
La MEA agrandit sa flotte de dix Airbus
20 Juin 2008- La Middle
East Airlines (MEA) agrandit sa flotte de dix nouveaux Airbus
qui sajouteront aux neuf avions opérationnels depuis
2002.
Elle a pris livraison le 19 Juin 2008 du premier appareil A330
200 au cours dune cérémonie solennelle qui
a eu lieu dans les installations dAirbus à laéroport
de Toulouse, en présence notamment de cadres supérieurs
dAirbus et du PDG de la MEA, Mohammad el-Hout, de Adel el-Khalil
et Sami Matta, membres du conseil dadministration de la
compagnie nationale aérienne, et de Joe Issa el-Khoury,
conseiller juridique de la MEA. Une soixantaine de représentants
de différents médias libanais ont également
assisté à la cérémonie.
Entre janvier et avril 2009, la compagnie nationale aérienne
réceptionnera six avions et trois autres en 2010. Dans
son ensemble, la flotte de la MEA sera composée de 19 avions,
soit 3 A330 200, 6 A321 et 6 autres A320. La décision dacquisition
de nouveaux appareils a été prise en 2006. À
cette époque, les prix dachat des avions étaient
en baisse. Une économie de non moins de 70 millions de
dollars aurait été faite par la MEA au niveau de
lensemble de la transaction, a souligné Mohammad
el-Hout. Si ce dernier na pas voulu révéler
le prix unitaire des nouveaux appareils, il a confirmé
que ce prix est différent de celui du prix catalogue de
95 millions de dollars. De toute façon, lors de la publication
du bilan annuel de la MEA, les chiffres de la transaction seront
par le fait même divulgués au public.
Dans laccord de vente, une clause prohibant tout versement
de commission en numéraire ou de tout autre profit en nature
a été prévue. La clause reste applicable
sur les dix prochaines années et tout contrevenant à
ces dispositions est passible dune amende équivalente
à environ dix fois le montant de la commission, en plus
dun emprisonnement. Cette clause a été confirmée
par Hussein Fakih, président dAirbus pour le Proche-Orient.
Sarkis estime les pertes du secteur touristique
à 3,5 milliards de dollars
par an depuis 2005
27 Février 2008-
Le ministre du Tourisme, Joe Sarkis, a affirmé «
comprendre » les recommandations de certains pays arabes
faites à leurs ressortissants de ne pas se rendre au Liban,
« étant donné linstabilité de
la situation sécuritaire » dans le pays, tout en
espérant une amélioration rapide de nature à
relancer lactivité touristique. Dans un entretien
au site Nufooz.com, le ministre a estimé les pertes du
secteur à 3,5 milliards de dollars par an depuis 2005.
Concernant les investissements immobiliers dans le secteur touristique,
qui avaient atteint 800 millions de dollars à la veille
de la guerre de juillet 2006, M. Sarkis a indiqué quune
partie dentre eux étaient suspendus. Le reste a été
transféré vers dautres pays de la région,
« ce qui est logique et naturel car les capitaux ne peuvent
pas être gelés, » en attendant une embellie
politique, a-t-il poursuivi.
Au sujet du centre-ville, Sarkis a estimé que le sit-in
a été un coup dur pour léconomie. À
ce propos, « je me permets de dire quà peine
nous avons fini avec le mal dIsraël, nous
sommes tombés dans le mal des tentes au centre-ville
qui représente une vitrine touristique pour le Liban, comme
si ces parties politiques veulent frapper léconomie
et empêcher le développement du pays ».
Le ministre a ensuite évoqué la campagne internationale
de promotion du Liban qui vise à ne pas effacer le pays
du Cèdre « de la carte du tourisme mondial ».
En revanche, le fonds arabe de soutien au secteur touristique,
qui devait voir le jour après la guerre de juillet, est
resté au stade de projet car « la création
de ce genre de fonds nécessite une stabilité afin
de pouvoir le doter de capitaux », a-t-il déploré.
Enfin, le ministre a dit ne pas sattendre à lélection
dun nouveau président avant le sommet arabe de Damas,
à la fin du mois.
Le taux doccupation des hôtels
à Beyrouth a été de 38 % en 2007
Lenquête
annuelle menée sur les hôtels au Proche-Orient par
Deloitte & Touche a montré que le taux doccupation
des hôtels à Beyrouth était de 38 % en 2007,
reculant de 48,6 % par rapport à 2006. Lenquête,
citée dans le bulletin hebdomadaire de Byblos Bank,
« Lebanon This Week », souligne que le taux doccupation
dans les hôtels de Beyrouth a été le plus
faible parmi dix marchés dans la région à
linstar de 2006. Ce taux doccupation est en dessous
de la moyenne régionale de 71,6 % en 2007 et de 68,8 %
en 2006.
Lenquête estime que le prix moyen dune chambre
dhôtel à Beyrouth était de 124 dollars
en 2007, en recul de 8,8 %, de 136 dollars, en 2006, classant
les hôtels de Beyrouth en 6e position en termes de cherté
de prix de la chambre dans la région.
Le prix moyen de la chambre dhôtel à Beyrouth
se situe en dessous de la moyenne régionale de 151 dollars,
qui a haussé de 143 dollars lannée dernière.
Les revenus par chambre disponible étaient de 47 dollars
à Beyrouth, en recul de 66 dollars par rapport à
2006, classant la capitale libanaise à la 9e place dans
la région.
Les revenus par chambre dhôtel à Beyrouth ont
enregistré une baisse de 27,5 % sur un an, soit le recul
le plus aigu sur un an parmi les dix marchés régionaux
alors que la moyenne de revenus par chambre dhôtel
dans la région a haussé de 17,3 % à 108 dollars.
Beyrouth et Doha ont été les seules capitales à
enregistrer lannée dernière une baisse en
termes de revenus par chambre dhôtel.
Dubaï a enregistré le taux doccupation le plus
élevé au Proche-Orient avec 84,2 %, le prix par
chambre le plus élevé avec 283 dollars et le revenu
le plus élevé par chambre dhôtel de
239 dollars. Quant à Mascate, elle a enregistré
la croissance la plus élevée en termes de revenus
par chambre dhôtel à 52,8 %. Lenquête
souligne que la région a enregistré sa quatrième
croissance consécutive à deux chiffres en termes
de revenus par chambre dhôtel, avec une moyenne par
chambre augmentant de 11,4 % et le taux doccupation de 5
%. Alors que la moyenne de revenus par chambre dhôtel
a été la deuxième la plus élevée
dans le monde à 17,3 %.

Les ventes de voitures neuves en hausse de 23,3 % en 2007
Les
constructeurs japonais dominent le marché, Renault en chute
libre!
Quelque 18 687 voitures ont été vendues
en 2007 au Liban, contre 15 151 unités lannée
précédente, selon les chiffres de lAssociation
des importateurs dautomobiles, cités par le bulletin
hebdomadaire de la Byblos Bank, Lebanon This Week. Les ventes
affichent ainsi une hausse de 23,3 % sur un an, en dépit
de linstabilité chronique et des incertitudes politiques
qui ont marqué lannée écoulée.
Toutefois, linertie totale du marché durant et après
la guerre de juillet 2006 explique aussi cette hausse annuelle.
Le mois de décembre 2007 a été le plus actif,
avec 2 086 voitures de tourisme vendues, soit 11,2 % du total,
suivi par les mois daoût et doctobre représentant
10,9 % et 10,7 % du total, respectivement.
Le nombre de véhicules vendus lannée dernière
reste cependant inférieur au pic atteint en 2004, lorsque
le parc de voitures neuves avait atteint 19 105 unités.
En 2007, les voitures japonaises ont représenté
46,9 % du marché libanais, suivies par les européennes
(27,9 %), les coréennes (17,3 %) et les américaines
(7,4 %).
Les ventes dautomobiles japonaises ont également
été celles qui ont enregistré la plus forte
croissance annuelle, de lordre de 39 %, devant les coréennes
(33,7 %) et les américaines (12 %).
La vigueur de leuro a en revanche affecté la demande
globale de voitures européennes, en hausse de seulement
1,4 %.
Les parts de marché des constructeurs européens
au Liban ont ainsi reculé de 6 %, ainsi que celle des Américains
(-0,7%), au bénéfice de leurs concurrents japonais
(+ 5,3 %) et coréens (+1,3 %).
Le constructeur Nissan a continué à dominer le marché
au Liban avec un total de 3 474 voitures vendues en 2007, soit
18,6 % du total, suivi par Kia avec 12,8 % de parts de marché
et Toyota (12,6 %).
