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Liban, France et Francophonie:
des évènements qui comptent pour le présent et l'avenir

A la Une de l'Actualité franco-libanaise,
Politique, Culturelle, Artistique
...

Le Liban au coeur de la 31ème édition du Festival des minorités de Douarnenez du 16 au 23 août 2008
Tous les détails en cliquant sur l'affiche!

Le festival s'arrête cette année sur le Liban...
A travers 70 documentaires et fictions, des débats, des conférences, nous tenterons de comprendre le passé et le présent de ce curieux Etat, aux portes de l'Occident et de l'Orient.
De nombreux réalisateurs et réalisatrices (Jocelyne Saab, Ghassan Salhab, Rania Stephan, Monika Borgman et Lokman Slim, ...) ainsi que des journalistes et écrivains ( Pierre Abi Saab, Abbas Beydoun, Alain Gresh, Ahmad Beydoun...)
seront présents à Douarnenez pour accompagner les films, animer des débats....

A côté de cette programmation, le Festival offre un large panel de surprises et de détours vers d'autres contrées : carte blanche à François Maspero, programmation jeune public autour des Mille et une nuits, sélection de films produits ou réalisés en Bretagne,... Mais aussi des expositions photo, une journée littérature, de la musique et de la gastronomie libanaise...
31è Gouel ar Filmoù
31è édition du Festival de cinéma de Douarnenez
13 rue Michel Le Nobletz - BP 206 29712 Douarnenez - 02 98 92 97 23




Eternel Liban, le 23 Juin 2007 à l'UNESCO de Paris

"Eternel Liban", est un concert entièrement dédié au LIBAN donné par Tania Kassis qui aura lieu Samedi 23 Juin 2007 à l'UNESCO et qui bénéficie du patronage de la délégation du Liban auprès de l'UNESCO ainsi que du parrainage de l' Office du Tourisme Libanais à Paris. Il est organisé par l'association LebTouch dont le but est de promouvoir, à Paris, des évènements divers liés à la culture en partenariat avec LebEvents.com.
OffreJoie, BASSMA, ALE (association des étudiants de Telecom Paris) et les Scouts de France - groupe Notre Dame du Liban , les 4 associations aux profits de qui est offert ce concert ainsi que Tania Kassis espèrent de tout coeur qu' "Eternel Liban " portera un beau message et permettra de réunir libanais et amis du Liban afin de leur conter notre beau pays et notre espoir toujours grandissant d'un avenir meilleur!

ACHETEZ VOS BILLETS DES MAINTENANT!! IL NE RESTE PLUS DE PLACES DANS TOUTES LES CATEGORIES

Vente sur Internet :
www.lebevents.com/eternelliban : paiement par chèque, cliquez sur l'affiche ci-dessus
www.ticketac.com : paiement par carte bleue

Point de Vente permanent :

Chez DOM'S : 33 rue de l'Annonciation, 75016 Paris, de 15H à 22H.
Il vous suffit de vous adresser à la caisse...

Points de Vente ponctuels :
* Au CAFÉ DU TROCADERO: Place du Trocadéro, 75016 Paris
Ventes assurées par l'association BASSMA : Samedi 16 Juin de 16h à 19h et Dimanche 17 Juin de 16h à 19h
Contact: Diane Jarjour (06.16.61.70.16 - d.jarjour@hotmail.com )

* A la Paroisse NOTRE DAME DU LIBAN : 15-17 rue d'ULM, 75005 Paris
Ventes assurées par les Scouts et Guides de France de Notre Dame du Liban tous les dimanches à la fin des messes de 11h et de 18h30.
Contact : 06 16 55 80 62

* A l'église MAR CHARBEL de Suresnes: place de la Paix.

Vente assurée par LebTouch le dimanche 17 juin après la messe de 11h30.
Contact: 06 83 02 44 84

Par téléphone auprès de :
* OffreJoie : 06 71 78 44 75
* ALE (Association des Libanais de Telecom Paris) : 06 15 26 09 32
* Bassma : 06 16 61 70 16
* Les Scouts et Guides de France - Groupe NDL : 06 16 55 80 62

N'hésitez pas à diffuser l'information!
Tous les détails sur: www.lebevents.com/eternelliban/
Contact: eternel.liban@gmail.com


"IRTIJAL 07", festival international de musique expérimentale
du 3 au 6 Avril
à Beyrouth

Il existe un peu partout dans le monde des pratiques alternatives de la musique, que ce soit de l’improvisation libre, de la musique expérimentale, du classique contemporain ou autre style. Né en 2000 à l’initiative de Christine Sehnaoui, Mazen Kerbaj et Sharif Sehnaoui, le Festival international « Irtijal » est devenu depuis la plateforme annuelle de Beyrouth pour ces pratiques musicales qui affirment leur singularité et leur créativité.

Le théâtre Monnot et la crypte de l’église Saint-Joseph accueilleront, du 3 au 6 avril, cette septième édition du Festival « Irtijal » pour des rythmes et sons inédits. Sept artistes libanais se produiront sur scene et seront accompagnés d’artistes étrangers venus de Chine, des Etats-Unis et de France.Si certains sont devenus des habitués du festival, comme Michael Zerang, d’autres figures nouvelles sont attendues.

Le Programme

3 avril au théâtre Monnot, 20h30 : Praed avec Paed Conca (basse électrique, clarinette et électros) et Raed Yassin (double basse, radio, bandes magnétiques, vidéo et électros). Ils seront suivis du trio Zerang (percussions), Stéphane Rives (saxophone) et Charbel Haber (guitare électrique). Et, en fin de soirée, Pierre Hébert à la vidéo et Bob Ostertag aux électros présenteront Living Cinema.

4 avril à la crypte, 20h30 : Avant la Mer de Ly Thanh Tiên (action, poésie) et Isabelle Barat (action, écriture). La performance est suivie du trio formé de Hans Koch (saxo et clarinettes), Stéphane Rives (saxo soprano) et Christine Sehnaoui (saxo alto). La fin de la soirée sera animée par Bob Osterag et l’ensemble libanais Moukhtabar formé de Mazen Kerbaj à la trompette, Béchir Saadé aux clarinettes et flûtes, Jassem Hindi aux électro-acoustiques, Charbel Haber et Shérif Sehnaoui à la guitare, Raed Yassin à la double basse et Christine Sehnaoui au saxophone.

6 avril à la crypte, 20h30 : trois compositions successives et différentes. D’abord un trio franco-libanais (Saadé, Sehnaoui et Ly Thanh Tiên), suivi de Tsukhi, une performance réalisée par Koch (saxo et clarinettes) Conca (basse électrique) et Margaret Rieben aux percussions. Enfin, une clôture signée Kerbaj à la trompette et Zerang aux percussions.

Ségolène Royal au Liban, le 30 Novembre

Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle française de 2007, fraichement désignée par les membres de son parti, se rend finalement à Beyrouth le Jeudi 30 Novembre, soit à la veille de la grande manifestation anti-gouvernementale.
Au cours de cette visite, il est notamment prévu qu'elle se rende à Bickfaya auprès de la famille Gemayel afin de lui présenter ses codoléances suite au récent assassinat de Pierre Gemayel.
L'agenda des rendez-vous inclut d'autres responsables politiques locaux, dont le 1er ministre F. Siniora, afin de s'aguerrir de la situation libanaise, un sujet bien complexe...
Mme Royal poursuivra sa tournée régionale en Israel et dans les territoires palestiniens.
Une visite toute en images...
Quand Ségo n'est pas dans son élément, son sourire se crispe...
Quand Ségo s'y voit déjà, elle aime çà!
Quand Ségo présente ses condos, ne pas oublier les micros...
Quand Ségo rime avec hélico en route pour le sud et la Finul
Quand Sego est toute hilare avant sa conférence de presse au Movenpick
Ségo goute au plaisir de la courtoisie libanaise


Échos du théâtre et de la musique
Zad Moultaka à tous vents…


Prolifique et ultracréatif, Zad Moultaka fait feu de tout bois. On l’avait applaudi, avec plaisir, plus d’une fois cette année au pays du Cèdre. D’abord au Festival al-Bustan pour l’année Mozart, ensuite à la commémoration du souvenir de Samir Kassir où en virtuose du clavier il a interprèté, en plein air sous un arbre plus que centenaire du centre-ville, des pages de Bach et de Chopin. Mais ce qui était une courte composition, dont il est seul à avoir le secret, avait retenu l’attention de l’auditoire ce jour-là, avec des bruits de mitraillettes et des bombardements en rythmiques musicales! Musique ardente, brutale et nue, accompagnée d’une danse de talons claqués comme un douloureux flamenco…
Il a apposé sa signature, à Avignon, au texte de Jon Fosse, dans la création de Quelqu’un va venir, mise en scène par Nabil el-Azan. Un «plus» au carnet surchargé du jeune compositeur, très sollicité et toujours à l’inspiration à tous vents…

Avec un agenda qui commence le 5 octobre à Paris
et s’achève le 9 février 2007 à Toulouse, le compositeur libanais Zad Moultaka s’est aligné sur la rentrée culturelle libanaise.
C’est en collaboration avec le Festival Île-de- France que l’Institut du monde arabe organise le 5 octobre une rencontre sur le thème «Créer entre Orient et Occident» avec la participation de grandes figures du monde arabe comme la poétesse Etel Adnan, l’architecte Jad Tabet, le poète et traducteur Issa Makhlouf, le producteur Jacques Polvorinos et le rédacteur en chef de la revue Qantara, François Zabal.
Les 6 et 9 octobre, toujours dans le cadre du Festival Île-de-France, le compositeur libanais donne respectivement une répétition publique de Zikr à l’auditorium Saint-Germain, avec Fadia Tomb el-Hage, Ars Nova et le groupe Les Éléments puis un concert monographique comprenant Loubnan, Nepsis, Funariki, Zikr et deux autres créations.
Le 22 octobre, deux programmes sont prévus entre 15h et 18h: «Liban Vivats», un hymne spectacle consacré au Liban et la représentation du spectacle «Non, hommage à Samir Kassir», lequel sera repris le 10 novembre à Marseille à l’auditorium du Palais des Congrès, dans le cadre des «Rencontres d’Averroès».
Le 3 décembre, à 17h, Moultaka présente la Déclaration d’innocence, avec les chœurs d’enfants et les instrumentistes de l’école de musique de Gonesse à Paris.
Le 7 décembre à Marseille, à 19h30, Cadavre exquis avec l’ensemble vocal Musicatreize, sous la direction de Roland Hayrabedian.
Enfin le 9 février, à 21h à Toulouse, le compositeur donnera dans le cadre du Festival d’Odyssud un concert avec, au programme, La scala del cielo, Enluminures et Zikr.


