Guerre
en Irak 2003,
c'était écrit...
et ce n'est pas fini!
20 Mars 2003 - 29 Décembre
2006
Sud-Liban,
Irak, Palestine..: les dernières dépêches
du Moyen-Orient
30
Décembre 2006

Un peu plus de
trois ans après avoir été
retrouvé,
l'ex-dictateur Saddam Hussein est pendu
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tout le processus avec le site "Histoire à
la Carte"
Carte
animée et commentée
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Irak
en guerre
En 1980, après la révolution chiite iranienne,
l’Irak entre en guerre contre l’Iran, puis, affaibli,
cherche à envahir le riche Koweït, provoquant
les réactions de la communauté internationale,
avant de s’exposer au nouvel ordre mondial défini
par les Etats-Unis.
|
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l'animation en cartes
Parution
le 27 Octobre 2005
aux
Éditions La Découverte
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Septembre
2005
Le grand écart du projet
de Constitution irakienne,
par Mouna Naïm*
Avec
la remise au Parlement irakien d'un projet de Constitution
définitive, un acte supposé fondamental pour le pays s'est
joué. Les perspectives demeurent toutefois incertaines,
sinon sombres. Au lieu de rassembler les Irakiens autour
d'une vision commune, le document du 28 août a en effet
creusé leurs divergences. Les responsables politiques
et les parlementaires auront néanmoins eu l'intelligence
de ne pas mettre le texte aux voix. En l'absence de vote,
les discussions informelles continuent pour tenter de
rapprocher les points de vue, garantir au texte l'adhésion
la plus large possible et éviter sa mise en échec lors
du référendum constitutionnel programmé au plus tard pour
le 15 octobre.
Un rappel des faits : le calendrier initialement
prévu a subi d'innombrables reports. L'élaboration du
projet de Loi fondamentale a requis de longues discussions
avec les chefs des partis politiques afin d'aplanir les
divergences de fond, inévitables dans un pays pluriethnique
et multiconfessionnel, dont certains groupes les chiites
et les Kurdes ont particulièrement pâti de la dictature
déchue. Au bout du compte, les partisans d'une république
laïque ont dû transiger ; ceux d'un régime islamique,
atténuer leurs exigences ; les partisans d'un pouvoir
centralisé, accepter l'idée d'un partage pour peu qu'ils
en soient bénéficiaires ; et ceux d'une gestion ultradécentralisée
des ressources naturelles essentiellement le pétrole
et le gaz , concéder une certaine centralité.
DÉCENTRALISATION
A moins d'être amendé, le projet de Constitution est essentiellement
un métissage des revendications kurdes et chiites. Il
prévoit d'instaurer en Irak une république "fédérale",
"parlementaire", "démocratique", où l'islam serait "une
source principale de la loi", aucune législation ne pouvant
contredire ses normes ni non plus les principes démocratiques.
Un nombre illimité de gouvernorats peut se constituer
en régions fédérales dotées de pouvoirs exécutif, législatif
et administratif étendus, pour peu que les populations
concernées soient consultées.
Le pouvoir central gère les richesses naturelles, non
sans que quelques privilèges soient accordés, pour un
certain temps non défini , aux régions les moins bien
traitées par l'ancien régime, c'est-à-dire chiites et
kurdes. L'appartenance de l'Irak au "monde musulman" est
entérinée, mais non au "monde arabe" dont seul "le peuple
arabe en Irak" peut se revendiquer. Les langues arabe
et kurde sont reconnues comme langues officielles sur
l'ensemble du territoire. Les Arabes sunnites en particulier,
mais aussi des personnalités et formations chiites ainsi
que les laïcs récusent le système fédéral au profit d'une
large décentralisation administrative. Ils sont disposés
à reconnaître une région autonome kurde dans le nord du
pays, déjà prévue mais jamais appliquée par un accord
de 1970 entre le pouvoir central et les chefs kurdes,
puis confirmée dans les faits depuis 1992, à la faveur
de la mise en quarantaine par la communauté internationale
de l'ancien régime. A tort ou à raison, ils redoutent
en revanche une agrégation de régions chiites s'étendant
du Sud jusqu'à une partie du centre du pays, et qui, adossées
à l'Iran, risquent de devenir une sorte de réplique ou
d'avatar de la République islamique. Les régions du Centre,
où les Arabes sunnites sont majoritaires, ne recelant
pas de pétrole, ils craignent de devenir les nouveaux
laissés-pour-compte du pays.
TEXTE HYBRIDE
Quel que soit le jugement que l'on porte sur ces objections
et/ou appréhensions, et même en créditant les auteurs
du projet des meilleures intentions, celui-ci porte en
germe une division de l'Irak sur des bases communautaires.
C'est aussi un texte hybride, qui juxtapose aux régions
fédérales des gouvernorats qui, ayant choisi de demeurer
des électrons libres, bénéficieraient d'une large décentralisation
administrative. Le texte cherche également à concilier
des contraires. Mais il est difficile de combiner l'affirmation
des principes de la démocratie ("le peuple est la source
de l'autorité et de la légitimité de la loi" ) et l'assurance
que l'islam, c'est-à-dire un dogme spirituel, est "une
source principale de la législation" . Même si aucune
disposition ne prévoit d'ériger en Irak un Guide suprême
au-dessus des institutions, comme c'est le cas en Iran,
ne se retrouve-t-on pas dans un projet de système apparenté
à celui de la République islamique voisine dont les contradictions
n'ont pas manqué de se révéler au grand jour ?
On voit mal, par ailleurs, comment l'égalité de tous devant
la loi et la justice pourra s'accommoder de la libre adhésion
de chacun aux principes de sa foi, ce qui est une manière
d'introduire, par la petite porte, les tribunaux religieux.
Plus fondamentalement, la question est posée de savoir
si un pays qui, depuis les années 1960, a vécu sous une
forme ou une autre de dictature dont le régime de Saddam
Hussein fut la caricature la plus cruelle peut passer
du jour au lendemain à une décentralisation aussi poussée
que le fédéralisme, en l'absence de toute culture démocratique.
D'autant que le pays demeure occupé, quelle que soit l'appellation
donnée à la présence de la force multinationale conduite
par les Etats-Unis. Enfin, une Constitution intermédiaire
n'était-elle pas plus adéquate le temps que le pays panse
ses plaies ? Fallait-il à tout prix précipiter la rédaction
du projet pour respecter un calendrier davantage dicté
par des considérations américaines que le haut patronage
de l'ambassadeur des Etats-Unis, Zalmay Khalilzad, et
les pressions publiques du président George W. Bush rendaient
plus spectaculaires encore que par l'intérêt bien compris
du pays lui-même ?
* Article paru dans le journal "le
Monde", édition du 10 Sept.2005
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Décembre 2004
Les
médias régionaux n'ont accordé qu'une place
modérée à l'événement