Lagent de Nissan et Infiniti au Liban, Rymco, a ainsi représenté
21,2 % des ventes de voitures neuves, continuant davoir
la plus forte part de marché parmi les concessionnaires
automobiles. Il a été suivi par BUMC (Toyota et
Lexus) avec 13,6 % de parts de marché, Natco (Kia) avec
12 %, Bassoul Hneiné (BMW, Renault, Alfa Romeo et Mini)
avec 8 % et Sidia (Peugeot) avec 7,4 %.
Les
marques les plus vendues au Liban en 2007
Marque
Nombre Variation annuelle
Nissan 3474
69 %
Kia 2403 53 %
Toyota 2362 24 %
Peugeot 1552 33 %
Honda 1008 21 %
Hyundai 823 1 %
Renault 736 26 %
Chevrolet 710 6 %
BMW 496 2 %
Mitsubishi 441 34 %

Beyrouth
classée 5e ville la plus chère de la région
MENA
Juin 2007-
Selon lenquête annuelle de Mercer Human Resource
Consulting sur le coût de la vie dans 143 villes du monde,
citée par le Lebanon This Week de la Byblos Bank, Beyrouth
est la 63e ville la plus chère au monde, et la cinquième
parmi les 15 villes du Moyen-Orient et dAfrique du Nord
en 2007. Un an plus tôt, la capitale libanaise occupait
la 32e place dans le monde et la 4e dans la région. Létude
mesure les coûts comparatifs de plus de 200 produits et
services dans chacune des villes, parmi lesquels le logement,
la nourriture, les biens ménagers, le transport, les
loisirs
Elle compare notamment les produits haut de gamme importants
pour les expatriés et leurs employeurs, létude
étant annuellement réalisée pour aider
les compagnies multinationales à définir les montants
alloués à leurs employés expatriés.
La ville de New York sert de référence pour le
classement avec un score de 100 points. Beyrouth a reçu
un score de 82,6 points, en baisse de 3,3 % par rapport aux
85,4 points obtenus en 2006. Selon la recherche de la Byblos
Bank, ce résultat est au-dessus de la moyenne mondiale,
81,7 points, et au-dessus des moyennes régionale et arabe,
respectivement 79 et 78,2 points.
Au niveau mondial, Beyrouth se classe juste derrière
São Paulo, Budapest et Ho Chi Minh Ville. Elle est considérée
plus chère que Melbourne, Rio de Janeiro et Honolulu.
Beyrouth a perdu 31 places depuis le dernier classement,
la troisième baisse la plus importante dans le monde.
Cette baisse est attribuée à lindexation
de la livre libanaise au dollar, ainsi quà la hausse
du coût de vie dans de nombreuses villes en raison de
lappréciation de leuro face au dollar. Moscou
est la ville la plus chère au monde pour la deuxième
année consécutive avec un score de 134,4 points,
tandis quAsuncion, au Paraguay, est la ville la moins
chère avec un score de 50 points.

Mai 2007
Le groupe français Legrand ouvre un bureau de représentation
à Beyrouth
Le groupe Legrand, spécialiste des systèmes
pour les installations électriques et les réseaux
dinformation, et implanté dans plus de 60 pays,
a ouvert un nouveau bureau de représentation à
Beyrouth.
Présent au Liban depuis plus de 50 ans à travers
cinq distributeurs locaux, le groupe a décidé
de rouvrir son bureau, fermé durant la guerre civile,
« pour suivre de plus près encore les besoins de
nos clients », a indiqué le directeur du bureau
au Liban, Brice Gergeres. Ce bureau apportera un support technique
et commercial aux partenaires locaux et aux clients. «
Il permettra également de communiquer sur toutes les
marques du groupe et de proposer des solutions globales pour
les bâtiments résidentiels, tertiaires et industriels
», a poursuivi M. Gergeres.
Dautant que, « le secteur de la construction est
en plein essor au Liban, et un grand nombre de projets sont
décidés au Liban par des prescripteurs libanais
pour lensemble du Moyen-Orient », a-t-il ajouté.
Le marché libanais, sur lequel Legrand est leader en
appareillage électrique, connaît en effet une croissance
soutenue depuis quelques années, au moins de lordre
de 40 % par an.
En 2006, le chiffre daffaires du groupe au Liban sest
élevé à sept millions deuros en hausse
de 50 % par rapport à lannée précédente.
« Legrand a en partie bénéficié des
efforts de reconstruction après la guerre de juillet,
a expliqué M. Gergeres. Lactivité sest
ensuite ralentie au début de cette année, mais
nous observons une reprise certaine depuis quelque temps. Nous
avons confiance dans le marché libanais. Et nous tablons
sur un chiffre daffaires de près de 10 millions
deuros en 2007. »
Selon le directeur export du groupe de passage à Beyrouth,
Michel Marion, les exportations vers le Liban nont pas
été affectées par la hausse de leuro,
car les principaux concurrents de Legrand au Liban sont également
des groupes européens.
Et « même si, une fois la reconstruction achevée,
le parc se stabilise, le marché libanais reste prometteur
en termes de modernisation des installations existantes. Vu
le coût de lélectricité dans le pays,
on sattend à une demande importante de systèmes
sophistiqués qui permettent déconomiser
jusquà 40 % de la consommation électrique
», a ajouté M. Marion.
Toutefois, la cible principale du groupe nest évidemment
pas le pays des Cèdres, mais le reste de la région.
En effet, le chiffre daffaires réalisé par
Legrand au Moyen-Orient augmente de près de 80 % par
an, principalement porté par le Golfe, contre 10 % en
France, par exemple. Or « nous nous sommes rendu compte
quune partie des projets du Golfe sont conçus par
des prescripteurs libanais, et que les grands bureaux détudes
sont installés ici. Nous avons donc décidé
de nous rapprocher deux », a expliqué M.
Marion. « Le Liban nest peut-être plus la
Suisse du Moyen-Orient, mais il bénéficie toujours
dun certain rayonnement régional », a-t-il
conclu.
Sahar AL-ATTAR
  
Le Liban présent à la quinzaine du commerce équitable
Le
commerce équitable nest pas seulement une nouvelle forme de commerce.
Il a bien dautres atouts. En imposant des normes qualitatives de production
, il permet aux payans qui acceptent de sy soumettre daccéder
à de nouveaux marchés. Cest ainsi quau Liban grâce
à la jeune association Fair
Trade Lebanon 53 producteurs dhuile dolive de Kléa
un village situé dans une zone déshéritée du sud du
pays sortent petit à petit de la misère. Leur huile est maintenant
vendue au Luxembourg, au Canada et en France . Phillipe Adyame le fondateur de
Faire Trade Lebanon a du beaucoup discuter avec eux pour faire modifier les méthodes
de travail. Avec largent qui rentrent les paysans sont moins tentés
de quitter leurs terres. La quinzaine du commerce équitable qui se
tient jusquau 13 mai est loccasion de découvrir à travers
plus de 3000 manifestations dans toute la France dautres aspect de ce commerce
plus juste.
Décembre 2006 Création
de lAssociation libanaise de la franchise Lannonce
officielle de la création de lAssociation libanaise de la franchise
(ALF), qui devait avoir lieu aujourdhui au cours dune conférence
de presse, a été reportée à février en raison
des circonstances que traverse le pays. Lassociation, qui est présidée
par Charles Arbid, regroupe une cinquantaine dhommes daffaires parmi
lesquels des industriels, des commerçants et des opérateurs touristiques.
Lassociation opérera en coordination avec les ministères de
lÉconomie, de lIndustrie et du Tourisme, ainsi quavec
le Centre euro-libanais de modernisation de lindustrie et la CCIAB.
Selon Charles Arbid, lAssociation libanaise de la franchise a pour ambition
de développer la franchise au Liban et, à travers cette stratégie,
participer au développement de léconomie libanaise. Il a affirmé
que lassociation a le soutien des autorités publiques qui reconnaissent,
dans cet objectif, un important moyen de modernisation de nombreux secteurs commerciaux
au Liban. LALF reconnaît, a encore dit Charles Arbid, que le développement
de ce secteur ne peut se faire harmonieusement quen respectant les règles
du code de déontologie européen dont elle a pleine connaissance.
Il sagit dun code initié par la Fédération française
de la franchise et adopté dans ses principales dispositions par le Conseil
mondial de la franchise. Le comité directoire de lALF est formé
comme suit : Charles Arbid, président ; Mohammad Choucair, vice-président
; Mohammad Rifaï ; Georges Najjear, trésorier ; Robert Fadel, membre
; et Nabil Ladki, représentant de lALF auprès du gouvernement.
.  
Novembre 2006 TECHNOLOGIE
& ENTREPRISE Berytech,
le premier pôle de la région à recevoir le label « BIC
» pour incubateurs
Le
pôle technologique Berytech a reçu le label européen BIC (Business
Innovation Center), en conformité avec 18 critères de qualités
pour incubateurs. « Aujourdhui 166 centres dans 22 pays en Europe
jouissent de ce label, alors que Berytech est le premier pôle au Moyen-Orient
à recevoir cette distinction », affirme le communiqué du centre.
