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L'actualité du Liban et du Moyen-Orient:
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Le Fil-Actu en direct du Liban

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Le dernier point significatif de l'actu en direct de Beyrouth

11 Juillet 2008
Le gouvernement d'unité nationale enfin formé au Liban
Un gouvernement d'union nationale de 30 membres a été formé vendredi au Liban après la levée des obstacles concernant la répartition des portefeuilles entre la majorité et l'opposition, a annoncé le secrétaire général du Conseil des ministres, Souheil Bouji.
Le gouvernement a été annoncé par un décret signé par le président Michel Sleimane et le Premier ministre Fouad Siniora.
M. Bouji a d'abord annoncé la démission du gouvernement sortant qui était en place depuis 2005. Il a par la suite lu la liste des 30 membres du nouveau gouvernement. M. Siniora avait entamé fin mai ses consultations avec les ténors politiques libanais pour former ce gouvernement. Ce cabinet, préconisé par l'accord interlibanais signé le 21 mai à Doha, prévoit la répartition des portefeuilles comme suit: 16 pour la majorité, 11 pour l'opposition et trois devant être nommés par le chef de l'Etat.


BEYROUTH (Reuters)/ Leïla Bassam - Le Liban s'est enfin doté d'un cabinet d'unité nationale, sept semaines après l'accord politique conclu sous l'égide du Qatar entre majorité pro-occidentale et opposition pro-syrienne, qui a déjà permis l'élection à la présidence du chef de l'armée Michel Souleïmane.

Après avoir reçu le Premier ministre sortant Fouad Siniora, qu'il avait chargé de former ce gouvernement, l'ancien chef de l'armée a pris un décret présidentiel annonçant la composition de la nouvelle équipe, où l'opposition obtient le droit de veto qu'elle réclamait depuis son départ du gouvernement en novembre 2006.

Au nom de l'Union européenne, Bernard Kouchner a salué une "étape importante" dans l'application de l'accord de Doha dont la poursuite est "essentielle".

Le ministre français des Affaires étrangères parle là notamment de la relance du dialogue national et de la préparation des élections législatives.

"L'Union européenne poursuivra son soutien à tous les niveaux en faveur d'un Liban indépendant", a assuré le chef de la diplomatie française dans un communiqué diffusé par le Quai d'Orsay.

La formation de ce cabinet, qui aura notamment pour tâche d'organiser des élections législatives en 2009 aux termes de l'accord conclu le 21 mai à Doha, est censée mettre un terme à 20 mois d'une crise qui menaçait de faire basculer le pays dans un conflit interne sans précédent depuis la guerre civile de 1975-90.

"Ce gouvernement a deux principales tâches: recouvrer la confiance dans le système politique libanais (...) et assurer le déroulement d'élections législatives transparentes", a déclaré le Premier ministre en sortant du palais présidentiel de Baabda, dont Michel Souleïmane avait pris possession le 25 mai.

Le président, un chrétien maronite a également reçu le président de la Chambre des députés, le chiite Nabih Berri, chef du mouvement d'opposition Amal, qui avait retardé à 19 reprises l'élection convenue du consensuel Souleïmane faute d'un accord politique sur les revendications de l'opposition.

LE HEZBOLLAH AU TRAVAIL, AMAL AUX AFFAIRES ETRANGERES
Le cabinet d'unité comprend 16 ministres de la majorité, trois nommés par le président et 11 issus de l'opposition, une répartition qui assure à celle-ci le droit de blocage qu'elle revendiquait puisque les décisions clés du cabinet devront être prises à une majorité des deux tiers.

Mohamed Chatah, proche collaborateur de Siniora, prend le ministère des Finances, Mohamed Fneich, membre du Hezbollah, se voit confier le portefeuille du Travail, la diplomatie sera conduite Faouzi Salloukh, du mouvement Amal de Berri, et l'Intérieur revient à Ziad Baroud, choisi par Souleïmane.

"En ce qui me concerne, tous les obstacles ont été levés", avait déclaré à la presse Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire et fils de l'ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri, au terme de ces sept semaines d'âpres marchandages sur l'attribution des portefeuilles.

