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La Guerre d'Irak:
"un désordre libanais, programmé
à la puissance dix, dix ans après..."

Guerre en Irak 2003,
c'était écrit... et ce n'est pas fini!
20 Mars 2003 - 29 Décembre 2006

Sud-Liban, Irak, Palestine..: les dernières dépêches du Moyen-Orient


30 Décembre 2006

Un peu plus de trois ans après avoir été retrouvé,
l'ex-dictateur Saddam Hussein est pendu

Comprendre tout le processus avec le site "Histoire à la Carte"

Carte animée et commentée
Irak en guerre
En 1980, après la révolution chiite iranienne, l’Irak entre en guerre contre l’Iran, puis, affaibli, cherche à envahir le riche Koweït, provoquant les réactions de la communauté internationale, avant de s’exposer au nouvel ordre mondial défini par les Etats-Unis.
Cliquez sur la carte pour l'accès direct et libre à l'animation en cartes

Parution le 27 Octobre 2005

aux Éditions La Découverte

Septembre 2005
Le grand écart du projet de Constitution irakienne,
par Mouna Naïm*
Avec la remise au Parlement irakien d'un projet de Constitution définitive, un acte supposé fondamental pour le pays s'est joué. Les perspectives demeurent toutefois incertaines, sinon sombres. Au lieu de rassembler les Irakiens autour d'une vision commune, le document du 28 août a en effet creusé leurs divergences. Les responsables politiques et les parlementaires auront néanmoins eu l'intelligence de ne pas mettre le texte aux voix. En l'absence de vote, les discussions informelles continuent pour tenter de rapprocher les points de vue, garantir au texte l'adhésion la plus large possible et éviter sa mise en échec lors du référendum constitutionnel programmé au plus tard pour le 15 octobre.
Un rappel des faits : le calendrier initialement prévu a subi d'innombrables reports. L'élaboration du projet de Loi fondamentale a requis de longues discussions avec les chefs des partis politiques afin d'aplanir les divergences de fond, inévitables dans un pays pluriethnique et multiconfessionnel, dont certains groupes ­ les chiites et les Kurdes ­ ont particulièrement pâti de la dictature déchue. Au bout du compte, les partisans d'une république laïque ont dû transiger ; ceux d'un régime islamique, atténuer leurs exigences ; les partisans d'un pouvoir centralisé, accepter l'idée d'un partage ­ pour peu qu'ils en soient bénéficiaires ; et ceux d'une gestion ultradécentralisée des ressources naturelles ­ essentiellement le pétrole et le gaz ­, concéder une certaine centralité.
DÉCENTRALISATION
A moins d'être amendé, le projet de Constitution est essentiellement un métissage des revendications kurdes et chiites. Il prévoit d'instaurer en Irak une république "fédérale", "parlementaire", "démocratique", où l'islam serait "une source principale de la loi", aucune législation ne pouvant contredire ses normes ni non plus les principes démocratiques. Un nombre illimité de gouvernorats peut se constituer en régions fédérales dotées de pouvoirs exécutif, législatif et administratif étendus, pour peu que les populations concernées soient consultées.
Le pouvoir central gère les richesses naturelles, non sans que quelques privilèges soient accordés, pour un certain temps ­ non défini ­, aux régions les moins bien traitées par l'ancien régime, c'est-à-dire chiites et kurdes. L'appartenance de l'Irak au "monde musulman" est entérinée, mais non au "monde arabe" dont seul "le peuple arabe en Irak" peut se revendiquer. Les langues arabe et kurde sont reconnues comme langues officielles sur l'ensemble du territoire. Les Arabes sunnites en particulier, mais aussi des personnalités et formations chiites ainsi que les laïcs récusent le système fédéral au profit d'une large décentralisation administrative. Ils sont disposés à reconnaître une région autonome kurde dans le nord du pays, déjà prévue ­ mais jamais appliquée ­ par un accord de 1970 entre le pouvoir central et les chefs kurdes, puis confirmée dans les faits depuis 1992, à la faveur de la mise en quarantaine par la communauté internationale de l'ancien régime. A tort ou à raison, ils redoutent en revanche une agrégation de régions chiites s'étendant du Sud jusqu'à une partie du centre du pays, et qui, adossées à l'Iran, risquent de devenir une sorte de réplique ou d'avatar de la République islamique. Les régions du Centre, où les Arabes sunnites sont majoritaires, ne recelant pas de pétrole, ils craignent de devenir les nouveaux laissés-pour-compte du pays.
TEXTE HYBRIDE
Quel que soit le jugement que l'on porte sur ces objections et/ou appréhensions, et même en créditant les auteurs du projet des meilleures intentions, celui-ci porte en germe une division de l'Irak sur des bases communautaires. C'est aussi un texte hybride, qui juxtapose aux régions fédérales des gouvernorats qui, ayant choisi de demeurer des électrons libres, bénéficieraient d'une large décentralisation administrative. Le texte cherche également à concilier des contraires. Mais il est difficile de combiner l'affirmation des principes de la démocratie ("le peuple est la source de l'autorité et de la légitimité de la loi" ) et l'assurance que l'islam, c'est-à-dire un dogme spirituel, est "une source principale de la législation" . Même si aucune disposition ne prévoit d'ériger en Irak un Guide suprême au-dessus des institutions, comme c'est le cas en Iran, ne se retrouve-t-on pas dans un projet de système apparenté à celui de la République islamique voisine dont les contradictions n'ont pas manqué de se révéler au grand jour ?
On voit mal, par ailleurs, comment l'égalité de tous devant la loi et la justice pourra s'accommoder de la libre adhésion de chacun aux principes de sa foi, ce qui est une manière d'introduire, par la petite porte, les tribunaux religieux.
Plus fondamentalement, la question est posée de savoir si un pays qui, depuis les années 1960, a vécu sous une forme ou une autre de dictature ­ dont le régime de Saddam Hussein fut la caricature la plus cruelle ­ peut passer du jour au lendemain à une décentralisation aussi poussée que le fédéralisme, en l'absence de toute culture démocratique. D'autant que le pays demeure occupé, quelle que soit l'appellation donnée à la présence de la force multinationale conduite par les Etats-Unis. Enfin, une Constitution intermédiaire n'était-elle pas plus adéquate le temps que le pays panse ses plaies ? Fallait-il à tout prix précipiter la rédaction du projet pour respecter un calendrier davantage dicté par des considérations américaines ­ que le haut patronage de l'ambassadeur des Etats-Unis, Zalmay Khalilzad, et les pressions publiques du président George W. Bush rendaient plus spectaculaires encore ­ que par l'intérêt bien compris du pays lui-même ?
* Article paru dans le journal "le Monde", édition du 10 Sept.2005


