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Le regard économique
de Libanvision.com


Présence française au Liban:

bilan et perspectives mitigés
LBV, Janvier 2005- L'année 2004 demeurera une année contrastée sur le plan de la présence économique française au Liban.
Comment ne pas en effet commencer par souligner le choc constitué par le retrait de la filiale de France Télécom et du réseau Cellis au terme d'une procédure d'appel d'offre interminable et à rebondissements.
Cet évènement a été largement minimisé mais n'en demeure pas moins hautement symbolique quelqu'en soient les raisons.
On pourra certes se consoler grâce à la progression de la part de marché des marques automobiles françaises avec la belle percée de Peugeot en tête des ventes du dernier trimestre 2004.
La fin de l'année fut aussi marquée par l'inauguration du premier hypermarché libanais aux couleurs du distributeur français Casino avec l'enseigne "Géant".

L'année 2004 fut églement marquée par l'opération
"La France Expose" au coeur du centre-ville de Beyrouth, patronnée par l'Ambassade de France. Si celle-ci étala la visibilité
des produits français et confirma leur popularité dans le coeur des libanais, au niveau des consommateurs comme des organisateurs de la manifestation, elle mis aussi en exergue une évidente carence dans la présence des PME françaises qui constituent pourtant le véritable réservoir des exportations françaises dans un pays ami et pourtant si proche.

Si dès 2005, une action d'incitation d'envergure n'est pas mis en oeuvre à leur égard, il y a fort à parier que beaucoup auront la gueule de bois lorsque la Chine devancera la France dans la hiérarchie des partenaires commerciaux du Liban.
Malheureusement, cette échéance est sans doute plus proche qu'il n'y parait et les acquis seront bien difficiles à préserver

En conclusion, si tout n'est pas sombre, il convient de ne pas se tromper dans la définition des priorités et la situation est sans doute plus urgente que les apparences ne le laissent croire.

JM Druart

Alain Ducasse et Patchi s'associent pour l'ouverture d'un restaurant de desserts à Beyrouth

Alain Ducasse au Liban avec l'enseigne "le Tamaris"
LBV- Novembre 2004- Patchi et le Groupe du fameux restaurateur étoilé Alain Ducasse inaugurent le 23 novembre 2004 à Beyrouth au Liban :
" Tamaris, Restaurant de desserts ".
Situé au dernier étage de l'immeuble Patchi sur plus de 300m2, Tamaris présente un univers dédié à la gourmandise. La carte est volontairement courte et met l’accent sur le chocolat. Il compose la moitié des plats de la carte. Les grandes références de la pâtisserie française y sont présentes : macarons, mille-feuilles, éclair, Saint Honoré, forêt noire, gâteau au chocolat. Mais aussi des glaces et sorbets, des boissons chocolatées... Le restaurant restera ouvert 7 jours/7 de 11 h à 2h du matin.

L'entreprise d'Alain Ducasse qui compte environ 950 employés (dont 430 en cuisine),
a réalisé 21 millions d'euros de chiffre d'affairesen 2003, gère une chaîne hôtelière de plus de 500 établissements, une école de cuisine, une maison d'édition, et totalisera, à la fin de 2004, pas moins de 20 restaurants à travers le monde, en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique et au Moyen-Orient. Une réussite et une ascension en forme de revanche pour celui que l'on surnomme souvent "le miraculé" en référence à l'accident d'avion dont il fut victime voilà vingt ans et dont il fut le seul rescapé.
Une partie de sa légende va donc désormais s'écrire à Beyrouth.

>>> Pour mieux connaitre Alain Ducasse et son groupe:
alain-ducasse.com



Reconstruction du Liban:

le CDR présente son nouveau plan triennal 2004-2006
L’infrastructure physique se taille la part du lion dans l'enveloppe prévisionnelle de 2,5 milliards de dollars


Beyrouth, Août 2004- Le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) a publié son programme pour la période allant de 2004 à 2006. Le CDR prévoit un coût total de 2,5 milliards de dollars pour l’exécution des travaux. Selon le rapport, les projets d’intérêt national sont de l’ordre de 13 %, soit 429 millions de dollars. L’infrastructure de base bénéficiera de 274 millions de dollars (routes et autoroutes (74 %), télécommunications (15 %), électricité (11 %). Les secteurs productifs obtiendront 81 millions de dollars tandis que l’infrastructure sociale bénéficiera de 53 millions de dollars (éducation – 50 %, développement socioéconomique – 20 %, santé – 15 %). Enfin, les services de base recevront 21 millions de dollars, alloués essentiellement à l’eau potable. Quant aux projets régionaux, ils se répartissent comme suit : Mont-Liban 28 %, Nord 18 %, Sud et Nabatiyeh 17 %, Békaa 13 % et Beyrouth 11 %. Globalement, il ressort du rapport que l’infrastructure physique (routes, autoroutes, infrastructure) et la gestion des eaux usées monopolisent à eux seuls 60 % des montants alloués, soit 30% contre 34% des montants alloués entre 1992 et 2003 ; suivie des adductions d’eau 29%, de l’eau potable et de l’irrigation (12%), de l’éducation et de l’enseignement supérieur (8,5 %), de l’agriculture et de l’irrigation (8,1%), du développement économique et social (5%), de la santé publique (2,2%), du transport (2,1%) et des installations sportives (0,8%). Parmi les projets les plus marquants figure le projet du Litani, qui prévoit la construction d’un tunnel et de réseaux qui vont couvrir les besoins en eau de l’ensemble du Sud et d’une partie de la Békaa. Le coût total de ce projet, qui s’étale sur cinq ans, est estimé à 500 millions de dollars. Le CDR compte également construire, entre autres, un grand campus pour l’Université libanaise, qui regroupera toutes les facultés du Nord, une autoroute reliant Beyrouth à Masnaa, une autre reliant Rayak à Baalbeck, des stations d’épuration des eaux usées dans le Kesrouan et à Bourj Hammoud, et un boulevard maritime à Antélias.
Financement
Le total du financement étranger obtenu jusqu’à présent s’élève à 1,1 milliard de dollars. Le CDR prévoit également dans les trois prochaines années un montant de 780 millions de dollars en financement étranger, en plus de sommes spéciales affectées à la création d’une station d’épurement de Bourj Hammoud (120 millions de dollars). Le financement étranger couvrera alors 79 % des coûts du programme. Dans son rapport, le CDR rappelle qu’entre 1992 et 2003, des contrats ont été signés pour sept milliards de dollars, sur lesquels 5,6 milliards de dollars de contrats qui ont déjà été exécutés, tandis que deux milliards de contrats sont toujours en cours d’exécution dans différents secteurs : les secteurs productifs (228 millions de dollars), les services de base (996 millions), les secteurs socio-économiques (354 millions) et l’infrastructure de base (532 millions). Les principaux bailleurs de fonds sont surtout des institutions régionales et internationales, mais également des pays notamment, la Banque mondiale (15 %), le Fonds arabe pour le développement (14%), la Banque européenne d’investissement (11%), la Banque islamique de développement (10%), le Fonds koweïtien et le Koweït (10%), le Fonds saoudien et l’Arabie saoudite (7%), l’Union européenne (7%), la France et l’Agence française de développement (6%), l’Allemagne (6%), suivie des différentes banques commerciales (5 %). Les pays offrent souvent des dons alors que les institutions accordent des prêts bonifiés à long terme avec un délai de grâce de cinq ans et des taux d’intérêt assez bas (entre 2 et 5%). Le CDR insiste dans son rapport sur l’importance des prêts à long terme accordés par les institutions internationales, reflétant une tendance de plus en plus marquée de recourir aux financements extérieurs, alors que dans les années 1990, les projets étaient financés à hauteur de 60 % par l’État.

Le Crédit Agricole abandonne le contrôle de la BLF

7 Juin 2004- Après le départ de France Télécom de la gestion du réseau historique de télecommunication cellulaire "Cellis", effectif depuis le 1er Juin, c'est au tour du Crédit Agricole, actionnaire de la Banque Libano-Française de tirer ou presque sa révérence!
En effet, la banque verte a ramené sa participation dans l’établissement de 51% à 9%. C’est Farid Raphaël, PDG et principal actionnaire de la BLF, qui a racheté les 42% détenus par le Crédit Agricole.
Selon la presse libanaise, Farid Raphaël aurait l’intention de rétrocéder les parts récupérées auprès du Crédit Agricole à un groupe d’investisseurs en cours de constitution. La décision du Crédit Agricole de se désengager de la BLF aurait été motivée par le fait que la banque verte aurait été contrainte, selon les règles prudentielles de Bâle II, de provisionner 100% de son investissement, le Liban étant considéré comme un pays à risque.
L'avenir dira si ce second retrait de la scène libanaise marque une nouvelle ère dans les relations économiques franco-libanaises qui viennent tout de même de perdre deux de leurs acteurs historiques. De quoi faire naitre quelques inquiètudes ou questions légitimes à moins que d'autres secteurs ne viennent rapidement suppléer ces défections brutales.


France Telecom ne gérera plus Cellis!

7 Avril 2004- Après des mois, des années devrait-on dire, de rebondissements, le sort des compagnies historiques des réseaux cellulaires au Liban, Cellis et Libancell semble cette fois définitivement scellé au soir du 6 Avril 2004.
Le gagnant de l'adjudication, l'Allemand Detecon, ayant choisi la gestion de Cellis, c'est la société koweitienne MTC qui récupère celle de LibanCell...
Il sera sans doute politiquement correct de dire que cela est normal, conforme aux procédures et aux règles de la libre concurrence; notre point de vue ne s'inscrira pas dans ce cadre poli.
Si France Telecom via sa filiale rebaptisée Orange, quitte aussi piétrement le marché libanais, c'est que rien n'aura été fait pour qu'il la conserve. Pour une poignée de quelques millions de Dollars, c'est donc le fleuron de la présence française au Liban qui s'en va.
C'est aussi tout un symbole des relations économiques franco-libanaises, une page qui se tourne après dix années d'implantation. Certes, il se murmure que le Président Chirac est excédé du non-respect des engagements liés à ParisII, tout comme Patrick Renauld qui, de Beyrouth, ne pratique pas la langue de bois sur le sujet. Car enfin, il suffisait que Français et Allemands s'entendent pour qu'ils gardent la contrôle des deux réseaux et que France Telecom se succède en quelque sorte à lui-même pour la gestion de Cellis.
On remarquera d'ailleurs que l'issue de ce dossier fait la part belle aux capitaux du Golfe puisque Detecom y est associé à des partenaires...saoudiens!
Manifestement, les politiques ont cette fois laissé faire, au moment ou il semblait crucial d'intervenir pour affirmer la primauté de la chose politique sur l'économie. Certes, Jacques Chirac semble, par les temps qui courent, davantage concentré sur ses problèmes domestiques que par la présence française au Liban... Peut-être n'est-ce là qu'un mouvement d'humeur aux conséquences sans doute mal évaluées: à deux mois de "La France expose", voilà bien à court terme une indifférence sans doute calculée mais à contre-courant, et surtout à long terme, une funeste erreur.
Il sera en effet bien difficile de "vendre" aux patrons français la place de Beyrouth comme rampe de leur présence au Moyen-Orient lorsque le symbole de celle-ci abandonne sa position.
Voilà la vraie dimension de l'enjeu qui était proposé et que le Politique se devait de saisir: encore une occasion manquée...