La première tâche du gouvernement d'unité nationale sera d'apaiser les tensions politico-religieuses qui ont fait plusieurs morts depuis l'accord de Doha avant de préparer les élections législatives de l'an prochain.

Dans la foulée de la formation du gouvernement, Souleïmane devrait convoquer les chefs des diverses factions autour d'une table ronde pour discuter des questions qui continuent à diviser le pays, dont celle de l'armement du Hezbollah.

Selon les détracteurs du mouvement politico-militaire chiite, le Hezbollah n'a plus de raison de conserver ses armes depuis le retrait israélien du Liban, en 2000.
Le Hezbollah, qui a résisté avec succès à la guerre que lui a livrée l'Etat juif il y a deux ans, affirme qu'il doit conserver son puissant arsenal pour faire face aux "menaces israéliennes". Version française Marc Delteil

7 Juin 2008
Sarkozy emmène la classe politique française à Beyrouth
François Hollande (PS) et François Bayrou (MoDem) ont accepté une invitation de Nicolas Sarkozy à se rendre avec lui au Liban samedi, où le président de la République s'entretiendra avec le nouveau chef de l'Etat libanais Michel Sleimane.
François Hollande: "j'avais posé plusieurs conditions, dont celle que cette invitation se situe en dehors de toute préoccupation de politique intérieure, et qu'elle s'adresse à tous les partis représentés au Parlement".
L'entourage du président du MoDem, François Bayrou, a confirmé que ce dernier serait aussi du voyage.
Selon le quotidien Le Parisien, le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian sera également présent, de même que Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.

>> le compte-rendu de la visite

Obama sera "un bon ami d'Israël"( Hillary Clinton)

La sénatrice de New York Hillary Clinton a affirmé le 4 juin qu'elle savait que Barack Obama serait un bon ami d'Israël reconnaissant implicitement sa défaite dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine.
La forme de cette première reconnaissance implicite donnera assurément beaucoup d'arguments à ceux qui répandent l'idée que c'est la communauté juive mondiale qui détermine beaucoup de choses notamment en Occident.
Voilà donc une déclaration bien troublante et qui soulève bien des interrogations

25 Mai 2008
DE DOHA A BEYROUTH, LE LIBAN SE REDONNE L'ESPOIR DE LA SERENITE
APRES 19 REPORTS EN SIX MOIS MICHEL SOULEIMANE EST ELU PRESIDENT
Son portrait >>

17 Mai 2008

DÉBUT DES POURPARLERS INTERLIBANAIS AU QATAR
Les pourparlers interlibanais visant à mettre un terme au conflit politique entre le gouvernement antisysrien et les chiites du Hezbollah ont débuté vendredi soir à Doha à l'issue de la réussite de la médiation entreprise la veille à Beyrouth par la Ligue arabe. Les principaux acteurs de la crise, ouverte depuis novembre 2006 et qui a failli dégénérer la semaine dernière en une nouvelle guerre civile, ont fait le déplacement au Qatar dans la journée au lendemain de la percée obtenue jeudi dans la capitale libanaise par la Ligue arabe. Les médiateurs arabes ont obtenu un accord sur l'arrêt des affrontements les plus graves qu'ait connus le Liban depuis la guerre civile de 1975-1990, à la suite d'une concession du gouvernement. Les violences de la semaine dernière ont fait 81 morts et exacerbé, les clivages confessionnels et politiques au Liban. Les pourparlers devraient en fait entrer dans le vif du sujet le samedi 17 Mai.
Le Liban peut-il à nouveau basculer dans la guerre civile?
Miliciens du Hezbollah dans les rue de Beyrouth -Ouest, 9 Mai 2008, photo Reuters
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24 Mars 2008
17e report de l'élection du président libanaise au 22 Avril

Le Liban a repoussé une 17e fois l'élection d'un nouveau président, reporté au 22 avril. L'activité gouvernementale s'en trouve paralysée les différentes parties s'étant accordées sur le nom du général Michel Sleïmane - dont un portrait ici dans une rue de Beyrouth - pour la présidence mais toujours en désaccord sur la composition du futur gouvernement et la loi électorale.La conséquence de ce nouveau report, annoncé par le président du parlement libanais Nabih Berri, est qu'il n'y aura pas de chef de l'État libanais au sommet arabe de Damas prévu pour la fin de ce mois de Mars.