Une
certaine perplexité dans le monde arabe
Beyrouth : Sibylle Rizk
pour Le Figaro- Une
certaine perplexité a accueilli dans le monde
arabe la nouvelle de la libération des deux
otages français Georges Malbrunot et Christian
Chesnot. Si c'est une fois encore la chaîne
d'informations en continu al-Jezira qui a annoncé
la première leur libération, confirmant sa réputation
d'efficacité sur le terrain arabe, le reste
des médias régionaux a accordé peu de place
à la couverture de l'événement. Un silence qui
contraste fortement avec la mobilisation de
grande ampleur qu'avait suscitée la diplomatie
française en leur faveur. L'information de la
libération des deux journalistes ne figurait
même pas à la une de la plupart des quotidiens
de la région. Ce silence est probablement dû
à une actualité relativement chargée dans la
région et notamment en Irak même, où les forces
américaines ont été victimes mardi d'un attentat
particulièrement meurtrier.
Si le quotidien arabophone de référence au Liban,
An Nahar, consacre
un titre aux deux Français, certains journaux
comme le panarabe Al Hayat
annoncent-ils tout au plus la nouvelle en surtitre.
Les organes qui ont consacré une place de choix
à la libération de Christian Chesnot et Georges
Malbrunot sont ceux qui sont liés d'une façon
ou d'une autre à la France. L'Orient
Le Jour, parce qu'il est le seul quotidien
francophone libanais, publie leur photo en une,
ainsi qu'al-Mustaqbal,
le quotidien de l'ancien premier ministre Rafic
Hariri, un ami personnel de Jacques Chirac.
Ce dernier a téléphoné au président français
pour le féliciter ainsi que l'ensemble des Français
pour la libération des otages.
A en croire le communiqué attribué à l'Armée
islamique en Irak diffusé par al-Jazira,
c'est pourtant la mobilisation sans précédent
des Arabes et des musulmans, y compris les plus
radicaux, qui a convaincu les ravisseurs de
relâcher les journalistes. Une explication qui
laisse néanmoins perplexe certains observateurs.
«L'ampleur de ces prises de position a probablement
fait réfléchir les insurgés, mais pourquoi dans
ce cas avoir attendu quatre mois ?»,
s'interroge ainsi un journaliste libanais.

Le 2 Novembre prochain
sera t-il l'Eid el Bush (la fête à
Bush)?
Chez Georges Bush, vous
savez, ce fou de Dieu en Occident, le cynisme
est autant déconcertant que sans limite.
Dans son discours devant l'ONU, en défenseur
de la Liberté dans le monde, il a salué
le sacrifice des braves qui se font trancher
la gorge en Irak!
Il est souvent arrivé par le passé
que l'on se moque de la grande fête du
sacrifice (Eid el Kébir) lorsqu'en France
ou ailleurs, des musulmans égorgent le
mouton dans leur baignoire!
Il est vraiment curieux ce président-défenseur
qui laisse ses ressortissants se laisser égorger
comme des agneaux offerts à Dieu en sacrifice.
Sa rage de défendre une certaine approche
de la liberté semble assymétrique
avec l'impuissance que sa politique catastrophique
ne peut qu'accroître.
Qu'il soit sûr que nous le suivrons jamais
comme des moutons!

14 Septembre 2004
La Busherie continue à
Bagdad...
Il avait promis un regain
de violence d'ici les élections.Pour
ce type de promesses, on peut lui donner du
crédit à GW Bush!
Depuis trois jours, Bagdad
revêt ses habits du Beyrouth d'il y a
une vingtaine d'années. Outre les prises
d'otages, les trois derniers jours ont donné
lieu à une flambée de violence
et de massacres urbains:
Un journaliste assassiné sous les caméras,
puis une ambulance calcinée par les missiles
lancés les redoutables apaches, enfin
plus de 60 morts entre deux attentats et tirs
de missiles au coeur de Bagdad.
Dorénavant la détérioration
de la situation est non seulement annoncée
et programmée mais le problème
est qu'elle n'est pas contrôlée.
Cela doit finalement bien faire l'affaire de
certains...
Et les otages,
des nouvelles sérieuses à défaut
d'être rassurantes?

7 Septembre 2004
1000 soldats américains ont déjà
péri depuis le 20 Mars 2003

Moins de dix-huit mois après le début
de l'invasion de l'Irak, alors que les prises
d'otages de toutes origines se multiplient,
les troupes américaines ont dépassé
le cap des 1000 pertes humaines.
Certes, toutes les guerres ont un prix, mais
lorsque le peuple de la nation la plus puissante
de la Planète (selon certains critères...)
choisit un comique, ignorant et manipulable
comme chef de guerre (c'est lui qui le dit!),
il ne faut pas s'étonner du destin tragique
que l'on se prépare. Il faut dire que
certains, pour prouver que leur croyance est
la meilleure et d'essence la plus divine, sont
prêts à écrire l'histoire
conformément à leurs textes de
référence.
Manifestement, aux Etats-Unis
une majorité confond encore illuminés
et lumineux. Il y a fort à croire qu'à
force de s'éloigner de la vraie lumière,
ceux-là même sombreront dans les
ténèbres. Notre détermination
sera de ne pas être entrainés dans
cette chute...

Août 2004
La Bataille de Najaf annonce t-elle le début
d'un processus
de partition de l'Irak?
11 Août- Voilà bien la question
qui se pose désormais après une
semaine d'intenses combats entre la résistance
chiite de Moqtada Sadr et les troupes américaines.
Occupants contre résistants ou sauveurs
contre intégristes délinquants,
chacun sa façon de voir les choses, mais
il ne fallait pas être devin pour se douter
d'une
telle tournure des évènements
en Irak!
C'est
un scénario à la libanaise qui
s'esquisse désormais et que beaucoup
d'experts sensés avaient prédit
lors de l'intervention de 2003. Le mystère
demeurera quant à savoir si les américains
subissent la situation du fait d'une ignorance
qu'illustre à merveille leur chef ou
si certains, depuis le début, savent
très bien ou ce processus de guerre doit
mener en orchestrant cette ignorance avec maestria...
Là aussi, à chacun sa petite idée,
mais le fait que la lutte se concentre sur une
Ville Sainte doit sans doute aider à
la réflexion...
Quoiqu'il en soit, le risque majeur d'une sécession
de la partie sud chiite vis à vis de
l'autorité de Bagdad récemment
mise en place par Washington pointe désormais
à l'horizon. Un sacré coup dur
pour GW Bush à moins de trois mois de
l'élection présidentielle.
Mandat d'arrêt contre Ahmed Chalabi!

