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15 février 2008
La France traverse une période "d'incertitude et de confusion", selon Dominique de Villepin
Villepin, Royal, Bayrou signent un appel "pour une vigilance républicaine"
Des personnalités se réclamant de "sensibilités très diverses", dont l'ex-Premier ministre (UMP) Dominique de Villepin, Ségolène Royal (PS) et François Bayrou (MoDem) signent "un appel du 14 février pour une vigilance républicaine" publié dans l'hebdomadaire Marianne.
Affirmant avoir "en commun un certain nombre de convictions et de valeurs", ils entendent notamment réaffirmer "leur attachement au principe républicain" et "leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective".
Ils rappellent également "leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante", "à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information" et enfin "à une politique étrangère digne, attachée à la défense des droits des peuples, soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXIe siècle".
Sans mentionner le nom de Nicolas Sarkozy, cet appel reprend nombre de critiques formulées contre le style de gouvernement ou les grands thèmes défendus par le chef de l'Etat, comme son discours sur la religion.
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Villepin ne se présente pas en 2007 et apporte son soutien à Sarkozy, son frère ennemi
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Villepin tance Sarkozy sur le style de sa présidence
Sous Sarkozy, la présidence "a perdu en concentration sur l’essentiel", a déclaré l’ex-Premier ministre.

Février 2008- L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a jugé lundi 4 février que, depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la présidence "a perdu en concentration sur l'essentiel, c'est-à-dire le service de la France et le service des Français", et que la présence médiatique des conseillers du chef de l'Etat était "un problème".
"Je crois qu'elle a perdu en concentration sur l'essentiel, c'est-à-dire le service de la France et le service des Français et qu'il faut revenir à cet essentiel", a déclaré l'ancien chef du gouvernement lors de l'émission "Le Franc-Parler" sur France-Inter et iTélé (écouter l'émission). "Je pense qu'il est bon que la France mette ce qu'elle a toujours été, c'est-à-dire une ambition, au-delà de tout. Les hommes passent, la France reste".

La prise de paroles des conseillers, "un problème"

Interrogé sur la "peoplisation" de la vie politique, Dominique de Villepin s'est prononcé "pour moins de personnalisation, davantage de défense du bien public, davantage de défense des intérêts de la France, davantage de défense des projets et de la vision de la France"
Il a également estimé que la prise de parole fréquente des conseillers de Nicolas Sarkozy était "un problème".
"Dans la Constitution de la Ve République, c'est vrai que les conseillers n'ont pas vocation à s'exprimer publiquement. Nous avons là un changement par rapport à cette conception traditionnelle de la Ve", a-t-il expliqué. "C'est un changement, à mon avis, qui est source de dérives".
Selon lui, que la présence médiatique des conseillers "soit l'expression de différences, et donc, que cela conduise à des arbitrages et que cela puisse placer le président de la République ou tel et tel responsable politique dans une situation difficile" constitue "un problème". "Nous sommes évidemment devant un problème. Il appartient au président de la République de trancher cette question", a-t-il jugé. (AP)


"S'il n'y avait pas cette affaire (Clearstream), vous n'entendriez plus parler de moi"

Depuis la rentrée, l'ancien chef du gouvernement ne ménage pas ses critiques contre Nicolas Sarkozy.

Octobre 2007- Il ne participera pas, dimanche 16 Octobre, au grand meeting contre les tests ADN organisé par SOS Racisme, Charlie Hebdo et Libération. Dominique de Villepin en avait pourtant envie, mais son agenda médiatique est surbooké. Il sera, en effet, au même moment l'invité du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI.

C'est l'une des surprises de la rentrée politique : personne ne s'attendait à voir monter en première ligne Dominique de Villepin contre le président de la République. Ce gaulliste sourcilleux rompt avec les usages de la Ve République qui veulent qu'un ancien premier ministre observe une période de réserve dans les mois qui suivent son départ de Matignon. Sous couvert de promotion de son récent livre sur Napoléon, Le Soleil noir de la puissance, il critique tous azimuts son meilleur ennemi politique : Nicolas Sarkozy. Car le dernier premier ministre de Jacques Chirac le dit et le répète : « S'il n'y avait pas le dossier Clearstream, j'aurais tourné la page politique et vous n'entendriez plus parler de moi ! »

Au lieu de cela, on l'entend tous les jours. Avec ce déluge de critiques, Villepin a déjà décroché le titre de premier opposant de France selon l'enquête OpinionWay pour Le Figaro (nos éditions du 5 octobre). « On rend toujours service aux gens en les chassant et même en les pourchassant ! »,
clame-t-il avec emphase.

Deux épisodes ont poussé Villepin à adopter cette défense très politique. D'abord, l'examen minutieux des vingt-sept tomes du dossier d'instruction qui l'a convaincu qu'il sortirait de ce dossier avec une relaxe. Et puis, l'entretien qu'il a eu à l'Élysée, le 18 juin (ça ne s'invente pas !), avec Sarkozy. Villepin ne se fait pas prier pour raconter son dernier face-à-face : « Sarkozy m'a dit : »Qu'est-ce que vous voulez ? Un poste de vice-président de l'Europe ?* Je lui ai répondu : »Rien.* J'ai compris, à cet instant, que mon sort était scellé. »

