Actualité
et Biographie de
Gebran Khalil Gibran

Balade à Bécharré,
vallée de la Qadisha,
région de l'Ecrivain
et Poète Libanais auteur du " Prophète "

2008 sera l'année du Prophète à l'occasion
du 125ème
anniversaire de la naissance de Khalil Gibran
>>> lire

En librairie à partir du 9 Mai 2007
Le dictionnaire de l'oeuvre
de Khalil Gibran aux éditions Dervy
Si le petit livre Le Prophète, chef-d'uvre
de Gibran, est cet Arbre géant qui cache derrière
lui toute la forêt de la pensée de son auteur,
ce dictionnaire se veut être une invitation à
un survol de cette forêt avec tout ce qu'elle contient
comme arbres et arbrisseaux, brins d'herbes et fleurs,
bestiaux et rivières qui s'incarnent dans des aphorismes
ou des poèmes ailés, dans des paraboles
ou des contes ruisselants, dans des rais embaumés
ou des tirades stridentes.
Cette anthologie mise en dictionnaire, puise dans l'ensemble
des uvres de Khalil Gibran publiés en langues
arabe et anglaise de son vivant ainsi que dans ses uvres
posthumes auxquelles s'ajoutent ses articles dans la presse
levantine et américaine et ses multiples correspondances
ainsi que ses conversations rapportées et ses manuscrits
inédits.
Elle se décompose en plus de 400 mots clés
distincts qui s'égrainent sur plus de 600 articles.
Cette sélection de grands thèmes évocateurs
constitue la fine fleur de ses écrits. Il a pour
but d'offrir à tout intéressé une
connaissance panoramique de la pensée de Khalil
Gibran avec un accès pratique, suivant un ordre
alphabétique.
" Je suis venu dire un seul mot ", disait Gibran.
Ce dictionnaire voudrait en reconstituer les multiples
échos à travers son chapelet de mots clés
qui brûlent de rendre hommage à l'amour et
à la beauté qui nous fondent.

Avant-propos
Je
suis venu dire un seul mot, et je le dirai. Mais si la
mort me rappelle avant que je le prononce, alors c'est
l'avenir qui le dira. Car demain ne laissera aucun secret
enfoui dans le livre de l'éternité.
Je suis venu afin de vivre dans la gloire de l'amour et
la lumière de la beauté. Me voici vivant,
et les gens sont incapables de m'ôter la vie. S'ils
me crèvent les yeux, j'éprouverai de la
joie en écoutant les chants de l'amour et les mélodies
de la beauté. Et s'ils me bouchent les oreilles,
j'éprouverai du plaisir en touchant l'éther
où se mêlent les soupirs des amoureux avec
la fragrance de la beauté. Et enfin s'ils me bâillonnent,
je vivrai avec mon âme, car l'âme est la fille
de l'amour et de la beauté.
Je suis venu afin d'être pour tous et avec tout
le monde. Et ce qu'aujourd'hui j'accomplis dans la solitude,
demain la multitude s'en fera l'écho. Ce que dit
aujourd'hui ma langue toute seule, sera dit demain par
des milliers de langues.
Khalil
Gibran
Préface
KHALIL
GIBRAN
L'ORIENT DE L'OCCIDENT
Si
le feu pape Jean-Paul II a dit, lors de sa visite au Liban,
que celui-ci est " plus qu'un pays, c'est un message
", Khalil Gibran en est l'un des plus prestigieux
porteur, porteur d'un message aussi bien adogmatique que
métareligieux, autant patriotique que citoyen du
monde.
" L'Orient est Orient et l'Occident est Occident,
jamais ils ne se rencontreront ", écrivait
Rudyard Kipling. Cette sombre prophétie se voit
être désormais réfutée devant
ce porteur de plume et de pinceau, au service du verbe
et de l'icône, en perpétuel mouvement pendulaire
entre Orient et Occident, n'appartenant ni entièrement
à l'un ni entièrement à l'autre,
qu'est Gibran.
Au moyen d'une fine ouïe que lui inspirait l'Orient
et d'une subtile vision que lui illuminait l'Occident,
ce poète-peintre a été un bâtisseur
de pont entre l'Orient - autel du verbe, et l'Occident
- trône de l'icône. Il est un des symboles
réconciliateurs dans ce choc des ignorances que
sévit le monde actuel, entre un Orient qui semble
avoir perdu une oreille et un Occident, un il.
Khalil Gibran est l'un des pères de l'" Occidorient
", l'homme de l'autre " mondialisation ",
celle-là même qui prône l'unification
du monde fondée sur l'équilibre dans les
attentes du cur et du mental, celles de la foi et
de la logique, et enfin sur la concorde entre les valeurs
spirituelles et les exigences technologiques modernes
dans le respect de la nature. Cette autre " mondialisation
" qui prêche une mystique raisonnée
d'une bible ni religieuse ni laïque dont le temple
est la Vie au quotidien et l'autel, l'Intelligence du
Cur.
Si
le petit livre Le Prophète, chef-d'uvre de
Gibran, est cet Arbre géant qui cache derrière
lui toute la forêt de la pensée de son auteur,
ce dictionnaire se veut être une invitation à
un survol de cette forêt avec tout ce qu'elle contient
comme arbres et arbrisseaux, brins d'herbes et fleurs,
bestiaux et rivières qui s'incarnent dans des aphorismes
ou des poèmes ailés, dans des paraboles
ou des contes ruisselants, dans des rais embaumés
ou des tirades stridentes.
Cette anthologie mise en dictionnaire, puise dans l'ensemble
des uvres de Khalil Gibran publiés en langues
arabe et anglaise de son vivant ainsi que dans ses uvres
posthumes auxquelles s'ajoutent ses articles dans la presse
levantine et américaine et ses multiples correspondances
ainsi que ses conversations rapportées et ses manuscrits
inédits.
Elle se décompose en plus de 400 mots clés
distincts qui s'égrainent sur plus de 600 articles.
Cette sélection de grands thèmes évocateurs
constitue la fine fleur de ses écrits. Il a pour
but d'offrir à tout intéressé une
connaissance panoramique de la pensée de Khalil
Gibran avec un accès pratique, suivant un ordre
alphabétique.
À
la sortie de son premier livre en anglais, le New York
Evening Post titra : " C'est la voix et le génie
du peuple arabe. " Presque un siècle plus
tard, Gibran se révèle toujours incompris
dans le Monde arabe mais en Occident, on aime à
le découvrir, à le redécouvrir et
surtout à l'offrir. N'avait-il pas dit : "
Mon cur deviendra-t-il un arbre gorgé de
fruits afin de pouvoir les cueillir et vous en offrir
? "
" Je suis venu dire un seul mot ", disait Gibran.
Ce dictionnaire voudrait en reconstituer les multiples
échos à travers son chapelet de mots clés
qui brûlent de rendre hommage à l'amour et
à la beauté qui nous fondent.
Jean-Pierre
Dahdah
Autour de Gibran, 2
ouvrages à lire:
Kahlil Gibran, "un trésor spirituel"
et "les 7 cités de l'amour"