Décembre 2004
Les médias régionaux n'ont accordé qu'une place modérée à l'événement

Une certaine perplexité dans le monde arabe
Beyrouth : Sibylle Rizk pour Le Figaro- Une certaine perplexité a accueilli dans le monde arabe la nouvelle de la libération des deux otages français Georges Malbrunot et Christian Chesnot. Si c'est une fois encore la chaîne d'informations en continu al-Jezira qui a annoncé la première leur libération, confirmant sa réputation d'efficacité sur le terrain arabe, le reste des médias régionaux a accordé peu de place à la couverture de l'événement. Un silence qui contraste fortement avec la mobilisation de grande ampleur qu'avait suscitée la diplomatie française en leur faveur. L'information de la libération des deux journalistes ne figurait même pas à la une de la plupart des quotidiens de la région. Ce silence est probablement dû à une actualité relativement chargée dans la région et notamment en Irak même, où les forces américaines ont été victimes mardi d'un attentat particulièrement meurtrier.
Si le quotidien arabophone de référence au Liban, An Nahar, consacre un titre aux deux Français, certains journaux comme le panarabe Al Hayat annoncent-ils tout au plus la nouvelle en surtitre. Les organes qui ont consacré une place de choix à la libération de Christian Chesnot et Georges Malbrunot sont ceux qui sont liés d'une façon ou d'une autre à la France. L'Orient Le Jour, parce qu'il est le seul quotidien francophone libanais, publie leur photo en une, ainsi qu'al-Mustaqbal, le quotidien de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, un ami personnel de Jacques Chirac. Ce dernier a téléphoné au président français pour le féliciter ainsi que l'ensemble des Français pour la libération des otages.
A en croire le communiqué attribué à l'Armée islamique en Irak diffusé par al-Jazira, c'est pourtant la mobilisation sans précédent des Arabes et des musulmans, y compris les plus radicaux, qui a convaincu les ravisseurs de relâcher les journalistes. Une explication qui laisse néanmoins perplexe certains observateurs.
«L'ampleur de ces prises de position a probablement fait réfléchir les insurgés, mais pourquoi dans ce cas avoir attendu quatre mois ?»,
s'interroge ainsi un journaliste libanais.



Le 2 Novembre prochain sera t-il l'Eid el Bush (la fête à Bush)?
Chez Georges Bush, vous savez, ce fou de Dieu en Occident, le cynisme est autant déconcertant que sans limite. Dans son discours devant l'ONU, en défenseur de la Liberté dans le monde, il a salué le sacrifice des braves qui se font trancher la gorge en Irak!
Il est souvent arrivé par le passé que l'on se moque de la grande fête du sacrifice (Eid el Kébir) lorsqu'en France ou ailleurs, des musulmans égorgent le mouton dans leur baignoire!
Il est vraiment curieux ce président-défenseur qui laisse ses ressortissants se laisser égorger comme des agneaux offerts à Dieu en sacrifice. Sa rage de défendre une certaine approche de la liberté semble assymétrique avec l'impuissance que sa politique catastrophique ne peut qu'accroître.
Qu'il soit sûr que nous le suivrons jamais comme des moutons!


14 Septembre 2004
La Busherie continue à Bagdad...
Il avait promis un regain de violence d'ici les élections.Pour ce type de promesses, on peut lui donner du crédit à GW Bush
!
Depuis trois jours, Bagdad revêt ses habits du Beyrouth d'il y a une vingtaine d'années. Outre les prises d'otages, les trois derniers jours ont donné lieu à une flambée de violence et de massacres urbains:
Un journaliste assassiné sous les caméras, puis une ambulance calcinée par les missiles lancés les redoutables apaches, enfin plus de 60 morts entre deux attentats et tirs de missiles au coeur de Bagdad
.
Dorénavant la détérioration de la situation est non seulement annoncée et programmée mais le problème est qu'elle n'est pas contrôlée. Cela doit finalement bien faire l'affaire de certains...
Et les otages, des nouvelles sérieuses à défaut d'être rassurantes?


7 Septembre 2004

1000 soldats américains ont déjà péri depuis le 20 Mars 2003

Moins de dix-huit mois après le début de l'invasion de l'Irak, alors que les prises d'otages de toutes origines se multiplient, les troupes américaines ont dépassé le cap des 1000 pertes humaines.
Certes, toutes les guerres ont un prix, mais lorsque le peuple de la nation la plus puissante de la Planète (selon certains critères...) choisit un comique, ignorant et manipulable comme chef de guerre (c'est lui qui le dit!), il ne faut pas s'étonner du destin tragique que l'on se prépare. Il faut dire que certains, pour prouver que leur croyance est la meilleure et d'essence la plus divine, sont prêts à écrire l'histoire conformément à leurs textes de référence.

Manifestement, aux Etats-Unis une majorité confond encore illuminés et lumineux. Il y a fort à croire qu'à force de s'éloigner de la vraie lumière, ceux-là même sombreront dans les ténèbres. Notre détermination sera de ne pas être entrainés dans cette chute...


Août 2004
La Bataille de Najaf annonce t-elle le début d'un processus
de partition de l'Irak?

Tirs d'obus de mortier au coeur de Najaf -Photo Reuters-

11 Août- Voilà bien la question qui se pose désormais après une semaine d'intenses combats entre la résistance chiite de Moqtada Sadr et les troupes américaines. Occupants contre résistants ou sauveurs contre intégristes délinquants, chacun sa façon de voir les choses, mais il ne fallait pas être devin pour se douter
d'une telle tournure des évènements en Irak! C'est un scénario à la libanaise qui s'esquisse désormais et que beaucoup d'experts sensés avaient prédit lors de l'intervention de 2003. Le mystère demeurera quant à savoir si les américains subissent la situation du fait d'une ignorance qu'illustre à merveille leur chef ou si certains, depuis le début, savent très bien ou ce processus de guerre doit mener en orchestrant cette ignorance avec maestria... Là aussi, à chacun sa petite idée, mais le fait que la lutte se concentre sur une Ville Sainte doit sans doute aider à la réflexion...
Quoiqu'il en soit, le risque majeur d'une sécession de la partie sud chiite vis à vis de l'autorité de Bagdad récemment mise en place par Washington pointe désormais à l'horizon. Un sacré coup dur pour GW Bush à moins de trois mois de l'élection présidentielle.