JM Druart

Cellulaire: une page de l'histoire de la téléphonie mobile au Liban est tournée Les Allemands optent pour Cellis ; LibanCell aux Koweïtiens

L'article de Michel Touma de

Le suspense aura duré plusieurs mois. De très longs mois, marqués par des guerres verbales, des manœuvres et des tiraillements qui ont ébranlé, à plus d’une reprise, l’appareil de l’Exécutif. Le suspense a pris fin hier – du moins pour cette phase de la privatisation de la téléphonie mobile – avec l’annonce officielle de la décision prise par la société allemande Detecon de porter son choix sur le réseau Cellis pour la gestion du cellulaire pour le compte de l’État, sur une période de quatre ans. Conséquence immédiate et automatique de la décision allemande, c’est la société koweïtienne MTC qui prendra en charge la gestion du réseau LibanCell (toujours pour le compte de l’État et sur une période de quatre ans) du fait qu’elle a été classée deuxième (derrière Detecon) dans l’adjudication relative au réseau LibanCell. Du coup, la société française Orange, filiale de France Telecom (classée deuxième, derrière Detecon, dans l’adjudication relative au réseau Cellis) a été écartée. Les Français étaient présents sur le marché libanais de la téléphonie mobile depuis la mise en service du cellulaire au Liban, en 1994. La société FTML, qui exploitait et gérait Cellis, était détenue à 67 % par France Telecom. Le résultat annoncé hier a été accueilli avec surprise et stupéfaction par une large fraction de l’opinion publique. Les milieux locaux s’attendaient en effet (solidarité européenne oblige) à une sorte de « gentleman’s agreement » franco-allemand au terme duquel Detecon opterait pour le réseau de LibanCell afin de permettre à Orange de prendre en charge la gestion du réseau Cellis. Conformément au cahier des charges, c’est la société ayant présenté le chiffre le plus bas pour chacun des deux réseaux qui devait choisir elle-même lequel des deux réseaux elle désirerait gérer. La décision de la société allemande (arrivée en tête de chacune des deux adjudications) déterminait ainsi le choix du second opérateur. La grande question qui se pose au stade actuel est de savoir pour quelles raisons la solidarité européenne, et plus particulièrement les relations privilégiées entre la France et l’Allemagne, n’a pas joué dans le choix de Detecon (cette dernière est une filiale de la société allemande T Systems, laquelle est une filiale de Deutsche Telekom, et elle est associée à 49 %, dans le cadre d’un consortium, aux deux groupes saoudiens FAL et DETASAD).
Interrogé par L’Orient-Le Jour sur les raisons du choix de Detecon, le vice-président de la société allemande, Dirk Munning (qui a été reçu par le ministre des Télécommunications, Jean-Louis Cardahi), a affirmé que la décision de Detecon a été motivée exclusivement par des considérations d’ordre commercial et technique (voir par ailleurs). Il reste qu’en coulisses, certains hauts responsables, ainsi d’ailleurs que de nombreux Libanais, espéraient quand même que les autorités françaises et allemandes concernées entreprendraient des contacts discrets pour partager le marché entre les sociétés Orange et Detecon. Ce souhait était motivé non pas par un manque de confiance quelconque envers la compagnie koweïtienne (qui possède toute l’expérience et les qualifications requises pour gérer le réseau), mais plutôt par une volonté de consolider et d’affermir l’ouverture du Liban en direction de l’Europe. Confier la gestion de l’ensemble du réseau cellulaire à deux sociétés européennes aurait, certes, rendu l’exploitation du réseau plus cohérente, mais cela aurait surtout constitué un « message fort » de la part du Liban au niveau de son ancrage à l’Europe, d’autant que le pays est lié à l’UE par un accord d’association s’inscrivant dans le cadre du partenariat euroméditerranéen. Des sources dignes de foi indiquent dans ce cadre que la société Detecon a pris sa décision concernant le choix du réseau qu’elle désirerait gérer dès le 1er avril. Le ministre des Télécoms avait été aussitôt informé de ce choix, mais il aurait demandé expressément à la société allemande de ne pas rendre publique sa décision et de laisser passer un délai de quelques jours avant de révéler son choix. Ce laps de temps (de près d’une semaine) aurait pu être mis à profit par les Français pour entreprendre les démarches nécessaires auprès des responsables allemands afin de permettre à Orange de se qualifier pour la gestion de Cellis. À l’évidence, rien n’a été fait à cet égard, entendu que le ministre des Télécoms ne pouvait nullement prendre une quelconque initiative sur ce plan. Maintenant que les dés sont jetés, une étape de transition qui s’étalera sur tout le mois de mai est prévue afin que FTML et LibanCell passent la main aux nouveaux opérateurs. Ces derniers devraient donc être opérationnels au début du mois de juin.
Dans la pratique, quel sera l’impact direct sur les abonnés ?
M. Cardahi espère, à court terme, obtenir de la part du Conseil des ministres une décision visant à baisser le coût des communications et des factures. Pour le ministre des Télécoms, il est en effet normal et légitime que les utilisateurs puissent bénéficier de l’économie que l’État enregistrera au niveau de la gestion du réseau du fait de la dernière adjudication. M. Cardahi a déjà saisi le Conseil des ministres d’une proposition en ce sens. Quant à l’affiliation des abonnés à l’un ou l’autre des deux réseaux, elle ne changera pas au cours des prochains mois. Interrogé à ce sujet par L’Orient-Le Jour, M. Cardahi a indiqué que le ministère prépare actuellement un nouveau plan de numérotation des lignes téléphoniques, fixes et cellulaires, afin de mettre en service des numéros à huit chiffres. Ce plan sera prêt à la fin de l’année. C’est alors que les abonnés pourront – sans avoir à supporter des frais supplémentaires – changer d’opérateur et choisir l’un ou l’autre des deux réseaux, suivant leur préférence. Une page est donc tournée dans la tumultueuse petite histoire de la téléphonie mobile au Liban. Mais M. Cardahi n’en est pas pour autant au bout de ses peines. Car plusieurs étapes doivent encore être franchies pour mettre sur les rails le difficile processus de privatisation du cellulaire et de l’ensemble du secteur des télécommunications dans le pays. Reste à espérer que les petites manœuvres politiciennes n’entraveront pas et ne retarderont pas, une fois de plus, la tâche qui reste à accomplir dans ce domaine.

La place des Libanais dans l'économie Sénégalaise
Les «Sénégalais d'ethnie libanaise» détiennent 60% des PME-PMI du pays

L'Express-Dakar ( 08/03/2004 )- Tous les matins avant l'aube, Moussa Sharara fait sa gymnastique: assouplissements, pompes, abdominaux. Puis il rejoint son champ, non loin de Dakar, où, parvenu à l'âge de la retraite, il a démarré une carrière… d'agriculteur! A 93 ans, ce fringant grand-père a de l'énergie à revendre. «Le travail, c'est la santé! Quand je suis inactif, je m'étiole», s'exclame le vieil homme au tonus d'acier dont la saga familiale, avec ses 155 membres, fait penser à une version «made in Africa» de la série télévisée Dynasty.
A l'automne 1937, le paquebot Champollion, parti de Beyrouth, cingle sur une Méditerranée démontée, avec le jeune Moussa à son bord. Un mois plus tard, après une escale à Marseille, ce villageois du sud du Liban débarque à Dakar, la capitale de l'Afrique-Occidentale française (AOF). Il y retrouve son cousin Souleymane, un grand commerçant, tout comme lui de confession chiite, arrivé treize ans plus tôt. Vendeur de cigarettes, puis négociant d'arachide en brousse, il s'improvise photographe ambulant. Apprend le wolof en huit mois. S'offre, avec ses premiers revenus, des cours de grammaire et d'orthographe françaises. Le voici armé pour importer du papier photographique, négoce qui fera sa fortune. Consécration et symbole éclatant de sa réussite: il bâtit en plein centre-ville «son» immeuble. Tous les appartements sont mis en location, à l'exception d'un seul, que, par superstition, il habite toujours, au cœur d'un quartier populaire: «Il faut rester fidèle aux lieux qui vous ont porté chance.»

Leurs trajectoires sont emblématiques de l'intégration réussie des Libanais d'Afrique

Père de famille, il élève sa progéniture selon un principe intangible: «Etudiez d'abord! Pour l'argent, soyez patients: il sera encore temps d'en gagner plus tard…» Disséminés au Canada, en France, en Belgique, au Liban, ses 13 enfants ont retenu la leçon. Avocat, ingénieur, prof de lettres, psychothérapeute ou informaticien, ils possèdent tous des situations enviables.
A Monaco, Farouk est ainsi le «kiné» attitré du prince Rainier tandis que son frère Nabil, médecin généraliste, soigne le gotha du Rocher. Quant à Kazem, Fayçal, Aboudé et Amoudé, restés au Sénégal, leurs trajectoires sont emblématiques de l'intégration réussie des Libanais d'Afrique.
Ancien conseiller de l'ex-président Abdou Diouf, Kazem, l'aîné, âgé de 60 ans, est une figure locale bien connue. Avocat d'affaires doté d'un solide carnet d'adresses, il défend les intérêts de la First International Bank (américaine) et de la République populaire de Chine. Sans oublier ceux de plusieurs ambassades: Brésil, Inde, Koweït. Il possède en outre une entreprise informatique. Et, surtout, un flair infaillible: «Quand Air Afrique a déposé son bilan, j'ai immédiatement créé une compagnie charter, en joint-venture avec l'américaine World Airways pour rétablir la [NDLR: très rentable] liaison Dakar-New York.» Résultat, Kazem peut tranquillement continuer à rendre visite à son fils Walid, étudiant à Manhattan. Le 11 septembre 2001, ce dernier - décidément cette famille a un destin! - se trouve au pied du World Trade Center lorsque les avions percutent les tours jumelles. Secouriste, il se joint aussitôt aux sauveteurs. Aujourd'hui, Kazem brandit fièrement le «brevet de courage et de dévouement» décerné par la mairie de New York à l'étudiant et s'exclame, non sans malice: «Mon fils est certainement le seul Arabe au monde à posséder un tel diplôme!»