En librairie depuis le 5 Octobre 2006
Les oeuvres complètes de
Khalil Gibran


Septembre 2006
Le Théâtre
de la quatrième voie présente son spectacle
« LE PROPHETE »
de Khalil GIBRAN
Ecrit
en anglais, le Prophète est une uvre poétique
faite d'aphorismes et de sagesses, livrés par un
prophète sur le point de partir en exil. Aux grandes
questions de la vie, celui-ci livre à son peuple
des réponses simples et pénétrantes.
Des thèmes universels sont abordés, mais
le fil conducteur reste l'amour.
Ainsi est-il dit sur le mariage :
«
Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas
à la même coupe. »
C'est ainsi que Le Prophète est parfois lu
à l'occasion de mariages, essentiellement aux États-Unis.
A côté des grandes questions de la vie pratique,
comme le mariage ou les enfants, le lecteur a l'occasion
de lire des sapiences sur la connaissance de soi et sur
la religion, conçue ici comme universelle. Ainsi,
ce qui a fait le succès du Prophète est
son universalisme, apte à en faire le livre de
chevet de tout un chacun, emportant l'adhésion
par de grandes valeurs comme la liberté, l'amour,
le respect de l'autre. En cela, le Prophète est
un écrit totalement humaniste.
Durée du spectacle : 1h20
Les textes extraits de luvre « Le Prophète
» sont portés
par un chur de cinq comédiennes et un comédien-récitant,
Farid Chopel, accompagnés dun musicien.
Mise en scène : Elias Tabet
Assistante à la mise en scène : Daphné
Piquet
Traduction : Jean-pierre Dahdah
Musique : Samir Tahar - Ney, Oûd, Quanoun
Avec : le récitant:Farid Chopel
et le choeur: Cresson Marie-Aline, Deniset Millie,
Dutilleul Margot, Hervé France, Roda Alicia.
Tarif : 10 euros. Réservation : 06 23 84 44 11
(ou par mail)
Contact :
Théâtre de la Quatrième Voie
5 bis rue Duranti
75011 Paris
Mail : pandrata@yahoo.fr
PROGRAMME COMPLET
DES REPRESENTATIONS:
Septembre
Les 8 et 9 Septembre - Chapelle Ste- Marguerite (11ème)
20h30 : 36 rue saint bernard, métro Charonne.
Le 12 Septembre - Eglise Sainte-Anne de la butte aux cailles
(13ème)
20h30 : 186 rue de Tolbiac, m°Place dItalie.
Les 15 et 16 Septembre -Chapelle de lépiphanie
(7ème)
20h : 128 rue du Bac, m°Sèvres Babylone
Les 19, 20,21, 22 Septembre - Centre culturel luthérien-
Eglise des Billettes (4ème)
21h: 24 rue des archives, m°Hôtel de ville.
Les 29 ,30 Septembre - Eglise notre-dame de la Croix (20ème)
20h30 : Place Maurice Chevalier, m° Ménilmontant.
Octobre
Le 03 Octobre - Eglise St Ambroise (11ème)
20h30 : 2 rue St-Ambroise, m° Saint-Ambroise.
Les 06 et 07 Octobre - Eglise St-Laurent (10ème)
20h30 : 19 rue du fbg St-Martin, m° Gare de lEst.

1ère
quinzaine d'avril 2006
Colloque international organisé
par la Faculté des Lettres de lUSEK «
Gébran Khalil GEBRAN (10 avril 1931-10 avril 2006)
»
"
Une vie, une oeuvre ":
Retour
sur l'émission de France Culture consacrée
à Gibran en Avril 2005
|
Le
site-web official du comité national Gibran

|
"Son
nom et son oeuvre font partie de l’héritage culturel de chaque Libanais,
au même titre que les Cèdres Millénaires à l’ombre desquels il repose
aujourd’hui."
Bcharré
dans la haute vallée de la Qadisha vu dans le site
"Khalil Gibran et les poètes du Sacré"
L'Actu
autour de Gibran
  
Août
2005
«Gibran
et le prophète» d’Oussama Rahbani,
au Festival de Byblos à
partir du lundi 22 août
Quand la poésie, l’inspiration et la musique deviennent spectacle…
Une
comédie musicale sur un texte de Mansour Rahbani, une musique
de Oussama Rahbani et une mise en scène de Marwan Rahbani.