Mandat d'arrêt contre Ahmed Chalabi!

9 Août 2004-L'ex-protégé du Pentagone et des faucons de Washington est aujourd'hui accusé de fraude et de trafic de fausse monnaie.
C'est lui qui a largement contribué à accréditer depuis deux ans l'idée de l'existence des ADM imaginaires. Depuis, il est suspecté de jouer un double jeu en direction de l'Iran. De choyé, le voilà soudain maudit! Nous nous étonnions dès 2003 de toutes les faveurs dont bénéficiait ce personnage sulfureux déjà impliqué dans de sombres affaires financières et condamné en Jordanie.
Ce nouvel épisode comporte au moins un avantage: il constitue un nouvel élément flagrant du manque de crédibilité de GW Bush et de son équipe belliqueuse. Voilà qui devrait aider ses adversaires à l'élection présidentielle de Novembre prochain
.
La retraite dans le ranch du Texas se précise pour Mr Bush!

15 Juillet 2004
Un troisième avocat français, d'origine libanaise, rejoint le collectif de défense de Saddam Hussein

Un avocat de Mulhouse (est de la France), Me André Chamy, a rejoint le collectif de défense de Saddam Hussein qui compte déjà deux autres avocats français, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué. "Je viens d'accepter le mandat que vient de me confier la famille du président Saddam Hussein, président de la République arabe d'Irak, pour la défense des intérêts de ce dernier", a indiqué l'avocat. "J'ai accepté ce mandat dans la mesure où j'estime que tant sur le plan légal que sur le plan politique, ce procès ne peut avoir lieu et n'est absolument pas fondé", a-t-il précisé, dénonçant la position de la France qui reconnaît "la légalité de cette procédure". Me Chamy rejoint ainsi l'équipe de défense de Saddam Hussein, qui compte désormais 23 avocats, dont trois Français (Emmanuel Ludot, Roland Dumas et André Chamy), a confirmé le chef du collectif, l'avocat jordanien Mohammad al-Rachdane. Cette équipe est un "comité restreint" d'avocats faisant partie d'un collectif plus large de plus d'un millier de personnes, a indiqué Me Chamy, qui a expliqué avoir été contacté par ses collègues jordaniens, notamment parce qu'il est adhérent au barreau de Tripoli au Liban.

28 Juin 2004:
Le transfert "théorique" de souveraineté s'effectue dans la discrétion:
Paul Bremer rentre aux Etats-Unis mais 138000 soldats américains restent en Irak!
John Negroponte devient Amabbasdeur des USA suite au rétablissement officiel des relations diplomatiques;
Iyad Allaoui, bien fragile premier ministre...

Un couple dans la guerre

Biographies, Autobiographies Printemps 2004
Vous les connaissez l'un et l'autre. Ce sont eux qui, avec d'autres «baroudeurs» de TF1, vous apportent des nouvelles du front – Liban, Somalie, Kosovo, Afghanistan et dernièrement Jordanie et Irak. Les grands reporters de guerre connaissent la peur, la solitude, l'horreur quotidienne, le mal du pays. Et pourtant, c'est un métier que Jean-Pierre About et Nahida Nakad aiment passionnément. Ce journal de guerre à deux voix commence avec la mort de Patrick Bourrat au Koweït et se termine avec l'arrestation de Saddam Hussein par des soldats américains près de Tikrit. Entre les deux, une guerre des nerfs, vue des coulisses, avec son cortège de manipulations, de censure, de corruption, puis une guerre tout court, sous les missiles et les bombes. Jean-Pierre About à Bagdad, dans la «tanière du tyran», un des rares journalistes de télévision à avoir couvert sur place et en direct les bombardements, et Nahida Nakad à Amman, témoin de la montée du sentiment anti-occidental dans cette poudrière qu'était alors devenue la Jordanie. Collègues à TF1, Jean-Pierre et Nahida sont mari et femme à la ville, et les parents d’un petit Alexandre qui est au centre de leurs préoccupations, même et surtout quand ils risquent leur vie. Cette chronique, pleine d'anecdotes dramatiques ou tragi-comiques, est aussi l'occasion pour ces deux journalistes de s'interroger sur leur métier, sur les risques qu'ils prennent et leur responsabilité de parents, et sur cette étrange drogue qu'est devenue pour eux la guerre.

Aux éditions Calmann-Lévy
ISBN 2702134661 EAN 9782702134665 Code Hachette 5176565 Format : 230x150x22 mm 264 pages Prix TTC : 15,50 €

Extension du désordre à l'Arabie Saoudite...

ou les conséquences inévitables de la politique catastrophique
de l'Administration Bush au Moyen-Orient

« Al-Qaïda, fille des égoïsmes du monde »
Entretien accordé au quotidien "Le Soir" par François Burgat, chercheur au CNRS-IREMAM d'Aix-en -Provence



Fahrenheit 9/11, Palme d'Or à Cannes!


Mai 2004: le mois de la honte pour BUSH
et du réconfort pour les Anti-Bush


> Lire l'article(en Anglais) du Daily Mirror en cliquant sur la photo


Dans la prison d'Abou Ghraib, photo AFP publiée dans le New Yorker
La coalition en passe de perdre la guerre psychologique:
Le scandale des actes de torture commis par les soldats américains et britanniques ne fait que croître. Aux photos et histoires sordides qui abondent dans la presse s'ajoutent désormais plusieurs rapports d'organisations non gouvernementales connues pour leur objectivité.

Les images qui indignent le monde!
Georges Bush proclamait il y a tout juste un an la fin d'une guerre non achevée après l'avoir justifié par la lutte des forces du bien contre l'axe du mal.
Il peut bien aujourd'hui proclamer que ces actions sont indignes et isolées. Voilà un anniversaire bien embarassant pour le Président fanatique puisqu'après CBS diffusant des images de maltraitance de la part des troupes américaines, c'est le Daily Mirror qui en diffuse d'autres émanant de troupes britanniques.
Sans doute faut-il rappeler à Mr Bush la définition de la responsabilité?
Une fois de plus, les évènements nous donnent l'occasion d'affirmer qu'il est vraiment crucial pour le monde entier, que les Etats-Unis soit vite gouvernés par un homme et une équipe à la hauteur des enjeux du monde et de leur rang dans ce monde.