Rendre la monnaie de sa pièce

Depuis, l'ancien locataire de Matignon s'est mué en guerrier. « Je sors de la tranchée pour exercer ma liberté de parole », feint-il de croire en rejetant toute idée de règlement de comptes. À l'évidence, le chiraquien habituellement si prudent n'est pas mécontent de rendre la monnaie de sa pièce à Sarkozy qui ne l'a pas ménagé pendant leurs deux années de cohabitation. Même si Villepin assure mi-sérieux, mi-provocateur : « Je ne m'ennuie jamais avec lui. Nos rencontres figurent parmi les meilleurs moments de ma vie politique ! »


Cela n'empêche pas le biographe de Napoléon de multiplier les formules assassines jusqu'à l'excès. L'ouverture ? « Si cela consiste à aspirer du vieux et de l'usé, c'est voué à l'échec. » La réforme constitutionnelle ? « On a mis le doigt dans un dangereux engrenage. » La nouvelle politique étrangère du président ? « Sarkozy prend le risque de faire voler en éclats l'un des rares sujets de consensus dans le pays. » La surexposition médiatique des conseillers du président ? « M. Guéant est là pour prendre des coups, pas pour se mettre sous les projecteurs des télévisions. » Le style Sarkozy ? Le poète Villepin cite avec férocité le poète Paul Celan : « Jadis, il y avait de la hauteur. » Pour Villepin, Sarkozy a tout faux ou presque.


Pour l'heure, cette stratégie boutefeu laisse l'Élysée et l'UMP de marbre. Si le président lui a sèchement répondu lors de sa dernière intervention à la télévision (« Que M. de Villepin aille s'expliquer avec les juges ! »), l'UMP se tient à distance d'un homme que les députés ont vu partir de Matignon avec soulagement. Quant à son successeur, il préfère l'ignorer : « Les Français se foutent de ce qu'il dit. Si je voulais, je pourrais parler de son budget 2007 et de ce qu'il y a sous le tapis », menace François Fillon. Seule une poignée de fidèles continue de faire vivre la flamme villepiniste : Georges Tron, Hervé Mariton, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen. « On se voit à l'Assemblée ou dans les bureaux de Dominique, avenue Kléber », confie l'un d'eux. Il revoit aussi certains de ses anciens ministres. Il a déjeuné avec François Baroin, revu Christian Jacob et téléphoné à Henri Cuq. Mais les chiraquiens s'étonnent de la stratégie d'un homme dont ils avaient espéré qu'il serait leur candidat à la présidentielle. « Il tape trop tôt, trop fort et de manière trop désordonnée. Il prêche dans le désert », regrette l'un d'eux. Désolé, le même ajoute : « Dominique a un vrai talent pour commenter les grands sujets de politique étrangère. Mais ce n'est pas à lui de descendre dans la mêlée politique alors que Sarko n'a pas encore commis de vraies erreurs. »

Peut-être a-t-il entendu les conseils de ses amis. Toujours est-il que Villepin a renoncé, pour l'instant, à publier le récit politique de son expérience à Matignon.
« C'est trop tôt, convient-il. Je ne veux pas faire de mal à des gens. On verra plus tard. » En 2012 pour la prochaine présidentielle ? « On verra. Si, entre-temps, Sarkozy a réussi, je n'aurais plus besoin de faire de la politique. »
Bruno Jeudy/Le Figaro-11 Octobre 2007


Indigné par l'excessive posture de victime jouée par Sarkozy, Villepin lui écrit au sujet de l'affaire Clearstream

PARIS 21 Septembre 2007 - Dominique de Villepin a écrit à Nicolas Sarkozy pour protester contre ses propos jeudi soir sur l'affaire Clearstream et sa décision de maintenir sa plainte en disant avoir été "sali" par le scandale.

Dans cette lettre transmise à Reuters, l'ex-Premier ministre mis en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse", voit la constitution de partie civile du chef de l'Etat comme une "bizarrerie juridique", soulignant que celui-ci préside statutairement le Conseil supérieur de la magistrature.

"Je veux insister dans ce contexte sur la nécessité d'une très grande vigilance pour éviter toute confusion entre vos prérogatives présidentielles aujourd'hui et ministérielles hier et votre statut de partie civile", écrit-il.

"Je ne suis pas sûr que vos déclarations d'hier aient permis de sortir de cette confusion, pour moi d'autant plus dommageable que d'aucuns s'évertuent depuis trois ans à pointer le doigt vers Jacques Chirac et moi-même", ajoute-t-il.

Dominique de Villepin remarque aussi que le chef de l'Etat s'est estimé "sali" par l'affaire, expliquant qu'il lui avait fallu démontrer à la justice qu'il ne possédait pas un compte bancaire occulte comme le laissaient penser les faux listings Clearstream remis au juge Renaud Van Ruymbeke en 2004.

"Il a fallu que je démontre à la justice de mon pays que je n'avais pas de compte", a dit Nicolas Sarkozy.

En fait, le juge Van Ruymbeke a procédé aux vérifications sans interroger Nicolas Sarkozy, ni le solliciter.

Notant le caractère inexact de cette affirmation, l'ex-Premier ministre s'adresse au chef de l'Etat de manière ironique.

"Que je sache, les commissions rogatoires lancées par le juge Van Ruymbeke correspondent à un travail de vérification confidentiel pour lequel vous n'avez à aucun moment été sollicité. Mais peut-être que tous les éléments ne figurent pas au dossier des juges d'Huy et Pons et dans ce cas, je suis certain que vous ne manquerez pas de leur faire parvenir", écrit-il.