L'esprit de famille
Avec son menu international, La Fourchette est l'une des meilleures tables de Dakar, fréquentée par une clientèle d'affaires. L'établissement du cadet des Sharara, Amoudé, 38 ans, tourne bien. Du coup, ce dernier a diversifié ses activités: traiteur, il organise désormais des cocktails d'ambassade, des banquets privés et des événements en tous genres. Un marché considérable. Sur la ligne d'arrivée du Paris-Dakar, au bord du lac Rose, on peut voir ses buffets dressés sur les dunes de sable, à l'ombre de tentes aux couleurs de sponsors du rallye, ses clients. Prospère mais philosophe, Amoudé n'a pas oublié ses débuts difficiles, qu'il évoque pudiquement: «Dans l'adversité, mes grands frères m'ont toujours épaulé. Chez les Sharara, on a l'esprit de famille. Quand c'est nécessaire, les Libanais se serrent les coudes sans se poser de questions.»
Capitaine d'industrie de la filière pêche, associé - ce qui est plutôt rare - à des Sénégalais de souche, Fayçal, 52 ans, est, lui, l'enfant prodige de la fratrie. Vice-président du patronat sénégalais, c'est un homme en vue dont les avis sur les questions socio-économiques sont très écoutés. Après avoir redressé plusieurs entreprises, il dirige une conserverie de thon, les Pêcheries frigorifiques du Sénégal, et une usine de filetage, Amerger Casamance, deux unités ultramodernes qui représentent 2 000 emplois.

On dit souvent, sous forme de boutade, que «libanais», ce n'est pas une nationalité mais plutôt une profession. «Ce n'est pas faux, sourit Fayçal. Très présents dans les professions libérales et l'industrie, les Libanais sont les premiers investisseurs du Sénégal. Ils possèdent 60% des PME-PMI. Et pèsent lourd en termes d'emplois.» C'est la rançon du succès: ces talentueux businessmen sont quelque peu jalousés. Et, du coup, accusés d'être à la source de toutes les corruptions. «C'est bien connu: chaque Libanais a un douanier et un policier dans sa poche», affirme sans nuance un journaliste qui résume une idée répandue. Cependant, Babacar Touré, président du groupe de presse Sud Communication, tempère: «On utilise les Libanais comme bouc émissaire. Mais la corruption est un mal national qui dépasse largement le cadre de telle ou telle communauté. Dans les administrations, où ne travaille aucun Libanais, les choses qui relèvent du droit s'obtiennent par des passe-droits. Et on ne peut hélas que le constater: l'expression courante “donner le prix de la kola”, qui désigne le bakchich, est bel et bien africaine, non pas libanaise.» Une version des choses confirmée par un inspecteur des impôts: «Sur 100 contribuables d'origine libanaise, 95 en moyenne paient leurs taxes et impôts rubis sur l'ongle. Mais cette proportion tombe à 40% parmi le reste de la population…»
Citoyens «à part entière» mais aussi «entièrement à part», les «Libanais» sont-ils des Sénégalais comme les autres? Fayçal Sharara - qui «supporterait sans hésiter les Lions de la Teranga s'il y avait un match de foot Sénégal-Liban» - revendique haut et fort sa «sénégalité»: «Nous récusons l'appellation “Libanais”; nous sommes bel et bien des Sénégalais d'ethnie libanaise! Car, si nos parents étaient venus avec l'idée de faire fortune et de retourner au pays, notre génération, elle, a coupé les ponts avec le Liban.» Nombreux sont ceux qui, en effet, n'ont visité qu'une seule fois la terre de leurs ancêtres.

«Les Libanais partagent des aspirations communes avec le reste de la nation sénégalaise»
Pourtant, les Sénégalais d'origine libanaise vivent, c'est vrai, repliés sur eux-mêmes. «Le communautarisme libanais n'est pas différent de celui des Sénégalais de New York ou des immigrés du monde entier. Et n'oublions pas qu'au temps de la colonie Arabes et Africains fréquentaient des mosquées distinctes: ce cloisonnement obligatoire a influencé les rapports sociaux, c'est certain», plaide Fayçal Sharara. Qui balaie une autre critique récurrente: «On nous reproche l'absence de mariages mixtes. Mais l'intégration ne se joue pas au niveau de la ceinture! Le fond du débat consiste à savoir si les Libanais participent au développement du pays et partagent des aspirations communes avec le reste de la nation. La réponse est oui.»
Réputé pour sa stabilité, le pays de la teranga (mot wolof pour hospitalité) n'est pas entièrement à l'abri de troubles intercommunautaires. Les mini-émeutes de 1996, déclenchées par un fait divers, sont encore dans les mémoires. Cette année-là, une employée de maison est retrouvée assassinée au domicile d'un Libanais. Avant que la police n'ait le temps de démasquer le criminel - un Nigérian - la rue désigne spontanément la communauté libanaise à la vindicte. Une foule hostile se masse dans le centre-ville. Avec l'aide de certains médias, le mouvement est vite désamorcé. «Mais cet épisode nous a profondément traumatisés. Ce fut un électrochoc», se souvient Fayçal Sharara, qui décide alors, avec d'autres, de fonder l'Alliance. L'objectif unique de cette association laïque est de rapprocher les deux communautés, en remédiant au déficit d'image des Libanais. Une conférence publique est organisée, pour briser tabous et non-dits. «Il fallait mettre la “question libanaise” sur la place publique. On m'a dit: “Tu es fou! ”; “Ne braquons pas les projecteurs sur nous! ”, autrement dit: vivons cachés pour être heureux. A mon sens, il faut au contraire sortir du ghetto et participer davantage à la vie de la cité.» Depuis, l'Alliance a convaincu les Libanais, ces abstentionnistes congénitaux, de la nécessité de sortir de l'ombre en votant lors des élections, manière d'affirmer leur citoyenneté.
Jusqu'à présent, rares sont les Libanais à s'être aventurés dans les sables mouvants de la politique, hormis Kazem Sharara, ex-conseiller du président Diouf, Fares Attyé, ex-militant socialiste, Samir Abou Risk, aujourd'hui conseiller municipal de Rufisque, ou encore feu Ramez Bourgi. Au vrai, ils ne s'y sentent pas les bienvenus. «Pas un seul haut fonctionnaire, député ou ministre n'est d'origine libanaise. Parmi 60 conseillers, le président Abdoulaye Wade n'a pas daigné choisir un seul Libanais… Notre communauté comporte pourtant des gens de talent qui, à l'instar des Corses en France, estiment devoir être représentés au niveau de l'Etat», remarque Samir Jarmache, vice-président de l'Alliance.

Dans ce contexte, le cas de l'hyperactif Fayçal Sharara représente une exception. Depuis peu, il préside l'Ipress, la caisse de retraite du Sénégal. Jamais avant lui une telle fonction, d'intérêt public, n'avait été occupée par un Sénégalais d'origine étrangère. La nomination de ce gestionnaire probe et compétent fait la fierté des Libanais. Et inspire cette réflexion à son neveu Moussa (fils de l'avocat Kazem), 26 ans, expert-comptable chez Ernst & Young à Dakar: «Mon oncle Fayçal montre la voie. J'espère qu'un jour, un Sénégalais d'origine libanaise ira encore plus loin. Et deviendra maire de Dakar ou ministre des Finances. On peut rêver, non? Là-bas, en Amérique du Sud, plusieurs Libanais sont bien devenus présidents de la République…»

Investissima 2004 à Lausanne

Le Liban, pays charnière entre l’Orient et l’Occident, est l’hôte d’honneur d’Investissima, Salon suisse de l’investissement et de la prévoyance qui ouvre ses portes demain.

Investissima reçoit cette année le Liban en tant qu’hôte d’honneur de la manifestation qui ouvre le 27 Janvier à Lausanne pour trois journées consécutives.
Cette présence pourrait se justifier par le simple fait que la Suisse est le premier partenaire commercial de ce pays charnière du Proche-Orient.
L'AGEFI, grand quotidien suisse de la finance est le principal partenaire presse de cet évènement et a interrogé pour l'occasion M.Marwan Hamadé, Ministre libanais du commerce et de l'économie.
Conférence 13h15-15h30, salon Lausanne

LE LIBAN - Hôte d'honneur

1) Son Excellence Monsieur Marwan Hamadé, Ministre de l'Economie et du Commerce de la République Libanaise

2) LE LIBAN, une économie ouverte et un secteur bancaire performant
Adnan Kassar, Président de la Fédération des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture du Liban - représenté par M. Mansour Bteish, Directeur général adjoint Fransabank sal et directeur général Fransa Invest Bank sal

3) SOLIDERE : un concept d’investissement financier réussi de développement urbain Mounir Douaidy, Directeur général de SOLIDERE, The Lebanese Company for the Development and Reconstruction of Beirut Central District, s.a.l www.solidere.com

4) IDAL : Le Liban économique Alain Bejjani, Vice-Président d’Investment Development Authority of Lebanon www.idal.com.lb

5) Le Contexte Général des Investissements au Liban" Dr Freddie Baz, Responsable de la Stratégie, Banque Audi sal

16h00 Cocktail / plateforme de discussions



Le Tourisme au Liban est très sensible à l'environnement régional
Illustration sur l'année 2003...

Le Liban a franchi la barre du million de touristes fin 2003 pour la première fois depuis 20 ans!

Beyrouth 19 Janvier 2004- Le Liban a franchi la barre du million de touristes fin 2003, une première depuis environ 20 ans, selon les statistiques du ministère du Tourisme. Plus de 1 015 950 visiteurs ont été enregistrés en 2003 contre 956 464 en 2002, soit une hausse de 6,2 %. Ce taux reste toutefois loin de celui enregistré en 2002, qui a connu une hausse de 14 % du nombre de touristes. Selon les chiffres du ministère, les seules années où le nombre de visiteurs a dépassé la barre du million ont été en 1972 (1 028 798 de touristes) et en 1974 (1 423 950 de touristes). Ce bon résultat a été cependant assombri par les mois de mars, d’avril et de mai, sévèrement touchés par la guerre en Irak. L’arrivée des touristes a chuté respectivement de 32 %, 23 % et 5 % par rapport à 2002. Par contre, les mois de juin, juillet, août, septembre et novembre ont enregistré une hausse de 4 %, 8 %, 23 %, 18 % et 27 % respectivement par rapport à l’année précédente. L’afflux des touristes a atteint son maximum en août avec 191 000 visiteurs. Le chiffre record de touristes enregistré l’année dernière malgré le contexte régional est dû notamment à l’afflux des touristes de la région, qui, depuis le 11 septembre, se détournent progressivement des destinations européennes et américaines. Les visiteurs arabes viennent en tête du classement des touristes par nationalités : 43 % du total des visiteurs fin 2003 (à 438 000), suivis de l’Europe (26,2 %), de l’Asie (13 %), des deux Amériques (11,8 %), de l’Océanie (3,2 %) et de l’Afrique (2,2 %).
En octobre 2003, Newsweek avait souligné que Beyrouth se trouvait parmi les 12 capitales de la mode, aux côtés de Paris et de Los Angeles. Selon un autre numéro de la revue, la capitale libanaise est, à l’instar de Tokyo et de Rio de Janeiro, le meilleur endroit pour passer le réveillon du Nouvel An.
Les ministères du Tourisme et de l’Économie comptent sur une bonne activité touristique en 2004, grâce notamment à une plus grande participation aux foires et aux salons internationaux de tourisme et à une campagne publicitaire d’un million de dollars sur CNN, qui sera lancée à la fin du mois de janvier.