Lenny Kravitz a apporté, dès le début de la guerre, sa brique au monument contestataire qui réclame la paix. Il a en effet enregistré un titre avec Kadim Al Sahir, la pop star irakienne. Baptisée We Want Peace, cette chanson réunit également le Libanais Jamey Hadded (percussions) et le Palestinien Simon Shaheen (cordes). MCM.net vous propose d'en découvrir un extrait de 30 secondes.


Walt Disney tente de bloquer un film de Michael Moore contre Bush

LA, 5 Mai 2004- La société Walt Disney tente d'empêcher sa filiale Miramax de distribuer le documentaire de Michael Moore «Fahrenheit 911». Celui-ci accuse George W. Bush d'entretenir des liens avec de puissantes familles saoudiennes, dont celle d'Oussama ben Laden. «Fahrenheit 911» sera en compétition au 57e festival de Cannes du 12 au 23 mai. Sa sortie sur les écrans nord-américains était attendue pour le mois de juillet, en pleine campagne électorale aux Etats-Unis, mais le film n'apparaît pas dans le programme estival de Miramax, indique le «Daily Variety», un journal d'Hollywood.



Mr Brahimi.
Toute vérité n'est pas bonne à dire surtout en tant que diplomate.
Les médias tentent évidemment de le mettre en difficulté...
Brahimi: la politique d'Israël
est un poison pour la région

PARIS, 24 avril - L'envoyé spécial de l'ONU en Irak Lakhdar Brahimi, qui avait déclaré que la politique d'Israël était "un poison" pour le Proche-Orient, s'est défendu samedi à Paris en affirmant qu'il avait rapporté "un fait et non une opinion". L'Onu s'est démarquée vendredi des déclarations faites sur la radio France Inter par M. Brahimi, en soulignant que l'ancien ministre algérien des Affaires étrangères avait exprimé un point de vue personnel et non celui de l'Onu. "Ce que j'ai dit, c'est que la politique d'Israël, pas Israël, est un poison pour la région et que c'est le sentiment de tout le monde dans la région et au-delà", a déclaré M. Brahimi aux journalistes à l'issue d'un entretien avec le président Jacques Chirac.
"Cela est un fait, pas une opinion", a-t-il ajouté.

Le 19 Avril 2004, alors que le Pentagone annonce que la guerre en Irak a fait 706 victimes parmi les militaires de la coalition depuis le 20 Mars 2003,
l'Espagne annonce, par la voix de son nouveau 1er Ministre, qu'elle quitte la coalition sur le terrain. Ce sont ainsi près de 1500 soldats qui rentreront ainsi à la maison avant le 30 Juin.
Les pays hispaniques comme le Honduras ou la République Dominicaine vont suivre...

>>> Quelques photos de l'oeuvre "civilisatrice" des USA en Irak
(avant le scandale des sévices...) avec VIGIRAK

Cherchez l'Axe du Mal !

Les soupçons de manipulation grossière et de mensonge d'Etat se confirment au fil des révélations et des ouvrages dont les auteurs ne sont pas, eux, soupçonnés d'être des fantaisistes. En témoigne le dernier livre de Bob Woodward, "Plan d'Attaque"...
L'étau de resserre sur Bush, son équipe et son maitre et complice à qui il a donné son blanc seing pour la politique du pire et de la fuite en avant au nom de la Paix!
Rarement le monde aura eu en même temps, à la tête des deux nations sans conteste les plus influentes pour des raisons diverses..., de dangereux personnages, conscients ou inconscients des conséquences de leurs actes politiques, chacun sera juge. Il ne reste qu'à espèrer que leur élimination se fera par la plus douce et respectable des méthodes: celle du suffrage universel, sinon gare à l'engrenage...
Pendant que la situation dégènere en Irak, les faucons font leurs petits arrangements pour la Palestine...
15 Avril 2004: voilà donc une date noire pour la Paix, la Palestine et le Liban puisque cet accord légitime l'occupation de la Cisjordanie, le mur dit " de sécurité", l'annexion de Jérusalem-Est et fait surtout une croix sur le droit au retour des réfugiés palestiniens sur leur terre.
C'est donc une véritable provocation pour la Paix, un comportement cynique et irresponsable qui ne pourra conduire qu'à l'embrasement dont nous ne cessons de penser qu'il est la finalité de ceux qui clament agir pour la paix.
Imaginez que Bush fait aujourd'hui appel à l'Iran, membre de sa triade désignée de l'Axe du Mal, pour calmer le Cheikh Moqtada Sadr désormais désigné comme le Benladen local à abattre.
Comme par hasard, c'est simultanément à toutes ces agitations assassines que le premier otage occidental a été executé, que le premier secrétaire de l'ambassade d'Iran à Bagdad a été assassiné et que Benladen s'est rappelé au bon souvenir de Bush et Sharon.
Oui, cette fois, nous pouvons affirmer que ce mois d'Avril est un véritable tournant pour le Moyen-Orient et que la libanisation de toute la région est en marche.Israel n'aura donc fait que quitter, il y a maintenant presque quatre ans, le Liban qui n'était finalement qu'une sorte de laboratoire.
Rappelons-nous donc aussi du massacre délibéré de Cana le 18 Avril 1996...
Quand les intérêts fanatiques de la religion et de l'hégémonie économique font un pacte, c'est bien le monde qui est en danger et nous craignons que l'avenir nous donne encore raison.

Au Liban aussi, le devoir de mémoire...
notre page spéciale
Avril 2004: un tournant dans la guerre en Irak?
Prises d'otages qui marquent la libanisation déjà évoquée de cette aventure périlleuse, des opposants soudain bien armés...

...un an déjà que la statue de Saddam était renversée:
les irakiens souhaitent à Bush un joyeux anniversaire...