Concert exceptionnel au profit des victimes des bombardements
le vendredi 22 septembre à 20h45
Rendez-vous au Chabada, Angers
L'association Culturelle Liban Anjou organise un mouvement d’aide à la population libanaise victime des bombardements israéliens. Une collecte de dons est entreprise dont le temps fort sera un concert exceptionnel le vendredi 22 septembre au Chabada, les recettes de la soirée étant destinées en intégralité à cette cause
via la Croix Rouge Libanaise.
Tarifs: 15 € en location, 17€ à la porte
Billetterie : Chabada . Fnac . Carrefour . Leclerc . Géant .
Pour plus de renseignements : www.lechabada.com - 02 41 96 13 40


ont promis leur présence :
ALAIN BASHUNG,
RODOLPHE BURGER,
CAMILLE,
LA COQUE,
KHALED AL JARAMANI,
IBRAHIM MAALOUF,
ERIK MARCHAND,
SEBASTIEN MARTEL,
DENIS PEAN (LO’JO),
TITI ROBIN,
LAMIA SAFI EDDINE,
SPANOUCH,
KALOU STALIN,
SERGE TEYSSOT-GAY,
FRANCK VAILLANT (LO’JO),
FRANCIS VARIS,

Pour les envois de dons :
Association culturelle Liban-Anjou ACLA
adresse: 8 chemin du chêne Belot 49100 Angers


Quelques dissonances au sein de la
communauté libanaise en France


Deux manifestations, de tendances opposées,
ont défilé à Paris sous des slogans différents

Paris, 17 Juillet 2006- Deux manifestations ont eu lieu à Paris samedi, la première, place du Trocadéro, organisée par les forces du 14 Mars, et la deuxième, dans le 15e arrondissement, par un collectif d’associations et de membres de la
société civile libanaise.
L’objectif de ces deux associations était le même et la logique voulait qu’il n’y ait qu’une seule manifestation de 1 500 personnes dont des Libanais de France et des amis français du Liban.
Mais alors qu’au Trocadéro les orateurs, tout en condamnant l’agression israélienne contre le Liban tout entier et son peuple, soulignaient que l’action unilatérale du Hezbollah a donné à l’État hébreu un prétexte pour détruire le Liban, les organisateurs du rassemblement du 15e accusaient Israël d’attaquer le Liban pour le détruire, dans le cadre d’un plan visant à mettre à genoux les peuples de la région et l’ensemble du monde arabe.
Ces notes discordantes et certains débordements verbaux échangés entre des manifestants des deux groupes – heureusement loin des micros – ont pu donnerla plus mauvaise impression, notamment aux Français qui étaient venus là
pour soutenir le Liban.
En effet, deux courants se forment dans les milieux libanais de France, toutes appartenances religieuses confondues. Le premier veut se concentrer sur la condamnation de l’agression israélienne et mobiliser l’opinion publique et la classe dirigeante françaises pour sauver le Liban de la véritable catastrophe qui s’abat sur lui sans revenir sur les responsabilités, les prétextes invoqués par Israël pour lancer ses attaques. Le second se propose de dénoncer avant tout les actes qui ont provoqué l’action militaire israélienne.
En attendant, les cercles politiques et l’opinion publique en France restent plutôt circonspects. Mis à part la déclaration du président Jacques Chirac, les commentaires du Premier ministre Dominique de Villepin le 14 juillet et le communiqué du ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, qui déplorent et condamnent l’offensive militaire israélienne contre le Liban, considérant qu’elle est disproportionnée par rapport à la capture des deux soldats israéliens à la frontière libano-israélienne.

Commentaires parlementaires en coulisses
Pour le reste, aucune réaction dans les milieux parlementaires ou les partis politiques français, sinon une demande de réunion d’urgence de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale réclamée par Gérard Bapt, vice-président du groupe d’amitié France-Liban au palais Bourbon et quelques commentaires faits en coulisses et sans trop de conviction par des responsables des deux principaux partis français.
Il faut dire que la grande partie des médias français ne donne pas de la situation sur les bombardements israéliens massifs au Liban les détails qui permettraient à l’opinion française de réagir.
Ce qui pousse les personnalités politiques françaises à recourir à des traducteurs pour suivre les émissions spéciales que consacrent les chaînes satellitaires arabes.
On s’attend en ce début de semaine à une véritable mobilisation française pour soutenir le Liban et appuyer le « véritable plan en trois points » proposé par le président Chirac, à savoir le cessez-le-feu, la négociation en vue de la libération des prisonniers et la mise en place au Liban-Sud d’un puissant dispositif militaire international en vue de faire régner le calme tout le long de la ligne de démarcation libano-israélienne et de prévenir de nouveaux embrasements.
Dans certains milieux proches du PS et de l'UMP, on estime que les partis et le gouvernement français porteront le drame libanais devant les instances européennes « afin que la France tout entière se tienne aux côtés du Liban et tente d’entraîner l’Europe dans ce mouvement, dans une initiative d’adopter, éventuellement, une attitude politique européenne commune ».



Gilles de Robien célèbre les 10 ans du programme CEDRE
Chirac : La France plus que jamais engagée aux côtés du Liban
31 Mai 2006

L’inauguration du congrès CEDRE, au Grand Sérail, a été l’occasion pour le ministre français de l’Éducation nationale, Gilles de Robien, de transmettre hier aux Libanais le message politique du président Jacques Chirac :
« Alors que la France s’engage plus que jamais aux côtés du Liban pour renforcer son indépendance, sa souveraineté et sa liberté recouvrées, je veux adresser un message de confiance, d’amitié et de solidarité au peuple libanais et à son gouvernement. »

Quant au bilan du programme de coopération scientifique franco-libanais CEDRE qui célèbre son dixième anniversaire, il est non seulement positif, mais il a été qualifié par le ministre d’exemplaire, ouvrant la voie à un partenariat scientifique à plus grande échelle entre le Liban et la France.
Également à l’ordre du jour de la visite libanaise de M. de Robien, des entretiens bilatéraux avec son homologue libanais, Khaled Kabbani, auquel il a remis les Palmes académiques françaises et réaffirmé la détermination de la France à soutenir l’enseignement au Liban du français et en français.


Congrès CEDRE : le ministre français de l’Éducation remet
les Palmes académiques à Khaled Kabbani

par Anne-Marie El Hage de L'Orient-LeJour
La visite au Liban du ministre français de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Gilles de Robien, a été marquée par deux événements majeurs: un entretien bilatéral s’est d’abord tenu au Grand Sérail entre M. de Robien et son homologue libanais, Khaled Kabbani. Entretien à l’issue duquel le ministre français a remis à M. Kabbani les insignes de commandeur dans l’ordre des Palmes académiques. Les deux ministres ont ensuite donné une conférence de presse conjointe et réaffirmé la détermination de la France à renforcer l’enseignement du français et en français au Liban.
Certes, des problèmes d’ordre plus général ont également été abordés, dans le cadre de la politique de soutien du gouvernement français au ministère libanais de l’Éducation. Mais le message de Gilles de Robien était clair : le programme CEDRE (Coopération pour l’évaluation et le développement de la recherche) a contribué à faire de la France le premier partenaire scientifique du Liban. Aujourd’hui, la France veut élargir ce partenariat entre les deux pays dans tous les domaines de la coopération linguistique, culturelle, universitaire ou technique. Une coopération qui, il l’espère, servira d’exemple dans la coopération euro-méditerranéenne.
C’est alors qu’a eu lieu la cérémonie d’ouverture du congrès CEDRE, à l’occasion du 10e anniversaire de ce programme de coopération scientifique franco-libanaise, dont les travaux se poursuivront jusqu’à vendredi. Au cours de cette cérémonie, qui s’est déroulée en présence du Premier ministre Fouad Siniora, et d’un impressionnant parterre de personnalités politiques, diplomatiques et académiques, notamment l’ambassadeur de France, Bernard Émié, Gilles de Robien a transmis au peuple libanais et à son gouvernement un vibrant message d’amitié et de solidarité du président français Jacques Chirac. Un message qui a confirmé l’engagement de la France auprès du Liban, pour renforcer « son indépendance, sa souveraineté et sa liberté recouvrées », dans l’objectif de l’application des résolutions 1559 et 1680 du Conseil de sécurité.
Quant au président du programme CEDRE, Jacques Valade, ancien ministre et président de la Commission des Affaires culturelles au Sénat français, il a applaudi la réussite de ce programme qui a financé 128 projets et favorisé l’émergence de jeunes équipes de recherche au Liban. Il a ainsi précisé que le financement bilatéral cumulé avait avoisiné 4 millions d’euros en 10 ans. Exprimant carrément sa « fierté d’avoir remporté la première manche d’un pari audacieux », Jacques Valade a tenu à saluer particulièrement la personne de Michel Eddé, un des grands promoteurs de CEDRE, sans oublier tous les partenaires du programme, notamment Bernadette Abi Saleh, Ahmad Jammal, Mouïn Hamzé, Élie Assaf et Fawzi Atoui.
De son côté, Mohammad Kabbani, s’exprimant en français, a axé son allocution sur les valeurs partagées entre la France et le Liban, insistant sur le rôle de l’éducation dans le développement durable et l’ancrage de la jeunesse libanaise dans le pays.
C’est le Premier ministre Siniora qui a prononcé le mot de la fin, regrettant de ne pas s’exprimer en français, mais affirmant son attachement à la francophonie et aux valeurs véhiculées par la francophonie.
L’assemblée a été invitée à assister à un concert donné au Grand Sérail par l’Orchestre philharmonique du Liban, sous la direction du Dr Walid Gholmieh,
alors que Gilles de Robien se dirigeait vers l’ESA où il devait célébrer les dix ans de l’École supérieure des affaires.