Jeudi soir, Nicolas Sarkozy a exclu tout retrait de la procédure et balayé d'un revers de main les déclarations de son ancien rival. "Le président de la République, il est pas au-dessus des lois, il est pas en dessous non plus (...) je ne sais pas ce que dit M. Villepin, qu'il s'explique devant la justice",
a-t-il lancé.


Villepin vers d'autres horizons

Dominique de Villepin a remis mardi 15 Mai 2007, à 16 heures à l'Elysée, sa démission ainsi que celle de son gouvernement à Jacques Chirac. Nommé le 31 mai 2005 à Matignon, il aura donc été le chef du gouvernement pendant un peu moins de deux ans. Jacques Chirac quittera quant à lui l'Elysée mercredi à 11 heures lors de la passation de pouvoir avec son successeur, Nicolas Sarkozy.


Villepin quitte Matignon deux ans après son arrivée. (Reuters)

714 jours. C'est le temps pendant lequel Dominique de Villepin aura oeuvré à la tête du gouvernement. Un peu moins de deux ans au cours desquels il aura connu une popularité au zénith puis deux crises majeures, celle des manifestations anti-CPE et celle de la révolte des banlieues qui auront mis à mal ses ambitions. Face à la montée en puissance de Nicolas Sarkozy propulsé par le cheval de Troie UMP, Dominique de Villepin a dû se résigner et aura donc conduit la politique de Jacques Chirac jusqu'à son terme pendant que son rival devenait président de la République.

Après avoir donné sa démission au chef de l'Etat qui passera lui-même la main mercredi à Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin n'aura plus qu'à penser à la passation de pouvoir avec son successeur, très certainement François Fillon, jeudi, à Matignon. Il quittera alors ses responsabilités pour se consacrer, dans un premier temps, à l'écriture d'un ouvrage sur Napoléon.

Pour le moment, il n'a rien laissé filtrer de concret sur la suite de sa carrière politique. Premier ministre sans jamais s'être soumis au suffrage universel, Dominique de Villepin a très vite écarté la possibilité de se présenter aux élections législatives. "Fort des convictions qui sont les miennes, je continuerai mes combats, à ma place et là où je serai", a-t-il récemment déclaré comme tout indice...


Dominique de Villepin pense à une autre vie que la vie politique


Le Premier ministre Dominique de Villepin, qui a fait ses adieux le vendredi 11 Mai à la presse, s'est déclaré en pleine forme mais peu désireux de persister dans une vie politique "partisane".

"Comme vous le savez, la première tâche d'un Premier ministre quand il arrive, c'est de faire un test d'effort, parce que la santé ça compte à Matignon!", a-t-il déclaré à la fin d'un discours devant quelques dizaines de journalistes.

"Je viens de faire le dernier test d'effort. Et la machine a sauté. Bonne nouvelle, je pourrai reprendre mon entraînement (...) et préparer un prochain marathon", a ajouté Dominique de Villepin, adepte de la course à pied.

Interrogé un peu plus tard sur son avenir immédiat, Dominique de Villepin a affirmé qu'il ne savait pas encore très bien ce qu'il allait faire de sa liberté retrouvée.

"Matignon n'est pas une agence de placement", a souligné le chef du gouvernement, qui remettra mercredi sa démission à Jacques Chirac, "juste avant que le président de la République transmette les pouvoirs" à son successeur, Nicolas Sarkozy.

"J'ai de la chance : j'ai continué d'écrire, de faire ce qui m'intéresse - voyager, rencontrer des gens. C'est une vie parallèle", a-t-il poursuivi. "J'écrirai, j'ai des tas de projets de rencontres."

Déjà auteur d'un livre sur les Cent Jours, il publie en septembre un nouvel ouvrage sur Napoléon.

Ce diplomate de profession a également dit vouloir continuer à s'intéresser aux grands dossiers internationaux.

"CE N'EST PAS MON TRUC"

Il n'a en revanche pas montré de désir particulier de s'impliquer dans la campagne des élections législatives.

"J'ai des amis", a-t-il confié. "Mais je fais partie de ces gens qui pensent que quand on a terminé quelque chose, c'est terminé. Je ne fais pas partie des gens qui se croient indispensables, qui croient indispensable de revenir."

"Quand on a été dans la vie publique, il est normal de continuer à s'intéresser à la vie politique. Cela dit, la vie des partis, la politique partisane ne m'a jamais intéressée", a souligné Dominique de Villepin. "Je ne vais pas changer."

"La politique, si vous restez dedans, vous vous inscrivez dans la sollicitation permanente. Ce n'est pas mon truc", a-t-il ajouté. "Il y a des gens qui ont besoin de ce contact permanent avec le pouvoir et les palais nationaux, pas moi. Moi, les palais nationaux m'ont toujours barbé (...) Je suis content de redevenir un citoyen comme les autres."

Et se reposer ? "C'est quelque chose que je ne sais pas faire", a répondu Dominique de Villepin.

Restent quelques regrets, dont le plus grand, a-t-il dit, est de ne pas avoir "pu faire davantage pour le chômage des jeunes" - une allusion au contrat de travail "première embauche" (CPE), qu'il a dû retirer au printemps 2006 sous la pression de la rue.

"Quand je vois des gens boire du champagne le soir de l'échec du CPE, je suis surpris et choqué", a-t-il souligné. "Mon plus grand regret est de ne pas avoir été compris sur le chômage."