Mansour Rahbani
|
Gibran magnifié par
les Rahbani au Festival de Byblos
Photo
Wissam Moussa
|
Quand
le verbe devient spectacle… Genèse et présentation du Prophète,
l’œuvre culte de Gibran, par Oussama Rahbani qui signe là une
vibrante partition musicale sur un livret de Mansour Rahbani,
mêlant fiction et réalité avec des pointes d’ironie et des piques
politiques.
Le poète de Bécharré vit dans les tourmentes de la création. Danse,
musique, verbe sonore (notre photo) ont rendez-vous avec les vagues
de la mer et un public nombreux venu écouter le dire poétique
du maître d’Orphelese. Mise en scène spectaculaire par Oussama
Rahbani pour un verbe pourtant tout en romantisme, éthéré et lumineux.
Une fois de plus, la littérature, la musique, une trame prestement
enlevée et les chatoiements d’un spectacle très «musical» font
bon ménage chez le clan Rahbani. Après le succès d’al-Moutanabbi
et Les derniers jours de Socrate, usant probablement des mêmes
ingrédients d’inspiration et de scène, voilà le tour de Gibran
de passer sous les feux de la rampe pour la clôture du Festival
de Byblos édition 2005. Une pièce musicale où l’auteur des
Ailes brisées croise Le prophète. Et pourquoi pas? Volonté sans
nul doute de la part des Rahbani de s’attaquer à un monument de
la littérature nationale et internationale sous une forme inédite.
Bien ambitieux est ce projet de faire fusionner poésie, philosophie
et inspiration, sans paillettes, plumes, strass et falbalas, dans
un «musical». Qui ne connaît pas l’ouvrage du Prophète de Gibran?
Somptueuse prose postnietzschéenne en arabe, teintée de mysticisme,
englobant, dans un dire poétique et philosophique à la fois, les
aspirations les plus secrètes et les plus profondes de l’être
humain. Ouvrage hautement déclamatoire (par conséquent se prêtant
aisément à l’emphase du théâtre) et bible du savoir-vivre dans
la cité. À la fois symbole et réalité d’une ville mythique où
tout serait possible dans un sens où l’élévation l’emporte sur
le sordide de la réalité. Le navire a accosté. Al-Moustapha lance
son discours avant de partir d’Orphalèse qui dessine sur l’horizon
ses contours d’imprenable médina. Un peu en retrait, la grande
prêtresse al-Mitra, avec la foule agglutinée sur les rivages sablonneux,
prête une oreille attentive au vent qui dissémine les doctes et
sages paroles au creux des vagues qui caressent la côte. En bref,
une vraie toile gibranienne dans son architecture incantatoire,
mélancolique, mais où l’espoir n’est guère exclu.
«Le
prophète»: un livre culte…
Livre culte que celui du Prophète, livre qui a été traduit dans
toutes les langues du monde (plus de quarante langues, dont plusieurs
versions en français!) et que les intellectuels, arabes ou occidentaux,
tiennent comme un ouvrage de référence. Sur plus d’un plan, aussi
bien littéraire que philosophique. Gibran a porté cet ouvrage
plus de vingt ans avant de le coucher définitivement noir sur
blanc. C’est cette genèse et cette gestation que tente de raconter
un peu le spectacle dramatique des Rahbani où l’homme, le poète
et le philosophe tentent de faire surgir de l’ombre la voix et
le profil du prophète. Dualité qui se «love» parfaitement dans
un spectacle en grande pompe, recourant à tous les subterfuges
de la scène, dans le cadre majestueux et millénaire de Byblos.
Pour cette entreprise colossale, un peu péplum des planches, plus
d’une centaine d’acteurs, de comparses et de figurants. En tête
de peloton, on cite volontiers les noms de Ghassan Saliba, Rafic
Ali Ahmed, Julia Kassar et bien d’autres. Signée sur le plan musical
par Oussama Rahbani (qui a toujours eu la fascination des grands
thèmes éthérés: qu’on se rappelle Et il ressuscita le troisième
jour!), cette œuvre a pour librettiste Mansour Rahbani. La mise
en scène porte la griffe de Marwan Rahbani. Pour le décor, on
a fait appel à Agnès Treplin, déjà complice des Rahbani dans Et
il ressuscita au troisième jour. Prévu initialement pour le 17
août, Gibran et le prophète a été reporté au lundi 22 août, et
sera aussi donné aussi les 23, 24 et 25 août courant. Oyez, oyez,
bonnes gens d’Orphalèse, al-Moustapha, chantre de la vie, brise
les chaînes du silence et apporte, avec la houle du vent, un air
de liberté.
Par
Edgar Davidian pour L'Orient-LeJour

Le «Gibran» des Rahbani
entre réalité et fantaisie
Par Alexandre Najjar*,
auteur de Gibran (Pygmalion, 2002)
Le
Gibran et le Prophète des Rahbani vient de connaître un franc
succès malgré la crise économique et l’insécurité ambiante. Le
Festival de Byblos a gagné son pari : il a réussi à réunir autour
de Gibran des milliers de spectateurs, réaffirmant ainsi l’intérêt
que suscite encore cet artiste complet auprès de ses compatriotes,
soixante-quinze ans après sa mort. Quel jugement porter sur ce
spectacle ? Une interprétation très juste de Rafic Ali Ahmed qui
campe un Gibran tourmenté et humain, déchiré entre sa volonté
d’une purification intérieure héritée du soufisme et ce qu’il
appelle « les envies de la vie », une chorégraphie dynamique,
une mise en scène élaborée, une Amani es-Souessi aérienne, une
évocation pittoresque – et véridique – des virées de l’écrivain
à Cahoonzie avec ses amis du Cénacle de la plume, une lecture
perspicace du Prophète, des rapports intéressants entre l’écrivain
et ses propres personnages – un peu comme dans La Rose pourpre
du Caire de Woody Allen –, des costumes admirables, des chansons
souvent percutantes… autant d’éléments à mettre au crédit de Gibran
et le Prophète.
Ce qui, en revanche, déconcerte dans ce spectacle, c’est, à côté
de certaines allusions politiques déplacées, la représentation
fantaisiste et caricaturale de Mikhaïl Neaïmeh et d’Alfred A.
Knopf, transformés en bouffons pour les besoins de la cause, le
théâtre rahbanien exigeant traditionnellement la présence de figures
burlesques susceptibles d’amuser la galerie. Or, « Micha », esprit
vif et profond, n’était nullement cet écrivain excité et ringard
qu’on découvre sur scène. Et Alfred Knopf n’avait rien d’un clown
: « Plus je vois Alfred Knopf, plus je l’aime. Il est jeune et
a un œil qui sait voir la beauté. Même s’il n’est pas philanthrope,
il est honnête», disait Gibran à propos de son éditeur new-yorkais.
L’auteur de la pièce aurait dû manifester un peu plus de respect
à l’égard de cet être qui eut le courage de donner sa chance au
fils de Bécharré. Un Fred Holland Day, photographe excentrique
et mentor de Gibran à ses débuts, aurait peut-être mieux fait
l’affaire… Enfin, contrairement à ce qui est dit dans la pièce,
l’amante cachée de Gibran, Gertrude Barrie, était pianiste, et
rien ne permet d’affirmer qu’elle posait pour lui au même titre
que d’autres égéries comme Emilie Michel, Charlotte Teller ou
Mariita Lawson…
En dépit de ces légères imperfections, il reste que le spectacle
des Rahbani fait honneur aux comédies musicales libanaises. Il
illustre bien la vitalité de nos artistes en dépit d’une conjoncture
difficile (mais l’art est aussi une réponse au crime !), et nous
montre, une fois de plus, la grandeur de Gibran, messager de paix
et d’espoir dans ce monde déréglé… .