Les Américains accumulent les revers militaires mai aussi politiques:
premières démissions de membres du conseil irakien
« Comme Hué durant la guerre du Vietnam » : c’est en ces termes qu’un officier de l’armée américaine décrivait le 8 Avril, les scènes de combats dans la ville sunnite rebelle de Falloujah. Des propos qui en disent long sur la situation actuelle en Irak, qui s’enfonce de plus en plus dans le chaos, un an après la chute du régime de Saddam Hussein. En effet, la pression est à son comble sur les forces de la coalition, qui sont confrontées à la fois à l’intensification des combats sur le terrain et à des prises d’otages. Trois civils japonais et deux Arabes israéliens ont été enlevés par les insurgés qui ont menacé « de les brûler vifs ». Sur le terrain, les milices du chef chiite radical Moqtada Sadr contrôlaient toujours au 8 Avril les villes de Kout, de Najaf et de Koufa, alors que sur le front sunnite, les combats opposent toujours les Américains aux rebelles sunnites à Falloujah. En même temps, des milliers de chiites et de sunnites faisaient route vers la ville rebelle pour soutenir la population assiégée. Face à cette recrudescence de la violence, les États-Unis affichaient fermeté et détermination, alors que leurs alliés de la coalition optaient pour le compromis et la médiation.
Les troupes ukrainiennes de la coalition abandonnent
leurs positions à Kout le 7 avril, la ville sainte de Nadjaf revient sous
le contrôle des chiites, une marche unitaire avec les sunnites vers Falloujah, ou les américains ont bombardé une mosquée, se met en place.


Des enfants dépècent un Land Rover de l’armée britannique carbonisé après des affrontements à Amara, dans le sud du pays. (Téléphoto Reuters)

Depuis le début du mois, le climat insurrectionnel émerge dans les zones tant chiites que sunnites. La coalition a perdu plus de 30 hommes et les victimes irakiennes se comptent par centaines. Les scènes de guerre urbaine que l'on attendait un an plus tôt, lors de la prise de Bagdad, apparaissent donc un an plus tard... Les troupes de la coalition semblent prises en tenaille entre les les partisans de l'ex-régime de Saddam Hussein et ceux de Cheikh Chiite Sadr: une bien mauvaise surprise pour GW Bush, qui démontre une fois de plus la méconnaissance et le dédain du monde oriental qui anime l'actuel président américain et ses sbires fanatiques. Le 1er mai 2003, Bush faisait le beau sur le porte-avion Lincoln pour annoncer la fin de la guerre officielle.
Il n'avait pas prévu que la guerre officieuse serait pire et risquait bien de compromettre sa réelection en Novembre prochain.Lui qui n'a d'autre idée que de copier le plan Kissinger des années 70 pour faire un Grand Moyen-Orient à la botte de l'Amérique pourra peut-être bientôt méditer sur ses fantasmes et ses desseins du fin fond de son ranch.
Le syndrome vietnamien se rapproche tout comme la convergence des destinées présidentielles des Bush, père et fils, vers la retraite au fin fond du Texas...
Inch'Allah!



Moqtada Sadr


Qui est Moqtada Sadr?
Voilà quelques semaines que sa notoriété dépasse largement les frontières irakiennes et qu'il incarne la résistance irakiennne face à la coalition, notamment depuis l'assassinat de Cheikh Yassine.
Moqtada al-Sadr ou le martyr au service de l'islam, l'article-portrait de Mounia Daoudi pour


>>> Sadr entre en jeu par Al-Ahram Hebdo

Ci-contre, à Mossoul, les propos enflammés de Moqtada Sadr ont mobilisé les chiites radicaux qui manifestent en masse...(Téléphoto Reuters)


Le lapsus de
JP. Pernaud
In Lapsus Veritas?
Lors de son journal de 13 heures, le 6 Avril, le présentateur préféré des français, Jean-Pierre Pernaud, a commis un adorable lapsus en disant que le bilan des pertes était de 19 victimes pour la "colonisation" avant de se reprendre et rectifier par coalition.
Cela en dit long sur ses convictions cachées et contribuera sans aucun doute à entretenir sa popularité...
Il aura alimenté en quelque sorte une forme de bêtisier "intelligent".

14 Décembre 2003
SADDAM HUSSEIN arrêté

BUSH tient son cadeau de Noel, et après?...

GHASSAN SALAMÉ
“Il ne faut pas reléguer les Irakiens dans un rôle passif”
A l’heure où Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, a ordonné un retrait de l’Irak d’une partie de son personnel, Ghassan Salamé, numéro deux de l’ONU à Bagdad, expose son point de vue sur les tenants et aboutissants du conflit. Cet ancien ministre de la Culture libanais tire la sonnette d’alarme : si l’Irak sombre dans l’anarchie, toute la région suivra. (26 septembre 2003)

>>> Toute l'Interview de Courrier International

Trois mois après la "prise" de Bagdad, l'Amérique s'enlise comme prévu, en subissant le sort normalement réservé à tout occupant qui se retrouve justement dans une telle position après une action unilatérale, sans mandat, avec des motivations troubles et des justifications au caractère toujours fallatieux. L'occasion nous est donc donnée grâce au quotidien francophone libanais l'Orient Le Jour de faire un point sur cette situation grâce à l'entrevue que lui a accordé Ghassan Salamé qui occupe une mission officielle de conseil au sein de l'ONU.
Bagdad, de l'envoyée spéciale de

Émilie SUEUR

8 Juillet 2003- Après son départ du ministère de la Culture, il n’aura fallu que peu de temps à Ghassan Salamé pour se lancer dans une nouvelle aventure. Une aventure qui mobilise tout son temps et toute son énergie sous le soleil impitoyable de Bagdad. Depuis le début du mois de juin, M. Salamé a en effet pris ses quartiers dans la capitale irakienne en tant que conseiller politique de Sergio Viera de Mello, le représentant du secrétaire général de l’Onu en Irak. Depuis deux mois, M. Salamé enchaîne les réunions, les rencontres, les entretiens dans un unique but : remettre entre les mains des Irakiens la destinée de leur pays meurtri. Au sortir de la guerre menée par les forces de la coalition, les Nations unies ont redéfini leur rôle en Irak à travers la résolution 1483. Une résolution qui investit l’Onu de trois missions. La première concerne essentiellement le fonctionnement propre de l’organisation qui doit « transformer la relation entre l’Irak et l’ensemble de la famille onusienne pour passer d’une situation irrégulière et très spécifique marquée par les programmes pétrole contre nourriture, les sanctions et autres enquêtes sur la présence d’armes de destruction massive, à une relation normale et sereine », explique Ghassan Salamé à L’Orient-Le Jour dans ses bureaux installés dans le célèbre hôtel Canal où logeaient, avant la guerre, les employés de l’Onu. L’Irak doit être désormais intégré aux circuits onusiens comme n’importe quel autre pays. Le programme pétrole contre nourriture doit à ce titre être bouclé d’ici au 21 novembre. Pour atteindre ce but, des efforts de nature purement logistique doivent être entrepris puisque les bâtiments onusiens n’ont pas échappé aux pillards. En attendant que les bâtiments soient reconstruits, les agences onusiennes et internationales reprennent pied dans la capitale irakienne ; le FMI est ainsi reparu la semaine dernière alors que la Banque mondiale doit envoyer ses représentants dans les prochains jours. Autant d’organisations qui devront rétablir les liens avec les administrations irakiennes. La seconde mission de l’Onu consiste à établir une « structure de conseil et de surveillance des dépenses effectuées par les forces occupantes sur les deniers irakiens ». Dans ce cadre, un fond de développement irakien doit être créé.
Le vide total...