Alors qu'il se murmure que Dominique de Villepin réfléchirait déjà à l'opportunité de sélectionner une circonscription en vue des législatives de Juin 2007,
il est intéressant de noter les résultats de notre sondage réalisé auprès de 1175 internautes:

par rapport à une candidature à l'élection présidentielle, ne jamais avoir été élu constitue:
Un handicap plus qu'un avantage pour 30%, un avantage plus qu'un handicap pour 22% et ni l'un ni l'autre pour...48%
A la veille de son soutien déclaré à Sarkozy, vous étiez encore près de 80% à espérer une candidature de dernière minute de Dominique de Villepin!

Goulard: le programme Sarkozy "pas sérieux"
Goulard soutient Bayrou
François Goulard, le ministre délégué à la recherche (UMP) et proche de Dominique de Villepin, soutient François Bayrou, selon une information d'Ouest France confirmée par l'interéssé sur RTL. Il est le second ministre du gouvernement Villepin après Azouz Begag à prendre position pour François Bayrou et Il était l'un des derniers ministres à n'avoir pas pris position sur les candidats à la présidentielle. Il est intéressant de noter que Mr Goulard est le co-fondateur du très villepiniste club de réflexion "Réforme & modernité" en compagnie d'Hervé Mariton, député de la Drôme et nommé le jour même ministre de l'Outre-mer suite au mini-remaniement ministériel du 26 Mars.
Deux membres du gouvernement n'ont pas encore annoncé leur choix: l'UDF Gilles de Robien et Jean-Louis Borloo.

Selon le ministre qui vient d'annoncer son soutien à François Bayrou, les dépenses programmées par le candidat UMP ne sont "pas sérieuses". Sur RTL, il se dit également "choqué" par le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale qui a "blessé" certains Français. A ses yeux, Nicolas Sarkozy génère contre lui une "opposition viscérale".


Election présidentielle de 2007

DOMINIQUE DE VILLEPIN

Fils de Xavier de Villepin, sénateur, et de Yvonne Hétier, première conseillère de tribunal administratif, Dominique Marie François René Galouzeau, dit Dominique de Villepin, commence une licence de droit à l'Université de Paris II Panthéon-Assas, entre à l'Institut d'études politiques de Paris et adhère en 1977 au Rassemblement pour la République (RPR). Il intègre en 1978 l'École nationale d'administration (ENA). À sa sortie en 1980, il entame sa carrière de diplomate en tant que secrétaire des Affaires étrangères, puis devient successivement premier secrétaire de l'ambassade de France aux États-Unis, directeur du service de presse de cette même ambassade, premier conseiller de l'ambassade de France en Inde, entre 1984 et 1992.
C'est à cette époque qu'il publie deux recueils de poèmes, en 1986 et 1988.
En 1995, Jacques Chirac le nomme secrétaire général de l'Elysée, puis ministre des affaires étrangères en 2002 et ministre de l'intérieur en 2004. Il incarne l'opposition à la guerre en Irak voulue par les États-Unis : son discours prononcé au Conseil de sécurité des Nations unies lui vaut d'être applaudi.

Dominique de Villepin devient Premier Ministre le 31 mai 2005.


Villepin pressé par ses amis de rester en politique en février 2007

Entre nostalgie et espoir...
"Je viens de lire les dernières minutes de l'actualité de Dominique de Villepin, et je suis ravie d'apprendre qu'il ne participera pas à un gouvernement Sarkosy, si ce dernier était élu... à moins d'un grave accident de parcours, la machine sarkosiste est hélas en route, mais le premier ministre est encore très jeune... maintenant, il doit viser l'horizon 2012, et pourquoi pas en se consacrant à la création de son propre parti politique, avec sa propre vision de la France...
L'idée qu'il évoque de se consacrer aussi à l'international est une excellente chose : Dominique de Villepin président du parlement européen, ou mëme secrétaire général des nations unies...j'y songeais ces jours derniers en regardant les derniers débats de la cession parlementaire à la télévision, où comme souvent le ministre de l'intérieur brillait surtout par son absence...et Dominique de Villepin par sa prestance et par son talent.
"
Témoignage de MM v.W, retraitée, Paris

26 Avril 2007
Dominique de Villepin, qui participera au meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy, s'est livré à un panégyrique inédit du candidat de l'UMP à la présidentielle, saluant l'homme qui permettra à la France "d'aller plus vite et plus loin".

Interrogé sur France Info, le Premier ministre a confirmé sa présence dimanche au palais omnisports de Bercy, à Paris, aux côtés de Nicolas Sarkozy, mais n'a pas précisé s'il s'exprimerait à la tribune.

"Je suis un Premier ministre heureux de voir que sa famille politique est en tête. (...) Je serai ravi d'être à cette occasion avec l'ensemble de ma famille politique rassemblée",
a-t-il dit.

Après un déjeuner de réconciliation à Matignon soigneusement mis en scène mardi, la rivalité entre les deux hommes appartient officiellement au passé.

Fort discret durant la campagne du premier tour, Dominique de Villepin, qui ne dédaignait pas quelques piques à l'adresse de l'ancien ministre de l'Intérieur, se range désormais avec un enthousiasme inusité derrière Nicolas Sarkozy, dont il n'hésite plus à répéter le nom. Jusqu'à épouser son concept de "rupture".

"Pour faire passer un message politique qui est en l'occurrence celui de la nécessité du changement dont tout le monde convient, il faut parfois emprunter des chemins surprenants", a justifié le chef du gouvernement.