11 Janvier
2004
La vie et l’œuvre de Gibran, mises en scène
par Michel el-Achkar
au palais de l’Unesco

L’American University College of Science and Technology a proclamé
2005 « l’année Gibran Khalil Gibran ». À cette occasion, une pièce
de théâtre intitulée A Child of Life, de l’auteur, metteur en
scène et acteur Michel el-Achkar, se jouera le mardi 11 janvier
à 19h30, au palais de l’Unesco. Cette pièce en deux actes retrace
les événements importants qui ont marqué la vie de l’auteur du
Prophète. El-Achkar a passé dix ans à faire des recherches sur
Gibran, écrivant au fur et à mesure ce monodrame qui a été présenté
pour la première fois en 1999 à l’Université de Maryland à l’occasion
du premier congrès international sur Gibran. La pièce a ensuite
fait le tour des States, avant d’être à l’affiche du théâtre de
Kensington (Grande-Bretagne) en 2000 et de faire partie de la
sélection du Festival de Jarach en 2004. Michel el-Achkar, installé
à Boston depuis une vingtaine d’années, avait joué durant son
enfance à Beyrouth dans plusieurs productions théâtrales et un
long-métrage égyptien. Durant ses études d’ingénierie, il n’a
pas délaissé sa passion pour les planches, perfectionnant son
jeu au studio Jenny Lindheim, dans le Massachusetts.
Réservations : 03/698688 ou 01/203921.
Le
Jardin et Mémorial Khalil Gibran, inauguré le 31 Mars 2001,
au nouveau Centre-Ville de Beyrouth, face au batiment des Nations
Unies
|
|
Automne
2004:
Khalil Gibran inspire la musique
electro-orientale...
|
Parution
le 4 Octobre 2004
aux Editions Dervy
Nouvelle édition originale pour le
"Jardin du Prophète"
|

Noura
Mezze Lounge
Distribué dès le mois d'Octobre dans les plus
grands réseaux de distribution musicale en France puis
au Liban et bien entendu dans le réseau des restaurants
Noura.
Associer Musique Electronique inspirée d'Orient, des
textes du Prophète de K.Gibran et quelques recettes de
cuisine était un pari plutôt osé; l'ensemble
est réussi et semble promis à un beau succès...
Voilà assurément une bonne idée de cadeau!
Pour plus de détails et gagner
des CDs cliquez sur la pochette!
|
Le Jardin du
Prophète est paru pour la première fois en 1933. Complétant Le
Prophète, cet ouvrage met particulièrement l’accent sur la parenté
de l’homme avec l’univers ; il nous décrit comment les petites
et grandes choses de ce monde sont reliées les unes aux autres
: la rosée et l’océan, le soleil et les lucioles…
Présenté par Jean-Pierre Dahdah, traducteur de Gibran et
libanais comme lui, cet ouvrage est une méditation poétique, entre
la terre et les nuages, sur le sens de la vie, reliée au Cosmos.
La sagesse intemporelle et universelle du message de Gibran est
illustrée par Lassaâd Métoui, calligraphe d’origine tunisienne,
qui mieux que tout autre, a su, grâce à sa palette chatoyante,
donner saveur et vie à la langue immémoriale du poète philosophe.
THEME : spiritualité
FORMAT : 12.5 x 22 cms
PAGES : 180 Réf ISBN : 2-84454-295-6
PRIX : 19 €
|
Depuis
le 7 Mai 2004 en librairie
en format de poche - 12 Euros
Partagez la vie de Khalil Gibran
de Bcharré à New-York
en passant par Beyrouth, Boston et Paris
|
Khalil Gibran
par Jean-Pierre Dahdah
Sous-titrée "la
vie inspirée de l'auteur du Prophète", voici
donc la biographie de Khalil Gibran enfin à la portée
de tous, en format de livre de poche.
Considéré comme un livre de chevet et un compagnon
par des millions de lecteurs dans le monde, "le Prophète"
connait un succès inégalé et continu depuis
sa parution en 1923!
A quelle source secrète de son âme
l'auteur a t-il puisé pendant une trentaine d'années
pour produire un tel livre de morale vivante et adogmatique, porté
par un souffle magique? Comment ce fils de berger maronite, accusé
d'hérétique au seuil de sa carrière littéraire,
devint-il non seulement un auteur majeur, mais aussi un peintre
reconnu aux Etats-Unis et un éditorialiste écouté
dans la presse arabe? Nul autre que JP Dahdah, chercheur associé
au CNRS à Aix en Provence, traducteur de Gibran depuis
plus de quinze ans et libanais comme lui, ne pouvait nous faire
découvrir les visages intimes de ce voyageur amoureux qui
fut le confident des plus grands artistes de son temps et marqua
le début du XXè siècle du sceau de sa lucidité
et da sa poésie vivifiante.
Voilà assurément une excellente nourriture spirituelle
à l'aube de l'été pour bronzer inspiré
ou que vous soyez...
Collection
Espaces libres
Editions Albin Michel
|
Mille et Une Nuits La
Petite Collection
|
Khalil Gibran, Mon
Liban , préface de Richard Millet
En 1902, Khalil Gibran s'exile
définitivement de son pays, en principe autonome, mais de fait
toujours sous le joug de la Sublime Porte. Dès les premières insurrections
en Orient, avant la Grande Guerre, il nourrit des espoirs nationalistes,
appelle à la révolution et n'hésite pas à sen prendre à l'élite
levantine qui, après ses compromissions avec le régime ottoman,
s'apprête à accepter le partage de l'Orient entre les puissances
anglaise et française... Il ne cessera de rêver la liberté du
Liban, tout en s'inquiétant de son devenir, dans ces poèmes polémiques,
écrits entre 1911 et 1922. Impuissant prophète, Gibran vit s'évanouir
l'idée d'un « Liban neuf et idéalisé » auquel il croyait.
|
GibranVision,
le projet de film-documentaire sur Gibran
"
the Gibran film project"
...Retour...
Musique classique et Opéra du
24 Mars au 20 Juin 2004
à la CRYPTE DE L'EGLISE ST SULPICE
33, rue Saint-Sulpice 75006 PARIS
Votre réservation ici avec la FNAC
Librement adapté de l'oeuvre de Khalil GIBRAN.
Adaptation, mise en scène et musique: Francesco AGNELLO.
Comédien: Michel LE ROYER, voix-off: Michael LONSDALE.
>>> Voir
tout le dossier de presse
Il y a toujours des livres qui semblent échapper à toute échelle
de valeurs ; des livres qui vivent et souvent nous enseignent
ce que les sciences et les doctrines traditionnelles ne savent
pas, ne peuvent ou ne veulent pas voir. "Le Prophète" de Khalil
Gibran est un de ceux-là.
|
Conférence
le 13 Avril 2004 à l'Espace SD
de Beyrouth à 18h
"Nouvelles
révélations sur Gibran"
par Mr Hareth Boustany
|

A
l'aube de 2004, LibanVision souscrivait volontiers au joli plaidoyer
publié par Mme Maria Chakhtoura sous le thème:
Gebran, le prophète oublié
Qui rendra à Gebran
Khalil Gebran son universalité ?