14 Février 2008
Manifestations sous haute tension

La journée a donné lieu à un grand mouvement de foule au Liban. Alors que des dizaines de milliers de Libanais répondaient à l’appel de l’opposition anti-syrienne pour la commémoration du troisième anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri, les pro-syriens étaient eux aussi dans la rue pour les obsèques d’Imad Moughnieh, chef du Hezbollah assassiné mardi à Damas. Près de 20.000 personnes se sont rassemblées dans un complexe du parti, mais beaucoup ont dû rester dehors faute de place. Au cours des funérailles, qui ont eu lieu en présence du chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki, le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah a déclaré "une guerre ouverte" à Israël. Afin d’éviter tout incident entre les deux manifestations, l’armée libanaise avait déployé plus de 8.000 soldats dans Beyrouth. L’ONU a réaffirmé sa volonté d’établir la vérité sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri et à traduire en justice ses responsables. Le Liban reste toujours sans président depuis fin novembre, et la situation laisse plus que jamais planer l’ombre de graves conflits civils.

Passer du statut de président virtuel à celui de président réel
peut se révèler un long processus au Liban...



9
Février 2008

Les médias libanais ont constaté non sans inquiétude l'échec de la dernière mission du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, malgré une réunion marathon entre des représentants du 14-mars au pouvoir et l'opposition. Résultat: la séance de l'élection présidentielle du 11 février au Parlement a été reportée au 26 février.

8 Février 2008
L'étonnante et dangereuse escalade verbale de Saad Hariri

Le spectre de la confrontation plane sur le Liban

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a entamé une mission de la dernière chance, qui se déroule dans des conditions extrêmement défavorables en raison de l'escalade sans précédent des ténors du 14-mars pro-américain, qui a atteint un pic, jeudi, avec le discours belliqueux de Saad Hariri. Le chef du 14-mars ne s'est pas contenté de menacer l'opposition, mais s'est placé dans une situation de confrontation avec la Syrie et l'Iran . Cette escalade avait été initiée par le chef druze loyaliste, Walid Joumblatt, qui avait tenu des propos menaçants au lendemain de son retour d'Arabie saoudite. Après une rencontre avec le roi Abdallah, il avait assuré que Riyad se tenait aux cotés du 14-mars dans sa "bataille" contre la Syrie et le Hezbollah.
Des sources loyalistes affirment que la commémoration du troisième anniversaire de l'assassinat de Rafic Hariri, le 14 février prochain, sera une occasion de montrer la force du 14-mars et d'assurer que la coalition au pouvoir ne présentera aucune concession supplémentaire. Ces mêmes sources qualifient d'"illusoire" l'analyse de l'opposition qui estime que la modification des rapports de forces régionaux contribuera à affaiblir le 14-mars et à l'acculer. Lorsque le tribunal international chargé de juger les assassins de Rafic Hariri entamera ses travaux, l'opposition réalisera avoir laissé échapper toutes les opportunités qui lui ont été offertes pour s'entendre avec le 14-mars.
Les dernières données sur la scène politique libanaises sont les suivantes:
1-Arrivé jeudi à Beyrouth, Amr Moussa poursuit ses rencontres avec les divers responsables libanais. Il déploie de sérieux efforts pour tenter d'organiser une rencontre entre le chef chrétien de l'opposition, le général Michel Aoun, et les deux représentants du 14-mars, Saad Hariri et l'ancien président Amine Gemayel.
2-Les propos menaçants de Saad Hariri, qui s'est dit "prêt à la confrontation", ont été interprétés par le général Michel Aoun comme une incitation franche à la reprise de la guerre civile. Certains médias y ont vu un enterrement de l'initiative de Amr Moussa avant même le retour du secrétaire général à Beyrouth. Des analystes y ont simplement vu une manœuvre pour mobiliser les bases populaires du 14-mars -particulièrement affaibli et essoufflé- à l'occasion du meeting du 14 février. Quoi qu'il en soit, le discours belliqueux du 14-mars contraste avec les propos calmes, pesés et sages, des deux principaux chefs de l'opposition, Michel Aoun et Hassan Nasrallah, lors de leur interview commune, mercredi soir.
3-Les propos de Saad Hariri, et avant lui Walid Joumblatt, suscitent de nombreuses interrogations sur la véritable position de l'Arabie saoudite à l'égard de ce qui se passe au Liban. Le ton menaçant du chef sunnite du Courant du futur montre que l'état d'esprit de la direction saoudienne n'est pas comme l'a décri l'ambassadeur de Riyad à Beyrouth. Abdel Aziz Khoja avait tenté d'atténuer les déclarations de Joumblatt et réaffirmé que le royaume wahhabite œuvrer en vue d'un rapprochement interlibanais pour régler la crise.
4-De son côté, la Syrie a réitéré son soutien à l'initiative de la Ligue arabe au Liban et à l'assainissement des relations interarabes. Cette attitude contraste avec les campagnes de dénigrement lancées par les médias saoudiens et les alliés libanais du royaume.