Le nombre de voyageurs a augmenté de 5,5 % fin octobre Le Liban pourrait franchir la barre du million de touristes fin 2003

Le Liban pourrait franchir la barre d’un million de touristes d’ici à la fin de l’année. Selon des chiffres publiés par le ministère du Tourisme et repris par le Saradar Weekly monitor, le nombre de touristes a totalisé, sur les dix premiers mois de l’année 2003, environ 891 000 visiteurs, soit une augmentation de 5,5 % par rapport à la même période en 2002. Ces statistiques ne comprennent pas les voyageurs syriens, palestiniens et libanais, précise le ministère. En octobre, le nombre de touristes a atteint près de 73 000, soit une augmentation de 4,2 % par rapport à octobre 2002. En septembre, ce chiffre a totalisé à 100 000 touristes, soit plus de 21,5 % que la moyenne des visiteurs enregistrés à chaque mois de septembre entre 2000 et 2003. L’activité touristique en 2002 avait enregistré une croissance de 14,3 %, avec 0,9 million de visiteurs. La guerre d’Irak a eu un impact négatif sur l’activité touristique en mars et avril 2003, mais elle a ensuite repris de juin à septembre, avec une croissance de 12,8 % par rapport à la même période de l’année dernière. Les pays arabes viennent en tête du classement des touristes par nationalités : 44,1 % du total des visiteurs, suivis de l’Europe (25,6 %), de l’Asie (13,4 %), des deux Amériques (11,6 %), de l’Océanie (3,1 %) et de l’Afrique (2,1 %).

Guerre d'Irak:
Chute de 10% du nombre de touristes au Liban pour les quatre premiers mois de l'année

Comme les professionnels du tourisme au Liban le pressentaient, la situation internationale et régionale n'a pas épargné le secteur.
Le mois d'Avril, point d'orgue du conflit irakien a été marqué par une chute de 23% du nombres de visiteurs avec seulement 41165 contre 53452 en 2002.
ce chiffre est d'ailleurs le reflet de l'activité de l'aéroport de Beyrouth dont le traffic passager a chuté de 13% et celui des avions de 26%!
Ce sont les touristes en provenance de l'Europe de l'Ouest-28,3% du total-qui ont le plus évité le Liban, en recul de 13% par rapport au quatre premiers mois de l'année passée.Mais les touristes arabes-37,8% du total- ont également chuté de 12% et ceux de l'Asie-environ 17% du total- ont baissé quant à eux de seulement 7%.
Au total ce sont 193000 visiteurs contre près de 215000 en 2002, qui sont venus au Liban durant les quatre premiers mois de l'année.
Il sera donc très difficile d'atteindre l'objectif de 800.000 touristes au Liban pour l'ensemble de 2003.
Qu'à cela ne tienne, si l'on pouvait atteindre le million pour 2004! l'espoir fait vivre...

JMD -LibanVision

mais la période d'été Juin-Septembre est bien partie pour compenser ces pertes si l'on se fie au trafic aérien de l'Aéroport de Beyrouth

Au Liban, qui se débat lui aussi dans une crise économique aiguë, la bonne nouvelle est venue du tourisme. Le nombre de visiteurs a augmenté de 4,1% les huit premiers mois de l'année 2003 par rapport à cette période de 2002. "Le tourisme croît régulièrement et, cette année, il y a eu un boom malgré les effets négatifs de la guerre (en Irak) sur toute la région", a indiqué un responsable du ministère du Tourisme. Malgré un recul en début d'année, "nous avons réussi à remonter la pente grâce aux excellents chiffres de juin, juillet et août", selon lui. Le ministre de l'Economie Marouane Hamadé a indiqué que le flux des visiteurs arabes était dû aux mesures de sécurité renforcées en Occident après les attentats du 11 septembre 2001, et à l'appréciation de l'euro qui a rendu chères les destinations européennes traditionnelles. Au total, 718.193 étrangers ont visité le Liban jusqu'à fin août, les visiteurs arabes représentant la part du lion, suivis par les Européens.

Pour l’aéroport de Beyrouth ou encore pour les compagnies d’aviation opérationnelles au Liban, l’été 2003 semble bien faste. Actuellement, ces entreprises se préparent aux grands départs et l’overbooking est roi, au point que certains agents rêvent de «pouvoir installer les passagers sur les ailes des avions ». De juin à septembre, des vols supplémentaires réguliers ont été prévus. D’autres vols appelés «extrasections», que les compagnies ajoutent à leurs horaires selon les besoins, figurent également au programme de plusieurs entreprises.
Qui sont les passagers qui ont emprunté les vols vers et à partir de Beyrouth? Des touristes arabes certes mais aussi et surtout des Libanais établis à l’étranger retournant au pays pour les vacances et en provenance notamment des États-Unis, du Canada, d’Amérique latine et d’Europe.
Pour les mois de juillet, d’août et de septembre, la MEA a ajouté à ses vols réguliers – qui affichent complet – 26 «extrasections», qui desserviront les lignes de Beyrouth-Ryad (4 vols réguliers par semaine), Beyrouth-Koweït City, Beyrouth-Dubaï et Beyrouth-Londres (trois destinations desservies chacune par un vol quotidien régulier) et Beyrouth-Paris (trois vols quotidiens en collaboration avec Air France). À la MEA, on n’omet pas de préciser que les vols qui empruntent d’autres lignes européennes et arabes, notamment les allers-retours vers Francfort, Düsseldorf, Amman et Le Caire, sont pleins. Certaines compagnies d’aviation arabes ont pratiquement doublé le nombre de leurs vols desservant Beyrouth. C’est le cas de Qatar Airways qui effectue tout au long de l’année un vol régulier de Beyrouth à Doha et vice versa. De juillet à septembre, la compagnie a décidé de desservir cette ligne avec deux vols quotidiens réguliers.
La bonne humeur règne à la Saudi Airlines, laquelle affiche complet depuis le début de l’été. Et depuis le 10 août, ce sont les avions qui empruntent le chemin du retour vers les villes saoudiennes qui sont pleins à craquer. En basse saison, la compagnie saoudienne dessert le Liban avec 10 vols réguliers par semaine, 5 au départ de Djeddah et 5 autres au départ de Ryad. Du 15 juin au 30 septembre, une dizaine de vols réguliers hebdomadaires ont été ajoutés. Ainsi, depuis le début de l’été, tous les jours, deux avions atterrissent à Beyrouth, l’un en provenance de Djeddah et l’autre de Ryad. Les mercredis et samedis, un vol en provenance de Dammam se pose à l’AIB. À la fin du moins d’août, et si le besoin s’en fait sentir, la compagnie mettra à la disposition de ses passagers cinq vols supplémentaires.
Les avions de la KLM, de la British Airways et d’Air France, en provenance ou en partance vers Amsterdam, Londres et Paris, affichent également complet. Auprès de ces compagnies, on vous parle surtout des émigrés libanais qui prennent l’avion de New York, Montréal, Rio, Bogota et beaucoup d’autres villes du Nouveau Continent, pour emprunter ensuite une connexion d’une capitale européenne vers Beyrouth. La KLM, qui avait allégé ses activités vers la capitale libanaise durant la guerre d’Irak, a repris ses vols quotidiens réguliers vers Beyrouth dès le mois de juin. Les avions sont pleins et selon le nombre des passagers, deux types de Boeing opèrent la ligne Amsterdam-Beyrouth. On précise également que du 25 août au 7 septembre, les avions de la ligne Beyrouth-Amsterdam sont surbookés. Même son de cloche à la British Airways, où l’on explique – comme partout ailleurs – que de la mi-juin à la mi-juillet, ce sont les avions qui arrivent à Beyrouth qui «font face à la pression». Au mois d’août, c’est le départ de la capitale libanaise qui devient difficile. Dès la fin de ce mois et jusqu’au 10 septembre, les avions de la British Airways sont surbookés. La plupart des passagers qui empruntent les 11 vols hebdomadaires Beyrouth-Londres (et vice versa) de la compagnie sont libanais. Ils effectuent des correspondances dans la capitale anglaise vers plusieurs destinations américaines.
Air France a maintenu ses trois vols quotidiens vers Beyrouth, en collaboration avec la MEA. Pour l’été 2003, quatre extrasections, soit quatre vols supplémentaires ont été prévus. Deux sont assurés par l’entreprise française et deux autres par la compagnie libanaise. Les passagers des avions d’Air France, pleins depuis le mois de juin, ne viennent pas uniquement de Paris mais aussi de diverses villes d’Amérique du Nord et d’Amérique latine ainsi que des capitales africaines, Air France étant l’une des rares compagnies présentes au Liban à desservir les pays d’Afrique française.
Plus de 350000 voyageurs (transit, aller et retour) ont emprunté, au cours du seul mois de juillet dernier, l’aéroport de Beyrouth. Selon les informations dispensées par l’AIB, ce chiffre est supérieur de 14% à celui enregistré en juillet 2002. Pour l’AIB et pour les compagnies d’aviation, l’été 2003 était bien faste. Une manière peut-être de couvrir les pertes occasionnées par la guerre d’Irak et sans doute d’effectuer des gains.

Patricia Khoder - L'Orient-Le Jour

 

Un rapport alarmant du Pnud et du CDR:
le Liban s’appauvrit dangereusement vite


scène quotidienne encore impensable il y a quelques années au Liban...

Présenté le 19 Novembre 2003 à la Maison des Nations unies, un rapport conjoint publié par le Pnud et le CDR aligne des chiffres troublants : plus de 35 % de la population vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Selon une enquête plus récente, la pauvreté s’est encore accentuée : 7, 1 % des ménages subsistent dans l’extrême indigence et 2,5 % de la population ne mangent pas à leur faim. Le coefficient Gini, utilisé pour mesurer la pauvreté et variant entre 0 et 1 (0 pour les plus riches et 1 pour les plus pauvres) se chiffrait, il y a quelques années, au taux alarmant de 0,4. Par comparaison avec les pays européens, cet indice ne dépasse pas 0,2. Ces chiffres qui ne sont pas tirés d’une même étude méritent cependant d’être soulignés car ils montrent que le Liban est bel et bien engagé sur la voie de l’appauvrissement.