Qui délivrera le souvenir du père du Prophète des méandres de
la politique de clocher qui commande chaque élection d’un comité
dit national ? Un comité Gebran Khalil Gebran élu, à l’instar
de leur conseil municipal, par tous les habitants de Bécharré.
À chaque famille son quota, et à chaque courant politique ses
représentants. Gebran, propriété ou prisonnier d’une région
du Liban lorsque le monde est devenu un grand village... C’est
à la fois drôle et triste. Choquant. Même s’il faut remercier
les Bécharriotes qui, au plus fort de la guerre, ont su cacher,
pour mieux la protéger des pillards et des envieux, l’œuvre
existant au musée du village. Tout aussi surprenant est d’inviter
les gens à découvrir son œuvre picturale sur les murs d’une
institution bancaire. Des toiles qui, naturellement, auraient
dû trouver leur place au Musée national par exemple, ou au Musée
Sursock. Un buste placé dans un petit square, même si c’est
au centre-ville ; un hommage rendu dans une petite salle ; l’exposition
de l’œuvre picturale dans une banque, le tout organisé par un
petit comité qui, malgré ses ambitions, n’a pas les moyens de
mieux faire. Ces mini-activités pour ce géant universel traduit
dans plus de 40 langues et adulé dans autant de pays déçoivent
chaque Libanais fier de ce patrimoine universel. L’État, on
le sait, ne s’intéresse qu’à ses petitesses, la culture pour
lui étant un vague concept, sans rentabilité. Ça, on le sait.
Reste l’initiative privée. Elle a réussi à maintenir le nom
du Liban sur la carte du monde lorsque tous le croyaient moribond.
Elle a sauvé le Muséee national, développé le Musée Sursock,
donné au public la bibliothèque de Farès Zoghbi, créé des fondations
qui s’investissent à fond pour promouvoir le patrimoine culturel
du pays du Cèdre, en souvenir de nos grands. La Fondation Nadia
Tuéni en est un exemple... Une fois de plus, cette intiative
privée qui sait, qui peut et qui agit est appelée urgemment
à prendre en main un nouveau projet : rendre à Gebran son dû.

Maria CHAKHTOURA- 29 Décembre 2003
Khalil
Gibran, acteur de la littérature arabo-américaine
du XXème siècle,
par Elmaz Abinader
|

Le village de Bcharré,
au coeur de la vallée sainte de la Qadisha et de la haute montagne
libanaise qui inspira Gébran Khalil Gibran
Le Prophète
Livre de chevet des Libanais, ouvrage
de référence d'un public international toujours plus nombreux, Amin
Maalouf le qualifie de "Livre de sagesse". Le Prophète est en fait le
premier volet d’une trilogie inachevée que Gibran Khalil Gibran voulait
consacrer à l’homme et ses rapports avec son milieu: rapports des hommes
avec leurs semblables dans Le Prophète, des hommes avec la nature dans
Le Jardin du Prophète et enfin des hommes avec Dieu dans un dernier
ouvrage qu’il mourra sans avoir composé. Al Mustapha, "l'élu", le prophète,
vient de passer douze années en exil dans la ville d'Orphalese lorsqu'il
voit accoster le navire qui doit le ramener chez lui. Brûlant du désir
de revoir enfin sa terre et les siens, il ressent soudain toute l’amertume
de quitter le lieu de sa solitude. "J’ai dispersé trop de fragments
de l’esprit dans ces rues", dit-il "et je ne puis m’en détacher sans
oppression et sans douleur". Descendant de la colline et approchant
de la ville, il constate que tous les habitants sont réunis et l’attendent.
Qu’a-t-il donc à offrir à ces gens qui le prient de rester, lui qui
ne possède rien d’autre que ses silences? S’avance Al Mitra, la voyante,
qui l’invite, avant de partir, à faire don d’un peu de sa sagesse au
peuple d’Orphalese. Se succèdent alors vingt-six chapîtres dont le déroulement
suit celui de l’existence humaine. De l’Amour à la Mort, sentiments
et réalités sont décryptés dans un doux mélange de sérénité et de lucidité.
Œuvre d’un homme partagé entre Orient et Occident, installé à New York
et rêvant de Liban, Jubran fait de son Prophète un véritable plaidoyer
pour l’humanisme, une leçon de pouvoir-être et de savoir-exister.
Et lorsque cet homme de la fin du XIXe
siècle nous parle de la Joie et de la Tristesse, c’est pour nous dire
que notre "joie est [notre] tristesse sans masque"; lorsqu’il aborde
l’Amitié, c’est pour nous demander "A quoi bon votre ami, si vous le
cherchez afin de tuer le temps?" et de répondre "cherchez-le toujours
pour les heures vivantes. Car il lui appartient de combler votre besoin,
mais non votre vide". Lorsqu’il évoque la Beauté, il en fait "l’éternité
se contemplant dans un miroir". Le Prophète est un moment de cette éternité,
le reflet du miroir de l’âme humaine. L’histoire de Gibran Khalil Gibran
est celle d’un homme dual, d’un moderne mystique, l’âme ancrée à une
rive lointaine et le cœur arrimé à sa terre d’accueil. Il nous livre,
à travers son œuvre, l’âme poétique de l’Orient.

Décembre 2003
Exposition Gebrane à l’Intercontinental
Bank of Lebanon


Le
mardi 22 avril 2003 à 18 heures précises
A l'occasion de la Journée Nationale
de la Lecture
En partenariat avec le Ministère de la Culture et du Comité
National Gibran:
Inauguration de l'exposition Gibran
La bibliothèque personnelle de Gibran
Khalil Gibran est exposée au grand public pour la première fois
depuis 1934 (maquette en grandeur nature) ainsi qu'une exposition
de peinture de l'auteur du Prophète.
Bibliothèque Publique Municipale Association
ASSABIL
Immeuble des ambulanciers Bachoura, BEYROUTH Tél 01-667701 /
02
e mail: assabil@lb.refer.org
|


