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Espaces de la phénicité d'hier et d'aujourd'hui
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La Phénicité: une constante culturelle fondamentale de l’identité libanaise
Le passé phénicien n’a pas à être prouvé historiquement puisque les traces multiples sont toujours là pour en témoigner, d’autant plus que l’héritage phénicien est prestigieux à conserver et à
s’en réclamer et qu’il concerne la majorité des Libanais, toutes communautés confondues.
Les Phéniciens ont inventé le premier alphabet phonétique, qui est à la base de tous les alphabets modernes aujourd’hui tant en Orient qu’en Occident, y compris l’alphabet arabe. Il a bien fallu qu’un peuple invente le premier alphabet phonétique (1100 av. J-C) pour que les autres peuples puissent au fil du temps établir leurs langues respectives. Il n’y a pas de langue écrite avant l’alphabet phénicien. Il y a bien sûr l’alphabet cunéiforme en Mésopotamie (clous) et l’alphabet hiéroglyphique en Égypte (pictogramme et idéogramme), mais ce ne sont pas à proprement parler des langues accessibles et transmissibles. La langue phénicienne par ailleurs n’est plus pratiquée de nos jours. Il n’y a donc aucune contradiction à être descendants des Phéniciens d’hier et à être arabes culturellement (linguistiquement) aujourd’hui. Par ailleurs, les Phéniciens ayant habité la même contrée géographique que le Liban d’aujourd’hui (six villes importantes identifiées sur la côte phénicienne dont quatre au Liban : Tyr, Byblos, Sidon et Beryte et deux en Syrie :
Ougarit et Arwad) ont légué aux Libanais leur vocation de médiateurs culturels et commerciaux.
Cette interaction entre l’histoire (prouvée) et la géographie (constante) fait partie intégrante de l’identité libanaise
.
Texte de Bahjat Rizk, attaché culturel du Liban auprès de L'Unesco.

Les cités du berceau de la Phénicie

Tyr

Tyr (en Anglais: Tyre, en Allemand: Tyros ou Tyrus, en Phénicien: S,ur, en Hébreu: Tzor, en arabe : S,u-r
ou Sour, en Hébreu Tibérien: S,o-r, en Akkadien: Surru, en Grec : Týros, en Turc: Sur) est un port Phénicien dans le Gouvernorat (Mouhafaza ou Mofahazat) de l'actuel Sud Liban. Le nom de la ville signifie "rocher"
en Phénicien. Elle est situé à environ 80 km au Sud de Beyrouth, à 35 km au Sud de Sidon (Saïda) et
à quelques kilomètres au Sud du Litani (ou Léontes).

Face à la ville insulaire de Tyr se trouvait une deuxième bourgade continentale, Uzzu, c'est dans cette bourgade que les habitants allaient puiser l'eau potable qui était transportée à Tyr par bateau. La ville insulaire fut bâtie sur un îlot rocheux entouré par la mer de tous les côtés, d’où son nom "SR" "le rocher". Elle était séparée du continent par une distance de 600 m.
C'est le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) qui fera réunir les deux cités, au cours de son siège de la ville en 332, pour n'en former qu'une.

La ville insulaire possédait de deux ports, un au Nord "le port Sidonien" et l'autre au Sud "le port égyptien". Cette île-ville au milieu de la mer était fortifiée, avec une muraille 4,50 m de haut, celles-ci est appelée à l'origine Ushu et plus tard, Palaetyrus, par les Grecs. Du fait de ses deux ports, la ville possédait une extraordinaire puissance maritime où se croisaient toutes les marchandises connues dans l'Antiquité. Tyr fabriquait en abondance des tissus et de la verrerie. La ville était particulièrement connue pour la production d'une rare et très coûteuse sorte de teinture mauve, produite par un coquillage, le murex, connu sous le nom de violet Tyrien.

Aujourd'hui, Tyr est la quatrième plus grande ville du Liban. Au Nord de Tyr la rivière Nahr el Qasmiyé, qui est la partie inférieure du Nahr el Litani, constituait la frontière Nord entre le royaume de Tyr et celui de Sidon lorsqu'ils se sont séparés. Cependant la frontière Nord s’est quelques fois élargie jusqu’à Sarepta (ou Sarepte ou Serepta ou Zarephath) voire un peu plus. Tyr sera occupée par les Égyptiens, puis les Hittites et comme beaucoup de ses confrères du littoral elle sera ravagée par les Peuples de la mer. Elle est ensuite reconstruite par les habitants de Sidon. Jusqu’au XIVe siècle, elle va assurer l’hégémonie sur les ports de la Phénicie méridionale. La ville possède de nombreux sites antiques, y compris son hippodrome Romain qui a été ajouté sur la liste des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979 (Résolution 459).