Enfin, la dernière mission de l’Onu, « la plus problématique aussi » de l’aveu même de M. Salamé, est la mission politique, « celle dont je m’occupe personnellement ». Citant la résolution 1483, M. Salamé explique que « le Conseil de sécurité nous enjoint la tâche de travailler avec les représentants du peuple irakien et les forces occupantes afin d’accélérer la mise en place d’une structure politique représentative en Irak ». Une définition dont on appréciera le flou mais qui, par là même, laisse au principal intéressé une marge de manœuvre en matière d’interprétation. Le travail de M. Salamé a donc consisté, dans un premier temps, à faire le tour des interlocuteurs irakiens. « Nous nous vantons d’avoir nos portes ouvertes pour toutes les parties », explique-t-il. Outre le fait d’avoir ouvert leurs portes, les membres de cette mission onusienne ont fait le tour du pays de Erbil à Najaf en passant par Bassora et dans quelques jours Hella. « En écoutant les différentes parties, nous sommes parvenus à établir une synthèse des revendications politiques des Irakiens.» Résultat : outre le rétablissement de la sécurité et des services publics, les Irakiens exigent l’établissement de structures politiques représentatives. « Armés de ces conclusions, nous avons alors joué un rôle de facilitateur, de cristallisateur des demandes irakiennes auprès des autorités américaines », explique M. Salamé qui rencontre désormais les représentants de la coalition quasi quotidiennement. Les conclusions des rencontres menées par Sergio Viera de Mello et Ghassan Salamé sont doubles : « Il faut d’abord établir très rapidement des structures intérimaires. Il faut ensuite commencer à réfléchir aux structures permanentes. » La première étape devrait être achevée autour de la mi-juillet avec l’annonce d’une autorité transitoire irakienne. « Ceci aurait dû être fait depuis longtemps », explique M. Salamé qui avoue la surprise des représentants de l’Onu découvrant, à leur arrivée à Bagdad début juin, que ceci n’avait pas encore été réalisé. « Il y a urgence car c’est le vide total côté irakien, il n’y a aucun acteur irakien aujourd’hui », s’insurge-t-il. Cette autorité irakienne doit en outre être aussi représentative que possible. « Comme toute structure transitoire, cette représentativité est subjective. Nous ne pouvons en effet, actuellement, organiser d’élection car les listes électorales ont disparu. Nous avons donc consulté les uns et les autres et avons désormais une idée de qui représente qui dans ce pays. » Le nombre de ces représentants devrait, selon M. Salamé, varier entre 22 et 28 personnes. Et le projet de Paul Bremer d’un Conseil des cinq puis des sept ? « Ce type de Conseil n’est, à nos yeux, absolument pas représentatif car il ne s’agit là que d’institutions partisanes. » Un Conseil qui n’était, par ailleurs, doté que de pouvoirs consultatifs. « Une autorité consultative ne nous intéresse pas. L’autorité transitoire irakienne doit être dotée de pouvoirs exécutifs. » Et c’est là que les négociations avec les forces de la coalition ont été difficiles. « Aujourd’hui, nous avons réussi à convaincre les forces de la coalition que l’autorité transitoire irakienne doit être dotée de prérogatives exécutives, qu’elle doit être présidée par un Irakien et non par Paul Bremer, que ses membres doivent se coopter et non être choisis par la coalition et enfin qu’elle doit elle même nommer les ministres. » Cette autorité doit également nommer un comité chargé de réfléchir au mode d’établissement de la nouvelle Constitution irakienne. Un sujet sensible qui a été abondamment discuté la semaine dernière par MM. Salamé et Viera de Mello avec divers représentants chiites. « Sur ce point, il est important de savoir qu’il existe un véritable pluralisme politique au sein de la communauté chiite. » Ainsi, l’ayatollah Sistani s’est prononcé à Najaf pour l’élection d’une Assemblée constituante chargée de l’élaboration de la Constitution. « Un processus qui présente de nombreux avantages mais qui nécessite l’organisation préalable d’une élection. Un processus qui s’annonce long et difficile dans l’état actuel des choses. » Deux autres mollahs se sont de leur côté prononcés pour l’élaboration, par un comité, d’une Constitution qui sera ensuite soumise à référendum. « Ni l’Onu ni l’autorité provisoire de la coalition ne doivent décider du mode d’élaboration de la Constitution. Les Irakiens doivent prendre leur responsabilité. Une fois qu’ils auront décidé de la procédure à suivre, nous nous tiendrons à leurs côtés pour leur apporter toute l’aide possible. »
La pêche aux idées
Une formule bien éloignée des projets initiaux de la coalition. « Depuis lundi dernier, Paul Bremer a accepté de laisser aux Irakiens cette responsabilité », révèle M. Salamé. Comment expliquer ce changement de position ? « Les États-Unis ont compris que nous ne cherchions pas à les remplacer mais à répercuter un consensus auquel les Irakiens étaient parvenus », explique M. Salamé. « L’administrateur Bremer a également voulu établir une rupture avec le passé. » Il faut se souvenir que Washington revient de loin. Au lendemain de la guerre, on parlait d’installer un administrateur militaire américain à Bagdad, puis les États-Unis se sont trop liés avec des groupes qui, finalement, ne représentaient pas la réalité du terrain. « Les Américains ne connaissaient que les groupes irakiens établis à Washington, Londres ou Ankara. Enfin, ils se sont rendu compte que outre l’insécurité, l’absence de référence politique locale rendaient les Irakiens nerveux. » « Pour toutes ces raisons, ils sont allés à la pêche aux idées », explique-t-il. Avec au bout de la ligne, bien sûr, les représentants des Nations unies. Résultat de cette pêche, « un Conseil de gouvernement intérimaire (une expression née dans les bureaux de l’Onu, précise-t-il) devrait être nommé dans les prochains jours, puis dans quelques mois un comité d’expert qui établira la procédure à suivre pour établir une Constitution ». Combien de temps devrait durer cette phase de transition ? « Il va falloir établir des listes électorales, un recensement. Tout dépendra de la facilité avec laquelle les différents acteurs pourront travailler ensemble, s’entendre sur un budget, des structures démocratiques, le choix des ministres... J’envisage ce processus sur 12 à 15 mois. » Un autre paramètre pourrait également interférer sur l’avenir de l’Irak : la campagne présidentielle américaine. « Il est évident que si le nombre de tués augmente et que l’insécurité s’installe à Bagdad, que si les démocrates s’emparent du dossier, la campagne électorale américaine risque de peser sur les décisions prises à Bagdad. » La route vers le nouvel Irak est donc encore semée d’embûches, mais dans le jeu qui se joue actuellement sur l’avenir de l’Irak, la balle semble retourner peu à peu vers le camp irakien.