Quelques sites sur
Gebran Khalil Gebran,
sa vie, son oeuvre et sa Biographie


Pour commencer,
une Biographie claire?
Khalil
Gibran,
textes ,citations et biographie
sur ce site particulièremet esthétique
Khalil
Gibran au Musée Sursock,
une belle page de la revue du
Liban consacrée à une exposition sur les
peintures d'un des Libanais les plus célèbres
et universel du 20ème siècle.
Khalil
Gibran,
un autre site personnel très
complet pour tout savoir sur le célèbre
artiste libanais contemporain multi-talentueux puisqu'à
la fois, peintre, poète et romancier.
Le
Prophète
,
la partie du site exclusivement
dédiée à l'oeuvre culte de K.Gibran.
Le
Prophète en Francais,
une bonne partie de l'oeuvre en version originale sur
le Net.
Gibran
vu du Québec...
et très bien vu par l'auteur
passionné de ce très joli site!
Quelques
Morceaux choisis...
Original:
Le site ASTROMEDIA,
centré sur l'Actualité
de Astrologique Francophone consacre une section à
Khalil
Gibran
En Anglais:
Kahlil
Gibran
|

Auteur à
Connaitre:
Jean-Pierre
Dahdah
Il
s'agit du principal traducteur francophone des textes
de Khalil Gibran, auteur de plusieurs biographies entre
1993 et 1996, chez Albin Michel puis aux Editions du Rocher.
Cette couverture de la première
biographie écrite par JP Dahdah suscita quelques
polémiques suite à la malencontreuse confusion
pouvant être faite avec le portrait d'Edmond Rostand.
L'auteur n'y était evidemment pour rien et dix
ans après cette péripétie dont il
se serait bien passée, surtout au Liban...,
une nouvelle biographie paraitra d'ici l'été
2004 chez Albin Michel, en format de poche, dans la collection
"Espaces libres" et sous le titre: Khalil Gibran
par JP Dahdah, la vie inspirée de l'auteur.
Il s'agira cette fois d'une version plus épurée,
à la portée du plus grand nombre et accessible
à toutes les bourses
(aux environs de 14 Euros).
Une bonne façon pour l'éditeur de se racheter
et pour le lecteur de revenir se plonger dans la dimension
du personnage dont l'auteur a fait son centre d'intérêt
et de recherche principal, avec toute la profondeur et
la loyauté de Khalil Gibran.
Du même auteur, dans la collection
spiritualités vivantes
chez Albin Michel
|

Biographie Express
Gibran Khalil Gibran
naît en 1883 dans la ville aux toits rouges de Bcharré,
au sommet de la vallée de la Quadicha qui le fascinera
toute sa vie. Issu d’une famille modeste, il quitte
le Liban en 1895 avec sa mère, ses deux sœurs et son
demi-frère pour Boston et l’espoir d’une vie meilleure.
De retour à Beyrouth en 1897, il séjourne par la suite
deux années à Paris où il poursuit ses études. Rappelé
à Boston, l’année 1903 sera celle de son immense malheur
: la perte successive de sa mère chérie, de sa sœur
Sultana et de son demi-frère Boutros. Trouvant refuge
dans le travail et la solitude, il tissera néanmoins
des liens étroits avec celle qui deviendra sa muse,
Mary Haskell. Gibran Khalil Gibran effectue jusqu’en
1910 plusieurs voyages et œuvre avec acharnement à ses
ouvrages littéraires et picturaux. Car si Le Prophète
le rendit auteur incontournable, il n’en est pas moins
peintre remarquable, par trop méconnu. Dès 1905 débute
avec La Musique la publication de son œuvre littéraire.
Pourtant, il lui faudra attendre son retour à Boston,
en 1910, et surtout son installation, définitive, à
New York deux ans plus tard, pour que son nom commence
à s’imposer dans les milieux artistiques américains.
Jusqu’en 1931, année de sa mort, il y publiera de nombreux
ouvrages dont Le Prophète (1923).
|
Ouvrez
les portes de l'Univers du Prophète...

|

L'évènement
Francophone
de la rentrée littéraire libanaise:
Parution
en Octobre 2002 de la
Biographie de Khalil Gibran

par Alexandre Najjar
aux éditions Pygmalion
"L'immortalité ne lui
a pas été octroyée :
à sa manière, il l'a conquise et inlassablement reconquise
auprès de ses lecteurs", écrit Amin Maalouf à propos
de Gibran Khalil Gibran, l'auteur du "Prophète", ce
petit livre à la langue limpide, aux images chargées
de symboles, traduit dans le monde entier. Qui fut vraiment
cet écrivain et peintre dont l'oeuvre continue de séduire
des millions de lecteurs ?
Né en 1883 à Bécharré, au nord du Liban, il s'exile
à Boston pour fuir la misère. Il est pris en charge
par un photographe excentrique, Fred Holland Day, puis
par une directrice d'école, Mary Haskell, qui deviendra
son amie et sa muse. Après un bref séjour dans son pays
natal, il séjourne à Paris où il perfectionne sa technique
picturale et croise Auguste Rodin, puis s'installe à
New York où il rencontre Sarah Bernhardt, Pierre Loti,
Yeats et Tagore.
En 1923, paraît "Le
Prophète".
Son succès est immédiat
et vaut à son auteur une rapide notoriété. Comment s'en
étonner ? L'oeuvre de ce visionnaire révolté, à cheval
entre deux langues et deux cultures, héritier de William
Blake et de Nietzsche, prodigue des leçons de sagesse
et de vie.
Dans notre époque dominée par l'intolérance, à l'heure
où l'Orient est mis en accusation, Gibran prône la réconciliation
et nous apporte un message de paix et d'espoir.
Une biographie édifiante,
pour mieux connaître
Gibran et son oeuvre !
Alexandre Najjar est
né au Liban en 1967. Lauréat de la Bourse de l'écrivain
de la Fondation Hachette, du Prix de l'Asie et de nombreux
autres prix littéraires, il est l'auteur de trois romans
historiques parus chez Grasset ("Les Exilés du Caucase",
"L'Astronome" et "Athina"), d'un récit sur la guerre
du Liban : "L'Ecole de la guerre" (Balland, 1999) traduit
en plusieurs langues, d'une biographie remarquée, consacrée
à l'homme qui persécuta Baudelaire et Flaubert : "Le
Procureur de l'Empire" (Balland, 2002), et d'une étude
sur "De Gaulle et le Liban" (parution en août 2002).
Autres
liens remarqués sur Khalil Gibran

La fiche Auteur
de Gibran dans le remarquable site culturel de
référence
Evène
La page sur Gibran
dans le mensuel
"Psychologies"
|
|
Des Livres sur Khalil Gibran
avec la Librairie
de l'Orient

  
L’histoire de Gibran Khalil Gibran
est celle d’un homme dual, d’un moderne mystique, l’âme
ancrée à une rive lointaine et le cœur arrimé à sa terre
d’accueil. Il nous livre, à travers son œuvre, l’âme
poétique de l’Orient.
Comité
National Khalil Gibran
le nouveau site web libanais
en plein développement pour cette organisation
dont le but est de promouvoir tant au Liban qu'à
l'étranger la mémoire et les oeuvres de
celui qui incarne, à lui seul, la diversité
culturelle du patrimoine culturel contemporain national.
On espère une version multilingue pour ce site
officiel prometteur...
Bureau à Beyrouth/Badaro 01- 396916 et bien sûr
à Bcharré, siège du Musée
Gibran au 06 - 671137.
Vous pouvez aussi correspondre par email ,
en cliquant sur le lien ci-dessous.
|
La peinture de Gibran et le musée
du poète
Une petite visite à
Bcharré...
au Musée Gébran et ses
16 pièces exposant les meubles qui appartenaient
au poète, lorsqu’il vivait à New York.