Ce label reconnaît ainsi laction de Berytech en termes de support
aux PME et à lentrepreunariat. « À ce jour, Berytech
a accompagné le démarrage de plus de 70 start-up à partir
de son centre à Mar Roukoz. Aujourdhui, il étend sa couverture
géographique en inaugurant un nouveau centre à la rue de Damas,
où les services dincubation, dhébergement, de formation
et de conseil seront proposés aux entrepreneurs », conclut le texte
.  
Octobre 2006 À lui seul, le contingent français
devrait injecter un million de dollars en six mois: la Finul, un ballon doxygène
pour léconomie libanaise Les
3 000 nouveaux Casques bleus dépêchés ces dernières
semaines au Liban pour renforcer les 2 000 hommes de la Finul déjà
présents apportent un ballon doxygène à léconomie
libanaise, loin cependant de compenser les effets dévastateurs de
34 jours de guerre. Comme la KFOR au Kosovo ou la SFOR en Bosnie, la Force
intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) se fournit sur place en
produits frais, eau minérale, matériel de bureau, matériaux
de construction et carburant. Elle passe aussi des contrats pour divers services
comme lenlèvement des déchets ou la blanchisserie. À
lui seul, le contingent français et ses 900 hommes devraient injecter un
million de dollars dans léconomie locale en six mois, selon les estimations
du lieutenant Franck Abraham. Le chef des services administratifs et
financiers du bataillon estime que le seul foyer des soldats qui sera prochainement
érigé sur la base de Deir Kifa brassera 300 000 dollars pendant
cette période en achats de boissons, produits dhygiène et
autres matériels électroniques et informatiques. Cest aussi
auprès de fournisseurs locaux que le foyer séquipera dun
téléphone pour que les soldats puissent appeler leurs familles en
France, dune liaison Internet et de la télévision par satellite.
À la sortie des bases vivotent de véritables centres commerciaux.
On y trouve de tout : restaurants, tailleurs, bijoutiers, blanchisserie, épiciers,
tabacs et autres marchands délectronique, dinformatique ou
de souvenirs. À Naqoura, le long des murs fortifiés du QG de la
Finul, saligne un chapelet de boutiques qui a connu son heure de gloire
du temps de loccupation israélienne du Liban-Sud, dans les années
80 et 90. « On lappelait les Champs-Élysées »,
se souvient Khairallah Chaya, lépicier. Les « Champs-Élysées
» de Naqoura ont perdu de leur lustre. Aux Casques bleus aisés
de lépoque, suédois et norvégiens, ont succédé
après le retrait israélien en 2000 des soldats ghanéens et
indiens, sans le sou. Lespoir renaît tout juste depuis trois semaines
avec larrivée des Français. « Nous faisons 20 à
30 couverts tous les soirs avec eux contre trois ou quatre auparavant »,
se félicite Éliane Soueily, qui tient un petit restaurant dans cette
fameuse « avenue ». « Du coup, nous avons embauché un
cuistot et une serveuse ». Mais la Finul emploie aussi directement quelque
300 employés civils locaux, interprètes, femmes de ménage
ou cuisiniers. Des postes très convoités ; des dizaines de postulants
se présentent chaque jour à lentrée de la base.
Son « Application Form » (le formulaire de demande demploi)
de la Finul à la main, Karim Félfé, 35 ans, a travaillé
dans lhôtellerie jusquen 2002 puis comme ouvrier agricole. Il
rêve dun emploi à 1 000 dollars par mois dans les cuisines,
la sécurité ou la mécanique qui lui permettrait de sacheter
une voiture et de prendre des cours de langue. Les soldats donnent aussi un petit
coup de pouce à léconomie locale lorsquils font leurs
emplettes au gré des patrouilles. Les bras chargés de fruits
et légumes pour améliorer lordinaire, lun deux
confiait avoir « dû dépenser 500 dollars sur un mois pour lachat
dun lecteur DVD, dun peu de nourriture, de café et de cigarettes
». Une petite aubaine pour le commerce local.

Juillet 2006
L'économie libanaise entre en résistance
Parmi les piliers de l'économie, seuls la finance, l'informatique,
les médias et le négoce résistent. Le tourisme s'écroule
et la publicité s'expatrie à Dubaï.
Alors que
les bombes israéliennes déferlent sur les entrepôts, les barrages,
les centrales électriques et les usines, détruisant aussi bien les
sites du géant américain Procter & Gamble que ceux du lait Candia,
l'exemple est venu du haut, du très respecté directeur de la banque
centrale du Liban. « Je resterai à mon poste jusqu'à la fin.
Je dormirai à la banque s'il le faut », confie Riad Salamé.
Dans ses bureaux du quartier chrétien d'Achrafiyeh, Ricardo Hosri, 33 ans,
dirigeant de F. A Hosri, l'un des principaux groupes de négoce du pays,
a pris la même décision : « Je me démène pour
évacuer Maria, ma femme enceinte avec nos deux petites filles vers la France
ou les États-Unis. Moi, je resterai derrière comme tous les autres
entrepreneurs de Beyrouth. Personne n'a hésité. Depuis quarante-huit
heures, c'est devenu une guerre économique. Les entreprises sont directement
visées alors qu'elles n'ont rien à voir avec le Hezbollah. »
Pourquoi ne pas s'enfuir ? Parce que c'est justement « grâce
aux banquiers, aux hommes d'affaires et aux industriels restés à
leurs postes que l'économie libanaise avait survécu aux quinze ans
de guerre entre 1975-1990 », rappelle Roger Nasnas, président d'Axa
Moyen-Orient et président du conseil économique et social du Liban.
« Le secteur financier était resté l'un des piliers de l'économie
car les Libanais sont des banquiers avisés. Le secteur s'était même
développé avec la création d'une centaine de banques. Chaque
homme d'affaires qui s'en sortait se devait d'avoir sa banque », plaisante
le financier Albert Letayf. Du coup, à la fin de la guerre, l'économie
du Liban avait retrouvé sa place de plate-forme régionale. Ses palaces,
ses plages et ses stations de ski étaient redevenus le lieu de vacances
privilégié des Arabes du Golfe. « Attirées par
la croissance de 15 à 20 % par an, toutes les grandes install agences de
publicité s'étaientées à Beyrouth », raconte
Jacques Séguela, tout fier d'être venu autrefois sous les bombes
ouvrir l'une des premières agences du pays. Outre la publicité,
la finance et le tourisme, Beyrouth était aussi la plaque tournante régionale
pour le négoce et les médias. « À l'exception des chaînes
d'information al-Jezira (basée à Doha) et al-Arabiya (Dubaï),
les grandes chaînes arabes comme MBC, NBC et Future TV sont basées
à Beyrouth », témoigne la productrice Péri Cochin qui,
entre deux chroniques pour Laurent Ruquier, vend les émissions de Nagui
(« Taratata »), de Michel Drucker (« Vivement dimanche »)
et de Thierry Ardisson (« Tout le monde en parle ») au Liban.
Une croissance de 5% était attendue Seule démocratie
régionale avec Israël, le Liban est aussi devenu le siège des
rédactions, notamment celles des magazines féminins. C'est donc
à Beyrouth, il y a seulement trois semaines, qu'Arnaud Lagardère
(Hachette Filipacchi Medias) a lancé son Elle version Moyen-Orient.
Grâce à ces différents secteurs, le secteur privé
était en plein boom : la croissance annuelle attendue pour la fin de l'année
était de 5 %. Restait à diminuer la dette publique faramineuse de
38,8 milliards de dollars. Pour cela, le pays comptait sur les privatisations
mais aussi sur le tourisme. Et c'était bien parti. « Nous attendions
un record de 1,6 million de touristes, soit un chiffre d'affaires de plus de 2
milliards de dollars », soupire Serge Akl, directeur de l'office de tourisme
libanais à Paris. Depuis, les plages sont fermées. Des
milliers de saisonniers ont été licenciés. Un coup dur car
le chômage est très faible au Liban. Au dernier étage de l'immeuble
Patchi au coeur de Beyrouth, Alain Ducasse a fermé son restaurant de desserts,
le Tamaris. Raïf Letayf, gérant de la licence de boulangerie-salon
de thé Paul, n'ouvre plus que son restaurant en centre-ville et baisse
le rideau à 15 heures quand les bombardements reprennent. « J'ai
de la farine pour un mois. Après, on verra si les cargos pourront débarquer
leurs marchandises », confie cet entrepreneur qui a abandonné l'idée
d'ouvrir deux boulangeries Paul. Si le tourisme est mort, les autres
secteurs s'organisent pour survivre. Les destructions d'usines comme celle de
Candia (10 millions de dollars de dégâts) coûtent des millions
de dollars aux chefs d'entreprise « car les assurances ne couvrent pas les
risques de guerre », reconnaît Roger Nasnas d'Axa. « Il faut
prendre des décisions stratégiques dans la minute, confie le négociant
Ricardo Hosri. Aujourd'hui, je ne sais pas si je dois prendre le risque de sortir
ma marchandise bloquée dans le port depuis neuf jours. Les entrepôts
comme les camions sont bombardés. Je ne peux plus travailler mais je dois
faire face à mes dépenses fixes comme les frais bancaires, l'électricité
et le téléphone. Pour limiter les coûts sans fermer, j'ai
pris la dure décision de mettre la moitié de mes effectifs en vacances.