Le Général John Abi Zaid a succèdé à Tommy Franks à la tête du Centcom en Juillet 2003.
Le général américain d'origine libanaise John Abizaid a pris ses fonctions à la tête du Commandement central des forces américaines (Centcom), succédant ainsi, à 52 ans, à Tommy Franks. Il a durant 30 ans de carrière militaire opéré en de nombreux endroits du globe, de la Grenade au Kosovo. >>> Dossier et Revue de Presse RJLiban


En remontant le temps...

1er Mai 2003, J 43: après trois dernières journées de violence ou les tirs américains ont encore fait une vingtaine de victimes, notamment à Falloujah, GW Bush annonce la fin de la guerre "officielle": du Porte-Avion Abraham Lincoln, il déclare que son armée a vaincu un grand soutien du terrorisme international; mais dans la lignée du syndrôme BenLaden, Saddam est introuvable tout comme les armes de destruction massive, mobile officiel des hostilités...
Arrogance, Cynisme et Mauvaise foi: c'est sur cette devise qui pourrait être celle de l'Etat-Bush ( et non de l'ensemble du peuple américain) que nous pouvons à notre tour clore cette rubrique sur la Guerre en Irak.

21 Avril, Lundi de Pâques, J 33: la fin de la guerre n'est toujours pas annoncée et le Gouverneur Jay Garner arrive à Bagdad en donnant l'impression de marcher...sur des oeufs!


J 29: la Culture rattrape le Président Bush !

Cette journée du 17 Avril 2003 a marqué un dommage co-latéral inattendu au sein de l'Administration du gouvernement des Etats-unis à travers la démission de quelques responsables de ses services culturels dont celle de Mr.Martin Sullivan; ceux-ci sont persuadés que le pillage des musées de Bagdad aurait pu être sinon évités, au moins limités.L'administration américaine a laissé faire et il parait clair que des bandes organisées étaient à l'affut des évènements.Il sera donc particulièrement intéressant de suivre au fil du temps à qui aura pu profiter cette négligence... que certains n'hésitent pas à qualifier de criminelle.Il faut dire que certains haut placés ignorent sans doute à Washington que la région de Bagdad et Babylone sont au coeur du berceau de notre civilisation; et ce n'est surement pas Tobby qui va raconter cela à Tonton GW dans son avion en partance pour un paisible Week-end de Pâques qu'il croit avoir si fièrement mérité!


L'onde de choc de la guerre dans les pays arabes...
17 Avril: d'Alger au Caire en passant par Beyrouth (Scarlett Haddad) >>>
la perte du poumon irakien
A lire...absolument

J 27 et 28: 16 morts en deux jours à Mossoul, les GI's, à la gachette décidement facile tirent sur des manifestants: des méthodes qui ne sont pas sans en rappeler d'autres, fréquemment vues ailleurs dans la "Région..."

J 26>>> 14 Avril : L'entrée des troupes américaines dans Tikrit, ville natale de Saddam Hussein marque une nouvelle étape décisive vers la fin de la "période de Guerre" mais...


...Embarrassé de ne pas avoir trouvé assez vite les fameuses armes de destruction massive restées fantômatiques en Irak, voilà "qu'on" a soufflé à GW Bush que si elles ne sont pas ici, c'est qu'elles sont ailleurs, en Syrie, bien entendu. Voilà qui est vraiment du cousu main, car point besoin d'être devin pour deviner d'ou vient cette nouvelle PERLE...On se contentera pour le moment de qualifier tout cela de Délirium très GROS, un état pour lequel le Président des Etats-Unis connut quelque expérience par le passé!

J 22: Après la chute, mauvais western à Bagdad:
c'est l'anarchie et le chaos généralisé, Saddam évanoui?
de Beyrouth 1982 à Bagdad 2003, les étranges coincidences...

J 21: Journée historique avec la chute du régime à Bagdad

La bavure de trop, si près du but:
Vous pouvez calmer vos "boys", Mr Bush!

J 20 >>> 8 Avril 2003

Toutes nos pensées aux trois Journalistes tués par des tirs américains ainsi qu'à leur famille:
"Le bombardement d'hôtels où logent des journalistes et le fait de prendre des médias arabes pour cible constituent des faits particulièrement choquants pour une guerre lancée au nom de la démocratie. Ceux qui en sont responsables doivent être traduits en justice", a déclaré la Fédération internationale des journalistes (FIJ, dont le siège est à Bruxelles), qui a parlé de "crime de guerre".

L'appareil photo d'un journaliste blessé par un tir d'obus américain, mardi, à Bagdad
© AFP Patrick Baz


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7 jours sur 7

9 Avril: date clé et chute du symbole


2 Avril: Marche vers Badgad

La Guerre en Irak sur Internet:
56% des américains préfèrent l'info sur le web mais..., >>>
Al Jazira, est l'incontestable leader!
Le nouveau site d'Al Jazeera en Anglais.
La Guerre en Irak vue de l'Amérique Francophone >>> La couverture spéciale de Radio-Canada
Le Dossier Yahoo Actualités >>>
Irak II: Dépêches, Vidéos, Dossiers, Galerie Photos...

J 21>>> Journée charnière avec la chute du régime à Bagdad

7 Avril>>> J 19: la guerre au coeur des palais!

5 Avril: Début de combats urbains, avancée US
jusqu'à Yarmouk, entre l'Aéroport et le Centre-Ville

Les Meilleures Ressources sur l'Irak en Cartes à thème.