"Le mot rupture, qui était pour moi difficilement acceptable il y a quelques mois, aujourd'hui qu'est-ce qu'il veut dire? Il veut dire qu'il faut tout simplement aller plus loin dans la voie de changement et qu'il faut faire différemment sur un certain nombre de sujets. Moi je m'y retrouve tout à fait", a-t-il affirmé.

"Je passe le témoin à quelqu'un qui aujourd'hui peut permettre à notre pays d'aller plus vite et plus loin, Nicolas Sarkozy, j'en suis très heureux. Je fais tout pour que ce passage de témoin puisse se passer dans les meilleures conditions", a-t-il assuré en "Premier ministre heureux".

"UN TEMPS D'AVANCE"

Pour Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy a "un temps d'avance" sur la candidate socialiste Ségolène Royal, dont il n'a jamais cité le nom.

Il est "celui qui offre la réponse la plus mûrie, la plus réfléchie, et donc la plus crédible". "En politique, il n'y a pas de mystère : l'expérience, cela pèse, cela compte. Le fait de connaître les dossiers, le fait d'être aux affaires, le fait d'avoir l'expérience internationale, nationale (...), cela peut faire la différence".

Le Premier ministre a insisté sur le "rassemblement" de la droite, critiquant en creux l'éclatement de la gauche, qui dispose d'un réservoir naturel de voix inférieur à 37% pour le second tour de la présidentielle.

"Le fait de bénéficier d'une logique de rassemblement de l'ensemble d'une famille, d'un grand mouvement populaire (..), c'est aussi un atout. Cela permet de se sortir de la gangue politicienne", a-t-il jugé.

"Quand je regarde la gauche, qu'est-ce que je vois? Je vois beaucoup d'impréparation. Je me dis que décidément pendant cinq ans, la gauche ne s'est pas mobilisée autour de la réponse aux préoccupations des Français. De ce point de vue, Nicolas Sarkozy a un temps d'avance", a-t-il poursuivi.

Dominique de Villepin a loué "la vision" du candidat de l'UMP - "elle s'appuie sur des valeurs, sur une volonté de changement" -, sa "volonté d'une action équilibrée" : "quand il insiste sur ce triptyque croissance-travail-investissement, il montre bien que sur chacun de ces domaines, il faut avancer et avoir une crédibilité".

Nicolas Sarkozy "a indiqué sa volonté d'engager une négociation sociale avec les partenaires sociaux sur des sujets aussi importants que l'égalité salariale, la flexi-sécurité les conditions de travail. On voit bien à quel point le travail est au coeur de son projet", a poursuivi le Premier ministre. "Il propose un calendrier : C'est très important d'être capable de dire aux Français quand on fera les choses et comment".

Bref, Dominique de Villepin est dans "un état d'esprit merveilleusement serein, soucieux de maximiser toutes les chances qui sont celles de ma famille et de Nicolas Sarkozy".

"Pour moi, c'est l'achèvement le plus important. Que ma famille politique, que Nicolas Sarkozy puisse l'emporter au deuxième tour", a-t-il lancé.


Lundi 2 avril

Villepin entre soutien et critique du candidat UMP
Bilan et perspectives : lors sa vingtième et dernière conférence de presse mensuelle en tant que premier ministre, Dominique de Villepin a rappelé son action à la tête du gouvernement et tracé des pistes pour ses successeurs, tout en marquant sa différence.



"Le premier enseignement" de ses deux années à Matignon est que "la politique peut encore changer les choses". Et de citer l'emploi,"priorité absolue" de son gouvernement, estimant qu'il a tenu son engagement. Il a rejeté la polémique sur les chiffres du chômage. Ce taux a été "ramené de 10,1 % à 8,4 % de la population active. Ce sont les chiffres de l'Insee, confirmés par l'OCDE. Au lieu de polémiquer sur les chiffres, essayons plutôt de faire baisser davantage le chômage et de créer davantage d'emplois de qualité dans notre pays", a-t-il ajouté. M. de Villepin a rappelé que le déficit public a été ramené en dessous de 3 % en 2006, et dit miser sur 2,3 % pour 2007. Quant à l'endettement public,"il pourra passer cette année sous les 63 % du PIB", a-t-il estimé.

"AU MILIEU DU GUÉ"

Le "deuxième enseignement" que Dominique de Villepin tire de ses fonctions est que "les Français veulent des choix courageux et modernes, ils veulent renouer avec l'esprit pionnier de la France". "Convaincu que le candidat de notre famille est aujourd'hui le mieux à même de porter ces choix", il s'est dit "à ses côtés", "pour défendre la vision d'un pays qui poursuit rassemblé dans la voie du changement". Il n'a alors pas mentionné le nom de Nicolas Sarkozy, mais il l'avait précédemment cité, estimant qu'avec le ministre de l'intérieur, "nous avons fait avancer les choses" pour l'autorité de l'Etat et la prévention de la délinquance. Questionné plus tard sur le projet de ministère de l'immigration et de l'identité nationale porté par son ancien rival, candidat de l'UMP, il s'est déclaré"pas tout à fait d'accord" sur l'idée d'un portefeuille dédié, préférant, "s'il faut aller plus loin", une "agence de l'immigration", dans un cadre interministériel.