9
Août 2004-L'ex-protégé du
Pentagone et des faucons de Washington est aujourd'hui
accusé de fraude et de trafic de fausse
monnaie.
C'est lui qui a largement contribué à
accréditer depuis deux ans l'idée
de l'existence des ADM imaginaires. Depuis,
il est suspecté de jouer un double jeu
en direction de l'Iran. De choyé, le
voilà soudain maudit! Nous nous étonnions
dès 2003 de toutes les faveurs dont bénéficiait
ce personnage sulfureux déjà impliqué
dans de sombres affaires financières
et condamné en Jordanie.
Ce nouvel épisode comporte au moins un
avantage: il constitue un nouvel élément
flagrant du manque de crédibilité
de GW Bush et de son équipe belliqueuse.
Voilà qui devrait aider ses adversaires
à l'élection présidentielle
de Novembre prochain.
La retraite dans le ranch
du Texas se précise pour Mr Bush!
15 Juillet 2004
Un
troisième avocat français, d'origine libanaise,
rejoint le collectif de défense de Saddam Hussein
Un avocat de
Mulhouse (est de la France), Me André Chamy,
a rejoint le collectif de défense de Saddam
Hussein qui compte déjà deux autres avocats
français, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.
"Je viens d'accepter le mandat que vient de
me confier la famille du président Saddam Hussein,
président de la République arabe d'Irak, pour
la défense des intérêts de ce dernier", a indiqué
l'avocat. "J'ai accepté ce mandat dans la mesure
où j'estime que tant sur le plan légal que sur
le plan politique, ce procès ne peut avoir lieu
et n'est absolument pas fondé", a-t-il précisé,
dénonçant la position de la France qui reconnaît
"la légalité de cette procédure". Me Chamy rejoint
ainsi l'équipe de défense de Saddam Hussein,
qui compte désormais 23 avocats, dont trois
Français (Emmanuel Ludot, Roland Dumas et André
Chamy), a confirmé le chef du collectif, l'avocat
jordanien Mohammad al-Rachdane. Cette équipe
est un "comité restreint" d'avocats faisant
partie d'un collectif plus large de plus d'un
millier de personnes, a indiqué Me Chamy, qui
a expliqué avoir été contacté par ses collègues
jordaniens, notamment parce qu'il est adhérent
au barreau de Tripoli au Liban.
28
Juin 2004:
Le transfert "théorique"
de souveraineté s'effectue dans la discrétion:
Paul Bremer rentre aux Etats-Unis
mais 138000 soldats américains restent
en Irak!
John Negroponte devient Amabbasdeur des USA
suite au rétablissement officiel des
relations diplomatiques;
Iyad Allaoui, bien fragile premier ministre...
Un
couple dans la guerre
Biographies, Autobiographies Printemps
2004
Vous
les connaissez l'un et l'autre. Ce sont
eux qui, avec d'autres «baroudeurs» de
TF1, vous apportent des nouvelles du front
– Liban, Somalie, Kosovo, Afghanistan
et dernièrement Jordanie et Irak. Les
grands reporters de guerre connaissent
la peur, la solitude, l'horreur quotidienne,
le mal du pays. Et pourtant, c'est un
métier que Jean-Pierre About et Nahida
Nakad aiment passionnément. Ce journal
de guerre à deux voix commence avec la
mort de Patrick Bourrat au Koweït et se
termine avec l'arrestation de Saddam Hussein
par des soldats américains près de Tikrit.
Entre les deux, une guerre des nerfs,
vue des coulisses, avec son cortège de
manipulations, de censure, de corruption,
puis une guerre tout court, sous les missiles
et les bombes. Jean-Pierre About à Bagdad,
dans la «tanière du tyran», un des rares
journalistes de télévision à avoir couvert
sur place et en direct les bombardements,
et Nahida Nakad à Amman, témoin de la
montée du sentiment anti-occidental dans
cette poudrière qu'était alors devenue
la Jordanie. Collègues à TF1, Jean-Pierre
et Nahida sont mari et femme à la ville,
et les parents d’un petit Alexandre qui
est au centre de leurs préoccupations,
même et surtout quand ils risquent leur
vie. Cette chronique, pleine d'anecdotes
dramatiques ou tragi-comiques, est aussi
l'occasion pour ces deux journalistes
de s'interroger sur leur métier, sur les
risques qu'ils prennent et leur responsabilité
de parents, et sur cette étrange drogue
qu'est devenue pour eux la guerre.
Aux éditions Calmann-Lévy
ISBN 2702134661 EAN 9782702134665 Code
Hachette 5176565 Format : 230x150x22 mm
264 pages Prix TTC : 15,50 €
|
Extension
du désordre à l'Arabie Saoudite...
ou les conséquences
inévitables de la politique catastrophique
de l'Administration Bush au Moyen-Orient
«
Al-Qaïda, fille des égoïsmes du monde »
Entretien accordé au quotidien "Le
Soir" par François Burgat, chercheur
au CNRS-IREMAM d'Aix-en -Provence
  
Fahrenheit 9/11, Palme d'Or à Cannes!

Mai 2004:
le mois de la honte pour BUSH
et du réconfort
pour les Anti-Bush

>
Lire
l'article(en Anglais) du Daily Mirror en cliquant
sur la photo
Dans la
prison d'Abou Ghraib, photo AFP publiée dans
le New Yorker
La coalition en passe
de perdre la guerre psychologique:
Le scandale des actes de torture commis par
les soldats américains et britanniques ne fait
que croître. Aux photos et histoires sordides
qui abondent dans la presse s'ajoutent désormais
plusieurs rapports d'organisations non gouvernementales
connues pour leur objectivité.
Les
images qui indignent le monde!
Georges Bush proclamait
il y a tout juste un an la fin d'une guerre
non achevée après l'avoir justifié
par la lutte des forces du bien contre l'axe
du mal.
Il peut bien aujourd'hui proclamer que ces actions
sont indignes et isolées. Voilà
un anniversaire bien embarassant pour le Président
fanatique puisqu'après CBS diffusant
des images de maltraitance de la part des troupes
américaines, c'est le Daily Mirror qui
en diffuse d'autres émanant de troupes
britanniques.
Sans doute faut-il rappeler à Mr Bush
la définition de la responsabilité?
Une fois de plus, les évènements
nous donnent l'occasion d'affirmer qu'il est
vraiment crucial pour le monde entier, que les
Etats-Unis soit vite gouvernés par un
homme et une équipe à la hauteur
des enjeux du monde et de leur rang dans ce
monde.