Le premier Forum Euro-arabe aura lieu à l'Institut du Monde Arabe de Paris les 26, 27 et 28 Avril 2006


Dans le cadre des préparatifs du " Forum sur le dialogue euro-arabe " qui se tiendra en avril prochain à Paris, une réunion préparatoire a été organisée du 13 au 15 janvier courant sous la présidence de M. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue Arabe et en présence des organisateurs, à savoir, le Dr Saleh Al-Tayar, secrétaire général de la Chambre de Commerce franco-arabe, l'ambassadeur Nassif Hitti, délégué permanent de la Ligue Arabe en France, M. Abdelaziz Mikhlafi, secrétaire général de la Chambre de Commerce germano-arabe et Elias Ghantous, secrétaire général de la Fédération des Cambres de commerce arabes.
Au cours de cette réunion préparatoire, le calendrier et les thèmes des diverses séances du Forum seront fixés ainsi que la liste des intervenants.
Plusieurs centaines de personnalités et de décideurs européens et arabes prendront part au Forum prévu pour les 26, 27 et 28 avril prochains dans les locaux de l'Institut du Monde Arabe à Paris.

Le thème général de cette manifestation porte sur " les perspectives et le contenu d'un partenariat stratégique euro-arabe ".
Outre les cérémonies d'ouverture et de clôture du Forum, sept séances de travail sont prévues et se dérouleront sous la forme de conférences, de tables rondes et de débats généraux sur des questions telles que " le monde arabe et l'Europe face aux mutations du XXI e siècle ", " l'avenir des relations euro-arabes ", " le développement de l'économie du savoir ", " le capital culturel et social ", " l'énergie et le développement durable ", " l'investissement et le partenariat " et divers autres sujets intéressant le Vieux Continent et le Monde Arabe.

Parmi les participants, conférenciers et modérateurs des débats figurent M. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue Arabe, M. Javier Solana, secrétaire général , haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune au Conseil Européen, Mme Bénita Ferrero-Waldner, commissaire européenne chargée des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage et d'autres personnalités dont les princes Sultan Ben Abdel-Aziz, Al Walid Ben Talal, Abdel-Aziz Ben Salman, des anciens responsables ou ministres tels que MM. Romano Prodi, Hervé de Charrette, Habib Ben Yahya, Yves Guéna, Adnan Kassar, Ghassan Salamé et des noms connus dans les domaines de la politique, de l'économie, de la recherche, du développement et des entreprises.

Le " Forum Euro-Arabe " est appelé à devenir une manifestation annuelle qui se déroulera dans des villes européennes puis arabes et Berlin sera le prochain rendez-vous. Les principaux partenaires de ce premier Forum sont l'Institut du Monde Arabe, la Fédération des Chambres de Commerce Arabes et les chambres mixtes arabo-européennes.
Les organisateurs attendent l'accord officiel d'un certain nombre d'autres partenaires, notamment le Conseil régional d'Ile-de-France, de grandes entreprises françaises et européennes dont Air France qui est d'ores et déjà transporteur officiel offrant des tarifs préférentiels aux participants au Forum.

Une cinquantaine de journalistes sont d'ores et déjà accrédités pour couvrir l'événement et un site internet (www.forumeuroarabe.org) est ouvert aussi bien pour donner des informations sur le contenu du Forum que pour les inscriptions des participants et les accréditations auprès du bureau de presse.

Pour de plus amples informations, s'adresser à la CCFA, service de presse du Forum
Tél.0145539849, fax.0147550959, portable : 0612976359, e-mail : e.masboungi@ccfranco-arabe.org ou emasboungi@free.fr.


Le nouvel ambassadeur de France au Liban, Mr Bernard Emié, est arrivé à Beyrouth le Jeudi 30 Décembre 2004.


Une des premières rencontres entre l’ambassadeur de France, Bernard Émié et le président Emile Lahoud. (Photo Dalati et Nahra)

Après avoir présenté ses lettres de créances au Ministère des Affaires Etrangères et rendu une visite protocolaire à Baabda dès le début de la première semaine de Janvier, la prise de fonctions de Bernard Emié sera officielle.
Rappelons que Mr Bernard Emié, qui était directeur d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient jusqu'en novembre dernier, a été nommé ambassadeur au Liban, par décret paru au Journal officiel du 16 décembre. Il remplace Philippe Lecourtier, qui vient d'être nommé conseiller d'Etat en service extraordinaire.

Né le 6 septembre 1958 à Paris, Bernard Emié est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l'ENA (1981-1983). Il a été notamment en poste à New Delhi (1984-1986), à Washington (1988-1992) et à l'administration centrale du Quai d'Orsay, avant d'être chargé de mission au cabinet d'Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, d'avril 1993 à mai 1995, puis conseiller technique et conseiller diplomatique adjoint auprès de Jacques Chirac à la présidence de la République. D'août 1998 à juillet 2002, il a été ambassadeur en Jordanie. Depuis juillet 2002, Bernard Emié était directeur d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Première intervention publique de l’ambassadeur de France
L'Ambassadeur Emié en entretien avec le Président du Parlement, Nabih Berry
Pour sa première intervention publique* depuis son arrivée à Beyrouth le 30 décembre 2004, et après qu’il eut remis, vendredi dernier, ses lettres de créance au chef de l’État Émile Lahoud, l’ambassadeur de France, Bernard Émié, s’est employé avant-hier samedi, en les énonçant clairement, à bien faire comprendre aux Libanais quelles sont les priorités de son pays.

(Beyrouth, 8 Janvier 2005) Le diplomate français a ainsi mis l’accent sur la nécessité « de contrôler les modalités d’application de la résolution 1559 » de l’Onu, et rappelé l’attachement de Paris « à la souveraineté et l’indépendance d’un Liban pleinement démocratique », tout en insistant sur des législatives
« transparentes, à même d’assurer un vote libre et honnête ».
Bernard Émié s’exprimait à l’issue d’un entretien avec le président de la Chambre, Nabih Berry.
« J’ai expliqué au président Berry la nature de ma mission et la volonté française de développer des relations bilatérales particulières à tous les niveaux avec le Liban. Et si je voulais résumer ces relations, je dirais qu’elles sont uniques au monde », a-t-il dit, assurant que la France est l’amie « de tous les Libanais » et qu’elle entend bien rester « constamment » aux côtés du Liban. Bernard Émié a indiqué avoir répété devant son interlocuteur les mots du président français Jacques Chirac devant les ambasssadeurs il y a quelques jours, soulignant que la priorité pour Paris reste la future loi électorale au Liban. « J’espère que l’accord le plus large entre les Libanais se fera autour de cette loi et que ces élections pourront assurer la meilleure représentativité. Cette échéance est une étape très importante », a-t-il ajouté. Prié de commenter l’information parue dans les colonnes de notre confrère an-Nahar samedi – « Tous les accords sont caducs depuis la 1559, y compris Taëf », avait titré le journal, citant des sources « parisiennes » –, Bernard Émié a démenti, estimant que c’était une interprétation purement personnelle. « Je tiens à dire simplement que nous sommes dans la phase d’application de la 1559 ; c’est la loi sur laquelle se base la communauté internationale, une décision qui doit être appliquée maintenant ; c’est la politique de la France, et il ne faut pas croire tout ce qu’on lit dans la presse », a-t-il indiqué. D’autre part, tant Sélim Hoss que le PSNS ont vivement critiqué les informations rapportées par notre confrère. « Nous avons intérêt, et c’est vital, d’appliquer les résolutions internationales (dont la 194 ou la 242), mais il est de notre droit de demander aux Français pourquoi ils insistent en faveur de l’application d’une seule résolution au détriment des autres », a notamment dit l’ancien Premier ministre. Interrogé ensuite par les journalistes sur le point de savoir s’il a un message à adresser aux responsables libanais et syriens « qui semblent ne pas croire que la 1559 serait appliquée », Bernard Émié a rappelé que l’ensemble des membres du Conseil de sécurité ont approuvé et appuyé le dernier rapport en date de Kofi Annan autour de la résolution. « Cela implique que la communauté internationale est déterminée à ce que la 1559 soit appliquée point par point, dans le cadre d’une coopération et d’un dialogue avec les parties concernées », a-t-il précisé.
Est-ce que le Liban et la Syrie seraient soumis à des sanctions en cas de non-application de la résolution onusienne ?
« L’important aujourd’hui est de contrôler les modalités d’application de la 1559 ; un mécanisme de suivi a été mis sur pied avec le représentant personnel de Kofi Annan. C’est ce qui va se passer dans les semaines à venir, et nous allons décupler nos efforts en ce sens », a-t-il assuré, avant de réaffirmer toute l’importance que la France accorde aux législatives libanaises du printemps.