Niché sous le dévers de la falaise située à l’entrée
de Becharré, le musée Khalil Gébran (1883/1931) est
un ancien ermitage maronite où les enfants du village
aimaient venir se retrouver. On y accède par un chemin
accroché sous la falaise, et à mesure que l’on avance,
on est gagné par l’impression de se rendre chez quelqu’un
plutôt que d’entrer dans un musée. De la terrasse, la
vue sur le village et la vallée est magnifique, et on
comprend l’attachement de Gébran à son village. Derrière
la façade de lierre se cachent en fait de petites pièces
dans lesquelles on a rassemblé quelques objets conservés
par le poète et surtout accroché une grande partie de
ses peintures. L’œuvre du maître libanais ne se limite
pas à l’écriture. Gébran a trouvé dans la peinture un
relais idéal à ses textes poétiques. Suivant une tradition
expressionniste, l’image chez lui devient un simple
support de l’intérieur, ce qui explique l’étrange sobriété
de ses toiles et la fréquence avec laquelle certains
thèmes reviennent. Enfant de la fin du XIXe siècle,
Gébran est l’auteur d’une œuvre tout en perception,
où le sentiment profond du corps joue un rôle important.
À mi-chemin entre symbolisme et expressionnisme, sa
peinture reprend fréquemment l’image de corps nus, rarement
sexués, dont les chairs passent par des tons gris, comme
chez Le Greco (1541/1614), ou ceux de peaux marbrées
de rose de rouge et d’orange que l’on retrouvent dans
les peintures torturées d’Egon Schiele (1890/1918).
Le style de Gébran est assez proche de celui du grand
peintre expressionniste norvégien Edvard Munch (1863/1944)
dont il fut le contemporain (il existe à Oslo un portrait
de Khalil Gébran dessiné par Munch). On ne retrouve
pas cependant chez l’écrivain libanais toutes les angoisses
qui rongeaient Munch (Le Cri), et son dessin des corps,
s’il est ressemblant, n’a pas la tension des toiles
du norvégien. Chez Gébran les personnages sont plutôt
des symboles. Ils sont inquiets mais plus calmes. Ils
sont en cela plus proches de certaines représentations
tardives des hommes et des femmes de Gauguin (1848/1903).
D’autres personnages sortent directement d’une mythologie
monstrueuse. On retrouve ainsi, comme chez Picasso (1881/1973),
le symbole énigmatique du Minotaure, ou encore le thème
du dieu primitif Chronos (le temps) dévorant ses enfants.
Les toiles de Gébran qui datent de la dernière partie
de sa vie sont pourtant moins expressives que celles
de ses contemporains parce qu’elles restent étrangement
froides. La visite s’achève par une salle où l’on a
conservé du mobilier ayant appartenu à Gébran. On peut
y voir une magnifique tenture arménienne représentant
un Christ aux formes très pures. Cette toile étrange
est comme un pied de nez aux visiteurs qui, après avoir
vu les corps ondulés et flottants de l’œuvre de Gébran,
achèvent leur visite sur les traits lisses et légers
d’un Christ très asiatique.
Fabrice BOSSOLINI
|
|
Un
peu de tourisme au pays de Gibran

Bcharré et la vallée de la Qadisha...
Une région bénie des
dieux, aussi riche que belle De Bécharré à Ouyoun Orghosh, une
randonnée de rêve dans un décor de carte postale