Les salariés sont déprimés : au Liban, nous n'avons que quinze
jours de vacances. » Course contre la montre Si,
comme Ricardo Hosri, les chefs d'entreprises supportent le stress des bombes,
c'est aussi parce qu'à long terme, ils ont peur que Beyrouth perde sa place
de plate-forme régionale. Ces derniers mois, Bahrein a mis la main sur
le juteux marché de la finance islamique. Et Dubaï qui est en train
devenir la capitale du Moyen-Orient s'approprie la publicité en attirant
les créatifs. « La guerre a précipité le mouvement,
le Liban va devenir un pays comme les autres », estime Jacques Séguela
qui vient justement de déménager le siège régional
de Havas dans les gratte-ciel du Cheikh Mohammed Al Maktoum. À
Beyrouth, les PDG ont conscience que la course contre la montre a commencé.
« Si la situation se règle rapidement, le Liban ira mieux qu'avant
», affirme Albert Letayf. « Nous gardons espoir car nous nous sommes
toujours relevés », rappelle Roger Nasnas. LÉNA
LUTAUD pour Le Figaro, le 21 juillet 2006 
Le Liban gagne 19 places dans le classement des risques pays
Le
critère de performance économique sest amélioré
de 83,3 % Avril
2006- Dans
son étude semestrielle sur les risques pays de 185 pays, citée par
le rapport hebdomadaire de la banque Audi, le magazine Euromoney a classé
le Liban à la 98e place mondiale, et 14e sur les 19 pays de la région
MENA, devant le Yémen, la Syrie, la Libye, le Soudan et lIrak. Par
rapport à son étude précédente, qui avait classé
le Liban 117e, le pays a gagné 19 places. Létude évalue
les risques pays en attribuant un certain poids à neuf critères,
dont le risque politique (25 %), la performance économique (25 %), les
indicateurs de la dette (10 %), la dette non payée ou reportée(10
%), la notation du crédit (10 %), laccès au financement bancaire
(5 %), laccès au financement à court terme (5 %) et laccès
aux marchés des capitaux (5 %). Le résultat du Liban, 39,87
points, a progressé de 13,6 % par rapport à septembre 2005, et de
10,8 % sur un an, mais il demeure en dessous de la moyenne des 19 pays de la région
MENA, qui a également progressé. Dans cette région, le classement
est quasiment identique à septembre 2005. Les Émirats arabes unis
ont néanmoins remplacé le Qatar à la place du pays le moins
risqué de la région, le Luxembourg étant toujours à
la meilleure place mondiale. Dautre part, lIrak a été
remplacé par la Corée du Nord en tant que pays le plus risqué
au monde. Au Liban, le risque politique sest amélioré
de 18,9 % ces six derniers mois. Le pays a conservé un excellent résultat
en termes de dettes non payées ou reportées. Laccès
au financement à court terme sest aussi amélioré de
20,2 % tandis que les performances économiques ont bondi de 83,3 %.
En revanche, lindicateur de dette a reculé de 0,7 % ainsi que laccès
aux financements bancaires de 23,1 %.   
La discrimination entre les sexes caractérise le marché local du
travail Les Libanaises ne représentent que 20,5 % de la population
active Printemps
2006-
«Le rôle des femmes dans les prises de décision », tel
est le thème choisi cette année pour célébrer la Journée
internationale de la femme. Au Liban, ce rôle reste malheureusement très
limité. Si quelques femmes osent désormais saventurer en politique,
la prise de décision économique reste majoritairement lapanage
des hommes. En effet, dans lexercice de leurs droits économiques,
les Libanaises continuent dêtre confrontées à une inégalité
généralisée et systématique. Alors quelles constituent
près de la moitié de la population, les femmes ne représentent
que 20,5 % de la population active libanaise, selon les données préliminaires
de 2004 de lAdministration centrale des statistiques. Selon ce même
rapport, le taux de chômage dans la population féminine sest
élevé à 11 %, alors quil ne touche que 7,5 % des hommes. Accès
limité au marché du travail Les modèles traditionnels,
historiques, religieux ou culturels expliquent en partie les pratiques discriminatoires
à légard des femmes. Des facteurs tels que la ségrégation
sur le marché du travail, la disparité des rôles sociaux en
termes de responsabilités familiales constituent pour les femmes des obstacles
à lexercice, à égalité avec les hommes, des
droits économiques. Dans beaucoup de cas, le statut de la femme est défini
par le mariage et la maternité ; en termes de gratifications sociales,
le travail rémunéré est loin de rivaliser avec ces statuts.
Cette mentalité, ancrée depuis des décennies au moins
dans la plupart des pays, entrave essentiellement laccès de la femme
au marché du travail. Lavocate Marie-Rose Zalzal a mis en exergue
cet obstacle lors de la commémoration hier de la Journée de la femme
à lInstitut des finances (Institut Bassel Fleyhane). «
Lélimination dans de nombreux pays des barrières législatives
relatives à laccès de la femme au marché du travail
na pas suffi à renverser la tendance en raison de cette mentalité
toujours difficile à éradiquer » a-t-elle déploré.
Ce quil faut désormais, cest une loi incitative, a-t-elle estimé,
évoquant une loi actuellement en préparation pour imposer des quotas
au Liban, un outil de pression qui facilitera laccès de la femme
aux différents postes de la vie publique. La participation de la femme
au marché de lemploi est également déterminée
par les structures institutionnelles, dont le système de sécurité
sociale et le code de lemploi qui souffrent encore de nombreuses lacunes.
Alia Abbas, directrice du département des dépenses au ministère
des Finances, a mis en évidence le problème de la ségrégation
professionnelle. « Cette dernière est souvent justifiée
par le fait que les femmes possèdent des qualités spécifiques
qui les rendent plus appropriées à certains types de travail que
les hommes », a-t-elle souligné. Ainsi, les professions de soins
esthétiques, la dextérité manuelle et lexpérience
dans les activités domestiques sont considérées comme des
acquis propres aux femmes. Parallèlement, léducation constitue
également un frein à lentrée sur le marché du
travail. Par exemple, le taux danalphabétisme chez les plus de 15
ans est de 16,1 % chez les femmes au Liban, contre 6,7 % chez les hommes. Difficultés
après embauche Le problème ne se situe pas uniquement au
niveau de laccès au marché de lemploi, la disparité
persiste malheureusement après lembauche. Pourtant, il nexiste
pas de loi discriminatoire sur la base du sexe quant aux montants du salaire,
au droit aux crédits bancaires, et aux opportunités demploi
et de promotion entre les femmes et les hommes. Toutefois, bien que la loi donne
à la femme le droit à une rémunération égale
à lhomme pour un travail de valeur égale, elle nexige
ni ne garantit légalité de la promotion et le passage aux
grades supérieurs. Labsence de texte juridique clair et obligatoire
laisse le champ libre à la discrimination entre lhomme et la femme
dans le secteur privé. Ainsi, la divergence est flagrante au niveau
des salaires. À poste égal, et donc qualifications égales,
les femmes continuent à être beaucoup moins rémunérées
que leurs homologues masculins, et ce dans tous les secteurs. Malheureusement,
les chiffres les plus récents dans ce domaine datent de 1997 (voir tableau).
La promotion est également problématique pour les femmes.