Lenny Kravitz a apporté,
dès le début de la guerre, sa
brique au monument contestataire qui réclame
la paix. Il a en effet enregistré un titre avec
Kadim Al Sahir, la pop star irakienne. Baptisée
We Want Peace, cette chanson réunit également
le Libanais Jamey Hadded (percussions) et le
Palestinien Simon Shaheen (cordes). MCM.net
vous propose d'en découvrir un extrait de 30
secondes.
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Walt Disney tente de bloquer un film de Michael Moore
contre Bush
LA, 5 Mai 2004- La société Walt Disney tente d'empêcher
sa filiale Miramax de distribuer le documentaire de Michael
Moore «Fahrenheit 911». Celui-ci accuse George W. Bush
d'entretenir des liens avec de puissantes familles saoudiennes,
dont celle d'Oussama ben Laden. «Fahrenheit 911» sera
en compétition au 57e festival de Cannes du 12 au 23 mai.
Sa sortie sur les écrans nord-américains était attendue
pour le mois de juillet, en pleine campagne électorale
aux Etats-Unis, mais le film n'apparaît pas dans le programme
estival de Miramax, indique le «Daily Variety», un journal
d'Hollywood.
Mr Brahimi.
Toute vérité n'est pas bonne à
dire surtout en tant que diplomate.
Les médias tentent évidemment de
le mettre en difficulté...
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Brahimi:
la politique d'Israël
est un poison pour la région
PARIS, 24 avril - L'envoyé spécial de l'ONU en
Irak Lakhdar Brahimi, qui avait déclaré que la
politique d'Israël était "un poison" pour le Proche-Orient,
s'est défendu samedi à Paris en affirmant qu'il
avait rapporté "un fait et non une opinion". L'Onu
s'est démarquée vendredi des déclarations faites
sur la radio France Inter par M. Brahimi, en soulignant
que l'ancien ministre algérien des Affaires étrangères
avait exprimé un point de vue personnel et non
celui de l'Onu. "Ce que j'ai dit, c'est que la
politique d'Israël, pas Israël, est un poison
pour la région et que c'est le sentiment de tout
le monde dans la région et au-delà", a déclaré
M. Brahimi aux journalistes à l'issue d'un entretien
avec le président Jacques Chirac.
"Cela est un fait, pas une opinion", a-t-il
ajouté.
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Le 19 Avril
2004, alors que le Pentagone annonce que
la guerre en Irak a fait 706 victimes parmi les militaires
de la coalition depuis le 20 Mars 2003,
l'Espagne annonce, par la voix de son nouveau 1er Ministre,
qu'elle quitte la coalition sur le terrain. Ce sont
ainsi près de 1500 soldats qui rentreront ainsi
à la maison avant le 30 Juin.
Les pays hispaniques comme le Honduras ou la République
Dominicaine vont suivre...
>>> Quelques photos de l'oeuvre "civilisatrice"
des USA en Irak
(avant le scandale des sévices...) avec
VIGIRAK
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Cherchez
l'Axe du Mal !
Les
soupçons de manipulation grossière et de
mensonge d'Etat se confirment au fil des révélations
et des ouvrages dont les auteurs ne sont pas, eux, soupçonnés
d'être des fantaisistes. En témoigne le dernier
livre de Bob Woodward, "Plan
d'Attaque"...
L'étau de resserre sur Bush, son équipe
et son maitre et complice à qui il a donné
son blanc seing pour la politique du pire et de la fuite
en avant au nom de la Paix!
Rarement le monde aura eu en même temps, à
la tête des deux nations sans conteste les plus
influentes pour des raisons diverses..., de dangereux
personnages, conscients ou inconscients des conséquences
de leurs actes politiques, chacun sera juge. Il ne reste
qu'à espèrer que leur élimination
se fera par la plus douce et respectable des méthodes:
celle du suffrage universel, sinon gare à l'engrenage...
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Pendant que la situation dégènere en Irak,
les faucons font leurs petits arrangements pour la Palestine...
15 Avril 2004: voilà donc une date noire pour la
Paix, la Palestine et le Liban puisque cet accord légitime
l'occupation de la Cisjordanie, le mur dit " de sécurité",
l'annexion de Jérusalem-Est et fait surtout une
croix sur le droit au retour des réfugiés
palestiniens sur leur terre.
C'est donc une véritable provocation pour la Paix,
un comportement cynique et irresponsable qui ne pourra
conduire qu'à l'embrasement dont nous ne cessons
de penser qu'il est la finalité de ceux qui clament
agir pour la paix.
Imaginez que Bush fait aujourd'hui appel à l'Iran,
membre de sa triade désignée de l'Axe du
Mal, pour calmer le Cheikh Moqtada Sadr désormais
désigné comme le Benladen local à
abattre.
Comme par hasard, c'est simultanément à
toutes ces agitations assassines que le premier otage
occidental a été executé, que le
premier secrétaire de l'ambassade d'Iran à
Bagdad a été assassiné et que Benladen
s'est rappelé au bon souvenir de Bush et Sharon.
Oui, cette fois, nous pouvons affirmer que ce mois d'Avril
est un véritable tournant pour le Moyen-Orient
et que la libanisation de toute la région est en
marche.Israel n'aura donc fait que quitter, il y a maintenant
presque quatre ans, le Liban qui n'était finalement
qu'une sorte de laboratoire.
Rappelons-nous
donc aussi du massacre délibéré de
Cana le 18 Avril 1996...
Quand les intérêts fanatiques de la religion
et de l'hégémonie économique font
un pacte, c'est bien le monde qui est en danger et nous
craignons que l'avenir nous donne encore raison.
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Avril
2004: un tournant dans la guerre en Irak?
Prises d'otages qui marquent la
libanisation déjà évoquée
de cette aventure périlleuse, des opposants soudain
bien armés...
...un an déjà que
la statue de Saddam était renversée:
les irakiens souhaitent à Bush un joyeux anniversaire...
Les Américains accumulent les revers militaires mai aussi
politiques:
premières démissions de membres du conseil
irakien
«
Comme Hué durant la guerre du Vietnam » : c’est en ces
termes qu’un officier de l’armée américaine décrivait
le 8 Avril, les scènes de combats dans la ville sunnite
rebelle de Falloujah. Des propos qui en disent long sur
la situation actuelle en Irak, qui s’enfonce de plus en
plus dans le chaos, un an après la chute du régime de
Saddam Hussein. En effet, la pression est à son comble
sur les forces de la coalition, qui sont confrontées à
la fois à l’intensification des combats sur le terrain
et à des prises d’otages. Trois civils japonais et deux
Arabes israéliens ont été enlevés par les insurgés qui
ont menacé « de les brûler vifs ». Sur le terrain, les
milices du chef chiite radical Moqtada Sadr contrôlaient
toujours au 8 Avril les villes de Kout, de Najaf et de
Koufa, alors que sur le front sunnite, les combats opposent
toujours les Américains aux rebelles sunnites à Falloujah.
En même temps, des milliers de chiites et de sunnites
faisaient route vers la ville rebelle pour soutenir la
population assiégée. Face à cette recrudescence de la
violence, les États-Unis affichaient fermeté et détermination,
alors que leurs alliés de la coalition optaient pour le
compromis et la médiation.
Les troupes ukrainiennes de la coalition
abandonnent
leurs positions à Kout le 7 avril, la ville sainte
de Nadjaf revient sous
le contrôle des chiites, une marche unitaire avec
les sunnites vers Falloujah, ou les américains
ont bombardé une mosquée, se met en place.
Des enfants
dépècent un Land Rover de l’armée britannique carbonisé
après des affrontements à Amara, dans le sud du pays.
(Téléphoto Reuters)
Depuis
le début du mois, le climat insurrectionnel émerge
dans les zones tant chiites que sunnites. La coalition
a perdu plus de 30 hommes et les victimes irakiennes se
comptent par centaines. Les scènes de guerre urbaine
que l'on attendait un an plus tôt, lors de la prise
de Bagdad, apparaissent donc un an plus tard... Les troupes
de la coalition semblent prises en tenaille entre les
les partisans de l'ex-régime de Saddam Hussein
et ceux de Cheikh Chiite Sadr: une bien mauvaise surprise
pour GW Bush, qui démontre une fois de plus la
méconnaissance et le dédain du monde oriental
qui anime l'actuel président américain et
ses sbires fanatiques. Le 1er mai 2003, Bush faisait le
beau sur le porte-avion Lincoln pour annoncer la fin de
la guerre officielle.
Il n'avait pas prévu que la guerre officieuse serait
pire et risquait bien de compromettre sa réelection
en Novembre prochain.Lui qui n'a d'autre idée que
de copier le plan Kissinger des années 70 pour
faire un Grand Moyen-Orient à la botte de l'Amérique
pourra peut-être bientôt méditer sur
ses fantasmes et ses desseins du fin fond de son ranch.
Le syndrome vietnamien se rapproche tout comme la convergence
des destinées présidentielles des Bush,
père et fils, vers la retraite au fin fond du Texas...
Inch'Allah!

