|
| Le
Fil-Actu en direct du Liban

prompteur
dépêches |
Le
dernier point significatif de l'actu en direct de Beyrouth

11 Juillet 2008
Le gouvernement d'unité
nationale enfin formé au Liban
Un
gouvernement d'union nationale de 30 membres a été
formé vendredi au Liban après la levée des
obstacles concernant la répartition des portefeuilles entre
la majorité et l'opposition, a annoncé le secrétaire
général du Conseil des ministres, Souheil Bouji.
Le gouvernement a été annoncé par un décret
signé par le président Michel Sleimane et le Premier
ministre Fouad Siniora.
M. Bouji a d'abord annoncé la démission du gouvernement
sortant qui était en place depuis 2005. Il a par la suite
lu la liste des 30 membres du nouveau gouvernement. M. Siniora
avait entamé fin mai ses consultations avec les ténors
politiques libanais pour former ce gouvernement. Ce cabinet, préconisé
par l'accord interlibanais signé le 21 mai à Doha,
prévoit la répartition des portefeuilles comme suit:
16 pour la majorité, 11 pour l'opposition et trois devant
être nommés par le chef de l'Etat.
BEYROUTH
(Reuters)/ Leïla Bassam -
Le Liban s'est enfin doté d'un cabinet d'unité nationale,
sept semaines après l'accord politique conclu sous l'égide
du Qatar entre majorité pro-occidentale et opposition pro-syrienne,
qui a déjà permis l'élection à la
présidence du chef de l'armée Michel Souleïmane.
Après
avoir reçu le Premier ministre sortant Fouad Siniora,
qu'il avait chargé de former ce gouvernement, l'ancien
chef de l'armée a pris un décret présidentiel
annonçant la composition de la nouvelle équipe,
où l'opposition obtient le droit de veto qu'elle réclamait
depuis son départ du gouvernement en novembre 2006.
Au
nom de l'Union européenne, Bernard Kouchner a salué
une "étape importante" dans l'application de
l'accord de Doha dont la poursuite est "essentielle".
Le
ministre français des Affaires étrangères
parle là notamment de la relance du dialogue national
et de la préparation des élections législatives.
"L'Union
européenne poursuivra son soutien à tous les niveaux
en faveur d'un Liban indépendant", a assuré
le chef de la diplomatie française dans un communiqué
diffusé par le Quai d'Orsay.
La
formation de ce cabinet, qui aura notamment pour tâche
d'organiser des élections législatives en 2009
aux termes de l'accord conclu le 21 mai à Doha, est censée
mettre un terme à 20 mois d'une crise qui menaçait
de faire basculer le pays dans un conflit interne sans précédent
depuis la guerre civile de 1975-90.
"Ce
gouvernement a deux principales tâches: recouvrer la confiance
dans le système politique libanais (...) et assurer le
déroulement d'élections législatives transparentes",
a déclaré le Premier ministre en sortant du palais
présidentiel de Baabda, dont Michel Souleïmane avait
pris possession le 25 mai.
Le
président, un chrétien maronite a également
reçu le président de la Chambre des députés,
le chiite Nabih Berri, chef du mouvement d'opposition Amal,
qui avait retardé à 19 reprises l'élection
convenue du consensuel Souleïmane faute d'un accord politique
sur les revendications de l'opposition.
LE
HEZBOLLAH AU TRAVAIL, AMAL AUX AFFAIRES ETRANGERES
Le
cabinet d'unité comprend 16 ministres de la majorité,
trois nommés par le président et 11 issus de l'opposition,
une répartition qui assure à celle-ci le droit
de blocage qu'elle revendiquait puisque les décisions
clés du cabinet devront être prises à une
majorité des deux tiers.
Mohamed
Chatah, proche collaborateur de Siniora, prend le ministère
des Finances, Mohamed Fneich, membre du Hezbollah, se voit confier
le portefeuille du Travail, la diplomatie sera conduite Faouzi
Salloukh, du mouvement Amal de Berri, et l'Intérieur