* Cette déclaration est intervenue à la veille de la montée de la tension dans le secteur des fermes de Chebaa au Liban-sud ou la France a déploré la mort de l'officier de la FINUL, le Commandant Jean-Louis Valet, touché par un éclat d'obus israelien suite à un échange de tirs avec le Hezbollah.
Un nouvel Ambassadeur pour la France au Liban
d'ici fin 2004:

Les hasards du calendrier auront bien fait les choses afin d'éviter toute polémique au sujet du changement, jugé brutal par certains, d'Ambassadeur de France en poste à Beyrouth qui doit intervenir dans les prochaines semaines.En effet, l'usage normal de la rotation veut qu'un diplomate en fonction depuis cinq années à ce poste passe la main, ce qui est exactement le cas de Philippe Lecourtier. La nouvelle donne proche-orientale, avec notamment le vote de la résolution 1559 constitue sans doute aussi une opportunité de renouveler une équipe comme en témoigne le changement quasi-simultané d'Ambassadeur en poste à...Damas.
Le profil de Bernard Emié, officiellement nommé dans les prochains jours, selon nos sources et sauf coup de théâtre de dernière minute, devrait sans aucun doute rassurer ceux qui doutent encore de la volonté de la France de peser de tout son poids dans l'évolution de la région.
Ce n'est un secret pour personne que ce diplomate très proche de l'Elysée et très au fait des dossiers du Moyen-Orient mettra en oeuvre, avec abnégation et une absolue fidélité, la politique Française et Elyséenne au Moyen-Orient dont Beyrouth constitue le poste avancé.
Bernard Emié

un diplomate expérimenté, grand connaisseur du Moyen-Orient
Enarque de formation, Bernard Emié s'oriente rapidement vers la carrière diplomatique:
Il fréquente ainsi le Quai d'Orsay ou appartenait au cabinet du Ministre Jean-Bernard Raimond dès 1986-87 lors de la première cohabitation Miterrand-Chirac.
Après un passage à Washington entre 1988 et 1992, cet ami de Dominique de Villepin a fait ensuite partie, entre 1993 et 1995, du cabinet d'Alain Juppé - dirigé alors par Villepin - au Quai d'Orsay, ou on le surnomme souvent, à cette époque, "Monsieur Afrique". Il rejoindra ensuite la cellule diplomatique de l'Elysée, où il a travaillé avec Jean-David Levitte (aujourd'hui Ambassadeur de France à Washington) entre 1995 et 1998.
Ces deux postes l'ont conduit à suivre, pendant cinq ans, le dossier particulièrement chaud du Moyen-Orient, ainsi que celui du Maghreb.
Ambassadeur de France en poste à Amman en Jordanie de 1998 à l'été 2002, il a ensuite pris la tête de la direction des Affaires du Maghreb et du Moyen-Orient au Ministère des Affaires Etrangères alors orchestré par...Dominique de Villepin
C'est dans le cadre de cette dernière fonction que Mr Emié avait récemment dirigé la cellule de crise installée à partir d'Amman pour tenter de résoudre la prise d'otages des deux journalistes français en Irak.

Jean-Michel Druart

1er Octobre 2004:
Alors que la veille, Jacques Chirac réitérait devant Rafic Hariri la volonté de Paris de voir appliquée la résolution 1559

Comme prévu, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a rendu public le rapport qu’il a rédigé autour des suites de la résolution 1559 du Conseil de sécurité, quasiment à la fin du délai de trente jours fixé par ce texte approuvé par neuf voix et six abstentions le 2 septembre dernier. Un constat s’impose en premier lieu. Contrairement aux diverses affirmations qui ont émané de diverses sources au cours des derniers jours, le rapport se contente dans sa version définitive de rapporter, point par point, ce qui a été appliqué ou non des diverses clauses de la résolution, sans se prononcer sur les mesures à prendre ou à ne pas prendre à l’égard des parties concernées. En somme, Kofi Annan a fait son métier, laissant au Conseil de sécurité, qui doit incessamment se pencher sur ce rapport, le soin de faire le sien en décidant de prendre les mesures qu’il jugerait utiles. Et éventuellement adopter une nouvelle résolution créant une commission de contrôle sur l’application de la 1559.

Voici le texte intégral du rapport du secrétaire général des Nations-Unies sur l'application de la résolution 1559 votée le 2 Septembre.