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Byblos

Étymologie
Byblos est le nom donné par les Grecs (Byblos ou Biblos) à l'ancienne ville de Gebal. Ils la nomment ainsi parce que c'est grâce au port de Gebal que les papyri Égyptiens, qu'ils appelaient bublos, étaient importés en Grèce. La cité porte bien d'autres noms : Pour les Égyptiens elle est : Kpn Képen ou Kében ou Kupna ; Pour les Assyriens, dans les textes cunéiformes c'est : Goubla ou Gubla ; En Hébreu, dans l'Ancien Testament c'est : Gebal ou plutôt Gubla ; Aujourd'hui pour les arabes c'est : Jbeil ou Jubail ou Gubayl ou Joubayl. Ce mot ''Jbeil'' veut dire "montagne", mais le nom de la ville pourrait aussi signifier "puits de Dieu".
Enfinles Européens lui donnèrent le nom de Gibelet (ou Giblet) pendant les Croisades. Dans l'Ancien Testament on la trouve citée dans le Livre des Rois (5:32), se référant à la nationalité des bâtisseurs du Temple de Salomon (970-931) et dans Ezéchiel (27:9), se référant à la richesse de Tyr.

Localisation, civilisation
Byblos est une ancienne cité de Phénicie. Elle se situe aujourd'hui sur le site de la ville moderne de Jbeil, qui est donc un nom descendant directement des Cananéens, dans le gouvernorat du Mont-Liban (Actuelle Liban), sur la côte Méditerranéenne, à environ 40 kilomètres au Nord de Beyrouth. Dès le IVe millénaire Byblos est un centre commercial actif, trafiquant surtout avec l’Égypte avec laquelle elle exporte du bois du Liban et importe des papyri. Ce rapprochement avec l’Égypte a un effet durable sur l’art et la culture de Byblos. Elle fait aussi commerce de textile et de vêtement avec la Mésopotamie, notamment avec la ville de Mari et également avec les Minoens de Crête.

La ville va développer rapidement son commerce grâce notamment à l'utilisation de l'écriture. Des preuves archéologiques de Byblos, qui remontent à environ 1200 av.J.C, montrent l'existence d'une écriture alphabétique Phénicienne de vingt-deux caractères. Un exemple important de cette écriture (Et le plus ancien trouvé à ce jours) se trouve sur le sarcophage du Roi Ahiram. L'utilisation de l'alphabet s'est propagé par les Phéniciens par l'intermédiaire de leur commerce maritime dans les parties de l'Afrique du Nord et en Europe. Les souverains Amorrites de Byblos se firent enterrer dans des tombeaux avec des objets Égyptiens (Tombeau d’Ahiram).

Religion
Byblos fut le principal centre de culte d'Adonis, un mortel, amant d'Aphrodite. Il est associé à la rose et au myrte. Il était le fils de Cinyras, Roi de Chypre, et de la fille de ce dernier, Myrrha. Il jaillit de sa mère transformée en arbre à myrrhe en punition de son inceste. Un jour Adonis, aimant chasser, parcourant la forêt, affronta un sanglier. L'animal blessé le chargea et le jeune Adonis s'effondra, blessé mortellement à la jambe. Une goutte de son sang tomba par terre, alors Aphrodite versa une larme sur la goutte de sang qui donna naissance à l'anémone. Cette scène est sensé s'être déroulée près de Byblos. C'est pourquoi on y célébrait une fête grandiose tous les ans commémorant cette résurrection. Les festivités duraient deux jours. Le premier était consacré au deuil et le deuxième à la joie. Seules les femmes prenaient part à la cérémonie. Adonis était appelé Thammouz en Syrie et en Phénicie.

Du fait de son importante et très longue relation avec l’Égypte, Byblos s'imprégna des traditions relieuses de cette dernière et devint un centre religieux important où l‘on pratiquait le culte d’Osiris. À l'inverse, la ville donnait une part importante au culte de Resheph (ou Rashshaf ou Rasap ou Reshef), un Dieu Cananéen de la peste et de la guerre, associé à la foudre et donc aussi interprétée comme une divinité météorologiques. Il y possédait un grand temple qui sera détruit à l'époque du Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323). Resheph devint populaire en Égypte sous le règne du Roi Amenhotep II (ou Aménophis II, 1428/27-1401, XVIIIe dynastie), où il servit en tant que Dieu de chevaux et des chars. Adoptée initialement dans le culte royal, Resheph devint une divinité populaire à la période Ramesside.

Toute L'histoire de Byblos...>>> lire la suite...

Sidon
Sidon (En Phénicien Sydwn ou Saidoon, en arabe : Sayda- ou Saïda) est une ville de Phénicie sur la Méditerranée, elle fut bâtie en partie sur une île. Elle est aussi appelée Sagette ou Sayette durant les Croisades (Nom donné par les Francs) et Sidon dans la Bible. Elle est la troisième plus grande ville du Liban. Elle est située dans le gouvernorat du Sud du Liban, à environ 40 km au Nord de Tyr et à 40 km au Sud de la capitale Beyrouth. Son nom signifie "pêcherie". La ville était construite sur un promontoire s'avançant dans la mer. Ce fut le plus grand port de la Phénicie sous son Roi Zimrida, au XVIIIe siècle.