Avec le concours de newsorientnews

27 Janvier 2008
Des manifestations politico-sociales dégenèrent au Liban: au moins sept morts
Des manifestations à Beyrouth et dans le sud du Liban pour protester contre les coupures d'électricité ont dégénéré dimanche en violences, faisant au moins sept morts et plusieurs blessés dans un pays plongé dans une grave crise politique qui pourrait désormais entrainer une déstabilisation sociale aux conséquences imprévisibles.

C'est d'abord un lourd bilan de huit tués que l'on retiendra de cette soirée d'émeutes particulièrement violente et sanglante faisant craindre encore plus l'avenir >> lire...

25 Janvier 2008
Une violente explosion secoue Hazmieh : six tués et 40 blessés

La cible, Wissam Eid, était chargé du volet technique des attentats terroristes...
Déjà cible d’une tentative d’attentat manqué en 2006 (une grenade avait été lancée contre sa maison), le capitaine Eid, ingénieur en charge du volet technique des enquêtes sur les attentats survenus au cours des dernières trois années, avait fourni d’importantes informations à la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, a confié à l’AFP un ancien membre de la commission, sous le couvert de l’anonymat. Des heures après l’attentat, on affirmait toujours que le capitaine Eid « rentrait justement d’une réunion avec la commission lorsqu’il a été assassiné ». Même si cette iinformation a été démentie en fin de journée, « C’est un message aux FSI après le message adressé à l’armée avec l’assassinat du général François el-Hajj », a déclaré le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, qui s’est rendu sur les lieux de l’attentat peu après la déflagration.

21 Janvier 2008
Tensions palpables à Beyrouth suite au 13ème report de l'élection du président de la république au 11 Février prochain. Lire >>>

15 Janvier 2008
Attentat contre un véhicule de l'ambassade américaine à Beyrouth: quatre morts
>>> Lire l'analyse et le correspondance de Mediarabe.info

11 Janvier 2008:
Le porte-parole du président de la Chambre M. Nabih Berri a annoncé ce vendredi le douzième report de la séance consacrée au scrutin présidentiel pour le lundi 21 janvier 2008, afin de permettre la poursuite des efforts menés par le secrétaire général de la Ligue Arabe M. Amr Moussa visant à aboutir à un accord entre majorité et opposition sur l'échéance présidentielle et la formation du prochain cabinet ministériel.