Moqtada Sadr
|
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Qui
est Moqtada Sadr?
Voilà quelques semaines
que sa notoriété dépasse
largement les frontières irakiennes et
qu'il incarne la résistance irakiennne
face à la coalition, notamment depuis l'assassinat
de Cheikh Yassine.
Moqtada al-Sadr ou
le martyr au service de l'islam, l'article-portrait
de Mounia Daoudi pour

>>> Sadr
entre en jeu par Al-Ahram Hebdo
Ci-contre, à Mossoul, les propos enflammés
de Moqtada Sadr ont mobilisé les chiites
radicaux qui manifestent en masse...(Téléphoto
Reuters)
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Le lapsus de
JP. Pernaud
|
In
Lapsus Veritas?
Lors de son journal de 13 heures, le 6 Avril, le présentateur
préféré des français, Jean-Pierre
Pernaud, a commis un adorable lapsus en disant que le
bilan des pertes était de 19 victimes pour la "colonisation"
avant de se reprendre et rectifier par coalition.
Cela en dit long sur ses convictions cachées et
contribuera sans aucun doute à entretenir sa popularité...
Il aura alimenté en quelque sorte une forme de
bêtisier "intelligent".
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14
Décembre 2003
SADDAM HUSSEIN arrêté

BUSH tient son cadeau de Noel, et après?...
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GHASSAN SALAMÉ
“Il ne faut pas reléguer les Irakiens dans un rôle passif”
A l’heure où Kofi Annan, secrétaire général
de l’ONU, a ordonné un retrait de l’Irak d’une partie
de son personnel, Ghassan Salamé, numéro deux de l’ONU
à Bagdad, expose son point de vue sur les tenants et aboutissants
du conflit. Cet ancien ministre de la Culture libanais
tire la sonnette d’alarme : si l’Irak sombre dans l’anarchie,
toute la région suivra. (26 septembre 2003)
>>>
Toute l'Interview de Courrier International
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Trois mois après la "prise" de Bagdad,
l'Amérique s'enlise comme prévu, en subissant
le sort normalement réservé à tout
occupant qui se retrouve justement dans une telle position
après une action unilatérale, sans mandat,
avec des motivations troubles et des justifications au
caractère toujours fallatieux. L'occasion nous
est donc donnée grâce au quotidien francophone
libanais l'Orient Le Jour de faire un point sur cette
situation grâce à l'entrevue que lui a accordé
Ghassan Salamé qui occupe une mission officielle
de conseil au sein de l'ONU.
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Bagdad, de l'envoyée
spéciale de