Evoquant diverses réformes, il a estimé que "nous sommes au milieu du gué. Rien ne serait pire que de revenir en arrière, comme le propose aujourd'hui le Parti socialiste". Sur la mondialisation, "nous ne dresserons pas des barrières entre le monde et nous : ce n'est pas possible, ce n'est de l'intérêt de personne", a-t-il prévenu. En allusion au projet de Ségolène Royal et de François Bayrou d'une VIe République. il a appelé à ne pas se "plaindre des institutions", car "c'est en général la volonté qui fait défaut plus que les instruments". Par ailleurs, a-t-il ensuite indiqué aux journalistes, "le gouvernement n"est pas une caserne", et ses ministres sont libres de soutenir François Bayrou. Lui, leur a toutefois rappelé que le président de l'UDF avait fait voter la censure contre le gouvernement.

TROIS PRIORITÉS

Selon le premier ministre, le prochain gouvernement devra apporter aux Français "de l'action et des résultats", car avec le quinquennat,"le rythme de l'action publique a changé" :"Tout ce qui concerne l'emploi, la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d'achat des Français me paraît prioritaire, a-t-il ajouté. Soyons capables de garder les outils et les réformes qui ont apporté la preuve de leur efficacité pour nous consacrer à de nouveaux chantiers".

Il a conclu sur"l'immense honneur" de conduire le gouvernement, remerciant le chef de l'Etat et "chaque Français", promettant d'être "toujours à leur service, où que [ses] choix le conduisent". Lesquels ne seraient pas encore arrêtés : il a dit souhaité reprendre l'enseignement, mais celui-ci ne sera pas son activité principale.


16 Mars 2007
Villepin plaide à Harvard pour une "véritable gouvernance mondiale"

Pour renforcer le multilatéralisme, Dominique de Villepin s'est déclaré favorable à la création, à terme, d'une "véritable armée" des Nations unies.
Dominique de Villepin, qui soigne sa stature internationale aux Etats-Unis, a plaidé à Harvard pour l'émergence d'une "véritable gouvernance mondiale", passant notamment selon lui par "un partenariat d'égal à égal" entre les Etats-Unis et l'Europe.

Le Premier ministre français, qui a rencontré à New York le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et l'ex-président américain Bill Clinton, reconverti dans l'aide au développement, était invité à prendre la parole en anglais dans cette prestigieuse université proche de Boston (nord-est), sur le thème "Les Etats-Unis et l'Europe face à un ordre mondial en mutation". Il a ainsi estimé que le règlement collectif des crises au Moyen Orient constituait "une urgence absolue dont dépend l'équilibre mondial". Ces différentes crises -Irak, Iran, Liban, conflit israélo-palestinien- "ont leur logique propre mais elle sont liées".
"Nous devons donc les traiter séparément" mais "simultanément".

Sur l'Irak, M. de Villepin a ainsi réaffirmé que si la situation est "trop dégradée pour espérer une issue immédiate", il fallait opter au plus vite pour un "calendrier" de retrait des troupes étrangères, qui devrait intervenir, selon lui, "d'ici un an".
"C'est la condition pour que les Irakiens sentent que leur avenir est entre leurs mains et s'engagent sur la voie d'un retour à la souveraineté nationale", a-t-il dit.

Fixer un calendrier, telle est également à ses yeux une issue possible au conflit israélo-palestinien. M. de Villepin a plaidé pour "un horizon fixe pour la création de l'Etat palestinien", avec une date qui "doit être assez rapprochée".

Celui qui a porté, en 2003 à la tribune de l'ONU, le "non" de la France à l'intervention militaire américaine contre Bagdad, n'a pas manqué d'adresser quelques messages destinés tout spécialement à la Maison Blanche, invitée à "mieux prendre en compte la réalité du monde". "Aucun pays ne peut aujourd'hui imposer seul un nouvel ordre mondial", a-t-il dit, en réclamant la création d'une d'une "véritable gouvernance mondiale".

Si les Etats-Unis reste "la première puissance" mondiale, M. de Villepin a affirmé que "la guerre en Irak a brisé l'image de l'Amérique" et "détérioré celle de l'Occident tout entier".Pour autant, à ses yeux, "l'Europe est le seul allié global" de Washington. "Ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous divise. Nous partageons les valeurs fondamentales: la démocratie, les droits de l'Homme, une même conception de la place de l'individu dans la société (...)
A nous de construire un partenariat d'égal à égal", a-t-il dit.

Conscient d'être devenu il y a quatre ans la bête noire des conservateurs américains, M. de Villepin a lancé: "à titre personnel, je veux vous dire, moi qui ai habité aux Etats-Unis, moi qui aime votre pays, que l'Amérique reste un rêve pour beaucoup de peuples dans le monde".


12 Mars 2007
Dominique de Villepin se rallie à Nicolas Sarkozy

«Je suis aujourd'hui avec Nicolas Sarkozy pour défendre les idéaux de notre famille politique et pour que le choix des Français soit le plus éclairé possible». Dominique de Villepin a profité de son passage sur Europe 1 où il commentait l’allocution de Jacques Chirac, pour officialiser son soutien au candidat de l’UMP.
Dominique de Villepin a donc attendu que Jacques Chirac fasse part de ses intentions avant de se prononcer lui-même. Et la raison de son soutien est simple : «c’est l'idéal politique de ma famille politique, c'est mon engagement». Dominique de Villepin sera donc «aux côtés» de Nicolas Sarkozy. «Nous avons été ensemble au gouvernement, nous serons ensemble dans cette bataille», a t-il expliqué.