7 Janvier 2008:

Un plan en trois points de la Ligue Arabe pour sortir le Liban du blocage
1. Le plan de la Ligue arabe entérine le choix d’un candidat de consensus : le chef de l’armée libanaise, le général Michel Souleïmane. Une option approuvée par la majorité pro-occidentale du Premier ministre Fouad Siniora et l’opposition pro-syrienne emmenée par le Hezbollah.
2. La Ligue préconise l’élection immédiate de Souleïmane par les députés, et lui reconnaît un rôle d’arbitre suprême entre les factions. Le plan prévoit ensuite la formation rapide d’un gouvernement d’union nationale dont la composition sera telle qu’aucune partie ne pourra imposer ou bloquer une décision.
3. Troisième étape de cette feuille de route: l’adoption d’un nouveau code électoral en vue des prochaines législatives.
Mais des obstacles demeurent. Parmi eux et non le moindre, la volonté de l’opposition d’obtenir un droit de veto dans la future équipe dirigeante.

11ème report: Berry repousse la séance électorale au 12 janvier
Le chef du Parlement a décidé de repousser au 12 janvier la séance, prévue pour le 29 Décembre, pour l’élection du président de la République, a annoncé le bureau de presse de Nabih Berry.
« Le chef du Parlement a décidé de repousser la séance pour élire le président de la République au 12 janvier à midi pile », indique ainsi le communiqué. Ce report, le 11e en environ trois mois, était prévisible en l’absence de tout consensus entre majorité et opposition, et à l’aune de l’escalade politique et verbale entre les deux camps.
Rappelant que la situation n’est plus la même qu’au cours de la période allant du 25 septembre au 24 novembre, le texte indique que la vacance de la première magistrature obéit désormais à l’article 74 de la Constitution, qui stipule ce qui suit : « En cas de vacance de la présidence par dècès, démission ou pour toute autre cause, l’Assemblée se réunit immédiatement et de plein droit pour élire un nouveau président. » Et le communiqué de préciser qu’une vacance par décès, démission ou fin de mandat signifie que cela exempte le candidat à la présidence de la condition de démission préalable (en l’occurrence deux ans avant, s’agissant du général Sleimane). « Cela veut donc dire qu’il faut écarter toute idée d’amendement de la Constitution », souligne le communiqué du bureau de presse de Nabih Berry. En outre, la réunion de l’Assemblée « de plein droit » rend superflue l’ouverture d’une session extraordinaire pour l’élection du chef de l’État, en dépit de l’anticonstitutionnalité et de l’illégitimité du gouvernement.
Enfin, Nabih Berry a tenu à déclarer qu’en cas d’entente avant le 12 janvier, la date de la séance électorale sera avancée.
Signalons que plus tôt dans la journée, une « source politique » avait indiqué à l’agence Reuters que l’élection présidentielle sera de nouveau reportée « à la fin de la semaine prochaine ». « Des complications dans les négociations régionales et internationales et la rupture des discussions internes ont contribué à repousser la séance de demain à la fin de la semaine prochaine », avaient expliqué ces mêmes sources.



Le général El Hajj - Crédit photo AFP
12 & 13 décembre
Assassinat du général François El Hajj

Le Liban est de nouveau plongé dans une phase de fortes tensions politiques et d'inquiétudes sécuritaires après l'assassinat, mercredi matin, du directeur des opérations de l'Armée libanaise, le général François Hage. Tué dans un attentat à la voiture piégée, le général Hage était pressenti pour succéder au général Michel Sleimane au commandement suprême de l'armée au cas où ce dernier était élu président de la République. Le général Hage était connu pour ses positions anti-israéliennes.Les réactions suite à cet attentat sont restées cette fois prudentes et limitées à à la condamnation sans pointer du doigt le régime syrien, commanditaire habituellement désigné lors des précédents crimes.