Josette Tobrawi Rached, désignée récemment procureure générale
auprès de la Cour des comptes, a illustré la difficulté de
la promotion des femmes au Liban. « Cest après 43 ans de travail
que jai été désignée à ce poste occupé
de tout temps par des hommes. Jai évidemment dû travailler
darrache-pied pour aboutir à ce stade-là », a-t-elle
souligné. Magali
GHOSN
12
& 13 Novembre 2005 Beyrouth accueille la nuit des publivores
 |
Peugeot vient en tête des ventes en novembre Le nombre de voitures neuves vendues
fin 2004 pourrait atteindre 20 000
Le plus grand nombre de voitures neuves vendues en 2004
a été enregistré en novembre dernier, grâce notamment au Salon de l’automobile
qui a attiré plus de 150 000 visiteurs au centre Biel. Les sociétés libanaises
ont vendu 2 008 voitures neuves, portant le nombre global de voitures vendues
en 2004 à 18 385. Selon, l’Association des importateurs de voitures neuves
ce chiffre pourrait atteindre 20 000 fin 2004. Peugeot vient en tête des ventes
pour le troisième mois consécutif, suivie par Nissan, Renault et Toyota. Selon
l’agence al-Markaziya, ce classement montre que la concurrence sur le marché
libanais entre constructeurs européens et asiatiques se poursuit. Il révèle également
une avancée des voitures françaises sur les japonaises, et ce malgré l’envolée
de l’euro et son influence négative sur les ventes de voitures européennes.
|
La
dernière Actualité des Affaires et les principales
nouvelles économiques au Liban avec
le 
Télécharger le dernier Bulletin Economique et Financier de la
Banque
Libano-Française
Rendez-Vous...Rendez-vous...Rendez-vous...

« La France expose » du 17 au 20 juin 2004 au coeur du centre
ville de Beyrouth Une grande exposition pour promouvoir
la présence économique française au Liban À
l’initiative de l’ambassade de France, Publicis-Graphics Beyrouth, la filiale
libanaise de Publicis, organise du 17 au 20 juin une manifestation baptisée «
La France expose » pour promouvoir la présence économique et commerciale de la
France au Liban. « La présence économique française est certes significative,
mais son image n’est pas à la hauteur de celle d’autres activités françaises,
dans d’autres domaines, notamment culturels », dit Patrick Manon, conseiller économique
et commercial de l’ambassade pour expliquer les motivations de l’événement. «
Nous voulons donner un coup de projecteur sur les biens et les services français
déjà présents au Liban et profiter également de l’occasion pour amener de nouvelles
entreprises à s’intéresser au marché », ajoute le chef du Poste d’expansion économique.
Avec des ventes variant, selon les années, entre 600 et 800 millions d’euros,
la France est l’un des principaux partenaires commerciaux du Liban. « À la différence
de ses principaux concurrents, l’appareil exportateur français est représenté
de façon équilibrée sur le marché libanais », note Patrick Manon. Les biens de
consommation comptent pour un tiers des ventes, le secteur agricole et agroalimentaire
pour 20 %, les produits intermédiaires pour 16 %, les carburants pour 13 %, les
biens d’équipement pour 9 % et les véhicules automobiles pour 6 %. Toutefois,
malgré « l’ancienneté et la densité » des relations entre les deux pays, ces ventes
sont globalement en baisse, lente, mais régulière, depuis un certain temps. La
France détenait 10 % du marché libanais il y a quatre-cinq ans, contre 8 % aujourd’hui.
Cette érosion s’explique par les incertitudes liées au contexte régional,
par les difficultés économiques libanaises ainsi que par la montée en puissance
de nouveaux concurrents commerciaux. « Les Libanais restent des acheteurs importants
de produits français (avec une moyenne de dépenses de 150 à 200 euros par an chacun),
mais les consommateurs se trouvent surtout parmi la population francophone »,
souligne Patrick Manon. L’un des objectifs de la manifestation est de présenter
les produits français à d’autres franges de la population, telles que les jeunes
« qui conservent dans leur esprit une image traditionnelle de la France ».
Plutôt que d’organiser un salon traditionnel de produits français, les services
de l’ambassade ont préféré organiser une exposition différente qui touchera un
large public. Le projet élaboré par la filiale du groupe Publicis consiste donc
à aménager une centaine de stands dans la rue Foch (un nom tout à fait adéquat),
au centre-ville. « Nous attendons 60 à 80 entreprises », précise Patrick Manon
qui compte à la fois sur les agents importateurs de marques françaises au Liban
et sur les entreprises françaises implantées dans le pays. Ces dernières sont
une centaine environ. Elles emploient 3 000 personnes et réalisent un chiffre
d’affaires d’environ un milliard de dollars. Contrairement à la dernière exposition
de produits français organisée en 1996 et spécialisée dans les produits de luxe,
la manifestation prévue en juin sera multisectorielle. Outre les stands d’expositions
proprement dits, d’autres événements se tiendront dans les rues adjacentes à la
rue Foch. Enfin, pour ajouter une note festive, la manifestation laissera
la place, en clôture, à la désormais traditionnelle Fête de la musique, le 21
Juin 2004. L'économie et la culture feront ainsi bon ménage
dans un cadre populaire. |
Kafalat,
la (seule) ressource des PME libanaises En
2002, Kafalat a garanti 1 697 prêts à des petites et moyennes entreprises du Liban.
Un chiffre en hausse de plus de 50 % par rapport à l’année 2001. Cet organisme
de place est un outil vital pour le développement de la petite et moyenne entreprise
au Liban. Un outil isolé dans un environnement bancaire en mutation.
Kafalat est une société anonyme libanaise au capital
de 20 milliards de livres (13 millions €), les actionnaires sont pour 75 % l’Institut
national de garantie des dépôts et pour le reste une cinquantaine de banques libanaises.
Le Dr Khater Abi Habib président anglophone et directeur général précise qu’elle
a été fondée « to create new productive capacity ». Kafalat n’intervient pas en
direct, mais à la demande des banques pour offrir une garantie à hauteur de 70
à 75 % du crédit pour un maximum de sept ans. La valeur moyenne des prêts garantis
est passée de 89 millions de livres en 2001 (environ 60 000 €) à 103,4 millions
de livres (environ. 70 000 €) en 2002, avec un plafond de 300 millions de livres
(200 000 €). Ils sont réservés aux entreprises libanaises de moins de 40 salariés.
Kafalat serait, transposée en France à la fois la Bdpme, une société de caution
mutuelle et le Crédit agricole puisque 46 % des prêts vont à l’agriculture et
39 % à l’industrie. Géographiquement Beyrouth et le Mont Liban concentrent logiquement
la majorité de prêts : 60 % des entreprises, 60 % des employés, et 75 % de la
production industrielle sont concentrés dans cette région. Dans le paysage financier
libanais, Kafalat est le seul outil de financement du développement et de la création.
Et encore, la création ne représente qu’un crédit sur dix. Les entreprises de
haute technologie pèsent moins de 5 % des garanties allouées. Pour Maroun Asmar,
manager de la Banque de la Méditerranée et fondateur de Berytech, premier technopole
du Liban, « le capital-risque n’est pas dans la culture libanaise. Il n’y a pas,
explique-t-il, vu la situation régionale d’approche sur le long terme (deux ans
c’est très long !) et surtout pas de marché financier réel donc pas de sortie
possible pour un investisseur. Les créations d’entreprises, déplore-t-il, sont
freinées par les problèmes de financement : des coûts élevés, une demande de garanties
importante et des produits inadaptés aux besoins des entreprises. »
Comment un pays surbancarisé se retrouve-t-il
dans une telle situation ? Ce pays
de 4 millions d’habitants compte plus de 60 banques : 31 banques libanaises, 15
à capitaux arabes, 5 à participation majoritaire non arabe, 9 banques étrangères
et 8 banques de crédit à moyen et long terme soit 780 agences dans le pays. À
cela, il faut ajouter 27 sociétés financières. Cette excroissance est en partie
due à la situation de la place beyrouthine, mais surtout au surendettement de
l’État La dette publique est estimée à 180 % du PIB (avril 2002) ; à 18,7 % des
exportations. Le seul service de la dette prenait 90 % des recettes budgétaires
en 2001. La dette extérieure publique, de 5,5 milliards de $, a été multipliée
par 15 depuis 1992. En fait, la reconstruction du Liban a été payée à crédit.
L’État a emprunté à des taux plus qu’avantageux aux banques. « L’État apporte
un rendement de 15 % sur les bons du Trésor, note un observateur. Quelle entreprise
peut rapporter à coup sûr autant ? Nous sommes dans une économie de rente et d’endettement.
» La pression du FMI, les négociations avec les partenaires financiers, les discussions
pour la signature de l’accord d’association signé le 17 juin 2002 avec l’Union
européenne, ont conduit l’État à réduire son taux de rémunération, à instaurer
la TVA (5 %) jusqu’alors inconnue et à taxer les carburants. L’environnement
économique reste très lié à la situation du Proche Orient. L’embellie du tourisme
qui a fait du Liban la destination préférée des pays du Golfe reste fragile. Les
clients viennent goûter sur place une liberté qu’ils réprouvent chez eux. Dans
une région plus stabilisée le Liban serait un relais vers les marchés du Moyen
orient. Sait-on par exemple que le Liban est leader pour la production de films
publicitaires pour tout le Moyen Orient ? Les financements internationaux restent
aujourd’hui en panne. Le dernier ambassadeur de l’Union européenne est reparti
avec 256 M€ non consommés faut de programmes. « Il y a un problème objectif de
conjoncture, souligne un économiste, mais surtout une incompréhension : le secteur
privé s’attend à recevoir des dons ! ». L’Agence française de développement est
installée depuis trois ans à Beyrouth, avec sa société financière la Proparco.