I. Introduction

1. Le présent rapport est soumis conformément à la résolution 1559 adoptée le 2 septembre 2004 par le Conseil de sécurité. Dans le paragraphe 7 de la résolution, le Conseil a demandé que je rapporte dans les trente jours sur l’exécution par les parties de cette résolution.
II. Historique
1. De 1975 à 1990, le Liban a connu une guerre civile tragique et sanglante qui a eu comme conséquence la mort de 120 000 personnes environ. Une grande partie des combats a été le fait de milices qui représentaient les communautés confessionnelles du Liban. Les divers groupes militants palestiniens ont également participé à la violence. Au cours des années, à des périodes différentes, la France, l’Italie, la Libye, le Yémen, l’Arabie saoudite, le Soudan, la Syrie, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis ont déployé des forces au Liban à la demande de son gouvernement pour mettre fin aux combats et stabiliser la situation. Israël a effectué des opérations militaires fréquentes pendant cette période, y compris des bombardements, des attaques aériennes, deux incursions à grande échelle et une occupation de la partie méridionale du pays.
2. Le Conseil de sécurité s’est impliqué dans le problème depuis 1978 et a adopté 76 résolutions qui ont réclamé entre autres la fin de la violence, la protection des civils, le respect de la souveraineté libanaise, le retrait des forces israéliennes du territoire libanais et la restauration de l’autorité libanaise sur l’ensemble du territoire.
3. La Syrie a déployé la première fois des troupes au Liban en mai 1976, à la demande du président libanais Sleimane Frangié. En octobre 1976, la Ligue arabe a établi la Force de dissuasion arabe (FDA) pour maintenir la paix au Liban. Au sein de cette force, la Syrie a été rejointe par la Libye, le Yémen, l’Arabie saoudite, le Soudan et les Émirats arabes unis.
Les forces syriennes ont constitué la majorité des troupes au sein de la FDA, soit quelque 27 000 des 30 000 soldats de cette force.
4. Après une attaque palestinienne dans le nord d’Israël qui a entraîné la mort de plus de 30 civils, Israël a mené une opération militaire importante au Liban-Sud en mars 1978. Le Conseil de sécurité a alors adopté la résolution 425 appelant Israël à mettre immédiatement fin à son action militaire contre l’intégrité territoriale du Liban et à retirer immédiatement ses forces de tout le territoire libanais. En outre, en mars 1978, conformément aux résolutions 425 et 426, la Force intérimaire des Nations unies au Liban-Sud (Finul) s’est déployée avec trois objectifs définis dans la résolution 425 : a) confirmer le retrait des forces israéliennes ;
b) restaurer la paix et la sécurité internationales ;
et c) aider le gouvernement libanais à rétablir son autorité effective dans le secteur. Le mandat de la Finul a été régulièrement renouvelé depuis, le plus récemment le 29 juillet 2004 par le biais de la résolution 1553 du Conseil de sécurité.
5. En juin 1982, Israël a envahi le Liban à la suite d’une tentative d’assassinat de l’ambassadeur d’Israël au Royaume-Uni. Les États-Unis ont pris en main la situation en parvenant à imposer un accord en août 1982 pour l’évacuation des forces palestiniennes de Beyrouth et le déploiement d’une Force multinationale (FM) pour surveiller leur départ. La France, l’Italie et les États-Unis ont fourni des troupes à la FM, et l’évacuation a été achevée en septembre 1982. La FM s’est retirée du Liban ultérieurement en septembre.
6. Après l’assassinat du président libanais élu Béchir Gemayel à la mi-septembre 1982, qui a été suivi d’une incursion israélienne à Beyrouth-Ouest et du massacre criminel des Palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila par des milices phalangistes, la FM est retournée au Liban. Des troupes du Royaume-Uni ont rejoint les trois membres originaux de la Force multinationale. Le 17 septembre 1982, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 520 condamnant l’incursion israélienne à Beyrouth, exigeant un retour aux positions occupées par Israël avant le 17 septembre et réclamant le respect strict de la souveraineté, de l’intégrité territoriale, de l’unité et de l’indépendance politique du Liban sous l’autorité unique et exclusive du gouvernement du Liban par le déploiement de l’armée libanaise sur l’ensemble du territoire libanais. En mai 1983, des représentants d’Israël, du Liban et des États-Unis ont conclu un accord destiné à aboutir au retrait des forces israéliennes et à l’établissement d’une « zone de sécurité » au Liban-Sud. Le 23 octobre 1983, 241 Marines américains et 56 parachutistes français ont été tués dans deux attentats-suicide. Dans un contexte de violence grandissante, le gouvernement du Liban a abrogé son accord avec Israël en mars 1984. La Force multinationale s’est retirée en avril de cette même année.
7. Le 22 octobre 1989, suite aux efforts de la Ligue arabe, des membres de la Chambre libanaise des députés, réunis en Arabie saoudite, sont parvenus à l’accord de Taëf. L’accord a appelé à la réconciliation nationale et à « étendre la souveraineté du Liban sur tout son territoire », par le biais d’un plan étalé sur un an et stipulant la « dissolution de toutes les milices, libanaises et non libanaises ». Les armes des milices devaient être « livrées à l’État libanais dans un délai de six mois ». Dans cet accord, le Liban remercie la Syrie de l’aide fournie par ses forces pour permettre au gouvernement libanais d’étendre son autorité sur l’ensemble de son territoire « au cours d’une période définie n’excédant pas deux ans ». À la fin de cette période, les deux gouvernements étaient censés décider du redéploiement des forces syriennes dans la région de la Békaa jusqu’à la ligne Hammana-Mdeirej-Aïn Dara et, en cas de besoin, à d’autres sites à déterminer par un comité militaire commun libano-syrien. Les deux gouvernements devaient également signer un accord « déterminant la taille et la durée de présence des forces syriennes dans ces secteurs et définissant les relations entre les autorités libanaises et ces forces là où celles-ci sont présentes ». Le Traité de coopération libano-syrien de mai 1991 a réitéré cette disposition.
8. Au cours des années, le Conseil de sécurité a maintenu son engagement à l’égard de l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance du Liban. Le secrétariat général a travaillé pour persuader Israël de se retirer du Liban-Sud. En avril 2000, j’ai reçu l’acte de notification du gouvernement israélien qu’il retirerait ses forces du Liban durant le mois de juillet 2000. Le 25 mai 2000, le gouvernement d’Israël m’a informé que l’État hébreu avait redéployé ses forces conformément aux résolutions 425 et 426 du Conseil de sécurité. Le 16 juin, j’ai rapporté au Conseil de sécurité qu’Israël avait retiré ses forces selon les résolutions 425 et 426 et avait répondu aux exigences présentées dans mon rapport du 22 mai au Conseil de sécurité.
9. J’ai informé le Conseil que le Liban avait commencé à rétablir son autorité dans le secteur et considérait déployer ses forces armées au Liban-Sud. Le 18 juin, le Conseil de sécurité a accueilli favorablement mon rapport et a confirmé mes conclusions.
III. Résolution 1559 (2004) du Conseil de sécurité
10. Le 2 septembre 2004, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1559 qui réitère le soutien du Conseil à l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance politique du Liban. La résolution invite toutes les parties concernées à coopérer entièrement et instamment avec le Conseil pour la pleine exécution de ceci et d’autres résolutions appropriées du Conseil de sécurité au sujet de la restauration de l’intégrité territoriale, de la pleine souveraineté et de l’indépendance politique du Liban. En outre, la résolution 1559 : a. invite toutes les forces étrangères toujours présentes à se retirer du Liban ; b. réclame la dissolution et le désarmement de toutes les milices libanaises et non libanaises ; c. soutient l’extension de l’autorité du gouvernement du Liban sur tout le territoire libanais ; d. déclare son soutien à un processus électoral libre et juste dans le cadre de l’élection présidentielle qui était alors à venir, conformément aux règles constitutionnelles libanaises sans interférence ou influence étrangère. Le Conseil de sécurité a également réitéré son appel au strict respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale, de l’unité, et de l’indépendance politique du Liban sous l’autorité unique et exclusive du gouvernement du Liban sur l’ensemble de son territoire.
11. Les gouvernements du Liban et de la Syrie ont soumis au président du Conseil de sécurité et à moi-même les lettres (A/58/879 - S/2004/699 et A/58/883-S/2004/706, respectivement) concernant la résolution.
a. Forces étrangères déployées au Liban
12. La résolution 1559 appelle au retrait de toutes les forces étrangères toujours présentes au Liban. Hormis la Finul, et autant que nous puissions en juger, les seules forces étrangères significatives déployées au Liban, au 30 septembre 2004, sont syriennes.
13. Ainsi que je l’ai décrit, la Syrie a maintenu des forces au Liban depuis 1976. Les troupes ont été initialement déployées à la demande du président Frangié. Ce déploiement a été transformé en une FDA avalisée par la Ligue arabe, à la demande du gouvernement du Liban, à laquelle se sont jointes des troupes d’autres pays arabes. Les gouvernements du Liban et de la Syrie m’ont dit que les forces syriennes présentes au Liban – qui, à un certain moment s’élevaient à 40 000 hommes, selon le gouvernement libanais – y sont à l’invitation du Liban et que leur présence est donc d’un commun accord. Elles seraient déployées conformément à l’accord de Taëf de 1989 et au Traité de coopération libano-syrien ratifié par les deux pays en 1991.
Autant que je puisse en juger, les deux gouvernements n’ont pas jusqu’ici signé l’accord supplémentaire visant à « déterminer la taille et la durée de la présence des forces syriennes » qui avait été prévu dans les deux instruments précités.
14. En plus des forces armées en uniforme que la Syrie a déployées au Liban, le gouvernement syrien a informé les Nations unies de la présence importante de fonctionnaires en civil des services de renseignements militaires, présentés comme étant des composantes ordinaires des unités militaires. Ces fonctionnaires, ainsi que les forces en uniforme, constituent l’ensemble des forces syriennes.
15. L’appareil militaire et de renseignements de la Syrie au Liban n’a pas été retiré au 30 septembre 2004. Cependant, selon des annonces faites par les gouvernements libanais et syrien, la Syrie a, au cours des dernières semaines, redéployé approximativement 3 000 de ses soldats présents auparavant au sud de Beyrouth. Il n’est pas clair aux yeux des Nations unies si ce redéploiement a été confiné aux troupes régulières ou bien s’il a inclus des fonctionnaires des services de renseignements en civil et si tous les soldats redéployés ont regagné la Syrie. Selon les parties, c’est le cinquième redéploiement depuis la signature de l’accord de Taëf. 16. Le gouvernement syrien m’a indiqué qu’ au total, quelque 14 000 militaires syriens sont toujours présents au Liban. Il a affirmé qu’une majorité de ces forces se trouve maintenant basée près de la frontière syrienne et qu’elles ne sont pas présentes en profondeur au Liban. Les gouvernements libanais et syrien m’ont dit que le timing de retraits ultérieurs serait déterminée par la situation de la sécurité au Liban et dans la région et par le comité militaire commun établi conformément à l’accord de Taëf.
17. Le gouvernement du Liban m’a informé de plus que la situation fragile actuelle dans la région, et son souci concernant des risques potentiels pour par la stabilité intérieure du Liban, rendent difficile l’établissement d’un calendrier pour un retrait total des forces syriennes. Le gouvernement du Liban m’a déclaré que son but ultime était le retrait total de toutes les forces étrangères du territoire libanais. De plus, les deux gouvernements m’ont dit qu’ils discutaient activement de la nature et de l’ampleur de l’actuel déploiement des forces syriennes au Liban. Dans ce contexte, le gouvernement syrien m’a informé qu’il ne peut pas me fournir des chiffres et des calendriers pour un quelconque retrait futur.
b. Milices libanaises et non libanaises
18. La résolution 1559 du Conseil de sécurité prévoit la dissolution et le désarmement de toutes les milices libanaises et non libanaises. Depuis la fin de la guerre civile, le gouvernement du Liban a fait de grands pas en réduisant de manière significative le nombre de milices présentes au Liban. Néanmoins, au 30 septembre 2004, plusieurs éléments armés demeurent au Liban-Sud. Le gouvernement du Liban m’a dit qu’il prévoyait que tous les groupes armés irréguliers soient en fin de compte dissous et désarmés.
19. Le groupe armé le plus significatif est le Hezbollah. Le gouvernement libanais s’oppose à la définition du Hezbollah comme étant une milice libanaise et se rapporte à elle en tant que « groupe de résistance nationale » qui a pour but de défendre le Liban face à Israël jusqu’au retrait des forces israéliennes du sol libanais, à savoir des fermes de Chebaa. Le Liban maintient que les fermes de Chebaa sont un territoire libanais, non syrien. Cependant, dans mon rapport du 16 juin 2000, j’avais confirmé qu’Israël avait rempli à cette date les exigences des résolutions 425 et 426 du Conseil de sécurité réclamant « le retrait immédiat de ses forces de tout le territoire libanais ». Le 18 juin 2000, le Conseil de sécurité avait approuvé cette conclusion dans la déclaration faite au nom du Conseil par son président. Tout en maintenant sa position selon laquelle les fermes de Chebaa sont libanaises, le gouvernement libanais avait confirmé qu’il respecterait la ligne bleue telle que définie par les Nations unies. Le Conseil de sécurité a noté cela dans la déclaration faite par son président le 18 juin 2000, et a invité le Liban, dans cette déclaration et dans les résolutions ultérieures, à respecter l’engagement qu’il a donné pour le respect total de cette ligne.
20. Au 30 septembre 2004, le personnel des Nations unies sur le terrain n’avait décelé aucun changement du statut du Hezbollah depuis l’adoption de la résolution 1559. À cet égard, le gouvernement du Liban m’a informé que la situation fragile de la sécurité dans la région, le risque pour la stabilité du Liban et l’absence d’un processus global de paix dans la région rendraient difficile la mise en application de la résolution immédiatement et entièrement.
21. Concernant les groupes armés palestiniens, le gouvernement du Liban m’a donné des assurances que les militants palestiniens n’étaient pas autorisés à quitter leurs camps de réfugiés avec des armes. Le personnel des Nations unies dans la région a indiqué que le gouvernement du Liban a placé des forces armées libanaises en dehors des camps, dans le but apparent d’appliquer cette politique. Le gouvernement m’a dit que vu la situation de la sécurité dans les camps, il est déconseillé aux forces armées libanaises d’y pénétrer pour désarmer les militants. Le gouvernement du Liban exprime une préoccupation particulière concernant la présence d’une grande population de réfugiés palestiniens sur son territoire et le débat public libanais soulève régulièrement des craintes d’une implantation permanente de cette communauté au Liban. Le gouvernement insiste sur le fait qu’un règlement final au Proche-Orient devrait comprendre des dispositions pour le retour de ces réfugiés. c. Extension du contrôle du gouvernement libanais sur l’ensemble de son territoire
22. La résolution 1559 du Conseil de sécurité déclare son soutien à l’extension du contrôle du gouvernement du Liban sur l’ensemble de son territoire. Depuis la fin de la guerre civile, le Liban a déployé des forces de sécurité dans la partie méridionale du pays, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité sur ce sujet et à l’accord de Taëf. Cependant, au 30 septembre 2004, le gouvernement du Liban n’avait pas encore étendu son contrôle sur tout le territoire.
23. Bien que le Liban ait tenu des élections municipales dans le sud du pays en mai 2004, la situation dans le secteur autour de la ligne bleue demeure tendue. Le calme qui a suivi le retrait (israélien) a été trop souvent perturbé par des actes de violence. L’armée libanaise ne s’est pas déployée le long de la ligne bleue. La Finul a signalé des violations des deux côtés de cette ligne ; du côté libanais, le Hezbollah et les groupes palestiniens en sont responsables. Les opérations du Hezbollah ont fréquemment violé la ligne bleue. On affirme généralement que les opérations du Hezbollah se font en dehors du contrôle ou des sanctions du gouvernement libanais. J’ai précédemment pressé le gouvernement du Liban de contrôler l’utilisation de la force sur son territoire, afin d’empêcher toutes les attaques à partir de son sol le long de la ligne bleue.
24. Plus de quatre ans après le retrait israélien du Liban-Sud, l’activité dans la région demeure limitée. Le Hezbollah a établi des points de contrôle dans cette portion du territoire. Les activités des fonctionnaires libanais, du personnel de la Finul et des diplomates sont parfois entravées par les éléments armés.
25. Le gouvernement du Liban m’a déclaré que sa capacité à déployer ses forces dans les régions du Liban-Sud est limitée par l’accord d’armistice israélo-libanais en date du 23 mars 1949, qui a défini le nombre et le type des forces militaires qui pourraient se déployer dans la région frontalière entre les deux pays. Selon le gouvernement, il a déployé dans la région la totalité des 1 500 militaires que lui permet l’accord.
d. Processus de l’élection présidentielle
26. La résolution 1559 proclame l’appui du Conseil de sécurité à un « processus électoral libre et juste pour la présidentielle du Liban qui doit s’effectuer selon les règles constitutionnelles libanaises sans interférence ou influence étrangère ». Le mandat du président Lahoud devait expirer en novembre 2004. Selon la Constitution libanaise, la Chambre des députés doit se réunir au moins un mois avant l’expiration du mandat présidentiel pour élire un successeur. La Constitution fixe une limite de six ans pour le mandat présidentiel, avec la possibilité d’une réélection après une alternance de six ans.
27. Le 3 septembre 2004, moins de 24 heures après l’adoption de la résolution 1559, la Chambre des députés a approuvé la loi constitutionnelle 585 par 96 voix contre 29, et trois abstentions, qui prévoit une prorogation de trois ans du mandat de M. Lahoud. La loi en question précise que « pour une fois et exceptionnellement, le mandat du président actuel de la République sera prorogé de trois années et devrait se terminer le 23 novembre 2007 ». Le gouvernement du Liban m’a informé que cette loi a été adoptée selon les règles constitutionnelles libanaises. En 1947 et 1995, la Chambre des députés a voté pour permettre des prorogations des mandats des présidents en exercice. Cet amendement a été largement contesté au Liban et on a dit aux « sponsors » de la résolution 1559 que la prorogation du mandat du président Lahoud était le résultat d’une intervention directe du gouvernement syrien. Dix députés ont préparé un recours contre la prorogation du mandat du président Lahoud. Mais les gouvernements libanais et syrien ont nié l’influence syrienne dans l’adoption de l’amendement.
e. La souveraineté, l’intégrité territoriale, l’unité et
l’indépendance politique du Liban