Villepin dresse le bilan et fixe un programme
Le Premier ministre a délivré le 26 février et pour la première fois, devant les membres du Conseil économique et social, son discours sur l'état social de la Nation. A la tribune du palais d'Iéna à Paris, Dominique de Villepin est revenu sur ses actions à Matignon. Il en a aussi profité pour intervenir dans la campagne présidentielle tel un véritable candidat >> lire...

Dominique de Villepin n'intégrerait pas un gouvernement Sarkozy
Paris, 20 Février 2007- Dominique de Villepin a déclaré qu'il ne participerait pas au gouvernement de Nicolas Sarkozy si le candidat de l'UMP accédait à l'Elysée.
"Dans son gouvernement, certainement pas", a déclaré le Premier ministre sur RTL, avec certitude et conviction.

"Il ne faut pas revenir en arrière. Il y a beaucoup d'autres façons de servir ses idéaux, sa famille politique", a-t-il souligné, restant flou sur ses intentions. "Je ne crois pas vraiment que la politique, ce soit la logique du tourniquet. (...) Il faut inventer de nouvelles choses, de nouvelles façons de servir", a poursuivi le chef du gouvernement.

"J'ai envie de m'engager dans des domaines très divers, au service de la paix, de la justice, de la culture. (...) Il y a plusieurs façons de servir la planète et la France", a-t-il dit, saluant notamment l'oeuvre de Mohammed Yunus, "le banquier des pauvres" et prix Nobel de la paix.



Le Figaro édition du 12 Février 2007-
Photo R. de la Mauviniere/AP
Villepin dénonce "l’irresponsabilité" du programme Royal

Accusant les mesures de la candidate socialiste d’engendrer une "dépense publique inconsidérée", le premier ministre propose d’inscrire le principe de désendettement dans la constitution.

«Faut-il revenir aux errements du passé ?», a demandé Dominique de Villepin à l’issue de la 2e Conférence nationale des finances publiques qui s'est tenue le Lundi 12 Février 2007.
«Nous avons tous payé très cher l'irresponsabilité». Selon lui, plusieurs des propositions de Ségolène Royal sont irréalistes, citant comme exemple la proposition de réunir EDF et GDF qu’il qualifie d’«inacceptable». Il a regretté que la candidate socialiste ne dise «rien sur leur financement global».

Insistant sur ce qu’il qualifie d’«enjeu vital», il a estimé que la dette publique doit servir uniquement à financer l'investissement. Dans son discours, le premier ministre a également affirmé que le déficit public français serait «sans doute inférieur à 2,7%» du PIB en 2006. Le ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Breton, indiquant de son côté que le chiffre «devrait approcher 2,6%».

Dominique de Villepin a fixé comme objectif 2,5% pour 2007. «Ce taux n'est pas un objectif quelconque. C'est le niveau à partir duquel la dette cesse de croître», a-t-il expliqué.

Enfin il s’est dit «convaincu [de pouvoir atteindre] un taux d'endettement de 55% dès 2012».
Fin 2006, la dette de la France s'établissait à 64,6% du PIB, selon les chiffres de Bercy, qui compte la réduire d'un point en 2007 (à 63,6%).



Villepin affiche ses ambitions
Dans une interview aux Echos le 12 Janvier, le premier ministre expose, à la veille de l’investiture de Nicolas Sarkozy comme candidat de son parti,
un véritable programme de gouvernement pour les années à venir.

En 2007, Villepin veut être utile, mais «en toute liberté». Le premier ministre, qui «souhaite se rendre» dimanche au congrès d’investiture de l’UMP sans avoir participé au vote, compte bien faire entendre sa voix dans la majorité. Et défendre son bilan, qui constitue la preuve, selon lui, «que l'action politique peut encore changer les choses et donner des résultats».Dans une interview aux Echos, il décline ses propositions. Car pour lui, le «bon projet de l’UMP» ne suffit pas. Il faut encore «l’enrichir» pour pouvoir l’emporter.

Et c’est avec des accents à la Kennedy que Dominique de Villepin annonce «la prochaine frontière d'ici cinq ans» : un taux de chômage à «6%». Il donne même les moyens pour y parvenir : fusion ANPE-UNEDIC, réforme des allocations, et développement d’une «flexi-sécurité à la française sur le modèle du contrat nouvelle embauche», dont il propose «l’élargissement». Un élargissement qui ne fait pas partie du programme de l’UMP.

Ses recommandations sur le fait de «travailler plus longtemps» pour permettre la stabilité du régime de retraite, ou sur la réforme «au cas par cas» des régimes spéciaux de retraites sont autant d’exemples que le premier ministre n’a, comme le regrettait dimanche Patrick Devedjian, «pas renoncé».

Du moins à peser sur la campagne. «Le rassemblement doit se faire dans le respect de chacun», plaide le premier ministre. Il explique également qu'il ne s'est pas prononcé en faveur de Nicolas Sarkozy du fait de son statut de «premier ministre de Jacques Chirac», qui l'oblige, selon lui, à attendre que le chef de l'Etat se prononce.