Elle veut « participer à la modernisation des systèmes financiers et économiques
dans la perspective euroméditerranéenne », explique Ludovic Cocogne, son représentant.
L’AFD est prête à des prises de participation minoritaires et transitoires. Elle
a mis en place une ligne de crédit déléguée auprès des banques libanaises et serait
disposée à participer à un tour de table pour créer un Fonds d’investissement
sectoriel autour des industries de l’image. « Le Liban est encore enfermé dans
un capitalisme familial et communautaire, déplore un journaliste libanais. Il
manque à l’économie libanaise des outils et des règles respectées. Songez qu’il
y a 300 providers sauvages appartenant à une demi-douzaine de sociétés qui se
connectent directement aux satellites ! Donc dans une concurrence irrégulière
avec les opérateurs officiels et sans taxe pour l’État ! Pour que l’argent vienne
à l’entreprise, il faut que les finances publiques s’assainissent, que le secteur
bancaire sorte de la gestion de la rente du Trésor et joue pleinement son rôle.
Alors, nous aurons des outils de haut et bas de bilan indispensables à l’économie
». Premiers pas de cette mutation, les fusions s’annoncent (Voir info) entre banques
sous l’impulsion de la Banque centrale du Liban. Christian
Apothéloz Finances Mediterranée L’exclusion bancaire concerne
plus de 20 % de la population au Liban L’exclusion est
devenue un des thèmes majeurs qui marquent le débat actuel aussi bien des sociétés
développées qu’en développement. Quelle que soit sa forme (exclusion du marché
du travail, exclusion du logement, de l’éducation, de la santé ou du crédit),
l’exclusion est ressentie comme un mal profond qui génère l’instabilité sociale
et qui préoccupe de plus en plus la société. Est-on toujours citoyen lorsqu’on
ne peut pas accéder aux moyens de paiement électroniques, aux comptes en banque
et, a fortiori, au crédit ? Les statistiques internationales montrent que seulement
20 % de la population mondiale a accès aux services financiers dans la plupart
des pays en voie de développement, tandis que, dans les pays développés, l’exclusion
bancaire concerne, en moyenne, 10 % de la population. Au Liban, l’exclusion
bancaire reste un phénomène méconnu. Sa mesure constitue une tâche difficile d’autant
plus qu’elle mobilise faiblement les autorités libanaises. Selon nos estimations,
l’exclusion bancaire touche plus de 20 % de la population au Liban. Notre étude
économique montre les facteurs suivants. En moyenne, entre 1974 et 2003, 58 %
des agences bancaires sont localisées dans la capitale et dans ses banlieues.
Pour 1 138 habitants, il existe une agence bancaire à Beyrouth. Ce ratio se situe
à un niveau d’une agence pour 9 088 habitants dans la Békaa. L’analyse selon le
nombre d’habitants par distributeur montre que 1 498 habitants beyrouthins ont
accès à un seul distributeur. Tandis que dans la Békaa, ils sont 13 789 habitants.
Le modèle d’implantation géographique des banques et de leurs agences engendre
une distorsion au niveau de leur activité. Les crédits alloués dans la capitale
représentent, en moyenne, ces dernières années, 82 % du total. En même temps,
le Nord, le Sud et la Békaa bénéficient de 11 % du total. En outre, nous constatons
que 13 % de la population qui réside à Beyrouth profite de 82 % des crédits bancaires.
Alors que plus de 50 % de la population bénéficie de 11 % des crédits. Ainsi,
il nous semble que les banques écartent une part importante de la clientèle pour
laquelle le crédit (à la consommation et/ou à l’investissement) est parfois vital.
Cet état de fait accentue les inégalités sociales et régionales qui caractérisent
le Liban et risque de générer à terme une instabilité sociopolitique. La majorité
des économistes s’accordent sur le fait que l’accès aux services bancaires constitue
un des facteurs qui favorisent le développement socio-économique équilibré. Si
le secteur bancaire porte une part de responsabilité, il incombe à l’État libanais
de moderniser les dispositifs légaux afin de mieux lutter contre ce phénomène.
Le secteur privé, l’État et les organisations associatives doivent s’impliquer
davantage dans ce combat.
Par Hassan AYOUB Docteur en
sciences économiques, Université de Lille 2. |
La Chambre de Commerce franco-libanaise multiplie
les efforts pour promouvoir les exportations Présentation d’un film
sur les relations économiques entre la France et le Liban: Beyrouth,
Mars 2004- La Chambre de commerce franco-libanaise a présenté à l’auditorium de
l’École supérieure des affaires le film qu’elle a réalisé sur « les relations
économiques franco-libanaises ». Ce film servira d’outil promotionnel
pour le lancement d’une vaste campagne de communication autour des produits libanais
à travers huit grandes villes françaises, qui sera organisée d’octobre 2004 à
avril 2005, a précisé le président de la CCFL, Jacques Saadé. En prélude à ce
« Tour de France », le film sera présenté aux grands groupes de distribution français.
L’industrie agroalimentaire et la production vinicole, qui ont déjà
effectué une percée sur le marché français, sont notamment à l’honneur dans ce
documentaire qui cherche à présenter les produits libanais sous leur meilleur
jour. Cette initiative fera suite à l’effort tout particulier prévu cette année
par la France pour « donner un coup d’accélérateur » à ses échanges économiques
avec le Liban, qui « ne sont pas à la hauteur de la relation qui lie les deux
pays », selon les termes de l’ambassadeur de France à Beyrouth, Philippe Lecourtier,
lors de la cérémonie de lancement du film à l’Esa. De fait, avec
une part de marché de 8 % des importations libanaises, la France se place au 2e
ou au 3e rang des fournisseurs du Liban selon les années. Elles ont totalisé 582
millions de dollars en 2003, contre 516 millions de dollars en 2002, soit une
hausse de 12 %, inférieure à la hausse de l’euro par rapport au dollar, qui a
été de 25 % sur la période. Et, en sens inverse, les exportations libanaises vers
la France se sont élevées à 23 millions de dollars, contre 19 millions l’année
précédente. « Un montant anormalement faible, estime l’ambassadeur. Nous travaillons
à mieux faire connaître le marché libanais aux entreprises françaises. »
La filiale du groupe Publicis organise ainsi, sous les auspices de l’ambassade
de France, une grande manifestation économique rue Foch, au centre-ville, en juin
prochain, baptisée « La France expose ». Le président de la Fédération
libanaise des Chambres de commerce, Adnane Kassar, a pour sa part souhaité que
les relations franco-libanaises dépassent le simple cadre commercial pour développer
de véritables partenariats. « Les clichés ont la vie dure, parce qu’ils ont souvent
raison. J’affirme sans aucun chauvinisme que les Libanais, qu’ils soient entrepreneurs,
cadres supérieurs ou simples travailleurs, restent des partenaires de choix pour
les entreprises étrangères, en particulier françaises, désirant s’implanter dans
la région. » Outre le lancement du film sur les relations économiques
entre le Liban et la France, la CCFL a un programme chargé au service des exportations
libanaises, précise Kinda Élias, la secrétaire générale adjointe. Il s’agit notamment
de participer au lancement du vin Comte de M, chez Hédiard, ou d’aider les jus
de fruit K-Sun et les épices Aoun à entrer sur le marché français. À l’avenir,
la CCFL souhaite également réaliser une étude sur la création d’une chaîne du
froid au sein de l’aéroport international de Beyrouth, afin de faciliter l’exportation
de produits frais vers l’Union européenne. Sibylle
RIZK - L'Orient Le Jour | Le
FMI invite le Liban à aller de l'avant dans la privatisation Comme
il a coutume de le faire régulièrement, le gendarme monétaire
de la planète a adressé en fin d'année 2003 son évaluation
et ses recommandations au Liban en matière de finances publiques et politique
économique. Le Liban doit rapidement
mettre en oeuvre son programme de privatisations et "redoubler d'effort pour élargir
son système de taxation" afin de réduire le poids de sa dette, a insisté à Beyrouth
un haut responsable du Fonds monétaire international (FMI). "Le FMI estime que
le programme de privatisations du gouvernement libanais doit rester un élément
clé de la stratégie" de réformes, a affirmé vendredi soir Agustin Carstens, directeur
général adjoint du FMI, lors d'une conférence de presse. Soulignant les "risques
du poids de la dette (estimée à plus de 30 milliards de dollars) sur l'économie",
M. Carstens s'est inquiété du "ralentissement du rythme de la baisse du déficit"