28. Dans la résolution 1559, le Conseil de sécurité a réaffirmé son appel au respect strict de la souveraineté, de l’intégrité territoriale, de l’unité et de l’indépendance politique du Liban, sous l’autorité unique et exclusive de son gouvernement, sur l’ensemble de son territoire.
29. Au Liban, beaucoup déclarent que la présence militaire syrienne, y compris celle des agents des renseignements en civil, permet à la Syrie d’exercer une influence considérable sur les affaires internes libanaises. Les gouvernements du Liban et de la Syrie ont toutefois nié, devant moi, ce fait, précisant que la Syrie n’intervient pas dans les affaires internes du Liban.
30. En dépit de l’étroitesse des liens officiels entre le Liban et la Syrie, on note que les deux pays n’ont jamais eu de relations diplomatiques officielles. Il n’y a aucune mission diplomatique libanaise à Damas ni une mission diplomatique syrienne à Beyrouth.
31. Depuis octobre 2000, l’aviation israélienne a régulièrement violé la souveraineté libanaise en dépassant parfois la ligne bleue. Elle pénètre fréquemment en profondeur dans le territoire libanais et effectue des bangs supersoniques au-dessus des zones habitées. Le gouvernement israélien affirme que ces survols sont effectués pour des raisons de sécurité. La riposte antiaérienne du Hezbollah est tombée au-delà de la ligne bleue, en Israël, y faisant des blessés.
32. Avec mes représentants dans la région, nous avons invité les parties à cesser les violations de la ligne bleue dans l’une ou l’autre direction et de s’abstenir de toute escalade qui pourrait faire des victimes des deux côtés de la frontière. Comme nous l’avons déclaré, une violation ne doit pas servir de prétexte à d’autres.
IV. Observations
33. La résolution 1559, sur base de laquelle ce rapport est rédigé, exige des actions spécifiques de la part des différentes parties. Ainsi qu’il ressort de ce rapport, je ne peux pas certifier que ces conditions ont été remplies. Alors que les critiques de la résolution sont bien connues, les gouvernements du Liban et la Syrie m’ont assuré de leur respect pour le Conseil de sécurité, et que, par conséquent, ils ne contesteront pas la résolution. Les parties concernées m’ont fourni des informations et m’ont donné certaines assurances précises.
Je les ai notées et j’attends leur réalisation.
J’ai demandé aux parties un calendrier pour leur exécution totale.
34. En ce qui concerne le processus électoral, je suis depuis longtemps convaincu – et je l’ai rappelé dernièrement au sommet de l’Union africaine, en juillet de cette année – que les gouvernements et les chefs d’État ne devraient pas rester en fonction au-delà des limites prévues dans leurs Constitutions.
35. L’opinion publique libanaise semble divisée au sujet de la présence militaire syrienne sur son territoire et au sujet de l’amendement constitutionnel lié à l’élection présidentielle. Elle semble aussi divisée sur l’existence de groupes armés qui ne sont pas sous le contrôle direct du gouvernement. Mais beaucoup de Libanais estiment que l’exécution totale de la résolution 1559 serait dans l’intérêt non seulement du Liban, mais aussi de celui de la Syrie, de la région et de la communauté internationale en général. Il est temps, 14 ans après la fin des hostilités et quatre ans après le retrait israélien du Liban, que toutes les parties concernées se débarrassent des derniers vestiges du passé. Le retrait des forces étrangères, la dissolution et le désarmement des milices pourraient clore définitivement ce chapitre triste de l’histoire libanaise.
36. Comme je l’ai noté plus haut, les exigences prévues dans la résolution 1559 n’ont pas été encore satisfaites. À cet égard, je reste prêt à aider, si cela s’avère nécessaire, les parties qui doivent exécuter cette résolution du Conseil de sécurité dans sa totalité. Et, s’il y a lieu, je suis aussi prêt à tenir le Conseil de sécurité régulièrement informé des développements dans ce domaine.
37. Je continue à œuvrer dans le sens de la conclusion d’une paix juste, durable et globale au Proche-Orient.

La déstabilisation menace le pays
Les appels au calme se font entendre après une tentative d'assassinat d'un leader druze. Beaucoup y voient la main syrienne. Kofi Annan critique Damas pour son manque d'empressement à retirer ses troupes du Liban.

Alors que Beyrouth traverse une zone de turbulence des plus agitées depuis la fin de la guerre en 1990, la tentative d'assassinat, vendredi, d'un ministre proche du leader druze d'opposition Walid Joumblatt n'a fait que renforcer les risques de déstabilisation du pays du Cèdre.
Un risque que les dirigeants libanais s'emploient néanmoins à circonscrire en multipliant les appels au calme.
Un message. Ainsi doit être appréhendé, selon la plupart des analystes libanais, l'attentat à la voiture piégée perpétré contre Marwan Hamadé, ministre démissionnaire de l'Economie et proche collaborateur de Walid Joumblatt. Fer de lance de l'opposition au pouvoir, le leader druze avait fermement dénoncé la reconduction du président Lahoud «imposée» par Damas, véritable «faiseur de rois» au Liban. Beaucoup voient, dès lors, derrière la tentative d'assassinat, la main syrienne et nombreux sont ceux qui ont dénoncé une volonté de s'en prendre à la paix civile libanaise dans un contexte de crise politique.
Malgré les craintes de débordements, la montagne druze était plutôt calme ce week-end, même si les drapeaux du Parti socialistes progressiste de Joumblatt étaient partout exhibés. Lors des funérailles samedi du garde du corps de Marwan Hamadé, tué lors de l'attentat, Walid Joumblatt s'est employé à calmer les esprits: «Préserver l'unité nationale est essentiel et nous en sortirons grandis», a souligné le leader druze. Il n'a pas pour autant modifié sa position et a exhorté ses partisans à poursuivre «une résistance qui s'annonce longue, mais pacifique» et à corriger «l'erreur de la prorogation». Fin août, les députés libanais, sous forte pression syrienne et malgré les contestations internationales, avaient prorogé de trois ans le mandat présidentiel. Joumblatt, a en outre appelé à une «relation claire, correcte et saine avec la Syrie, loin des trompettes des mercenaires qui, du nord au sud, ont sali les relations bilatérales historiques afin de satisfaire un groupe de profiteurs». Rapport mal accueilli «Je ne pense pas qu'il y ait un réel risque d'explosion», soulignait de son côté Joseph Bahout, analyste politique libanais. «Quinze ans de guerre ont changé la donne et le contexte international est différent aujourd'hui.» Un contexte que Walid Joumblatt a mis en exergue, soulignant que «le monde entier» avait les yeux tournés vers le Liban. L'attentat contre Hamadé est en outre intervenu le jour même de la remise du rapport du secrétaire général de l'Onu faisant suite à l'adoption, le 2 septembre, de la résolution 1559 appelant la Syrie, sans la nommer, à respecter la souveraineté libanaise et à retirer ses troupes du territoire libanais.
Le rapport met précisément Damas à l'amende sur ce dernier point. Kofi Annan a ainsi souligné que, si la Syrie avait annoncé le redéploiement de 3 000 de ces soldats du Liban, rien ne prouvait que ces troupes avaient effectivement quitté le territoire libanais.
«A part la Finul (force intérimaire de l'Onu au Liban), les seules forces étrangères significatives déployées au Liban à la date du 30 septembre 2004 sont syriennes», peut-on lire dans le texte onusien qui regrette en outre que Damas n'ait pu fournir un calendrier de retrait.
La Syrie a rejeté les conclusions de ce rapport, tandis que le ministre libanais des Affaires étrangères Jean Obeid l'a jugé dimanche «extrémiste et exagéré». Des propos qui contrastent avec ceux du vice-Premier ministre Issam Farès qui l'a estimé «pas mauvais», présentant «les choses telles qu'elles sont».

Emilie Sueur
pour la Libre Belgique


19 Août 2004

Affaire France/Al Manar:
Compte-rendu de l'audience au Conseil d'Etat
Paris, AP - Le Conseil d'Etat devrait se prononcer vendredi sur la demande du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) qui entend ordonner à la société française Eutelsat de cesser la diffusion en France de la chaîne Al-Manar, proche du Hezbollah chiite libanais, qui a retransmis l'an dernier un feuilleton antisémite. A l'audience jeudi, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, Daniel Labetoulle, a indiqué qu'il n'excluait pas d'autres rencontres entre les acteurs de l'affaire avant de rendre une décision définitive.