7 Janvier 2007
Le 14 Janvier, Villepin ne votera pas Sarkozy


19 Novembre 2006
Villepin: ''Nous ne sommes pas au bout du débat'' sur le candidat UMP

Pour le premier ministre, invité sur France5 dimanche, le débat sur le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle de 2007 est loin d’être terminé. Il estime également que le calendrier de la désignation ne doit pas être brusqué pour répondre à l’élection de Ségolène Royal au PS.
« Nous ne sommes pas au bout du débat politique en ce qui concerne l'éventuel candidat de notre famille politique », a déclaré dimanche Dominique de Villepin, qui était l’invité de l’émission Ripostes. Il a ajouté qu’à ses yeux, « rien n'est joué » dans la course à l’Elysée.
« Je ne crois pas que les Français soient entrés dans le choix présidentiel », a-t-il ajouté. Interrogé pour savoir si les deux candidats principaux risquaient d'être Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, il a dit n’être « sûr de rien ». « Si on croit les sondages, on les retrouvera, mais rien n'est écrit », a-t-il ajouté, mettant en garde contre les enquêtes d'opinion qui souvent « se trompent ».

Respecter le calendrier

Répondant aux voix qui, au sein de l’UMP, estime que le candidat « soutenu » doit être désigné au plus vite pour répondre à l’élection de Ségolène Royal lors de l’élection interne du Parti socialiste, le premier ministre a également déclaré qu’il faut « respecter le calendrier ». « Il y a des règles. Notre famille s'est entendue pour choisir un calendrier. Il faut le respecter, sans préempter les choses », a déclaré Dominique de Villepin. Selon lui, il faut laisser au débat le temps d' « évoluer », afin que « des questions nouvelles » émergent. D'ailleurs, il estime que l'élection de Ségolène Royal si tôt dans la course à la présidentielle est une ''erreur'' de la part du PS.
Concernant sa future conduite, Dominique de Villepin a assuré que « l'exigence consiste à mettre toutes les forces en commun », notamment quand on réfléchit « à d'autres idées qui vous paraissent plus dangereuses ». « Nous verrons comment les choses se présentent au début de l'année », a-t-il ajouté. Selon lui, l’éventualité de deux candidatures concurrentes au sein de la majorité relève de la « politique fiction ».

Villepin met en garde Sarkozy

Le chef du gouvernement a par ailleurs estimé qu'il n'est pas dans l' « intérêt » de Nicolas Sarkozy de rester au gouvernement s'il est désigné candidat de l'UMP à la présidentielle. Dominique de Villepin a observé qu’il était « déjà arrivé » qu’un candidat officiel à la présidence de la République reste au gouvernement. Ce fut le cas de Valéry Giscard d'Estaing.. « Mais mon sentiment est que ce n'est pas son intérêt », a-t-il ajouté.
Sans jamais attaquer de front Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin ne lui a pas moins adressé quelques piques, qualifiant d'"erreur" la stratégie consistant à "aller pêcher dans les eaux du Front national", au moment où certains chiraquiens jugent le programme UMP trop à droite. Il a par ailleurs indiqué ne pas croire que "la rupture", thème cher au président de l'UMP, "soit la bonne solution" en matière économique.


29 septembre 2006
Réecoutez l'intervention de Mr de Villepin sur RMC


Alors que Nicolas Sarkozy plaide la rupture, Dominique de Villepin plaide, lui, dans un entretien publié mardi 26 septembre dans La Tribune, l'équilibre "entre les exigences économiques et les attentes sociales", et voit quatre enjeux majeurs pour l'élection présidentielle de 2007 : l'innovation, l'emploi, le pouvoir d'achat et la dette. Interrogé sur l'opposition entre sa volonté d'"équilibre" et la notion de rupture, le premier ministre dit : "Ce qui est essentiel pour moi, c'est ce qui fonde notre identité (...). Comment faire des propositions fortes et innovantes tout en restant fidèles à nous-mêmes ? C'est tout le défi des années à venir."


Précisant sa pensée, Dominique de Villepin indique : "Pour les Français, l'économie doit être au service d'un modèle de croissance et de justice sociale, ce que j'ai appelé la croissance sociale", estimant que cette question "sera sans doute l'un des grands enjeux des prochains débats" de la campagne présidentielle.

L'EMPLOI, LE POINT-CLÉ DES QUATRE THÈMES DU PREMIER MINISTRE
Estimant qu'il "est trop tôt pour savoir" sur quels grands thèmes se jouera l'élection, le premier ministre regrette "qu'en matière économique, les vrais débats ne soient pas encore posés". Il distingue cependant ces quatre enjeux, détaillant ses objectifs qui sonnent comme un programme de campagne. Sur l'emploi, il rappelle la nécessité de parvenir au plein-emploi, soit à un taux de chômage autour de 6 %, se disant "convaincu que nous pourrons y parvenir pas à pas" en créant non seulement "de nouveaux emplois" mais de "bons emplois, en refusant la précarité". Dominique de Villepin réitère sa volonté de passer sous la barre des deux millions de chômeurs "au premier trimestre 2007". Le premier ministre avait annoncé cet objetif pour la première fois fin juillet, lors d'un déplacement à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise). Pour y parvenir, "il faut concentrer tous nos efforts sur les points durs : les chômeurs de longue durée, les jeunes sans diplômes ni qualification à qui on ne propose rien, les salariés de plus de 50 ans qui se heurtent à l'indifférence ou aux discriminations", a-t-il précisé.

Concernant l'innovation, Dominique de Villepin indique qu'il faudra agir pour que "les entreprises multiplient par deux leur effort de recherche dans les années à venir". Sur le pouvoir d'achat, "il s'agit d'un vrai choix de société", affirme le chef du gouvernement. "Nous n'avons pas trouvé le bon équilibre entre les résultats des entreprises et la rémunération du travail", souligne-t-il. Pour ce qui concerne l'endetteme