursuit Borgmann-Slim, nous attendons
larchitecte pour amorcer la reconstruction. Nous procéderons par
la suite à la récolte de fonds.» Sans besoin de le mentionner,
ces aides devraient être gouvernementales ou provenant de certaines institutions
allemandes, « mais nullement dun parti local», tient à
préciser Monica Borgmann Slim. Qui conclut, avec le sourire aux lèvres
: « Nous avions prévu pour septembre une exposition palestinienne.
Elle naura pas lieu. Par contre, le mois doctobre verra la réouverture
du Hangar avec une exposition purement libanaise.» Elle sera la preuve,
une fois de plus, que lhomme peut, avec son ire, raser des pierres, mais
il ne peut en aucun cas détruire une volonté. Et que si le fameux
«bouka ala el atlal» (pleurs
sur les ruines ) puise son origine dans la poésie arabe, il est certainement
banni du dictionnaire libanais. Rendez-vous donné donc en octobre
pour une nouvelle rentrée artistique et culturelle qui débutera
avec la relance des activités culturelles à partir de la ...banlieue
sud.

Exposition des arts sur lescalier Saint-Nicolas, jusquau 25 juin
Un
florilège duvres tout au long des marches...
Beyrouth, 15 Juin 2006- Désormais
intégrée au Festival touristique de Beyrouth, qui animera jusquau
25 juin les nuits de Gemmayzé, lexposition des arts sur lescalier
Saint-Nicolas nen reste pas moins le pivot central des festivités.
Après un an dabstention due aux événements de
2005, cette manifestation, qui en est à sa quatorzième édition,
revient en force. Des idées nouvelles ont été mises en place
par lAssociation de développement de Gemmayzé et un resserrage
autour de lart pur a été effectué, « pour se
rapprocher le plus possible de lesprit et de lambiance de Montmartre
», a indiqué le peintre aquarelliste Michel Rouhana, membre
du comité organisateur. Les stands dartisans, qui proliféraient
les années précédentes, ont ainsi été supprimés.
Ils ont cédé la place à des « ateliers vivants »,
mis en place tous les après-midi, au cours desquels un peintre et un sculpteur
sadonnent en direct devant le public à lélaboration
de leurs uvres. Par ailleurs, des animations musicales ponctuent, également
quotidiennement, les différents niveaux de lescalier. De la guitare
au oud, en passant par le violon (joué par Vanessa Nassar, une toute jeune
musicienne de 12 ans) et, bien entendu, laccordéon... Tout ce quil
faut de refrains connus et dairs de musette pour donner une atmosphère
bohème. Disséminées tout au long des marches qui relient
la rue Gemmayzé à la rue Sursock, les uvres de 130 artistes
sont présentées aux passants. La priorité, cette année,
a été donnée aux jeunes talents, afin de leur permettre de
bénéficier dune plate-forme dexposition gratuite. Ainsi,
soixante étudiants des beaux-arts des différentes universités
du pays (principalement lUL et lAUST) exposent, pour la toute première
fois, un florilège de toiles, certes académiques, mais dont certaines
ne manquent pas dattraits. Des uvres dartistes connus,
comme Wajih Nahlé, invité dhonneur de lADG, Rudy Rahmé,
Gulène Der Boghossian, Bernard Renno ou Michel Rouhana côtoient celles
dartistes à la renommée croissante, à linstar
dAndré Kalfayan, de Georges Mattar ou encore des sculpteurs Karin
Komati (bronzes minimalistes) et Camille Allam (éléments de
récupération). On peut également dégager de cette
exposition une nouvelle cuvée dartistes prometteurs, tels Zoha Nassif
et ses peintures animalières, Karine Gabriel et ses paysages maritimes
à lancienne, Marie-Joe Reaidy et ses mixed-médias, Jihane
Nasr et ses tableaux aux couleurs éclatantes, ou encore le plus jeune peintre
du Liban, Rudy Maroun Kazzi, tout juste 11 ans et déjà un pinceau
sûr ! La liste est loin dêtre exhaustive. Pour vous faire
une meilleure idée, un conseil : allez faire la montée et la
descente des marches de lescalier de Gemmayzé. Vous y conjuguerez
amour de lart et du sport... Correspondance
de Zena Zelzal

Le «Répertoire des organismes culturels au Liban»
Commandité par lAssociation
libanaise pour le développement du mécénat culturel,
le Répertoire 2005 des organismes culturels au Liban est déjà
à la disposition des personnes intéressées par les diverses
activités culturelles qui se déroulent au Liban. Outil de travail
efficace, louvrage permet de mieux connaître lensemble du monde
culturel et artistique. Il présente les données les plus complètes
concernant près de 700 organismes recensés auparavant par lAgenda
culturel. Dix chapitres au total, allant du patrimoine culturel (associations,
fondations et musées) jusquaux annexes, en passant par des titres
comme «Arts visuels», «Arts de la scène», «Festivals»
ainsi que les «Centres culturels» et les «Universités».
Une base de données presque complète, qui renseigne sur la création
de ces organismes, leur fonctionnement ainsi que sur leurs coordonnées.
Presque complète, parce que lAssociation libanaise pour le développement
du mécénat culturel reconnaît que le travail de recensement
(qui a nécessité un an) est encore incomplet. Des omissions ou des
corrections figureront dans une seconde édition, à paraître
bientôt.
|
«Le
génie, comme le cèdre du Liban, pousse sur les cimes, il grandit et se renforce
dans la tempête et non dans les bas-fonds.» Mariano
José de Larra
Huit auteurs francophones en résidence d'artistes à Beyrouth
durant l'Automne 2005 |

1ère
quinzaine d'avril 2006 Colloque international organisé
par la Faculté des Lettres de lUSEK « Gébran Khalil
GIBRAN (10 avril 1931-10 avril 2006) » |

Selon Joseph Aoun, le phénomène de mondialisation et la transformation démographique
des villes qui se sont accentués durant les dernières années font en sorte que
tout personne, quelque soit son secteur d'activité, aura à gérer des différences
culturelles de plus en plus complexes. Toute communication multiculturelle exigera
donc une démarche de plus en plus ordonnée. Dans un monde de plus en plus interconnecté
et une clientèle de plus en plus diversifiée culturellement où la gestion de la
diversité | |