budgétaire et du "retard dans la mise en application du programme de privatisations"
alors même que le Liban a d'ores et déjà utilisé les prêts de ses bailleurs de
fonds. "La dette très élevée (du Liban) constitue un frein à la croissance",
a-t-il dit, tout en se félicitant des efforts déployés ces dernières années par
ce pays pour assainir ses finances. Pour être en mesure de financer le service
de sa dette, le Liban doit "augmenter ses taxes et améliorer la façon dont ses
revenus sont gérés", a-t-il dit. Le service de la dette accapare à lui seul 47%
des dépenses budgétaires alors que les privatisations sont sans cesse reportées
en raison de tiraillements au sein du pouvoir. "Etant donné qu'une grande
partie de la dette est domestique, le Liban a été partiellement mis à l'abri des
pressions financières que subissent d'autres économies émergentes. Cependant,
il faut que la confiance persiste pour que le gouvernement puisse placer sa dette
auprès des investisseurs", a indiqué M. Carstens. Selon lui, davantage doit être
fait pour réduire le ratio dette/PIB. Ce ratio a chuté de 5 points, de 185% l'an
dernier (avant la réunion des donateurs du Liban) à 180% actuellement, a affirmé
le ministre libanais des Finances Fouad Siniora. Le ministre s'est surtout
félicité de l'excédent (cumulé sur les dix mois de l'année) de la balance des
paiements qui a atteint à la fin octobre 3,3 milliards de dollars, le niveau le
plus élevé qu'ait connu le Liban. Cet excédent est surtout le résultat des transferts
des Libanais vivant à l'étranger et des pays arabes. Des
Statistiques déjà encourageantes pour le 1er semestre 2003 Excédent
de la balance des paiements de 2,9 milliards de dollars en juillet
La Banque centrale a
annoncé que la balance des paiements a enregistré au cours des sept premiers mois
de l’année 2003 un excédent de 2,94 milliards de dollars contre un déficit de
384 millions de dollars pour la même période de l’année dernière. La BDL indique
par ailleurs que la balance des paiements a enregistré un excédent de 522 millions
de dollars en juillet contre un excédent de 368 millions de dollars en juillet
2002, soit une hausse de 41,8 %. Selon la BDL, l’excédent cumulé sur les sept
premiers mois est dû « aux transferts de fonds effectués par les donateurs de
Paris II en novembre 2002 et aux entrées de capitaux résultant du succès de cette
conférence ». Il est également dû à une hausse de cinq milliards de dollars des
avoirs extérieurs nets de la Banque centrale et à une baisse d’environ deux milliards
de ceux des banques et des établissements financiers. Quant à l’excédent de juillet
2003, il est dû à un accroissement des avoirs extérieurs nets de la BDL de 907
millions de dollars et à une baisse de 385 millions de dollars des avoirs des
banques et des institutions financières. Hausse des exportations
Par ailleurs, les exportations ont augmenté de 41,6 % au cours des sept premiers
mois de l’année 2003 par rapport à la même période de l’année dernière, selon
les chiffres de la Direction des douanes. Fin juillet, les exportations cumulées
s’élevaient à 810 millions de dollars contre 572 millions à la même période en
2002. Quant aux importations, elles ont augmenté de 4 %, à 3,8 milliards de dollars.
Le déficit commercial fin juillet 2003 est donc en légère baisse, de 3,2 %, puisqu’il
s’est établi à 3 milliards de dollars fin juillet 2003, contre 3,1 milliards de
dollars un an auparavant. Les revenus douaniers ont baissé de 24 milliards de
livres par rapport à fin juillet 2002, à 947 milliards de livres sur les sept
premiers mois de cette année. Quant aux revenus cumulés de la TVA, ils ont totalisé
474 milliards de livres au cours des sept premiers mois de l’année 2003. |

L'huile
d'Olive libanaise enfin sur les tables françaises? Oui, mais la meilleure!
 Olivier
Baussan, fondateur d’Oliviers & Co., entreprise de la région Provence Alpes
Côte d'Azur, encourage les Libanais à valoriser leur huile d’olive.
Invité au Liban pour préparer la récolte 2004
d’huile d’olive qui sera commercialisée dans sa chaîne de boutiques Oliviers &
Co. Olivier Baussan a expliqué à L’Orient-Le Jour quel potentiel de développement
recelait l’arbre emblématique de la Méditerranée dont il porte le prénom. Lorsque
la présidente de la Fondation
René Moawad * l’a contacté pour lui demander pourquoi il ne vendait pas d’huile
libanaise dans ses 50 magasins répartis à travers le monde, Olivier Baussan a
répondu : « Elle n’est pas assez bonne », raconte-t-il, à l’occasion d’un
dîner offert à Bamboo Bay le 16 Juin 2003 par la députée Nayla Moawad.
En effet, Oliviers & Co. a choisi de se positionner sur un segment très haut
de gamme et sa stratégie consiste à sélectionner les huiles d’olive de grande
qualité produites en petites quantités qui ne peuvent pas être commercialisées
par la grande distribution en raison de la faiblesse des volumes. « Nous choisissons
les huiles comme les grands crus pour le vin », dit-il. Depuis, Olivier Baussan
a conseillé la fondation sur la manière de procéder pour tirer le meilleur parti
des oliviers « baladi » du nord du Liban, marquant sa préférence pour ceux poussant
en altitude, « car la variation des climats renforce la typicité de l’huile ».
Deux échantillons sur 60 ont été sélectionnés cette année par Oliviers
& Co. et en 2004 les magasins prévoient d’acheter quelque 10 000 litres d’huile
d’olive libanaise pour laquelle une bouteille spéciale sera conçue. « Nous n’absorberons
jamais toute la production, mais cette collaboration a valeur d’exemple pour les
oléiculteurs libanais » en leur montrant comment tirer parti de leurs oliviers
pour répondre à une demande croissante dans les pays développés, explique Olivier
Baussan. Le seul moyen de pénétrer les marchés étrangers « c’est d’arriver à un
niveau qualitatif capable de rivaliser avec les meilleurs produits italiens »,
poursuit-il, l’Italie étant la première à avoir compris quelle ressource elle
pouvait tirer des oliviers. Quelques changements d’habitudes et l’huile peut devenir
exportable : savoir tailler les oliviers, emmener rapidement les olives au pressoir...
Choisir la bonne date pour la récolte, par exemple, est crucial. Car plus l’olive
mûrit, plus elle donne de l’huile, mais elle risque de s’oxyder. « L’huile d’olive
est un jus de fruit. La chair de l’olive est très fragile, si elle s’oxyde, elle
donne un goût différent. » En conséquence, il vaut mieux ramasser tôt, pour se
rapprocher du goût du fruit, quitte à réduire la quantité et donc à augmenter
le prix. Ce raisonnement se justifie par le fait qu’aujourd’hui, les consommateurs
des pays développés sont prêts à payer la qualité. « Au fur et à mesure que se
développent les habitudes alimentaires des pays riches, les consommateurs se tournent
vers l’huile d’olive qui répond à leur souci d’adéquation entre la santé et le
plaisir », explique Olivier Baussan. Au-delà de la
diaspora libanaise qui sera ravie d’acheter une huile en provenance de son pays
d’origine, la demande est en forte hausse aux États-Unis, en Europe du Nord, au
Japon, etc. Pour encourager les oléiculteurs libanais à se mettre au travail,
Olivier Baussan raconte qu’il y a dix ans, l’huile d’olive provençale était «
immonde ». Aujourd’hui, elle est devenue l’une des meilleures et des plus chères,
grâce au travail de Jean-Marie Baldassari, créateur de l’appellation d’origine
contrôlée pour l’huile de Haute-Provence. Cet expert français est justement celui
qui a été chargé par la Fondation René Moawad d’encadrer techniquement les oléiculteurs
réunis en coopérative dans le Nord. Sibylle
RIZK-Juin 2003
La Fondation René Moawad, est particulièrement
active dans le domaine du développement agricole et rural, mais également
dans le secteur médical, du développement social et du respect des
Droits de l'Homme.Elle accueille des jeunes en stages ou pour des emplois durables
pour mener à bien ses différents projets. C'est donc une ONG
fort utile et respectée dont on appréciera en outre la version francophone
du site web explicite et clairement conçu. |
| |
Bienvenue / Mabrouk à Libanium.com nouvel
Annuaire-Directory du web libanais |
Une
banque de données statistique sur l’économie libanaise Beyrouth
5 Septembre 2003- Le centre InfoPro pour l’information économique a annoncé
le lancement d’un site Internet qui rassemble des bases de données sur le monde
des affaires et l’économie au Liban. Le site se veut le plus fiable et le plus
complet possible. Le site
www.databank.com.lb s’adresse à tous les publics, mais il vise en particulier
les chercheurs, les universitaires, les hommes politiques et les entrepreneurs.