Émilie SUEUR
8 Juillet 2003- Après son départ du ministère de
la Culture, il n’aura fallu que peu de temps à Ghassan
Salamé pour se lancer dans une nouvelle aventure. Une
aventure qui mobilise tout son temps et toute son énergie
sous le soleil impitoyable de Bagdad. Depuis le début
du mois de juin, M. Salamé a en effet pris ses quartiers
dans la capitale irakienne en tant que conseiller politique
de Sergio Viera de Mello, le représentant du secrétaire
général de l’Onu en Irak. Depuis deux mois, M. Salamé
enchaîne les réunions, les rencontres, les entretiens
dans un unique but : remettre entre les mains des Irakiens
la destinée de leur pays meurtri. Au sortir de la guerre
menée par les forces de la coalition, les Nations unies
ont redéfini leur rôle en Irak à travers la résolution
1483. Une résolution qui investit l’Onu de trois missions.
La première concerne essentiellement le fonctionnement
propre de l’organisation qui doit « transformer la relation
entre l’Irak et l’ensemble de la famille onusienne pour
passer d’une situation irrégulière et très spécifique
marquée par les programmes pétrole contre nourriture,
les sanctions et autres enquêtes sur la présence d’armes
de destruction massive, à une relation normale et sereine
», explique Ghassan Salamé à L’Orient-Le Jour dans ses
bureaux installés dans le célèbre hôtel Canal où logeaient,
avant la guerre, les employés de l’Onu. L’Irak doit être
désormais intégré aux circuits onusiens comme n’importe
quel autre pays. Le programme pétrole contre nourriture
doit à ce titre être bouclé d’ici au 21 novembre. Pour
atteindre ce but, des efforts de nature purement logistique
doivent être entrepris puisque les bâtiments onusiens
n’ont pas échappé aux pillards. En attendant que les bâtiments
soient reconstruits, les agences onusiennes et internationales
reprennent pied dans la capitale irakienne ; le FMI est
ainsi reparu la semaine dernière alors que la Banque mondiale
doit envoyer ses représentants dans les prochains jours.
Autant d’organisations qui devront rétablir les liens
avec les administrations irakiennes. La seconde mission
de l’Onu consiste à établir une « structure de conseil
et de surveillance des dépenses effectuées par les forces
occupantes sur les deniers irakiens ». Dans ce cadre,
un fond de développement irakien doit être créé.
Le vide total...
Enfin, la dernière mission de l’Onu, « la plus problématique
aussi » de l’aveu même de M. Salamé, est la mission politique,
« celle dont je m’occupe personnellement ». Citant la
résolution 1483, M. Salamé explique que « le Conseil de
sécurité nous enjoint la tâche de travailler avec les
représentants du peuple irakien et les forces occupantes
afin d’accélérer la mise en place d’une structure politique
représentative en Irak ». Une définition dont on appréciera
le flou mais qui, par là même, laisse au principal intéressé
une marge de manœuvre en matière d’interprétation. Le
travail de M. Salamé a donc consisté, dans un premier
temps, à faire le tour des interlocuteurs irakiens. «
Nous nous vantons d’avoir nos portes ouvertes pour toutes
les parties », explique-t-il. Outre le fait d’avoir ouvert
leurs portes, les membres de cette mission onusienne ont
fait le tour du pays de Erbil à Najaf en passant par Bassora
et dans quelques jours Hella. « En écoutant les différentes
parties, nous sommes parvenus à établir une synthèse des
revendications politiques des Irakiens.» Résultat : outre
le rétablissement de la sécurité et des services publics,
les Irakiens exigent l’établissement de structures politiques
représentatives. « Armés de ces conclusions, nous avons
alors joué un rôle de facilitateur, de cristallisateur
des demandes irakiennes auprès des autorités américaines
», explique M. Salamé qui rencontre désormais les représentants
de la coalition quasi quotidiennement. Les conclusions
des rencontres menées par Sergio Viera de Mello et Ghassan
Salamé sont doubles : « Il faut d’abord établir très rapidement
des structures intérimaires. Il faut ensuite commencer
à réfléchir aux structures permanentes. » La première
étape devrait être achevée autour de la mi-juillet avec
l’annonce d’une autorité transitoire irakienne. « Ceci
aurait dû être fait depuis longtemps », explique M. Salamé
qui avoue la surprise des représentants de l’Onu découvrant,
à leur arrivée à Bagdad début juin, que ceci n’avait pas
encore été réalisé. « Il y a urgence car c’est le vide
total côté irakien, il n’y a aucun acteur irakien aujourd’hui
», s’insurge-t-il. Cette autorité irakienne doit en outre
être aussi représentative que possible. « Comme toute
structure transitoire, cette représentativité est subjective.
Nous ne pouvons en effet, actuellement, organiser d’élection
car les listes électorales ont disparu. Nous avons donc
consulté les uns et les autres et avons désormais une
idée de qui représente qui dans ce pays. » Le nombre de
ces représentants devrait, selon M. Salamé, varier entre
22 et 28 personnes. Et le projet de Paul Bremer d’un Conseil
des cinq puis des sept ? « Ce type de Conseil n’est, à
nos yeux, absolument pas représentatif car il ne s’agit
là que d’institutions partisanes. » Un Conseil qui n’était,
par ailleurs, doté que de pouvoirs consultatifs. « Une
autorité consultative ne nous intéresse pas. L’autorité
transitoire irakienne doit être dotée de pouvoirs exécutifs.
» Et c’est là que les négociations avec les forces de
la coalition ont été difficiles. « Aujourd’hui, nous avons
réussi à convaincre les forces de la coalition que l’autorité
transitoire irakienne doit être dotée de prérogatives
exécutives, qu’elle doit être présidée par un Irakien
et non par Paul Bremer, que ses membres doivent se coopter
et non être choisis par la coalition et enfin qu’elle
doit elle même nommer les ministres. » Cette autorité
doit également nommer un comité chargé de réfléchir au
mode d’établissement de la nouvelle Constitution irakienne.
Un sujet sensible qui a été abondamment discuté la semaine
dernière par MM. Salamé et Viera de Mello avec divers
représentants chiites. « Sur ce point, il est important
de savoir qu’il existe un véritable pluralisme politique
au sein de la communauté chiite. » Ainsi, l’ayatollah
Sistani s’est prononcé à Najaf pour l’élection d’une Assemblée
constituante chargée de l’élaboration de la Constitution.
« Un processus qui présente de nombreux avantages mais
qui nécessite l’organisation préalable d’une élection.
Un processus qui s’annonce long et difficile dans l’état
actuel des choses. » Deux autres mollahs se sont de leur
côté prononcés pour l’élaboration, par un comité, d’une
Constitution qui sera ensuite soumise à référendum. «
Ni l’Onu ni l’autorité provisoire de la coalition ne doivent
décider du mode d’élaboration de la Constitution. Les
Irakiens doivent prendre leur responsabilité. Une fois
qu’ils auront décidé de la procédure à suivre, nous nous
tiendrons à leurs côtés pour leur apporter toute l’aide
possible. »
La pêche aux idées
Une formule bien éloignée des projets initiaux de la coalition.
« Depuis lundi dernier, Paul Bremer a accepté de laisser
aux Irakiens cette responsabilité », révèle M. Salamé.
Comment expliquer ce changement de position ? « Les États-Unis
ont compris que nous ne cherchions pas à les remplacer
mais à répercuter un consensus auquel les Irakiens étaient
parvenus », explique M. Salamé. « L’administrateur Bremer
a également voulu établir une rupture avec le passé. »
Il faut se souvenir que Washington revient de loin. Au
lendemain de la guerre, on parlait d’installer un administrateur
militaire américain à Bagdad, puis les États-Unis se sont
trop liés avec des groupes qui, finalement, ne représentaient
pas la réalité du terrain. « Les Américains ne connaissaient
que les groupes irakiens établis à Washington, Londres
ou Ankara. Enfin, ils se sont rendu compte que outre l’insécurité,
l’absence de référence politique locale rendaient les
Irakiens nerveux. » « Pour toutes ces raisons, ils sont
allés à la pêche aux idées », explique-t-il. Avec au bout
de la ligne, bien sûr, les représentants des Nations unies.
Résultat de cette pêche, « un Conseil de gouvernement
intérimaire (une expression née dans les bureaux de l’Onu,
précise-t-il) devrait être nommé dans les prochains jours,
puis dans quelques mois un comité d’expert qui établira
la procédure à suivre pour établir une Constitution ».
Combien de temps devrait durer cette phase de transition
? « Il va falloir établir des listes électorales, un recensement.
Tout dépendra de la facilité avec laquelle les différents
acteurs pourront travailler ensemble, s’entendre sur un
budget, des structures démocratiques, le choix des ministres...
J’envisage ce processus sur 12 à 15 mois. » Un autre paramètre
pourrait également interférer sur l’avenir de l’Irak :
la campagne présidentielle américaine. « Il est évident
que si le nombre de tués augmente et que l’insécurité
s’installe à Bagdad, que si les démocrates s’emparent
du dossier, la campagne électorale américaine risque de
peser sur les décisions prises à Bagdad. » La route vers
le nouvel Irak est donc encore semée d’embûches, mais
dans le jeu qui se joue actuellement sur l’avenir de l’Irak,
la balle semble retourner peu à peu vers le camp irakien.
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Le Général
John Abi Zaid a succèdé à Tommy Franks
à la tête du Centcom en Juillet 2003.
Le général américain d'origine libanaise John Abizaid
a pris ses fonctions à la tête du Commandement central
des forces américaines (Centcom), succédant ainsi, à 52
ans, à Tommy Franks. Il a durant 30 ans de carrière militaire
opéré en de nombreux endroits du globe, de la Grenade
au Kosovo. >>> Dossier
et Revue de Presse RJLiban
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En remontant le temps...
1er Mai 2003, J 43:
après trois dernières journées
de violence ou les tirs américains ont encore fait une
vingtaine de victimes, notamment à Falloujah, GW Bush
annonce la fin de la guerre "officielle": du Porte-Avion
Abraham Lincoln, il déclare que son armée a vaincu
un grand soutien du terrorisme international; mais dans la lignée
du syndrôme BenLaden, Saddam est introuvable tout comme
les armes de destruction massive, mobile officiel des hostilités...
Arrogance, Cynisme et Mauvaise foi:
c'est sur cette devise qui pourrait être celle de l'Etat-Bush
( et non de l'ensemble du peuple américain) que nous
pouvons à notre tour clore cette rubrique sur la Guerre
en Irak.
21 Avril, Lundi de Pâques,
J 33: la fin de la guerre
n'est toujours pas annoncée et le Gouverneur Jay Garner
arrive à Bagdad en donnant l'impression de marcher...sur
des oeufs!