Le Liban reste sous le choc de l'assassinat du directeur des opérations de l'Armée, le général François el-Hage, l'un des plus hauts gradés maronites du pays, intervenu alors que les différents protagonistes n'arrivent toujours pas à s'entendre sur l'élection à la présidence du commandant en chef de l'Armée, le général Michel Sleimane.
La grande confusion qui règne dans les hautes sphères politiques s'explique par le fait que l'assassinat d'el-Hage pourrait être lié à la guerre de Nahr al-Bared. L'officier supérieur était en effet un des principaux artisans de l'éradication par l'armée du groupe intégriste sunnite de Fatah al-Islam, retranché dans ce camp palestinien du 20 mai au 2 septembre, avant d'être vaincu. Les enquêteurs privilégient cette piste dans leur investigations, ce qui laisse présager que les Etats-Unis et l'Europe vont accentuer leurs pressions pour que l'entente sur l'élection du général Sleimane intervienne rapidement, vu la gravité de la situation. Ce qui signifie que la coalition au pouvoir du 14-mars va se résigner à accepter les conditions posées par le chef chrétien de l'opposition, le général Michel Aoun, visant à assurer un véritable partenariat. Le général Aoun était apparu, mercredi, très affecté par la mort du général el-Hage, considéré comme son candidat à la succession de Sleimane à la tête de l'armée. Et pour la première depuis l'assassinat de Rafic Hariri, en février 2005, les principaux ténors du 14-mars se sont abstenus d'accuser la Syrie du meurtre, comme ils avaient l'habitude de le faire quelques minutes après chaque attentat.
Sur le plan de la crise politique, les informations font état de progrès lents au niveau des contacts entre le 14-mars et l'opposition autour de l'échéance présidentielle. L'opposition pourrait accepter de discuter avec de "nouveaux négociateurs", comme l'a affirmé mercredi le président du Parlement, Nabih Berry, en réaction à la déclaration jugée "calme et modérée" du chef druze Walid Joumblatt.
Les principales observations des dernières 24 heures sont les suivantes:
1- Un vaste mouvement de sympathie s'est exprimé autour de l'armée après l'assassinat. De nombreux hommes politiques ont réaffirmé leur attachement à la doctrine de la troupe, incarnée par le général el-Hage, et basée sur le fait que l'ennemi du Liban est Israël.
2- L'opposition reste attachée au principe que l'élection de Michel Sleimane doit être précédée par un accord global, sinon le nouveau mandat sera l'otage des tiraillements politiques.
3- Les positions françaises et saoudiennes au sujet des négociations entourant l'échéance présidentielle restent floues, en dépit d'informations en provenance de Riyad et de Paris révélant que des contacts sont en cours avec le chef du 14-mars, Saad Hariri, afin qu'il s'abstienne de convoiter le poste de Premier ministre, comme le réclame Michel Aoun.
4- Les menaces du gouvernement de Fouad Siniora d'exercer les prérogatives du président de la République ne sont que des bombes sonores, car le 14-mars sait parfaitement que la réaction de l'opposition à une main basse sur les compétences de la première magistrature, actuellement vacante, sera décisive.
5- Apparition de nouvelle équation et rapports de forces au sein du Conseil de sécurité où une première mouture d'un communiqué appuyant sans réserve le gouvernement Siniora, n'a pu être votée. Un texte profondément remanié a finalement été accepté.
L'ère où le Conseil de sécurité était un des principaux outils des Etats-Unis et de ses alliés du 14-mars semble être révolue.
6- L'appel du président Nabih Berry au 14-mars à négocier directement avec le général Michel Aoun montre à quel point les rangs de l'opposition sont soudés.

Beyrouth brûle t-il?

Cliquez pour agrandir la photo © Greg Demarque

Séance du 11 Décembre encore reportée au Lundi 17:
pas de président pour le Liban d'ici fin 2007?

Le général Sleimane, président virtuel, devant le siège du patriarcat maronite de Bkerké