Le village
de Bcharré dans la vallée sainte, par JC Bellamy
et quelques textes du Prophète en cliquant sur la photo...
Conseils pratiques pour une
journée réussie
Pour passer une journée agréable dans
la région de Bécharré et jusqu’à Ouyoun Orghosh, assurez-vous
de l’état de votre voiture et faites le plein d’essence, car
les côtes sont fortes et il n’existe aucune station d’essence
entre Bécharré et Ouyoun Orghosh. Il est d’ailleurs préférable
d’y aller en groupe, à plusieurs voitures, munis d’eau potable,
d’une trousse de secours et de téléphones portables ou d’avertir
vos proches de votre périple. Mais attention, l’usage du mobile
est impossible dans la vallée de Ouyoun Orghosh, par manque
de réseau. Il est de même impératif de retourner avant la tombée
de la nuit, car les routes sont étroites et sinueuses. À l’aller,
il est important de bien repérer la bifurcation qui indique
le Koura, située sur l’autoroute à la hauteur de la cimenterie
de Chekka, juste à droite après la station d’essence Falcon.
Une fois celle-ci trouvée, les panneaux de signalisation sont
nombreux et les habitants se feront un plaisir de vous indiquer
la direction de Bécharré. Quant à la route, elle est excellente
et très fréquentée. Au terme de la journée, une fois de retour
sur l’autoroute de Chekka, restez vigilants sur la voie qui
mène vers Beyrouth, car des travaux de réfection sont encore
en cours et aucun panneau de signalisation lumineux n’avertit
l’automobiliste du début ou de la fin des travaux. D’ailleurs,
l’autoroute n’est même pas régulièrement éclairée
Pour un séjour
prolongé et réussi dans la région
de
Bécharré et de la Vallée de la Qadisha
LibanVision vous
recommande l'hôtel CHBAT à Bcharré
|
On dit des gens du Nord qu’ils
ont le sang chaud. Probablement à cause de leur franc-parler,
de leur accent si particulier ou de certaines histoires qui
ont longtemps circulé à leur propos. Ce que l’on ne dit pas,
c’est l’hospitalité des gens du Nord, mais aussi leur attachement
à leur terre. Un attachement viscéral qui interpelle le visiteur
et l’émeut à la fois. Car cette région bénie des dieux, aussi
riche que belle, est malheureusement oubliée par l’État. Mais
pour une fois, laissons de côté la politique. Place au tourisme,
l’espace d’une journée, dans le caza de Bécharré. Au menu, promenade
dans la vallée sainte de la Qadisha, visite du monastère Saint-Élisée
et du musée Gébran, et flânerie au milieu des cèdres millénaires.
Et pour couronner le tout, randonnée au-dessus des nuages en
direction de la saisissante vallée d’Ouyoun Orghosh et de son
glacier, véritable décor de carte postale. Avec, çà et là, au
gré des envies, quelques arrêts express, histoire d’immortaliser
ces instants de pur bonheur. Nichée au creux de la montagne,
Bécharré surplombe Wadi Qannoubine, mieux connu sous le nom
de vallée sainte de la Qadisha. Pourquoi sainte ? Parce qu’elle
a été le refuge de nombreux ermites, et ce durant des siècles.
Une descente dans la vallée s’impose, à pied ou en voiture.
Étroite et sinueuse, la route carrossable serpente à flanc de
colline. Çà et là, dans les parois rocheuses, des grottes ouvrent
grand leurs bouches comme pour dévoiler l’histoire des ermites
qui y ont vécu et prié, isolés du monde, des années durant.
Érigé par les moines dans l’antre d’une grotte, épousant parfaitement
le paysage, le vieux monastère Saint-Élisée, relevant de l’ordre
maronite mariamite, est l’un des plus grands ermitages de la
vallée sainte. On ignore la date précise de sa construction,
car les seuls documents historiques disponibles remontent au
XIVe siècle. Mais on est certain qu’il a été bâti en plusieurs
étapes, au fil des années.
Le Musée Gibran à Bcharré
Le souvenir vivace de Gébran
D’emblée, le lieu inspire le
recueillement. Quelques pèlerins se dirigent, à pied, vers le
monastère et sa chapelle, récitant cantiques et prières. Là,
reposent les ermites qui avaient mené une existence faite de
sacrifices et de méditation. Certaines caches qu’ils habitaient
ne dépassent pas un mètre carré. À travers la roche, l’eau de
source s’égoutte dans de petits bassins, emplissant l’atmosphère
de fraîcheur. Autrefois, cette réserve d’eau était vitale pour
les moines. Aujourd’hui, c’est le visiteur qu’elle désaltère.
Sur la paroi de la grotte, les gouttelettes d’eau ont même formé,
au fil des siècles, un véritable chapelet blanc que les pèlerins
ne se lassent pas d’admirer. Dans un recoin, un peu en retrait,
des centaines de photos d’enfants posées dans les anfractuosités
du rocher, entourent une statue de la Vierge, représentant autant
de vœux faits à son intention. Au terme de ce pèlerinage, Bécharré,
village natal de Gébran Khalil Gébran, s’active gaiement au
rythme des estivants et des touristes de passage. Ici, le souvenir
du poète est encore vivace. Et pour cause, Gébran a légué les
droits d’auteur de l’ensemble de son œuvre à son village. Il
a même été enseveli dans le monastère des pères carmes, mieux
connu sous le nom de l’ermitage de Mar Sarkis. C’est dans ce
lieu, qui était le terrain de jeu de son enfance, qu’il rêvait
de passer ses vieux jours. Sa sœur Miriana l’a racheté après
sa mort en 1931 pour exaucer son vœu. Dans la pièce qui lui
sert de sanctuaire, les racines d’un cèdre entourent son tombeau
: « Gébran souhaitait être enterré sous un cèdre, raconte le
conservateur du musée, Wahib Keyrouz. Nous avons respecté sa
volonté. » Ce n’est qu’en 1975 que le musée Gébran est construit
et aménagé sur le site même du couvent Mar Sarkis, grâce à l’initiative
du Comité national Gébran. Modernisé et agrandi en 1995, le
musée retrace, à travers 16 pièces, l’œuvre de son enfant chéri,
dont il expose les aquarelles, peintures à l’huile, dessins
exécutés au fusain, photos familiales, mobilier, ainsi que les
œuvres littéraires traduites en 30 langues. Avant l’an 2000,
le musée recevait annuellement près de 50 000 visiteurs. Aujourd’hui,
il n’en attire plus que le tiers, malgré la politique d’encouragement
menée par le Comité national Gébran, que préside Joseph Rahmé,
qui pratique des tarifs d’entrée très abordables (3 000 LL par
adulte, 2 000 LL par enfant ou pour les groupes). Mal-aimée
d’un État qui l’ignore et qui n’y consacre pas le moindre sou,
Bécharré vit grâce aux revenus des œuvres de Gébran. Mais elle
souffre cruellement du manque d’un centre hospitalier. L’hôpital
le plus proche est situé à une quarantaine de kilomètres. Quelques
travaux d’infrastructure, d’élargissement ou de réfection des
routes vont bon train, grâce au financement de la Banque mondiale,
car Bécharré entend bien aller de l’avant et préserver son standing,
histoire d’attirer les touristes locaux et étrangers qui se
font rares. Ce jour-là, un groupe de touristes du Golfe avaient
fait le trajet pour visiter le musée Gébran et découvrir la
région. Ils n’ont pas été déçus.
Paysages alpestres au
coeur de l'été libanais...
Un glacier à couper le souffle
Les visites touristiques creusent.
Quoi de mieux qu’un mezzé bien mérité au fond de la vallée de
Ouyoun Orghosh ? Trois quarts d’heure de trajet relient Bécharré
à cette région unique en son genre. Trois quarts d’heures riches
en paysages merveilleux et pour le moins surprenants qui se
succèdent au gré de la promenade. Au fur et à mesure que l’on
s’éloigne de la région verte et boisée des Cèdres, qui accueille
son lot quotidien de visiteurs, la nature devient plus aride.
Çà et là, des plaques de fleurs violettes voisinent avec des
tâches blanchâtres de neige, sur lesquelles les skieurs chevronnés
de la région effectuent encore quelques descentes. La route
n’en finit pas de monter et grimpe au-dessus des nuages. Quelques
amateurs de parapente s’élancent. La vue sur les cèdres millénaires
est si belle d’en haut ! Au terme de quelques tournants, le
sommet est enfin atteint. Bordant la route des deux côtés, un
glacier de près de 4 mètres de haut surprend le novice, sur
une cinquantaine de mètres. L’atmosphère se rafraîchit. Les
batailles de boules de neige sont de rigueur. Et puis la route
redescend, serpentante, vers la vallée de Ouyoun Orghosh, située
dans le caza de Baalbeck, lieu de rencontre de plusieurs sources
d’eau naturelle glacée. Ce sont ces sources mêmes qu | |