J 29: la Culture
rattrape le Président Bush !
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Cette journée du 17 Avril 2003
a marqué un dommage co-latéral inattendu
au sein de l'Administration du gouvernement des Etats-unis
à travers la démission de quelques responsables
de ses services culturels dont celle de Mr.Martin Sullivan;
ceux-ci sont persuadés que le pillage des musées
de Bagdad aurait pu être sinon évités,
au moins limités.L'administration américaine
a laissé faire et il parait clair que des bandes
organisées étaient à l'affut des
évènements.Il sera donc particulièrement
intéressant de suivre au fil du temps à
qui aura pu profiter cette négligence... que certains
n'hésitent pas à qualifier de criminelle.Il
faut dire que certains haut placés ignorent sans
doute à Washington que la région de Bagdad
et Babylone sont au coeur du berceau de notre civilisation;
et ce n'est surement pas Tobby qui va raconter cela à
Tonton GW dans son avion en partance pour un paisible
Week-end de Pâques qu'il croit avoir si fièrement
mérité!
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L'onde de choc de la guerre dans
les pays arabes...
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17
Avril: d'Alger au Caire en passant par Beyrouth
(Scarlett Haddad) >>>
la perte du poumon irakien
A lire...absolument
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J 27 et 28: 16
morts en deux jours à Mossoul, les GI's, à la
gachette décidement facile tirent sur des manifestants:
des méthodes qui ne sont pas sans en rappeler d'autres,
fréquemment vues ailleurs dans la "Région..."
J 26>>> 14 Avril : L'entrée des
troupes américaines dans Tikrit, ville natale de Saddam
Hussein marque une nouvelle étape décisive vers
la fin de la "période de Guerre" mais...

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...Embarrassé
de ne pas avoir trouvé assez vite les fameuses
armes de destruction massive restées fantômatiques
en Irak, voilà "qu'on" a soufflé
à GW Bush que si elles ne sont pas ici, c'est qu'elles
sont ailleurs, en Syrie, bien entendu. Voilà qui
est vraiment du cousu main, car point besoin d'être
devin pour deviner d'ou vient cette nouvelle PERLE...On
se contentera pour le moment de qualifier tout cela de
Délirium très GROS, un état pour
lequel le Président des Etats-Unis connut quelque
expérience par le passé!
|
J 22: Après
la chute, mauvais western à Bagdad:
c'est l'anarchie et le chaos généralisé,
Saddam évanoui?
de Beyrouth 1982 à Bagdad 2003, les étranges coincidences...
J 21: Journée
historique avec la chute du régime à Bagdad
La
bavure de trop, si près du but:
Vous pouvez calmer vos "boys", Mr Bush!
J 20 >>> 8 Avril 2003
Toutes nos pensées aux trois Journalistes tués
par des tirs américains ainsi qu'à leur
famille:
"Le bombardement
d'hôtels où logent des journalistes et le fait de prendre
des médias arabes pour cible constituent des faits particulièrement
choquants pour une guerre lancée au nom de la démocratie.
Ceux qui en sont responsables doivent être traduits en
justice", a déclaré la Fédération internationale des journalistes
(FIJ, dont le siège est à Bruxelles), qui a parlé de "crime
de guerre".

L'appareil photo d'un journaliste
blessé par un tir d'obus américain, mardi, à Bagdad
© AFP Patrick Baz
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L'Actualité
de la Guerre en Irak 24h/24,
7 jours sur 7
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9 Avril: date clé
et chute du symbole

2 Avril: Marche vers
Badgad
J 21>>> Journée
charnière avec la chute du régime à Bagdad

7 Avril>>>
J 19: la guerre au coeur des palais!

5 Avril: Début
de combats urbains, avancée US
jusqu'à Yarmouk, entre l'Aéroport et le Centre-Ville
|
Les Meilleures
Ressources sur l'Irak en Cartes à thème.
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"
Ne t'attriste pas, Dieu est avec nous ", dit cette affiche
20 Mars, 4h32 Heure de Beyrouth,
2h32 GMT,
premiers missiles sur Bagdad

Crédit photo AFP
27 Mars...