Sept points précis sur la situation du développement durable au Liban : la pauvreté, l’éducation, l’égalité entre les hommes et les femmes, la mortalité infantile, la santé maternelle, le sida et l’environnement. Et un huitième point : le partenariat entre le Nord et le Sud en matière de développement. Tels sont les chapitres du rapport libanais sur « les objectifs du millénaire », un document publié conjointement par le Pnud et le CDR et qui présente, entre autres, les défis fixés au cours du sommet qui porte le même nom, tenu à New York en septembre 2000. *Afin de pouvoir relever ces défis, un état des lieux fourni par chaque pays est nécessaire. Hier donc à la maison des Nations unies, le rapport libanais sur les objectifs du millénaire a été rendu public. Ce document, clair et concis, a nécessité plus d’un an de préparation. Il ne présente pas des études ou des chiffres nouveaux sur la pauvreté, l’éducation, l’égalité entre les sexes ou encore les aides versées au Liban, mais il traite ces points précis à la lumière de diverses études de terrain et de sondages réalisés entre 1995 et 2002 (voir par ailleurs), donnant ainsi une idée plus précise de la situation. Il a fallu pour la rédaction du rapport la création de deux comités, l’un consultatif et l’autre technique. Leurs membres sont formés de représentants de divers ministères et administrations et de délégués d’agences onusiennes. C’est que ce rapport est un document national qui devrait englober tous les ministères et services impliqués dans divers secteurs du développement (finances, santé, éducation, environnement) ainsi que plusieurs agences onusiennes présentes sur le terrain. Pour donner davantage de poids à ce document, un représentant de la présidence du Conseil des ministres figurait parmi les membres du comité consultatif. Le secteur privé et les ONG qui tiennent généralement un rôle non négligeable dans le développement durable n’ont pas participé à la création de ce rapport national. Et probablement pour ne pas les marginaliser entièrement, on a fait appel à un membre du Conseil économique et social qui a eu sa place au comité technique. Même si le rapport ne fournit aucun chiffre nouveau sur la situation du développement au Liban, comme l’indice de pauvreté ou le volume de la dette accumulée depuis plusieurs années, il n’en demeure pas moins intéressant : chaque chapitre du livre présente un état des lieux sur un thème donné, et en quelques pages les chiffres, les recommandations, les points forts et les défis à relever sont traités. Beaucoup de données, même si elles ne sont pas récentes, méritent d’être soulignées : – La pauvreté qui progresse dans un pays qui était connu au cours des années soixante-dix et quatre-vingt pour l’importance de sa classe moyenne. – La disparité qui existe sur tous les plans entre la capitale et les régions périphériques. Les chiffres présentés mettent l’accent sur cette différence. – Et enfin la situation économique du pays : les chiffres disponibles sur les échanges commerciaux, la dette extérieure, le chômage des jeunes sont éloquents même si le texte qui les accompagne a probablement été rédigé pour minimiser leur impact sur le lecteur.
Plus de 2, 5 % de la population ne mange pas à sa faim
Pour le premier thème relatif à l’éradication de la pauvreté, c’est une étude qui avait fait grand bruit en 1995 qui a été utilisée. Elle est accompagnée d’autres données, plus récentes. Au Liban donc en 1995, 35 % de la population vivait au-dessous du seuil de pauvreté, 6,3 % étant dans l’extrême indigence et 18 % subsistant avec moins de 2,2 dollars par jour. Une étude plus récente, effectuée en 1999, montre que la pauvreté n’a pas été réduite et que 7,1 % des ménages vivent dans l’extrême indigence. De plus, 17 % de la population (soit 1/5) constituent 4 % du volume des consommateurs. Une étude menée en 1996 montre également que le coefficient Gini, utilisé pour mesurer la pauvreté et qui varie entre 0 et 1 (0 pour les plus riches, 1 pour les plus pauvres) est égal au Liban à 0,435. Alarmant, selon les experts. Le texte souligne également que plus de 2,5 % de la population libanaise ne mange pas à sa faim. Et tout comme en 1995, en l’an 2000, 3 % des enfants libanais étaient mal nourris. Ces chiffres méritent d’être revus selon les régions. Les plus pauvres vivent dans les zones rurales et les bidonvilles. 22,2 % de ceux qui sont dans l’extrême pauvreté habitent le Hermel, 21,8 % Baalbeck, 19,4 le Akkar, 16,7 % Bint Jbeil… alors que le taux national dans cette catégorie des plus indigents se chiffre à 7,1 % et atteint ses niveaux le plus bas au Kesrouan et à Aley (0,4 %), à Beyrouth (0,7 %), ainsi qu’au Chouf et à Baabda (1,3 %). Tels sont quelques chiffres présentés et commentés dans le premier chapitre du document. Les six autres sections qui traitent de l’éducation, l’égalité entre les sexes, la mortalité infantile, la santé maternelle, le sida, la malaria et la tuberculose ainsi que l’environnement se poursuivent dans le même esprit. C’est le chapitre huit, consacré au partenariat entre le Nord et le Sud, qui détonne. Dans cette section, les rédacteurs du texte vantent la mondialisation, la privatisation, la libéralisation des marchés, la réforme structurelle. Ils soulignent les points forts et les efforts louables déployés par le Liban : accès massif à l’Internet et aux médicaments, prochaine adhésion à l’OMC, entrée dans l’espace Euromed, Paris II…Ils vont même jusqu’à rendre hommage « à la diaspora libanaise qui joue un rôle significatif dans le développement du pays ». « Grâce à ses émigrés, le Liban s’étend bien au-delà de ses frontières », indique-t-on. Il est bien dommage que tous ces défis à relever, ces belles idées et ces importants projets ne soient pas soutenus par des chiffres. Et un tel document ne peut se suffire de prose. Quelques données chiffrées ont été cependant glissées dans cette section et elles ne collent pas beaucoup à l’image que l’on a voulu donner de ce Liban esquissé dans le chapitre huit. En matière de finance et de commerce, le rapport indique que l’exportation de biens se chiffrait en l’an 2000 à 13 % du PIB. Ce taux a augmenté en 2001 pour atteindre 25 %. Évaluant la dette contractée depuis les années quatre-vingt-dix, les auteurs rappellent qu’en l’an 2000, le déficit budgétaire était estimé à 24 % du PIB et la dette publique avait atteint les 23 milliards de dollars. En 2002, la dette publique a encore augmenté pour atteindre quelque 30 milliards de dollars, soit 173 % du PIB. Le service de la dette a également progressé au cours des années précédentes. De 16,9 % du PIB en l’an 2000, il était à 18 % en 2002, absorbant ainsi 80 % des revenus du gouvernement. Faisant la lumière sur l’aide de la communauté internationale après la guerre, le texte précise que le Liban avait reçu à la fin de 2002 5,1 milliards de dollars d’aide divisée en 56 % de crédits bonifiés et 44 % de crédits commerciaux. L’aide au développement, elle, a atteint en l’an 2000 197 millions de dollars. Les auteurs n’oublient pas de préciser que le chômage touche de plus en plus les jeunes : 1/5 des personnes âgées entre 15 et 24 ans et 10 % des hommes âgés entre 25 et 29 ans sont sans emploi. « Le chômage parmi les jeunes ne fait qu’augmenter l’émigration », relève le texte. Le rapport prochain pourra sans doute vanter encore plus la diaspora libanaise, présente partout et en augmentation constante. Le deuxième rapport, mettant à jour ces mêmes données et mesurant les progrès effectués, devrait être publié en 2007.

Priorité à la mise en place d’une stratégie nationale

C’est lors d’une conférence tenue à la maison des Nations unies hier que le rapport national sur les objectifs du millénaire a été rendu public en présence de responsables de divers ministères, de délégués d’agences onusiennes et de diplomates. Prenant la parole, le représentant permanent du Pnud au Liban, Yves de San, a présenté les objectifs du millénaire, soulignant que « plus de 128 États membres des Nations unies se sont engagés entre autres à éradiquer l’extrême pauvreté, assurer l’éducation primaire et contrer le sida d’ici à l’an 2015 ». Relevant que le rapport libanais est le fruit de la coopération entre le système des Nations unies et le gouvernement, il a souhaité que le Liban puisse relever les défis du millénaire. C’est ensuite le président du CDR, Jamal Itani, qui a pris la parole pour rappeler que les chiffres utilisés dans le rapport ne sont pas récents. Commentant les défis à relever, il a appelé à la mise en place d’une stratégie de développement national, soulignant la nécessité de fixer les besoins du Liban à la lumière des recommandations du rapport. Zeina Ali Ahmed, responsable au Pnud, Ziad Abdel-Samad, rédacteur du rapport et Amal Karaki, coordinatrice des projets du Pnud au CDR, ont présenté le rapport. Un débat a ensuite a été organisé. Nader Srage, conseiller de presse auprès du CDR, a souligné l’importance d’impliquer les jeunes, seuls facteurs de changement, dans le débat, alors que Kamel Méhanna, président de l’association Amel, s’est demandé pourquoi une stratégie de développement n’a pas encore été adoptée, et pourquoi le texte ne fournit pas de chiffres sur la classe moyenne qui régresse et ne met pas l’accent sur la corruption. Au cours des mois de janvier et de février, des tables rondes et des conférences seront organisées par le Pnud et le CDR sur les divers thèmes traités par le rapport.
Éducation : 82 % du budget partent en salaires…
Le Liban est l’un des pays les plus avancés de la zone en matière d’éducation. Le deuxième défi du millénaire relatif à la scolarisation primaire des tout-petits libanais n’est donc pas difficile à atteindre. En l’an 2000, 98,3 % des enfants étaient inscrits à l’école primaire. Un chiffre qui a progressé depuis 1996. Pour la tranche des Libanais âgés de 15 à 24 ans, le taux d’alphabétisation s’élevait, en l’an 2000, à 97,5 %. Cependant, ces chiffres trop beaux sont contrés par des données d’une autre étude. Celle-ci montre que parmi les enfants qui fréquentent l’école primaire, 66 % uniquement ont véritablement assimilé et acquis les matières enseignées. En 1999, 11 % du PIB était consacré à l’éducation. La part des dépenses du gouvernement dans l’éducation s’élevait à 7 % en 1993, 6, 31 % en 1996 et 0,06 % en 1999. Il faut aussi savoir que 82 % du total de la somme publique versée à l’éducation est utilisé pour le paiement des salaires des enseignants et du personnel administratif. Sur le plan des ménages, l’enseignement figure au troisième rang des dépenses, après la nourriture et les transports. Dans ce cadre aussi, il faut souligner les disparités entre les régions. Le Akkar compte 30, 5 % d’illettrés, contre 7,7 % au Chouf. La scolarisation varie elle aussi selon les régions. Pour l’année scolaire 1998-1999, elle s’élevait à 82,5 % au Mont-Liban, 80,3 % à Beyrouth, 78,5 % au Liban-Sud, 74,3 % dans la Békaa et 74,1 % au Liban-Nord.
Égalité des sexes :
lois, emplois et salaires discriminatoires envers les plus faibles Certains experts qualifient de « catastrophique » l’égalité entre les hommes et les femmes au Liban. Et ce n’est pas uniquement à cause de quelques lois discriminatoires à l’encontre des femmes, notamment la loi sur la nationalité et le code d’état civil. Et pourtant, quand ils naissent, les petits Libanais et les petites Libanaises ont le droit à la même scolarisation, voire à une éducation meilleure pour les filles. Le taux d’abandon scolaire des garçons qui s’enrôlent trop tôt dans la vie active (7,8 %) est un peu plus élevé que celui des filles (5,5 %). Ces chiffres de l’école primaire augmentent en suivant la même tendance jusqu’au cycle secondaire. C’est avec le temps que tout se complique. Ainsi même si elles travaillent, les femmes accèdent rarement à des postes de responsabilité. En 1996, seulement 8,5 % des cadres des entreprises étaient des femmes. À tâches égales, le salaire des hommes est plus élevé. Ainsi en 1997, le salaire moyen d’un homme se chiffrait à 606 000 livres contre un salaire variant entre 300 000 et 500 000 pour la moitié de la population active féminine. Seulement 11 % des femmes au travail gagnent plus d’un million de livres par mois. Sur le plan de l’administration et des postes de prise de décision, beaucoup d’effort reste à faire. Le Parlement, par exemple, formé de 128 députés compte 3 femmes, soit 2,3 % de la Chambre. Mais ne forment-elles pas la majorité de l’électorat ? Côté illettrisme, on compte, selon la moyenne nationale, 17,8 % de femmes adultes analphabètes contre 9,3 % d’hommes qui ne savent ni lire ni écrire.
Environnement : beaucoup reste à faire
Le Liban a ratifié plusieurs conventions pour la protection de l’environnement. Et le Parlement a même adopté un code de l’environnement en août 2002. Mais nous sommes bien loin d’être un pays modèle. En 1999, le Liban comptait 33 réserves naturelles, dont sept reconnues par la loi. Pourtant ces zones ne constituent que 0,2 % du territoire. De plus, on compte uniquement 888 hectares de côtes protégées. Dérisoire pour un pays qui a une façade maritime d’environ 190 kilomètres. Et le Liban vert n’existe que dans l’esprit de ceux qui le vantent : les forêts couvrent uniquement 13,3 % du territoire. 80 % des déchets solides sont enterrés dans des dépotoirs. Et ce n’est pas tout. Seulement 37 % des habitations étaient reliées en 1996 à des réseaux d’égouts. Le reste des ménages, notamment dans les zones rurales, utilisaient les fosses septiques. Dans ce domaine, il faut notamment souligner les disparités entre les régions. À Nabatiyé, seulement 23,8 % des habitations sont reliées à des réseaux d’égouts contre 98,3 % à Beyrouth.