" Ne t'attriste pas, Dieu est avec nous ", dit cette affiche

20 Mars, 4h32 Heure de Beyrouth, 2h32 GMT,
premiers missiles sur Bagdad


Crédit photo AFP

27 Mars...



Histoire: Irak et Mésopotamie


L'actualité de la guerre
d'Irak / Iraq par les cartes


Coup de chapeau: à Patrick Baz, photographe de l'AFP à Bagdad et ... Franco-Libanais à qui l'on doit bon nombre des photos du conflit.

Des Gardes républicains irakiens passent devant un char américain détruit,
dimanche 6 Avril dans le sud de Bagdad. AFP/Patrick Baz


Image de PAIX: Vol de Pigeons au dessus de Beyrouth par le photographe Char Abou Mansour 2003


>>> 28 43 0.06% 43 0.06% 511 0.06% US Militaire (.mil) <<<

Puisque depuis le 16 Mars, nous avons découvert dans notre rapport statistique quotidien que le gouvernement américain et son département de la défense s'interessent à notre site-portail LibanVision en nous faisant l'honneur de ses visites, nous nous devions d'alimenter un peu leur curiosité...
Il faut dire qu'en ce moment l'Association des mots de Francophonie et Liban a de quoi, peut-être, les gêner et agacer un peu...
La coincidence troublante entre la Semaine Internationale de la Francophonie et la Déclaration de Guerre n'est-elle vraiment qu'un signe du Destin au moment ou le mouvement francophone a placé, depuis Beyrouth, la dimension politique au coeur de son avenir?
JM Druart/LibanVision 18 Mars 2003



Ahmed Chalabi, le chouchou du Pentagone...

Portrait de ce personnage au passé sulfureux dont la carrière d'affairiste passa par le Liban avant de se terminer dans le tumulte en Jordanie.
Il est le Favori clairement affiché du Pentagone pour être l'interface entre le peuple iraakien et l'administration Américaine:
un choix pour le moins curieux...comme le montre ce dossier du quotidien belge "Le Soir"

Le 1er site francophone


Arrêtez le massacre des civils !
Une sélection de photos choc et choquantes de la guerre d'Irak
âmes sensibles, Attention!

26 Mars 2003: A la veille annoncée du début de la "Bataille de Bagdad", première grosse bavure Anglo-américaine sur des civils lors du bombardement d'un marché de Bagdad en pleine matinée: entre 15 et 25 morts et plusieurs dizaines de blessés.

28 Mars: Alors que la bataille de Bagdad semble remise à un peu plus tard pour cause de résistance sous-estimée par la coalition, celle-ci commet une seconde grosse bavure: la chute de deux missiles sur le marché d'un quartier du Nord de Bagdad aurait fait une quarantaine de morts...Missiles Américains ou de la DCA irakienne, on ne le saura sans doute jamais...



31 Mars
: Sans doute une nouvelle "Bavure" qui illustre la nervosité grandissante ou confirme la culture américaine de la gachette facile sans discernement: Au moins 7 civils, femmes et enfants, tués lors du mitraillage d'un van dans la zone de Nadjaf.
Décidément en matière de guerre, ni la rapidité ni la propret
é ne semble caractériser les troupes américaines nettement moins à l'aise sur le terrain irakien, semble t-il, que leurs alliées britanniques.

1er Avril: Encore un véritable massacre avec les 33 civils tués à Al-Hillah dans la province de Babylone, selon le directeur de l'hôpital. Le bombardement a touché un quartier résidentiel ou des debris de bombes à fragmentation jonchaient le sol selon des journalistes arrivés peu après sur les lieux.


© AFP Photo Karim Sahib

5 Avril: le quartier Palestinien d'Al-Baladiyat de la banlieue de Bagdad touché par des bombes à fragmentation: 8 blessés civils...

6 Avril: Décidément, les Américains n'ont pas hérité du fameux flegme britannique!
Double bavure avec l'attaque d'un convoi diplomatique incluant l'Ambassadeur de Russie sur la route Bagdad-Amman dans l'Ouest de l'Irak, Des sources russes indiquent que le convoi a été pris entre les feux américains et irakiens mais que les "Boys" ont tiré les premiers. Parallèlement, il faut dénombrer 18 morts au moins dans l'attaque aérienne d'un convoi Kurde-Américain au Nord...

7 Avril: La bavure du jour... Un missile s'abat sur le quartier résidentiel Al Mansour, dans le centre de Bagdad et engloutit quatre maisons en faisant 14 morts civils dont deux enfants, d'après un premier bilan. Bien sûr, aucun objectif militaire ne justifiait cette action et l'armée américaine n'avait pas besoin de cela pour clôturer une journée de démonstration de force. Quelques heures après cette attaque "aveugle", il se murmure que Saddam Hussein pouvait s'y trouver, alors peu importe sans doute les dommages co-latéraux... Bavures, Bavures, on en a plein la Bouche, et il faudra bien assumer, vous aussi, un jour peut-être..., Mister President!

8 Avril: Un correspondant d'Al-Jazeera, Tarek Ayoub, succombe à ses blessures suite au bombardement des bureaux de la chaine de Télévision; deux autres journalistes ont été tués dans un tir au mortier touchant les 14 et 15 èmes étages de l'hôtel Palestine ou résident la plupart des correspondants de la Presse Internationale...No Comment? mais il semble qu'il y ait une dose d'hystèrie au sein des troupes américaines alors que l'issue ne fait plus de doutes.
La journaliste d'origine libanaise, Samia Nakhoul, ex-directrice du bureau de Reuters à Beyrouth, a été blessée dans le même incident.


Telephoto AFP pour la bonne cause...

EXCLUSIF: Cartes Militaires de Bagdad et des Environs avant la bataille


Comprendre l'évolution et la chronologie des opérations militaires par les Cartes



" Bonsoir, et que Dieu continue à bénir l'Amérique" furent les dernières paroles de Bush lors de sa déclaration de guerre!
Le texte intégral du discours du 17 Mars

USA vs Irak, toute l'histoire était déjà écrite


"C'était sans doute être bien naif ou mal connaitre les intérêts et la détermination de l'Administration Bush que de croire que cette Guerre pouvait être évitée..."

Le Dossier Irak du Monde "Diplo"



Jean-Paul II, à Georges Bush le 18 Mars 2003 via un communiqué officiel du Vatican:
" Les Etats-Unis assument une grave responsabilité devant l'Histoire et devant Dieu"

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