Ce projet réalisé par InfoPro a nécessité des années de recherches, selon ses
concepteurs. Le site puise ses sources dans le domaine public, tels que les agences
gouvernementales et non gouvernementales (ONG), des organisations internationales,
des organisations de recherche, les médias, les universités et autres. Les quelque
2 000 données recensées sont organisées dans des fichiers et regroupées dans plus
de 25 catégories représentant autant de secteurs économiques. Les services, offerts
par ce site, sont gratuits et fréquemment actualisés. « Le Fonds monétaire international
(FMI) avait souligné, dans son rapport sur le Liban, que le manque de données
économiques fiables est un véritable handicap pour le développment du pays »,
a déclaré le fondateur d’InfoPro, Ramzi el-Hafez, ajoutant que « le site servira
à combler le manque d’informations et de statistiques économiques au Liban ».
À l’occasion de la cérémonie de lancement organisée hier au siège des Nations
unies, le ministre de l’Économie et du Commerce, Marwan Hamadé, a salué l’initiative
en axant son discours sur l’importance de l’accès à l’information dans le secteur
public. M. Hamadé a dénoncé le manque de transparence dans l’économie, ajoutant
que « ce projet ambitieux permet de rectifier les fausses informations et les
statistiques erronées (...), et d’améliorer les services du gouvernement ». De
son côté, le président de la commission parlementaire de l’Économie, Bassel Fleyhane,
s’est déclaré satisfait du résultat, précisant que « DataBank est un instrument
de recherche très puissant qui favorisera l’essor et l’efficacité des économies
de marché et facilitera l’échange d’informations ». InfoPro a reçu en 2003 un
aide finacière de USAid à travers le programme de l’Amideast en faveur de la transparence,
de la responsabilité et de la bonne gouvernance. Ce fonds permettra au centre
de poursuivre ses activités de recherche et de présenter prochainement sur le
site de DataBank une série d’études et de rapports sur l’économie libanaise.
Article
de Anwar Azzi pour
| L'économie libanaise a souffert
de la guerre en Irak BEYROUTH,
07 avr (AFP) - Le tourisme au Liban est touché
de plein fouet par la guerre en Irak, comme l'illustrent des vagues de licenciement
dans le secteur hôtelier, de même dans une moindre mesure, que son industrie dont
Bagdad constitue le principal débouché. "Sauvez le tourisme
et le secteur hôtelier avant qu'il ne soit trop tard car le conflit a des retombées
sur les pays arabes, y compris le Liban", a demandé ce week-end au gouvernement
Pierre Achkar, président du syndicat des hôteliers. M. Achkar a affirmé dans un
communiqué, où il réclamait des aides gouvernementales, que "d'importantes
institutions hôtelières ont rencontré dernièrement d'énormes difficultés"
soulignant que "l'aviation civile est paralysée". Selon une enquête de l'AFP,
des centaines d'employés de grands hôtels, dont certains affiliés à des chaînes
internationales, ont été mis à pied en raison d'un taux d'occupation très faible.
"Laisse-nous ton adresse, nous te contacterons dès que les clients reviendront",
a dit à Sophie, une réceptionniste, le directeur d'un grand hôtel qui a licencié
une centaine de ses collègues. La responsable d'un autre établissement a indiqué,
sous couvert de l'anonymat, avoir imposé "des congés sans solde" à des dizaines
d'employés. "Les Koweitiens et les Saoudiens censés se réfugier au
Liban ne sont pas venus en raison du climat pro-irakien dans le pays", regrette-t-elle.
Selon elle, "les voyagistes occidentaux, qui envoyaient
au printemps des milliers de touristes français, allemands, britanniques et japonais,
ont annulé la destination Beyrouth comme celle d'autres pays du Proche-Orient",
où l'opinion s'est fortement radicalisée notamment contre les Américains et les
Britanniques. Le tarissement du flux des touristes est également illustré par
l'annulation quotidienne de nombreux vols de compagnies d'aviation étrangères.
"Les avions sont le plus souvent remplis à moins du tiers ou du quart de leur
capacité", a indiqué à l'AFP un pilote de la Middle East Airlines (MEA). Hôteliers
et restaurateurs libanais craignent que la guerre ne se prolonge, risquant de
compromettre la saison touristique d'été. L'été dernier, des centaines de milliers
de Koweitiens, de Saoudiens, de Qatariotes et d'Emiratis étaient venus au Liban
pour éviter l'Occident jugé peu hospitalier après les attentats du 11 septembre,
faisant espérer aux Libanais que les temps heureux d'avant la guerre civile (1975-90)
allaient revenir. "Les attentats contre les chaînes de
restauration rapides américaines au Liban et la solidarité de son gouvernement
avec l'Irak, perçue comme hostile aux pays arabes du Golfe qui coopèrent avec
la coalition américano-britannique, peuvent détourner leurs ressortissants du
Liban", craint un restaurateur. Même les Syriens et les Jordaniens,
nombreux d'ordinaire dans les hôtels de Beyrouth, se font rares, a indiqué à l'AFP
le réceptionniste d'un hôtel. Quant aux entrepreneurs, qui ont investi des dizaines
de millions de dollars dans l'industrie légère du pays (agro-alimentaire, cablage,
céramiques...) dans l'espoir d'exporter en Irak, ils prient pour que le conflit
soit bref. "Les industriels ont signé en 2002 des contrats d'une valeur d'un milliard
de dollars avec le gouvernement irakien. Ils se retrouveront avec des stocks sur
les bras si les combats se prolongent", explique un homme d'affaire sous le couvert
de l'anonymat. Selon lui, les exportations industrielles vers l'Irak ont atteint
l'année dernière 400 M USD sur un total d'un milliard. Il faut y ajouter quelque
200 M USD résultant de la réexportation par des commerçants syriens de produits
libanais ou européens importés via le Liban pour le compte de clients irakiens.
| 
Cela
n'était pas arrivé depuis longtemps: le FMI adresse un satisfecit
au Liban La privatisation du cellulaire est prévue en mai et
le Liban « avance d’un pas ferme », estime l'organe de contrôle financier
international. De hauts responsables
du Fonds monétaire international ont déclaré début Mars 2003 que le Liban
« avance d’un pas ferme » vers le règlement de sa crise économique et financière,
grâce à ses efforts pour honorer ses engagements contractés à la conférence de
Paris II, selon le correspondant de l’agence al-Markaziya à Washington Les dirigeants
du FMI ont salué les efforts déployés par le gouvernement libanais pour se lancer
dans le processus de titrisation et de privatisation et tenter de mettre un terme
au gaspillage. Le conseil d’administration du FMI, réuni le 4 Mars dans la capitale
américaine, a loué la coopération entre le gouvernement et le secteur bancaire
qui a débouché sur une baisse des taux d’intérêt. Cette baisse s’est traduite
par une diminution du service de la dette publique, ce qui, selon le rapport publié
à l’issue de la réunion, rendra possible un allègement du déficit budgétaire.
Les responsables du FMI ont d’autre part exprimé leur satisfaction à l’égard
de la position française, et notamment des efforts du président Jacques Chirac
qui a pesé de tout son poids pour soutenir le Liban. Ils ont noté le flux important
de capitaux et de placements étrangers au Liban, notamment en provenance d’Arabie
saoudite et des pays du Golfe. Plusieurs autres aspects positifs ont été également
cités dans le rapport du FMI, en particulier l’excédent de la balance de paiements,
rapporte l’agence. Par ailleurs, le directeur du département du Moyen-Orient au
FMI, Georges el-Abed, a déclaré que « l’unité politique est la pierre angulaire
qui permettra au Liban d’atteindre tous ses objectifs ». Selon M. el-Abed, les
responsables du FMI prévoient la privatisation du secteur de la téléphonie
mobile en mai prochain, tout en notant un « certain retard » dans ce
processus. Le directeur du département du Moyen-Orient a qualifié d’« excellente
» la politique de la Banque du Liban et de son gouverneur, considérant qu’elle
a été l’un des facteurs-clés qui ont contribué à la stabilité financière du pays.
« Le gouverneur Riad Salamé a géré le dernier accord avec les banques d’une manière
qui a inspiré confiance, permettant ainsi à la BDL d’étoffer ses réserves de change
». Il a par ailleurs salué le caractère « scientifique et pratique » de la
gestion du dossier de la téléphonie mobile par le ministre des Télécommunications,
Jean-Louis Cardahi, en vue de préserver la transparence et l’intérêt public. M.
el-Abed a révélé qu’une délégation du FMI visitera le Liban au cours des prochains
mois, et que le fonds était disposé à contribuer à l’organisation d’une conférence
« Paris III » pour soutenir ce pays. |
|