11 Décembre 2007

Des ténors de la coalition du 14-mars au pouvoir, avec à leur tête le député Saad Hariri, sont revenus à l'escalade verbale, qui coïncide avec le report au 17 décembre de la séance de l'élection présidentielle prévue ce mardi. Mais à la lumière des indices politiques actuels, il est peu probable qu'un nouveau président sera élu lundi prochain. Les développements qui se sont succédé ces dernières heures font ressortir les observations suivantes:
1-Le 14-mars insiste pour que le projet d'amendement de la Constitution passe par le gouvernement de Fouad Siniora. L'opposition estime qu'il s'agit là d'un chantage politique visant à lui arracher une reconnaissance de la légitimité du cabinet et des décisions et décrets qu'il a adoptés depuis le 11 novembre 2006, date de la démission des ministres opposants. Chose que l'opposition ne peut en aucun cas accepter pour des considérations politiques et constitutionnelles.
2-L'opposition estime que le 14-mars n'est pas sincère dans le soutien qu'il a apporté à la candidature consensuelle du général Michel Sleimane. Preuve en est son refus de poursuivre les négociations pour aboutir à un arrangement politique global qui précèderait l'amendement de la Constitution nécessaire à l'élection du Commandant en chef de l'Armée. La crise de confiance refait surface. Un dirigeant de l'opposition affirme que les amères expériences avec le 14-mars nécessitent un accord écrit couplé à un mécanisme d'application, car tous les compromis conclus avec cette coalition ces deux dernières années ont été dénoncés quelques jours après par ceux-là même qui les ont négociés.
3-Selon des sources diplomatiques, des ingérences arabes se tiennent derrière le soudain raidissement du 14-mars. L'axe Le Caire-Riyad a introduit le dossier libanais dans l'équation régionale, notamment palestinienne. Après l'échec d'Annapolis, les Arabes "modérés" envisagent de relancer le dialogue inter-palestinien pour empêcher l'effondrement de l'Autorité palestinienne. Pour cela, ils souhaitent des concessions de la part du Hamas au bénéfice de Mahmoud Abbas. Ils utilisent donc le Liban comme carte de chantage.
4-Le dernier communiqué de Saad Hariri est truffé de menaces à peine voilées. Il s'accompagne d'une activité diplomatique internationale illustrée par le projet français de communiqué de la présidence du Conseil de sécurité, appuyant le gouvernement de Fouad Siniora. Des voix se sont également élevées pour ressortir la carte de l'élection d'un président à la majorité simple.

Avec la collaboration de Neworientnews

Election présidentielle au Liban:
de reports en reports avant le calme ou le chaos?


Cliquez sur l'hemicycle pour lire l'article


Voici un article étonnant lu dans le Figaro et qui prend un sens tout particulier vu du Liban ou la préeminence systématique de la défense des intérêts de l'Etat hébreu dans les discours de Mr Sarkozy, avant comme depuis son élection a depuis bien longtemps intrigué beaucoup d'observateurs... Au même moment, Mr Sarkozy déclare souhaiter l'élection d'un président de consensus au Liban, une déclaration d'une banalité bien troublante qui confirme son bien timide engagement personnel dans le dossier libanais. Peut-on également faire remarquer qu'en France comme à l'étranger, certains s'interrogent discrètement sur l'étrange coincidence d'un dénominateur commun dominant autre que la simple appartenance au parti socialiste dans le choix des personnalités d'ouverture... Le croisement avec l'article ci-dessous prend donc un relief aussi particulier qu'excitant! >>>


Sarkozy agent du Mossad ou les étranges accusations d'un cybercorbeau

12 Octobre 2007- La Police Judiciaire française enquête sur un courriel envoyé durant la présidentielle à cent hauts responsables de la police. Il affirmait que Sarkozy, comme Balkany, Lellouche, Devedjian et Aeschlimann, étaient liés au Mossad.
Une officine a-t-elle voulu déstabiliser Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle? Une enquête confiée à la Direction centrale de la police judiciaire doit l'établir. Fin mars 2007, dans la dernière droite de l'élection, tous les directeurs départementaux de la sécurité publique, soit une centaine de hauts fonctionnaires, ont été destinataires d'un étrange courriel. Le futur président y était taxé, ni plus ni moins, d'avoir été recruté dans les années 1980 par le Mossad, le service secret israélien.
Le texte envoyé se présente sous la forme d'une « note de synthèse » de deux pages. Son titre : « L'infiltration du Mossad israélien dans l'UMP. Nicolas Sarkozy : le quatrième homme. » Au-dessus, un pseudo-logo de la « DGSE ».
« Tout cela respire la manip à plein nez, avec des relents d'extrême droite », prévient un cadre dirigeant au ministère de l'Intérieur.