Un dossier réalisé par Patricia Khoder

20 Novembre 2003


Le Développement de la Grande Distribution:
Enjeux et Conséquences

Colloque organisé à l'ESA le 10 octobre 2003

Le
Programme et les Intervenants:

Vendredi 10 octobre

- 8h30 Accueil et enregistrement des participants
- 9h00 Introduction : S.E. M. Marwan HAMADE, Ministre de l’Economie et du Commerce, M. Roger OURSET, Directeur Général de l'ESA
- 9h30 Les nouveaux enjeux de la grande distribution dans le monde - Conférencier : M. Marc DUPUIS (ESCP-EAP, CERIDICE)

- 10h00 Le développement de la grande distribution :
les nouveaux marchés à conquérir

- Modérateur : M. Claude OBADIA (ESCP-EAP)
Participants :
M. Abdelmajid AMINE (Université Paris 12) : le cas du Maroc,
Mme Nathalie PRIME (ESCP-EAP) : le cas de l’Inde,
M. Edouard MONIN (Ipsos Stat) : les évolutions dans la région

- 11h00 Pause-café

- 11h30 Producteurs, importateurs et distributeurs :
vers de nouvelles relations

- Modérateur : Mlle Sybille RIZK (L’Orient-Le Jour)
Participants :
M. Marco FABIEN (L’Oréal Liban),
M. Khalil FATTAL (Khalil Fattal & Fils),
M. Michel ABCHEE (ADMIC)

- 12h30 Déjeuner



- 14h00 Marques locales, marques mondiales et marques de distribution : quelles strategies ?
- Modérateur :
M. Jean Jack CEGARRA (ESA, CRED)
Participants : M. Marc WAKED (Liban Lait),
M. Jean-Marc LANDRIAU (Almaza)

- 15h00 Le mall : un nouveau centre de vie
- Modérateur : M. Nicolas SBEIH (Commerce du Levant)
Participants : M. Olivier BADOT (ESCP-EAP) : le réenchantement des malls, M. Karim FADEL (ABC) : Beirut Mall, un nouveau concept au Liban

- 16h00 Pause-café

- 16h30 La distribution sélective et spécialisée :
perspectives d'évolution

- Modérateur : M. Ibrahim TABET (Agence DDB Stratégies)
Participants : M. Nabil KETTANEH (Kettaneh), M. Jihad MURR (Virgin), M. Samir BOGHOS (Paris Gallery), M. Nabil FAWAZ (Socodile)

- 17h30 Synthèse
- 18h00 Cocktail de clôture

Samedi 11 octobre
- 10h00 Visite en avant-première du Beirut Mall (ABC Achrafieh)
Avec la collaboration du CERIDICE et DDB / Strategies
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Frais de participation : 90$ TTC Tarif pour les diplômés de l’ESA : 65$ TTC Comprenant : Participation à la journée de conférences, Pauses-Café, Déjeuner, Cocktail de clôture, Actes du colloque, Visite du Beirut Mall (ABC Achrafieh)
Modalités de Paiement : Chèque en USD à l'ordre de : ESA, 289, rue Clemenceau B.P. 113-7318 Beyrouth, Liban Tél : 01.373 373 Fax : 01.373 374
e-mail : esainfo@esa.edu.lb

Le site des Anciens de l'ESA

Enjeux et conséquences du développement de la grande distribution Modernisation et nouvelle répartition des marges
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L’École Supérieure des Affaires de Beyrouth organise le 10 Octobre un colloque sur les enjeux et les conséquences du développement de la grande distribution au Liban. Parrainée par le ministre de l’Économie et du Commerce, Marwan Hamadé, la journée sera l’occasion de replacer cette évolution dans un cadre plus général, grâce à l’intervention de spécialistes qui parleront des évolutions mondiales du secteur de la distribution et évoqueront les cas marocain et indien notamment. Le colloque sera suivi, samedi, d’une visite en avant-première du Beirut-Mall, le centre commercial développé à Achrafieh par l’ABC. Selon une récente étude publiée par le cabinet d’experts immobiliers Ramco, l’espace consacré au commerce de détail va quadrupler dans les prochaines années pour passer à 500 000 mètres carrés environ, soit une densité de 58 mètres carrés pour 1 000 habitants. Si on considère la seule région de Beyrouth et du Mont-Liban, la densité moyenne sera de 232 mètres carrés pour 1 000 habitants, soit davantage que la moyenne européenne. Cette évolution sera le fruit du développement de grandes surfaces, que ce soit des supermarchés type Monoprix ou Spinney’s qui ont chacun prévu d’ouvrir de nouveaux points de ventes, ou des hypermarchés, c’est-à-dire de plus grands espaces encore. L’enseigne Carrefour devrait ainsi faire son apparition à Dbayé, de même que Géant/Casino, à Nahr el-Mott. Le premier est un projet du groupe émirati Majed al-Futtain, l’autre fera partie du groupe Admic (Monoprix/BHV).
L’émergence de ces nouvelles enseignes ne changera pas seulement le paysage urbain, elle s’accompagnera d’une redéfinition des relations entre les principaux acteurs du circuit économique de la grande consommation : producteurs, importateurs et distributeurs. Car les nouveaux distributeurs sont appelés à contrôler une part croissante du marché au détriment des petits commerçants, ce qui les placera dans une position plus forte face à des importateurs et des producteurs jusque-là habitués à traiter avec des clients dispersés et fragmentés. Mais au-delà de ce nouveau rapport de force, c’est le développement de tout un secteur qui est en jeu, car l’introduction de la grande distribution bouleverse les habitudes du secteur et conduit les uns et les autres à se moderniser au profit du consommateur.
De nouvelles normes
« Il y a quelques années, les glaces étaient livrées aux détaillants dans des glacières, pas dans des camions spécialement conçus pour préserver la chaîne du froid », explique Michel Abchee, PDG d’Admic, en guise d’exemple des améliorations que la grande distribution introduit petit à petit. « Aujourd’hui encore, nous recevons des bouteilles d’eau minérale en vrac, alors que nos entrepôts sont conçus pour accueillir des palettes déchargées directement des camions de livraison. » C’est que le grand chantier du développement des circuits logistiques, de la gestion des stocks, etc. n’en est encore qu’à ses débuts au Liban. Mais il est inéluctable pour répondre aux nouvelles règles du jeu introduites, à coups de millions de dollars, par les grandes surfaces modernes. « Nos magasins sont aux normes européennes en matière de sécurité, de lutte contre les incendies, de respect de la chaîne du froid, sans compter le service que nous offrons aux consommateurs », fait valoir Michel Abchee. Le directeur général de L’Oréal Liban, Marco Fabien, reconnaît à la grande distribution ce rôle moteur, lié à sa capacité à attirer des clients. « Nous sommes prêts à aider un circuit de distribution dès lors qu’il est dynamique, c’est-à-dire qu’il contribue à développer notre image de marque et à augmenter notre chiffre d’affaires », dit-il. Khalil Fattal, président de Khalil Fattal&Fils, affirme avoir applaudi à l’implantation de la grande distribution au Liban, car « elle permet au consommateur final de bénéficier de prix plus attractifs et d’une offre plus variée ».
Partage des coûts
Mais la première satisfaction générale passée, quand la grande distribution est entrée dans une phase d’expansion géographique qui nécessite de gros investissements, les relations entre fournisseurs et détaillants ont commencé à se tendre. Les grandes surfaces estiment en effet qu’elles doivent partager l’effort financier avec les autres acteurs de la chaîne, ce qui fait bien entendu grincer des dents. Spinney’s a pendant un certain temps reporté sur ses fournisseurs une partie du financement de ses plans d’expansion, abusant de l’absence de règlementation concernant les délais de paiement. Le groupe a reconnu ses torts affirmant qu’il n’avait pas été suffisamment capitalisé au départ. Mais au-delà de cet épisode qui relève surtout de l’incident de parcours, c’est un partage en bonne et due forme des coûts que souhaite la grande distribution. « Nous avons investi dans un entrepôt central pour tous nos magasins, ce qui se traduit par une réduction des frais de livraison pour nos fournisseurs. En France, les distributeurs négocient en échange des remises supplémentaires pour frais de logistique. Ici, aucun fournisseur ne l’accepte », dit Michel Abchee qui a donc décidé de demander une participation financière sous une autre forme : le référencement payant.
Prendre à Pierre pour habiller Paul
La mesure qui est présentée par Monoprix comme une « simple adaptation des habitudes européennes au marché libanais » a suscité une levée de boucliers parmi les fournisseurs, qu’ils soient importateurs ou producteurs. « Monoprix exagère », affirme par exemple Marco Fabien de L’Oréal, même s’il juge les frictions actuelles normales et estime qu’elles ne sont qu’une étape dans un partenariat appelé à durer. Khalil Fattal met quant à lui en avant le fait que « nous aussi sommes en train d’investir dans la logistique, la gestion des stocks, l’informatique, la formation des vendeurs, etc. sans demander à quiconque d’assumer une partie du coût ». Selon lui, les importateurs représentant de grandes marques sont obligés d’être à la pointe afin de rester compétitifs face à la libéralisation des marchés, par la suppression de la protection des agences exclusives promise par le gouvernement. « Nos marges sont déjà sous pession », dit-il pour désamorcer l’appétit de la grande distribution. Michel Abchee n’en démord toutefois pas : il affirme que certains importateurs pratiquent des prix trop élevés et menacent ceux qui ne sont pas compétitifs de les court-circuiter en important directement les produits qu’ils représentent, comme la loi le lui permet déjà pour les produits alimentaires. En fait, l’introduction de la grande distribution entraîne inéluctablement une révision du partage de la marge dans la chaîne. Sachant que, d’un côté, la grande distribution est consciente qu’elle ne peut pas se substituer entièrement aux importateurs, car cela représenterait un investissement en matière de logistique et de stocks beaucoup trop important, sans compter qu’elle n’a pas les moyens d’assurer le suivi commercial et la promotion de tous les produits en rayon. Parallèlement, les fournisseurs, qu’ils soient importateurs ou producteurs, sont obligés de s’adapter à l’évolution des canaux de distribution qui, par leur contact direct avec le consommateur, sont en position de force. Les frictions qui accompagnent ce changement au Liban sont amplifiées pour une raison bien simple. En période de stagnation du marché, « on prend à Pierre pour habiller Paul », selon l’expression de Marco Fabien, alors qu’en période de croissance, les transferts sont plus indolores.