Histoire:
Irak et Mésopotamie
|
L'actualité de la guerre
d'Irak / Iraq par les cartes
|

Coup de chapeau:
à Patrick Baz, photographe de
l'AFP à Bagdad et ... Franco-Libanais à qui l'on
doit bon nombre des photos du conflit.
Des Gardes républicains irakiens passent devant
un char américain détruit,
dimanche 6 Avril dans le sud de Bagdad. AFP/Patrick Baz
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Image de PAIX: Vol de Pigeons au dessus
de Beyrouth par le photographe Char Abou Mansour 2003
>>> 28 43
0.06% 43 0.06% 511 0.06% US Militaire (.mil)
<<<
Puisque depuis le 16 Mars, nous avons découvert dans notre
rapport statistique quotidien que le gouvernement américain
et son département de la défense s'interessent à
notre site-portail LibanVision en nous faisant l'honneur de ses
visites, nous nous devions d'alimenter un peu leur curiosité...
Il faut dire qu'en ce moment l'Association des mots de Francophonie
et Liban a de quoi, peut-être, les gêner et agacer
un peu...
La coincidence troublante
entre la Semaine Internationale de la Francophonie et la Déclaration
de Guerre n'est-elle vraiment qu'un signe du Destin au moment
ou le mouvement francophone a placé, depuis Beyrouth, la
dimension politique au coeur de son avenir?
JM Druart/LibanVision
18 Mars 2003
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Ahmed
Chalabi, le chouchou du Pentagone...
Portrait de ce personnage au passé sulfureux
dont la carrière d'affairiste passa par le Liban avant
de se terminer dans le tumulte en Jordanie.
Il est le Favori clairement affiché du Pentagone
pour être l'interface entre le peuple iraakien et l'administration
Américaine:
un choix pour le moins curieux...comme le montre ce dossier du
quotidien belge "Le Soir"
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Le 1er site francophone
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Arrêtez le massacre des civils !
Une
sélection de photos choc et choquantes de la guerre d'Irak
âmes
sensibles, Attention!
26 Mars 2003: A
la veille annoncée du début de la "Bataille
de Bagdad", première grosse bavure Anglo-américaine
sur des civils lors du bombardement d'un marché de Bagdad
en pleine matinée: entre 15 et 25 morts et plusieurs
dizaines de blessés.
28 Mars:
Alors que la bataille de Bagdad semble remise à un peu
plus tard pour cause de résistance sous-estimée
par la coalition, celle-ci commet une seconde grosse bavure:
la chute de deux missiles sur le marché d'un quartier
du Nord de Bagdad aurait fait une quarantaine de morts...Missiles
Américains ou de la DCA irakienne, on ne le saura sans
doute jamais...

31 Mars: Sans doute une nouvelle "Bavure"
qui illustre la nervosité grandissante ou confirme la
culture américaine de la gachette facile sans discernement:
Au moins 7 civils, femmes et enfants, tués lors du mitraillage
d'un van dans la zone de Nadjaf.
Décidément en matière de guerre, ni la
rapidité ni la propreté
ne semble caractériser les troupes américaines
nettement moins à l'aise sur le terrain irakien, semble
t-il, que leurs alliées britanniques.
1er Avril:
Encore un véritable massacre avec les 33 civils tués
à Al-Hillah dans la province de Babylone, selon le directeur
de l'hôpital. Le bombardement a touché un quartier résidentiel
ou des debris de bombes à fragmentation jonchaient le
sol selon des journalistes arrivés peu après sur
les lieux.

© AFP Photo Karim Sahib
5 Avril:
le quartier Palestinien d'Al-Baladiyat de la banlieue de Bagdad
touché par des bombes à fragmentation: 8 blessés
civils...
6 Avril:
Décidément, les Américains n'ont pas hérité
du fameux flegme britannique!
Double bavure avec l'attaque d'un convoi diplomatique incluant
l'Ambassadeur de Russie sur la route Bagdad-Amman dans l'Ouest
de l'Irak, Des sources russes indiquent que le convoi a été
pris entre les feux américains et irakiens mais que les
"Boys" ont tiré les premiers. Parallèlement,
il faut dénombrer 18 morts au moins dans l'attaque aérienne
d'un convoi Kurde-Américain au Nord...
7 Avril: La
bavure du jour... Un
missile s'abat sur le quartier résidentiel Al Mansour,
dans le centre de Bagdad et engloutit quatre maisons en faisant
14 morts civils dont deux enfants, d'après un premier
bilan. Bien sûr, aucun objectif militaire ne justifiait
cette action et l'armée américaine n'avait pas
besoin de cela pour clôturer une journée de démonstration
de force. Quelques heures après cette attaque "aveugle",
il se murmure que Saddam Hussein pouvait s'y trouver, alors
peu importe sans doute les dommages co-latéraux... Bavures,
Bavures, on en a plein la Bouche, et il faudra bien assumer,
vous aussi, un jour peut-être..., Mister President!
8 Avril: Un
correspondant d'Al-Jazeera, Tarek Ayoub, succombe à ses
blessures suite au bombardement des bureaux de la chaine de
Télévision; deux autres journalistes ont été
tués dans un tir au mortier touchant les 14 et 15 èmes
étages de l'hôtel Palestine ou résident
la plupart des correspondants de la Presse Internationale...No
Comment? mais il semble qu'il y ait une dose d'hystèrie
au sein des troupes américaines alors que l'issue ne
fait plus de doutes.
La journaliste d'origine libanaise, Samia Nakhoul, ex-directrice
du bureau de Reuters à Beyrouth, a été blessée dans le même
incident.
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Telephoto AFP pour la bonne cause...

EXCLUSIF: Cartes
Militaires de Bagdad et des Environs avant la bataille
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Comprendre l'évolution
et la chronologie des opérations militaires par les Cartes |

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USA vs Irak, toute
l'histoire était déjà écrite

"C'était sans doute être bien naif ou mal connaitre
les intérêts et la détermination de l'Administration
Bush que de croire que cette Guerre pouvait être évitée..."
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Le
Dossier Irak du Monde "Diplo"

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Jean-Paul II, à Georges Bush le 18 Mars 2003 via
un communiqué officiel du Vatican:
" Les Etats-Unis assument une grave responsabilité
devant l'Histoire et devant Dieu"
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