Selon l'auteur du message, en 1978, le gouvernement de Menahem Begin aurait commandité l'infiltration du parti gaulliste pour en faire une sorte de partenaire d'Israël. L'opération aurait été montée par Rafael Eytan, maître-espion israélien. « Trois citoyens français prédisposés à collaborer » auraient donc été ciblés : Patrick Balkany, Patrick Devedjian et Pierre Lellouche. Balkany est présenté comme le chef du « réseau ».

En 1983, Patrick Balkany aurait recruté le « jeune et prometteur » Sarkozy, le « quatrième homme du Mossad ». Une cinquième recrue serait venue compléter le dispositif dans les années 1990 : Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières (Hauts-de-Seine). Le cybercorbeau affirme que ce proche de Sarkozy est « chargé d'établir des contacts avec des responsables iraniens en France ». Une assertion d'autant plus perfide que sa ville d'Asnières accueille effectivement une forte communauté iranienne.
Aucune empreinte
Embarrassé, l'état-major policier d'alors a dû rapporter en haut lieu le contenu de ce courriel farfelu et la qualité de ses destinataires. Aussitôt, une enquête a été diligentée, confiée à la PJ. Les policiers ont découvert que le message est parti d'un cybercafé du Val-d'Oise.
Mais le corbeau a bien choisi le lieu de ses persiflages : dans ce commerce où l'anonymat est la règle, puisque la loi n'impose pas de présenter ses papiers pour accéder aux ordinateurs, il n'y avait pas de vidéosurveillance. Aucune empreinte, aucune trace d'ADN n'a pu être exploitée. L'expertise des machines n'a rien donné. Pas plus que l'analyse sémantique du texte.
Et l'enquête se poursuit à la demande du parquet. Au risque de donner à cette affaire une importance qu'elle ne méritait pas.
JEAN-MARC LECLERC/Le FIGARO


25 Septembre 2007
Report de l'élection présidentielle au 23 Octobre...
Au Liban, la guerre reste dans les têtes...


19 Septembre 2007
Le député anti-syrien Antoine Ghanem tué dans un attentat

Antoine Ghanem est le sixième député libanais assassiné depuis février 2005,
le quatrième provenant de la majorité anti-syrienne.

Nouvel acte dans la tragédie des assassinats politiques au Liban. L’explosion, mercredi, d’une voiture piégée à Beyrouth constitue le dernier avatar d’une hécatombe qui frappe essentiellement les leaders anti-syriens depuis 30 ans.Lire la suite >>>


Sarkozy à New-York: "french only!"ou une journaliste libanaise proprement virée de sa conférence de presse à l'ONU: lire >>>



Eté 2007

L'émissaire du ministère français des Affaires étrangères, Mr Jean-Claude Cousseran (photo ci-dessus) à Beyrouth pour remettre les invitations à la réunion interlibanaise de La Celle-Saint-Cloud prévue du 14 au 16 Juillet alors que Hervé Morin, le ministre français de la défense se rendra à Beyrouth pour le 14 Juillet.
« La France ne se résigne pas à voir le Liban de nouveau menacé par la guerre civile », affirme le 1er ministre français François Fillon
Le club des Quatorze
Voici, par ordre alphabétique, la liste des quatorze personnalités et chefs de file de la conférence de dialogue (février 2006) invités à envoyer des représentants à La Celle-Saint-Cloud. Ils se feraient représenter, chacun, par deux délégués :
Michel Aoun – chef du Courant patriotique libre ; Nabih Berry – chef du mouvement Amal ; Samir Geagea – chef des Forces libanaises ; Amine Gemayel – chef du parti Kataëb ; Boutros Harb – représentant les députés chrétiens du Nord ; Saad Hariri – chef du Courant du futur ; Walid Joumblatt – chef du Parti socialiste progressiste ; Michel Murr – député indépendant du Metn ; Hassan Nasrallah – secrétaire général du H