Sybille Rizk


Le 12 Octobre,
journée nationale de la Pomme au Liban

Le président Emile Lahoud a montré l'exemple!




Eté 2003

Le Liban chute encore au classement mondial du
développement humain publié par le PNUD

Que penser de cette 83ème place du Liban sur quelques 175 nations ou les Nations-Unies étudie le développement humain à travers trois critères majeurs qui sont l'espèrance de vie, le niveau d'études et d'instruction et le revenu par habitant?

Tout d'abord, il faut préciser que cette chute est continue et sévère puisque le Liban est passé de la 65ème à la 75ème place entre 2001 et 2002 puis à la 83ème dans le rapport 2003.
Comment ne pas s'étonner alors des propos tant rassurants de Mr Yves De San, le coordinateur résident des Nations-Unies lorqu'il évoque par exemple le niveau de l'éducation ou le Liban bénéficie d'une réputation enviable.
Il est certain qu'une infime partie de la population libanaise est insensible à ces variations statistiques, mais quiconque vit le Liban au quotidien dans toute la diversité de ses composantes ne mettra pas en doute cette malheureuse régression.
Jusqu'à quand fera t-il bon vivre dans un si beau pays que tant de ses jeunes cherche à quitter pour trouver un mieux-vivre ailleurs?
Les acteurs qui ont jadis inondé le Liban de subsides pour mieux diviser ses communautés sont-ils les mêmes que ceux qui, aujourd'hui, tente de l'assécher économiquement pour mieux profiter de son redressement demain?
Jusqu'ou laissera t-on tomber le Liban avant de commencer à inverser cette courbe objectivement alarmante?

Autant de questions cruciales que doit soulever ce rapport à quiconque mêle la lucidité et la responsabilité à un amour du Liban et de ses valeurs profondes.

JM Druart

 

Juin 2003

Project Lebanon: un Pavillon France bien trop pâle...

C'est un drapeau français bien trop discret qui flottait sur Project Lebanon, le grand salon inter-régional de la Construction. Il a même failli nous échapper lors de notre visite alors qu'il fut si fièrement annoncé voilà moins de deux mois!
Quatre entreprises* ont tout de même tenté de dignement représenter le Pays qui parait-il entretient des rapports séculaires avec le Liban... Les absents sont-ils trop sûrs d'eux ou ont-ils eu peur de se déplacer au pays du cèdre? et même si certaines entreprises françaises étaient indirectement présentes via leurs agents locaux, ceci ne saurait expliquer cela.

En visitant Project Lebanon, nous avons cru que la Belgique était vingt fois plus grande que la France, que l'Espagne brillait de mille feux en Europe, que l'Allemagne partait à la conquête de l'Orient après celle des pays de l'Est...
Il faut venir au Liban pour palper le dynamisme économique des partenaires européens de la France pendant que cette dernière est empêtrée dans ses réformes et les grèves qui ne changeront rien au cours des choses.

Alors que la politique régionale marque un tournant avec une offensive américaine tout autant palpable, voilà que moins d'un an après les fastes d'un sommet de la francophonie et du Forum francophone des Affaires, nous donnons l'image d'un pays retombant dans ses vieux démons, incapable de transformer concrètement les beaux discours en actes concrets.

Bien sûr, les efforts locaux de certains ont permis d'assurer un service minimum, mais que dire des absents sinon qu'ils ont eu tort, comme toujours. A ceux-là, nous osons dire qu'ils n'ont pas respecté le Liban, son sens de l'hospitalité et son rôle de porte d'entrée d'une région peut-être agitée mais dotée d'un énorme potentiel.
Tant mieux pour ceux qui osent transcender les risques et tant pis pour ceux qui préfèrent rester à la maison.

JM DRUART

* Matière Sa, Airwell, Gate-Matic, TimberWood (Groupement des scieries françaises).


Beyrouth crée une zone de libre-échange avec six pays arabes Les exportations représentent aujourd’hui 16,2 % des revenus

Beyrouth -26 Juin 2003- Les exportations libanaises ont connu ces deux dernières années une croissance sensible enregistrant une hausse de 24,5 % en 2001 et 17,5 % en 2002. Ce qui représente près de 16,2 % des revenus alors qu’en 1998 ce pourcentage n’était que de 10 % à l’ombre d’un déficit chronique de la balance commerciale. Le Liban officiel n’a pas lésiné sur les moyens pour élargir la base de ses échanges commerciaux avec les blocs économiques. Il a ainsi signé l’accord de partenariat avec l’Union européenne, il y a presque un an, et a entamé récemment des négociations multilatérales et bilatérales en vue de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Beyrouth a par ailleurs conclu des accords de coopération économique et commerciale avec plus d’une trentaine de pays et créé une zone de libre-échange avec six pays arabes qui sont la Syrie, le Koweït, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Irak et la Jordanie. Le Liban s’est engagé à mettre en œuvre le programme pavant la voie à la création d’une zone de libre-échange arabe prévue pour 2010 en plus de son engagement à coopérer au niveau des normes et de la reconnaissance réciproque des certificats d’origine avec la Syrie, l’Égypte, l’Irak et la Jordanie. Lors d’un atelier de travail organisé sur l’état des exportations libanaises, dans le cadre d’un séminaire organisé hier par la Fédération des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Liban, en coopération avec les ministères de l’Industrie et du Commerce et la Fédération générale des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture des pays arabes, sur le thème « Les principes et les moyens de développer les exportations arabes », Fadia Matar, chef du département des exportations au ministère de l’Industrie, a brossé un tableau du secteur basé sur des statistiques concernant les partenaires du Liban à l’export, les problèmes de ce secteur et les mesures adoptées par les autorités pour aplanir les obstacles et élargir les marchés.
La répartition des exportations
La répartition des exportations sur les plus importants secteurs industriels se présente comme suit : les machines et équipements électriques 14 % ; les produits industriels chimiques 12,7 % ; les produits agroalimentaires 12 % ; papiers et dérivés 11, 5 % ; perles et pierres précieuses et semi-précieuses 10 %. Les difficultés que rencontrent les industriels pour exporter leurs produits sont désormais connues. Il s’agit notamment des coûts de production, de transport et d’exportation élevés ainsi que du coût élevé du financement. À cela, il faut ajouter les contraintes imposées aux exportateurs libanais par certains pays en dépit d’accords signés entre leurs gouvernements respectifs portant sur la libéralisation des échanges commerciaux et la vigilance poussée à l’extrême dans l’application des conditions d’ordre sanitaire et environnemental.
Incitations
Le gouvernement a tenté de réduire les coûts de production et d’améliorer la compétitivité de l’industrie libanaise à travers l’adoption d’une série de mesures. Il a ainsi aboli les taxes douanières sur toutes les matières premières et tous les biens intermédiaires utilisés dans l’industrie. Il a également révisé à la baisse les taxes portuaires suivant la tendance baissière qui prévaut dans la région. La subvention des intérêts servis sur les crédits accordés aux industriels est passée de 5 % à 7 % alors que le montant des crédits subventionnés est passé de cinq milliards de LL à quinze milliards de LL.

Liliane MOKBEL- L'Orient le Jour & le Commerce du Levant

L'INSEAD au Liban dès le 1er Mars 2003

Insead Liban , après Fontainebleau en France et Singapour en Extrême-Orient, la prestigieuse école de perfectionnement au Management s'implante à Beyrouth! En effet, dès Mars 2003, des sessions de formation s'adresseront aux cadres expérimentés agés de 30 à 38 ans.Le cadre des premières formations sera le Berytech de Mkallès-Mar Roukoz.Certains concurrents n''auront pas intérêt à s'endormir sur leurs lauriers...Consultez donc le site Web de l'Euro-Asia Center de l'Insead.

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Un centre Commercial Géant ouvira ses portes au Liban en 2004 avec les enseignes BHV et ...Géant Casino comme moteurs!

C'est la société Admic qui exploite déjà les enseignes BHV-Monoprix notamment à Jnah qui est le promoteur de cetre opération qui peut apparaitre autant gigantesque que risquée compte tenu des circonstances économiques actuelles au Liban.
Cependant, comme le souligne son jeune et dynamique PDG, Michel Abchi, l'emplacement choisi dans la zone de Dora à Jdeidé ainsi que la marge de progression de la part d'achats réalisés en grande surface au Liban - 35% contre 60% en France par ex. - atténue largement ces risques et la faisabilité du projet est assez séduisante pour avoir attiré un groupe d'investisseurs saoudiens à hauteur de 10% de participation.
Même si la concurrence semble vive dans cette région avec notamment la présence de Spinneys à Dbayé, le flux des 200 000 véhicules par jour démontre la valeur stratégique de l'emplacement contigu au stade Michel El-Murr le long de l'Autostrade.