Le CSA reproche à Al-Manar d'avoir diffusé en novembre dernier, en plein ramadan, un feuilleton intitulé «Al-Shatat» (diaspora ou exil, en arabe) qui s'inspire du «Protocole des sages de Sion», un faux écrit israélite du 19e siècle censé montrer que les juifs régissent le monde. «Une diffusion malheureuse», selon l'avocat d'Al-Manar, Me Denis Garreau, qui a précisé que la chaîne avait demandé mercredi au CSA d'être conventionnée. Ce processus prend plusieurs mois car le CSA doit examiner le contenu des programmes des chaînes qui doivent ensuite accepter de rendre régulièrement des comptes. «Al-Manar a diffusé un feuilleton dont tout le monde reconnaît le caractère inadmissible», a convenu Me Garreau. Il a indiqué en revanche que la chaîne refusait d'interrompre ses programmes en attendant le conventionnement, comme le souhaite le CSA. Aux yeux de la directrice juridique du CSA, Sylvie Clément-Cuzin, cette suspension est une condition incontournable pour «repartir sur de bonnes bases». L'autorité de régulation française critique également le contenu tendancieux de certaines informations d'Al-Manar qu'elle qualifie de «valorisation récurente du terrorisme». Le CSA classe ainsi Al-Manar parmi les «chaînes combattantes». «Le Hezbollah est un parti politique qui compte des élus au Parlement libanais», a rétorqué Me Garreau rappelant qu'il n'existe «aucun lien organique entre le parti et la chaîne». Tout au plus une «proximité de positions». «Le Liban est en guerre contre Israël», a insisté l'avocat.

Les représentants d'Eutelsat ont indiqué pour leur part qu'il était impossible à l'opérateur d'interrompre la diffusion d'Al-Manar sans couper également les neuf autres chaînes transmises en bouquet par Arabsat. Or certaines de ces chaînes ont déjà été conventionnées par la France. L'avocat d'Eutelsat, Me Denis Pinnica, a demandé plusieurs mois de délai au Conseil d'Etat pour que des négociations visant à supprimer Al-Manar du bouquet puissent être engagées avec Arabsat. Il a estimé que de telles négociations seraient difficiles à mener avant les élections au Liban prévues au mois d'octobre.

L'affaire Al-Manar a soulevé des vagues au Proche-Orient. Le 13 août dernier, le ministère libanais des Affaires étrangères a pris la défense de la chaîne, estimant que les autorités françaises avaient pris une position «plus politique que judiciaire» dans cette affaire et fait preuve de «parti pris». Le premier secrétaire de l'ambassade du Liban à Paris était également présent à l'audience.



La suppression possible du signal d'Al Manar en Europe:
une décision aux enjeux plus lourds qu'il n'y parait!


Journée de solidarité au Liban avec la TV du Hezbollah,
poursuivie en France

Beyrouth, 12 Août- Le président libanais Emile Lahoud a jugé que les poursuites en France contre la télévision du Hezbollah libanais, Al-Manar, servent la "campagne de désinformation" menée par Israël et appelé la France à "préserver les principes de liberté" qu'elle a toujours défendus. M. Lahoud a considéré que les poursuites engagées en France contre la chaîne satellitaire de la formation intégriste chiite à la demande du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) "servent la vaste campagne de désinformation menée par Israël contre le Liban et la juste cause des Arabes", selon un communiqué de la présidence. "Toute mesure qui serait prise contre Al-Manar portera atteinte aux médias libanais et les empêchera de faire parvenir leurs points de vues à l'opinion publique française et européenne qui a commencé à comprendre, par le biais des chaînes satellitaires libanaises, la justesse de la cause arabe et à dénoncer les pratiques israéliennes agressives", a ajouté M. Lahoud. Le chef de l'Etat recevait une délégation de représentants des médias audiovisuels et d'hommes politiques libanais dans le cadre d'une Journée de solidarité avec la télévision du Hezbollah, décidée à l'initiative du Conseil national de l'audiovisuel (CNA).

Déjà près de 2 ans pour le Journal Télévisé francophone

quotidien d'Al Manar TV à 21h30 TU - 0h30 heure de Beyrouth
- 23h30 à Paris depuis le 12 Octobre 2002

"Le Liban est attaché aux relations d'amitié profondément ancrées avec la France, et Israël ne pourra pas leur porter atteinte quoi qu'il fasse", a souligné M. Lahoud, qui a invité la France à "préserver les principes pour lesquels elle a toujours lutté, qui sont la liberté, la communication, l'acceptation de l'avis de l'autre et le dialogue".
Auparavant, lors d'une rencontre au siège du syndicat de la presse, plusieurs intervenants ont dénoncé l'arrêt de la retransmission en France par satellite des programmes d'Al-Manar, jugeant qu'il s'agissait d'une décision "politique". "Ce n'est pas Al-Manar qui est visé, mais la liberté d'informer et la liberté d'expression", a déclaré le président du syndicat de la presse Ahmad Baalbacki. "Il s'agit d'une question de principe du point de vue de l'information et aussi de l'amitié avec la France. Nous sommes des sémites et nul ne peut nous accuser d'être antisémite", a-t-il ajouté. Le 26 juillet, le Conseil supérieur de l'audiovisuel français avait saisi le Conseil d'Etat, tribunal administratif suprême, pour demander l'arrêt de la diffusion en France d'Al-Manar, qui avait diffusé un feuilleton, "Al-Chatat" (Diaspora), à la teneur jugée violemment antisémite.
Le cas d’Al Manar pose le problème du cadre juridique pour les chaînes émises en France par le satellite.À l’occasion de la loi du 9 juillet 2004 sur les communications électroniques et les services de communication audiovisuelle, le gouvernement a fait voter par le Parlement un amendement qui permet au CSA de saisir le président de la section du contentieux du Conseil d’État " d’une requête, tendant à ce qu’il ordonne au diffusuer Eutelsat de mettre fin, sous astreinte, à la diffusion d’une chaîne relevant de la compétence de la France ". Ceci a été fait le 12 juillet dernier. La décision du Conseil d’État est attendue courant août.


Du 17 au 20 Juin 2004

ou la France exposée au Liban?


-Photo Marwan Assaf-
Mustapha Assaad (PDG de Publicis-Liban) peut lever les bras aux côtés des officiels:
le ciel, comme la rue Foch sont aux couleurs de la France pour quatre belles journées.


De la bouche-même de Mr l'Ambassadeur de France, Mr Philippe Lecourtier, au cours de son discours inaugural sous un soleil éclatant," la France Expose" aurait pu se dénommer le" Liban expose la France".
En effet, s'il a bien placé cette manifestation sous son haut patronnage, ce sont bien les acteurs locaux libanais qui furent les maitres d'oeuvre de l'opération puisque toute la préparation et l'organisation ont été confiés à l'agence Publicis et que l'écrasante majorité des exposants et parrains sont des agents-distributeurs de produits français déjà présents au Liban. Cette opération atteindra sans doute un de ses objectifs essentiels qui est de populariser le produit français en le sortant du cadre d'un salon professionnel classique.
En revanche, elle ne résoudra probablement en rien l'érosion des parts de marché de marché de la France au Liban. Certes, la place de second fournisseur est encore tout juste préservée mais combien de temps encore face, notamment, au dynamisme italien et à la poussée chinoise.
On pourra donc s'étonner de la grande discrétion de la promotion de cette opération auprès du tissu économique français durant les mois qui ont précédé ou encore dans la presse française... En conséquence, l'absence de PME-PMI françaises était quasi-totale alors que c'est sans doute par ce biais que la France pourrait relancer une présence économique au Liban qui soit à la hauteur de ses relations privilégiées et de son implication dans la culture locale.

On aura noté une forte implication marseillaise, grâce à quelques contacts privilégiés, qui aura, en l'occurence, fait office d'exception qui confirme la règle.
Il faut sans aucun doute saluer le savoir-faire local qui a su mettre en valeur la présence économique française existante, dans le respect du raffinement français, tout en mettant celui-ci à la portée du plus grand nombre.
Il eu sans aucun doute fallu d'autres moyens pour donner une dimension prospective réelle à "La France Expose" car l'objectif de conquête aura sans doute bien du mal à être atteint. On nous rétorquera que le délai pour le montage d'une telle opération, cinq mois à peine..., ne permettait pas de l'envisager sous cet angle
. C'est tout à fait vrai sur un plan technique, et l'on est souvent réduit à choisir une stratégie conforme à ses moyens...
Sans doute est-ce l'une des raisons pour laquelle l'appellation de Mission Economique Française a justement supplanté, depuis deux ans environ, celle de Poste d'Expansion Economique.Cela n'est pas une exception libanaise et s'applique partout dans le monde...


Patrick Trottignon, directeur général d'UBI-France, de passage à Beyrouth, jugeait cette opération comme étant tellement d'un genre nouveau, qu'il envisage déjà sa reproduction en d'autres points du globe. C'est ainsi que "La France Expose" pourrait déjà s'exporter à Doha, au Qatar, d'ici la fin de cette année.

S'il est clair que les libanais déploient beaucoup d'énergie et de créativité pour consolider les acquis de la France en matière de commerce extérieur, nul ne peut dire combien de temps cela suffira t-il pour empêcher le reflux. Chacun s'est accordé, du côté des organisateurs comme des exposants, sur l'incontestable succès de l'opération Marketing de la France au niveau du marché domestique libanais, mais, dans la perspective du renouvellement d'une telle manifestation, le potentiel d'améliorations demeure énorme pour répondre à ses vrais besoins et renforcer ses positions dans la région.
Se donner un coup de jeune était nécessaire, mais au-delà des apparences, il convient également de résoudre les urgences profondes.