revient à Ziad Baroud, choisi par Souleïmane.
"En
ce qui me concerne, tous les obstacles ont été
levés", avait déclaré à la
presse Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire
et fils de l'ancien Premier ministre assassiné Rafic
Hariri, au terme de ces sept semaines d'âpres marchandages
sur l'attribution des portefeuilles.
La
première tâche du gouvernement d'unité nationale
sera d'apaiser les tensions politico-religieuses qui ont fait
plusieurs morts depuis l'accord de Doha avant de préparer
les élections législatives de l'an prochain.
Dans
la foulée de la formation du gouvernement, Souleïmane
devrait convoquer les chefs des diverses factions autour d'une
table ronde pour discuter des questions qui continuent à
diviser le pays, dont celle de l'armement du Hezbollah.
Selon
les détracteurs du mouvement politico-militaire chiite,
le Hezbollah n'a plus de raison de conserver ses armes depuis
le retrait israélien du Liban, en 2000.
Le
Hezbollah, qui a résisté avec succès à
la guerre que lui a livrée l'Etat juif il y a deux ans,
affirme qu'il doit conserver son puissant arsenal pour faire
face aux "menaces israéliennes".
Version française
Marc Delteil
7 Juin 2008
Sarkozy emmène la classe
politique française à Beyrouth
François
Hollande (PS) et François Bayrou (MoDem) ont accepté
une invitation de Nicolas Sarkozy à se rendre avec lui
au Liban samedi, où le président de la République
s'entretiendra avec le nouveau chef de l'Etat libanais Michel
Sleimane.
François Hollande: "j'avais posé plusieurs
conditions, dont celle que cette invitation se situe en dehors
de toute préoccupation de politique intérieure,
et qu'elle s'adresse à tous les partis représentés
au Parlement".
L'entourage
du président du MoDem, François Bayrou, a confirmé
que ce dernier serait aussi du voyage.
Selon le quotidien Le Parisien, le secrétaire général
de l'UMP Patrick Devedjian sera également présent,
de même que Marie-George Buffet, secrétaire nationale
du PCF.
>> le
compte-rendu de la visite
Obama sera "un bon ami d'Israël"( Hillary Clinton)
La sénatrice de New York Hillary
Clinton a affirmé le 4 juin qu'elle savait que Barack Obama
serait un bon ami d'Israël reconnaissant implicitement sa
défaite dans la course à l'investiture démocrate
pour la présidentielle américaine.
La forme de cette première reconnaissance
implicite donnera assurément beaucoup d'arguments à
ceux qui répandent l'idée que c'est la communauté
juive mondiale qui détermine beaucoup de choses notamment
en Occident.
Voilà donc une déclaration bien troublante et qui
soulève bien des interrogations
25 Mai 2008
DE DOHA A BEYROUTH, LE LIBAN SE REDONNE
L'ESPOIR DE LA SERENITE
APRES 19 REPORTS EN SIX MOIS MICHEL SOULEIMANE
EST ELU PRESIDENT
Son portrait >>

17 Mai 2008
DÉBUT DES POURPARLERS INTERLIBANAIS
AU QATAR
Les
pourparlers interlibanais visant à mettre un terme au conflit
politique entre le gouvernement antisysrien et les chiites du
Hezbollah ont débuté vendredi soir à Doha
à l'issue de la réussite de la médiation
entreprise la veille à Beyrouth par la Ligue arabe. Les
principaux acteurs de la crise, ouverte depuis novembre 2006 et
qui a failli dégénérer la semaine dernière
en une nouvelle guerre civile, ont fait le déplacement
au Qatar dans la journée au lendemain de la percée
obtenue jeudi dans la capitale libanaise par la Ligue arabe. Les
médiateurs arabes ont obtenu un accord sur l'arrêt
des affrontements les plus graves qu'ait connus le Liban depuis
la guerre civile de 1975-1990, à la suite d'une concession
du gouvernement. Les violences de la semaine dernière ont
fait 81 morts et exacerbé, les clivages confessionnels
et politiques au Liban. Les pourparlers devraient en fait entrer
dans le vif du sujet le samedi 17 Mai.