Un "Géant" dans le sud de la France.

Ce ne sont pas moins qu'un hypermarché de 11000 mètres carrés à l'enseigne "Géant" bien connue en France mais aussi en Espagne, en Amérique Latine ou en Californie, qu'un second BHV d'une superficie de 18000 mètres carrés sans compter un grand espace de vente Multimédia, une grande surface de Sport sur 2500 Mètres carrés ou un complexe de huit salles de cinémas sans compter de nombreux commerces, environ 90 répartis sur trois niveaux de vente, qui garniront cet espace de quelques 175000 mètres carrés qui pourra accueillir jusqu'à 2500 places de parkings.

Vous aurez donc tout le loisir de regarder l'évolution des travaux si vous êtes bloqués dans les embouteillages sempiternels de Dora côté Mer... Ouverture prévue à la rentrée 2004...

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15 Décembre 2002: Dossier Cellulaire, enfin vers l'épilogue...

L’appel d’offres pour la privatisation peut désormais être lancé:
Après LibanCell, Cellis signe l’accord de transfert de propriété du réseau

Comme prévu, le ministre des Télécommunications, Jean-Louis Cardahi, et le PDG de la société FTML (Cellis), Salah Bou Raad, ont signé samedi vers midi l’accord de transfert de la propriété du réseau cellulaire à l’État. Un accord similaire avait été signé dans la soirée de jeudi dernier avec le second opérateur, LibanCell. La signature de ces deux documents pave ainsi la voie au lancement, dans les prochains jours, de l’appel d’offres en vue de l’attribution de deux licences d’exploitation de la téléphonie mobile pour une durée de 20 ans, sur base d’un cahier de charges établi par la banque britannique HSBC.
La conclusion de ces deux accords de transfert de propriété du réseau GSM à l’État est intervenue au terme de près de deux semaines de tractations et de négociations fiévreuses entre le ministre des Télécommunications et les deux sociétés chargées de gérer la téléphonie mobile pour le compte du gouvernement jusqu’au 31 janvier 2003. Les deux opérateurs en question, rappelle-t-on, exploitaient le réseau jusqu’au 31 août dernier, date à laquelle la propriété du GSM est revenue officiellement à l’État. Mais dans la pratique, ce transfert de propriété attendait la signature d’un accord avec les deux opérateurs. Les principes de cet accord avaient été définis par le Conseil supérieur pour la privatisation (CSP) et approuvés le 28 novembre par le président Émile Lahoud et le chef du gouvernement, Rafic Hariri, au cours d’une réunion tenue au palais de Baabda. Ils avaient été avalisés le jour même par le Conseil des ministres.
Lors de cette séance du cabinet, M. Cardahi avait exprimé plusieurs réserves concernant les principes du transfert de propriété définis par le CSP. Le ministre réclamait, notamment, des garanties de paiement des mandats de recouvrement d’un montant de 600 millions de dollars (300 millions pour chacune des deux sociétés) que l’État réclame en compensation de la violation des contrats initiaux en BOT en base desquels FTML et LibanCell exploitaient le réseau GSM. Ces contrats en BOT avaient été résiliés unilatéralement par le gouvernement en juin 2001. Les deux opérateurs avaient alors engagé un arbitrage international pour contraindre l’État libanais à leur verser des indemnités. Ce sont les détails de cette procédure d’arbitrage international qui ont fait l’objet des dernières conditions posées par M. Cardahi à FTML et LibanCell dans un document soumis aux deux opérateurs le mercredi 4 décembre.
En axant les négociations sur ces points de détails, M. Cardahi cherchait ainsi à limiter les dégâts causés, selon lui, par l’accord avalisé le 28 novembre par le Conseil des ministres. De source proche de Baabda, on précise que c’est à la demande expresse du président Lahoud que M. Cardahi a posé certaines de ses conditions au sujet de la procédure d’arbitrage. Dans un communiqué publié samedi à l’issue de la signature de l’accord avec Cellis, le ministère des Télécommunications a indiqué que les deux opérateurs avaient signé les documents sur le transfert de propriété conformément aux conditions posées par le ministre dans le document du 4 décembre. Le communiqué indique en outre que le ministère a transmis aux deux sociétés une lettre en vertu de laquelle il s’engage à soumettre à l’arbitrage international le litige concernant les mandats de recouvrement. Mais dans le même temps, le ministère souligne que ces mandats de recouvrement ne peuvent faire l’objet d’aucune prescription (ce qui garantit les droits de l’État sur ce plan).
Notons qu’après sa rencontre, samedi, avec M. Cardahi, le PDG de FTML s’est contenté de déclarer que l’accord signé avec le ministère des Télécommunications était « équilibré ».
Signalons, enfin, que dans une déclaration à la presse faite hier, l’ancien Premier ministre, Selim Hoss, a critiqué la teneur des accords de transfert de propriété signés par le ministre Cardahi avec FTML et LibanCell. Il a affirmé que ces accords ne garantissaient pas les droits de l’État, « comme le réclamait le ministre lui-même », notamment pour ce qui a trait aux « garanties bancaires que les deux sociétés auraient dû octroyer à l’État en vue du versement des montants qui seraient décidés par les tribunaux d’arbitrage ». M. Hoss a, d’autre part, déploré le fait que le gouvernement ait renoncé à son droit d’émettre de nouveaux mandats de recouvrement pour les infractions aux contrats en BOT à partir de l’année 2000 (les mandats de recouvrement de 600 millions de dollars émis par le gouvernement couvrent les infractions jusqu’en 1999). M. Hoss souligne qu’en renonçant aux garanties bancaires (portant sur les 600 millions de dollars) et aux nouveaux mandats de recouvrement, le gouvernement a ainsi bradé non moins de 1,2 milliard de dollars.

5 & 6 Décembre 2002
Marseille


18 Octobre:
Intervention du Ministre des Télecoms Libanais au FFA

Privatisation : Le processus sera amorcé fin décembre-début janvier Le marché des télécoms atteindra 3 milliards de dollars

Dans le cadre des Assises économiques francophones, le panel sur les opportunités d’investissements au Liban a été l’occasion hier tant pour le ministre des Télécommunications, Jean-Louis Cardahi, que pour le secrétaire général du Conseil supérieur de la privatisation, Ghazi Youssef, et le conseiller du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Georges Kamar, de dresser un état des lieux de la privatisation au Liban. Une seule chose est certaine et a fait l’unanimité des intervenants : le processus sera amorcé fin décembre 2002-début janvier 2003. Le ministre des Télécoms, Jean-Louis Cardahi, a affirmé que la privatisation n’est pas une cession d’actifs par l’État. Il s’agit d’un transfert de la gestion de certains services du secteur public au secteur privé en respectant les règles du marché et la libre concurrence entre les sociétés. Il a annoncé que les décrets d’application de la loi sur les télécoms seront promulgués avant la fin de l’année, ce qui permettra la création de la société « Liban Télécom » et de l’instance de régulation. « Le gouvernement lancera dans les prochains jours des enchères publiques internationales pour la conversion en licences des contrats en BOT de la téléphonie mobile », a-t-il dit, ajoutant que « les licences, qui seront accordées, n’auront pas un caractère monopolistique. Toute entité souhaitant obtenir une licence pourra le faire si elle remplit les conditions dictées par la loi ». M. Cardahi a réaffirmé qu’il ne permettra pas la création d’un monopole du secteur privé. « Notre objectif de la privatisation est d’assurer d’une part la croissance du marché des télécoms, dont le volume devrait atteindre les 2 à 3 milliards de dollars, et d’autre part la création de nouveaux emplois, et par suite une reprise de l’économie dans son ensemble ». Les revenus du secteur des télécoms, rappelle-t-on, se sont élevés en 2001 à près d’un milliard deux cents mille dollars. Ces revenus sont importants et devraient être utilisés comme un outil pour améliorer la situation financière du Trésor. En réponse à une question sur les propositions avancées par les deux opérateurs de la téléphonie mobile avant sa nomination à la tête du département des télécoms, M. Cardahi a déclaré que les revenus du secteur représentent plus de 40 millions de dollars nets par mois. « Et c’est ce qu’il faudrait prendre en considération. Partant de là, il n’y a pas eu d’occasion ratée pour le gouvernement. »

 

Youssef : Accroître les investissements étrangers
De son côté, le secrétaire général du Conseil supérieur de la privatisation, Ghazi Youssef, a souligné que la privatisation au Liban s’inscrit dans le cadre d’une réforme globale touchant les domaines politique, économique et administratif et visant à développer l’économie en général. « La prise en charge par le secteur privé de certains établissements publics pavera la voie à l’investissement de capitaux étrangers, qui contribueraient à dynamiser l’économie », a-t-il dit. Le cadre légal du processus de privatisation est déjà en place depuis mai 2000. Concernant l’Électricité du Liban, les activités de production et de distribution sont en cours de privatisation. L’appel de manifestation d’intérêts a été lancé ce mois, fixant au 22 novembre le dernier délai pour le dépôt des documents auprès du Conseil supérieur de la privatisation. « La transmission, vu son aspect stratégique, fait l’objet d’une coopération avec les pays limitrophes et restera aux mains du secteur public. Cela n’élimine pas la possibilité d’une gestion concessionnaire par une partie privée », a précisé M. Youssef. Les consultants BNP Paribas sont sur le point d’achever les préparations pour lancer une enchère publique prévue pour la fin décembre-début janvier 2003. Selon la loi n° 462 sur la privatisation de l’EDL, l’octroi d’une licence, rappelle-t-on, se traduit par le droit d’investissement et d’opérations pour une durée de 50 ans maximum, la part initiale accordée au secteur privé ne dépassant pas les 40 % des actions. Pour ce qui est du secteur de l’eau, les concessions des Offices des eaux de Beyrouth et de Tripoli ont été approuvées par le gouvernement et ratifiées par le Parlement. La Société Générale a été chargée à titre de consultant d’élaborer une étude sur la privatisation de l’eau potable et usée sur tout le territoire libanais en forme de concessions accordées à un ou plusieurs opérateurs internationaux.

Marché peu favorable
Dans le secteur du transport, une étude préliminaire a été effectuée par une compagnie française de consultation, la BCOM, pour la privatisation des ports de Beyrouth et de Tripoli. Abordant le thème de la stratégie de la privatisation de l’EDL, le conseiller du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Georges Kamar, a indiqué que BNP Paribas a rédigé un r