JM Druart


Inauguration: Lu dans la presse locale

La rue Foch, au centre-ville, s’est transformée pour quatre jours en une artère commerçante française réunissant quelques-unes des enseignes les plus célèbres de l’Hexagone. Baptisée «La France expose», la manifestation, qui se déroule jusqu’à dimanche, a été inaugurée hier soir par l’ambassadeur de France à Beyrouth, Philippe Lecourtier, en présence notamment du ministre de l’Économie et du Commerce, Marwan Hamadé, et du président de la Fédération des Chambres de commerce et d’industrie, Adnane Kassar.
L’événement est l’occasion de célébrer « une liaison certes passionnée entre deux pays et deux peuples, mais trop souvent délaissée parce qu’enfermée dans son passé ou considérée comme acquise », selon les mots du ministre Hamadé. Organisé, à l’initiative de l’ambassade de France, par Publicis-Graphics Beyrouth, il compte un certain nombre de manifestations culturelles, mais son objectif est avant tout économique: promouvoir la présence économique et commerciale de la France au Liban. « Certains me diront, ici ou là, pourquoi tout cela ? sous-entendant que la relation spéciale entre la France et le Liban n’a pas besoin d’une opération commerciale pour être célébrée », a relevé l’ambassadeur de France lors de son discours inaugural. « La France n’est pas qu’une idée, une référence linguistique, culturelle ou intellectuelle. Elle n’est pas seulement un défenseur constant et déterminé du Liban dans les enjeux régionaux ou dans la gestion des finances publiques. Elle est bien sûr tout cela mais elle ne serait rien sans ses entreprises, sources de valeur, de croissance et de création d’emplois, et également instruments efficaces au service du développement. » Ces entreprises ne peuvent vivre et se développer sans « s’engager fortement sur les marchés étrangers », comme elle le fait au Liban, où plus de 5000 entreprises françaises, principalement des PME, entretiennent un courant d’affaires, a poursuivi l’ambassadeur. À cet égard, Philippe Lecourtier a saisi l’occasion pour rendre hommage « au secteur privé libanais qui est un relais ancien et indéfectible des produits et des services français sur ce marché ». « Je voudrais insister sur la nécessité pour le secteur privé des deux pays de concentrer ses efforts pour faciliter l’accès, d’une part, des entreprises libanaises au marché français et, d’autre part, des entreprises françaises au marché du Machreq et du Maghreb arabes à travers le Liban », a déclaré pour sa part Adnane Kassar.
Bien qu’importante, avec des ventes variant, selon les années, entre 600 et 800 millions d’euros, la présence économique française au Liban n’est plus à la hauteur d’autres activités françaises, notamment culturelles. Et le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a tendance à s’éroder. « La France expose » a donc pour but de redynamiser ces échanges en rappelant aux Libanais ce que sont les biens et les services français. Rue Foch, on trouve donc « les délices de la dégustation française, la qualité de l’achat français, le charme du voyage français, la sécurité du compte français, le luxe du choix français, le confort de la voiture française, les avantages de l’assurance française, la délicatesse de la parfumerie française », selon les termes du ministre de l’Économie, Marwan Hamadé.
En installant des stands dans la rue plutôt que dans un salon traditionnel, les organisateurs de la manifestation ont voulu faire connaître le savoir-faire au grand public, à quiconque se promène rue Foch, au-delà des consommateurs francophones traditionnels.

Sibylle RIZK pour L'Orient-LeJour


À la Rue Foch au centre-ville “La France expose”: l’enthousiasme en bleu, blanc, rouge
Les Libanais avaient-ils besoin d’une exposition de produits et services français, pour renouveler leur attachement à leur se-conde patrie? Si, pour une certaine tranche de la population, l’affinité qui lie les deux pays, ne fait pas de doute, il a été bon de rappe-ler, aux jeunes surtout, que la présence française au Liban est spéciale sur plus d’un plan...
Tout le compte-rendu de la France expose avec


Concert de musique classique au grand sérail de Beyrouth.


Photo Mohammed Tawil


20 Juin 2004- A la veille de la fête de la Musique et clôturant l’opération « La France expose », l’Orchestre symphonique national libanais a présenté, dans la cour extérieure du Grand Sérail, un somptueux programme de musique classique sous la houlette de Mme Claire Levacher. Priorité pour l’occasion à la tradition symphonique. Sous le firmament étoilé de Beyrouth, ont résonné les partitions de Bizet, Mozart et Brahms, superbement rendues, devant un public nombreux et sélect.Le muezzin fut même durant quelques minutes dans le ton de la partition! un moment délicieux et vraiment unique.

On ne pourra que se réjouir de cette soirée musicale originale et de haute tenue qui mettait une fois de plus à l'unisson le Liban et la France.

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Publicis Graphics hold gala reception

By Daily Star Staff

La France Expose closes - but the celebration continues

BEIRUT, 20 th June 2004: On Sunday, the last day of the La France Expose, a cultural celebration of all things French held in Lebanon over the weekend, French Ambassador Phillipe Lecourtier and Publicis Graphics held a gala cocktail gathering to celebrate the success of the event.


Madame Mustapha Assaad
lors du cocktail de clôture de "La France Expose"


Specifically to mark the closing of the "French street" in downtown Beirut along Foch Street, which had been closed to vehicle traffic and filled with plenty of French stands and products in a mini street festival, the reception at nearby a restaurant, Poetica, welcomed many of those taking part, as well as local Lebanese personalities and VIPs. Mustapha Assad, the CEO of Publicis Graphics, the agency responsible for organizing La France Expose, thanked all involved in the expo for their hard work, and announced that the event had been a great success and that it continued to promote the long-held and proud links between Lebanon and France. The French connection in Lebanon continues this week with a series of events, including exhibitions and the Fete de la Musique, a festival featuring live bands playing in the streets until the end of June.


Eddé Sands
La Société des Poètes Français
La Mission Culturelle Française au Liban


présentent :
« La Mer en Poésie »



Lecture de poèmes au bord de l’eau en compagnie de nos poètes libanais (Lecture en Arabe, Français et Anglais)

Vendredi 11 juin 2004 à 18h

Composez vos propres vers ou sélectionnez parmi vos auteurs favoris un poème sur le thème de la Mer et rejoignez-nous dans l’univers magique du dialogue poétique
Durant cet événement, un Concours Francophone
sur le thème « La Mer en Poésie » est organisé.


Les résultats seront annoncés sur la plage d’Eddé Sands, le vendredi 25 juin à 18h. Invitation ouverte à tous les amoureux de la poésie. Envoyez votre poème en français avant le 18 juin et contactez-nous pour tous renseignements complémentaires.

A la Librairie El-Harf, Madeleine Eddé, Voie 13, centre Al-Harf, Jbeil. Tél : 09 946 493 – 09 546 553.
A La Société des Poètes Français, Patricia Elias Dagher,BP 175, Bikfaya, Liban. Tél : 03 270 942 Fax : 04 723 601
ou à la Mission Culturelle Française de Jounieh. Tél : 09 644 427 – 09 644 428

Meilleurs poèmes et photo-souvenir...


Festival du livre d’Antélias 2004:
La culture à l’honneur jusqu’au 14 mars à l’église Saint-Élie

Le traditionnel Festival libanais du livre d’Antélias a été inauguré hier par le ministre d’État M. Michel Moussa, représentant le président Émile Lahoud, à l’église Saint-Élie d’Antélias. Une foule nombreuse de personnalités politiques, religieuses mais surtout culturelles était là comme pour prouver, une fois de plus, la détermination du Liban à demeurer un phare culturel dans cette région du monde.
Cette 23e édition de la fête du livre organisée par le Mouvement culturel d’Antélias accueillera, comme d’habitude, des maisons d’éditions libanaises et étrangères proposant des ouvrages dans les trois langues, arabe, français et anglais, qui feront la joie des lecteurs de tous âges. Près d’un millier de mètres carrés occupés par 140 stands qui proposent des livres dans plus d’un domaine. Éducation, science, religion, littérature, recherche, jeux ou BD, les visiteurs, surtout les curieux des nouveautés et les bibliophiles, trouveront leur bonheur sur ces kilomètres de rayonnages offrant plus d’une nouveauté. Le festival ne propose pas seulement des ouvrages. En effet, tout au long de cette manifestation devenue un rite, les organisateurs assurent une animation intéressant les grands comme les petits. Un calendrier des activités est établi pour que chacun effectue son choix. Visite guidée, spectacle et concours pour les jeunes sont prévus les avant-midi. Et plusieurs écoles sont déjà inscrites aux diverses activités. Deux nouveautés de cette année destinées aux jeunes citoyens : la sensibilisation à l’environnement, sur le thème « Un environnement meilleur commence par moi », et la participation de la chorale de l’Institut des sourds-muets de Baabda. Signature d’ouvrages, hommage aux grands hommes, conférences et débats sont programmés pour les aînés.
La longévité et le succès de cette manifestation annuelle sont dus au sérieux des organisateurs qui savent rester à l’écoute tant des lecteurs que des éditeurs. Ils savent également varier les activités à l’intention des jeunes et n’oublient pas ceux qui, par leur science et leur savoir, ont enrichi la culture et le patrimoine de ce pays. C’est d’ailleurs dans cet esprit que les hommages se succèdent sans se ressembler durant le festival qui se prolongera jusqu’au 14 mars, ouvrant ses portes de 11h à 21h.

Le Programme
Pour l’hommage aux personnalités, les séances se dérouleront à 18h30 chaque fois : - Vendredi 5 mars : le Dr Labib Younan Rizk, historien égyptien, cadre à l’Alesco, sera présenté par le Dr M. Jaber, l’animation sera assurée par le Dr Antoine Doumit.
- Lundi 8 mars, M. Abdel Baset Ghandour sera présenté par l’ancien président de l’Ordre des avocats, Me Raymond Eid. Animation M. Haykal Dergham.
Mardi 9 mars : M. Hani Fahs sera présenté par M. Hussein Chamseddine, avec, pour animateur des débats, M. Jamil Gébran.
Mercredi 10 mars : le Dr Nabil Fleihan sera présenté par le Dr Karam Karam. Animation assurée par le Dr Thérèse Doueihy Hatem.
Jeudi 11 mars : le Dr Victor el-Kik sera présenté par M. Boulos Srouh. Directeur des débats: le Dr Issam Khalifé.
Vendredi 12 mars : hommage au journaliste Élias el-Khoury, présenté par son collègue Samir Cassir, rencontre dirigée par le Dr Antoine Seif.
Débats et conférences :
Samedi 6 mars, 18h30 : ren