Vers 1200, elle fut prise par les Philistins et ce fut Tyr qui passa au premier plan. Elle possède une longue
et riche histoire et traversa les siècles avec des destinées diverses au contact des différents peuples qui la contrôlèrent comme : Les Phéniciens, les Assyriens qui la ruinèrent en 677, les Perses Achéménides, les Macédoniens, les Séleucides, les Romains et plus tard les Croisés, les arabes, les ottomans, les Français etc... Les Rois Eshmounazar II (ou Eshmun'azar ou Eshmunazar) dont le tombeau a été découvert en 1855
et Tabnit y furent enterrés.

C'est aujourd'hui une ville de 200 000 habitants, principalement des musulmans sunnites, chiites, Gréco-catholique et maronite. La cité offre aujourd'hui une multitude de vestiges à visiter comme : Le Château de la mer, le Château de la terre (Château de Louis IX Saint-Louis, 1228-1270), le temple d'Eshmoun dont l'édification remonte au VIIe siècle av.J.C, la médina (La ville médiévale), la colline de Murex, le musée du savon, le Khân el-Franj "La maison des Français" (Ancien consulat de France) etc... Homère (Poète Grec de la fin du VIIIe siècle av.J.C) a salué l'habileté des artisans de la ville dans la production de verre et la fabrication de teinture pourpre.

Toute L'histoire de Sidon...>>> lire la suite...


Tripoli
Tripoli (en Grec : Tripolis, en arabe : Trablous ou T,ra-blos ou T,re-blos ou T,ro-bles) est la seconde ville
du Liban moderne, située au Nord de Batroun et Cap-Lithoprosopon (Nord du Pays), à 85 kilomètres de Beyrouth. Aujourd'hui, Tripoli est également connu sous le nom de Al-Fayha'a, dérivé du verbe arabe Faha qui est utilisé pour indiquer la propagation d'une certaine odeur.

La cité est réputée pour ses vastes vergers d'orange. Au cours de la saison de la floraison, le pollen des fleurs d'orange est transporté dans l'air et propage une odeur qui peut se sentir partout dans la ville et sa banlieue, d'où le nom al-Fayha'a. La ville possède un grand port commercial qui se trouve sur le territoire d'une autre commune, El-Mina, inséparable de Tripoli, bien qu'aillant son autonomie. Les deux villes sont géographiquement réunies pour former le Grand Tripoli.

Dans les temps anciens, elle était le centre d'une confédération Phénicienne qui comprenait : Sidon, Tyr et l'île-ville d'Arwad (ou Aradus ou Arados ou Arvad ou Arpad ou Antioche en Pieria ou île de Ruad), d'où le nom de Tripoli, du Grec signifiant "triple ville". Plus tard, elle a été successivement contrôlé par l'Empire Assyriens, les Perses Achéménides, les Séleucides et les Romains, l'Empire seldjoukide, les Croisés, les Mamelouks
et l'Empire ottoman.

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Baalbeck (aujourd'hui capitale de la région de la Bekaa), Botrys (aujourd'hui Batroun, entre Tripoli et Byblos), Beyrouth (aujourd'hui capitale du Liban), et Sarepta (entre Saida et Tyr, aujourd'hui Sarafand) sont les autres principales villes phéniciennes situées sur la côte libanaise.
Sarepta est un site phénicien essentiel par rapport à Tanit puisque c'est ici qu'ont été trouvées
les inscriptions validant les origines primitives de la déesse dans cette cité.


La vallée sainte de la Qadisha, point de départ du
chemin qui mène de Tanit/Astarté à Miryam/Marie?

Morceaux choisis de Khalil Gibran : une biographie, Albin Michel,
Jean-Pierre Dahdah, 1994, pp. 21-26.
Le Berceau de l'Antique Miryam
A Bcharré, entre ciel et terre, l'eau bouillonne dans des gouffres sans fond et fuse dans la fraîcheur des sources. La poésie de Gibran coula de ces mêmes sources haut perchées à l'eau filtrée par les racines de ces arbres, mamelles de la terre qui aspirent au ciel...
L'étrange dentelle que cette montagne dessine sur un azur pur et les couleurs vives dont elle se pare au fil des saisons ont marqué au cœur le petit Gibran.

Ces deux grandes composantes de la nature à Bcharré, la montagne et la vallée, on les retrouve dans l'imagination de Gibran, incarnées dans son art et sa littérature. Au niveau de la personnalité de Gibran, la montagne a une dimension verticale coïncidant avec son rôle de prophète prométhéen à l'avant-garde du monde, et la vallée, une dimension utérine correspondant à son caractère maternel et orphique. Lieu d'hégémonie du maronisme, soutien des Croisés, Bcharré allait connaitre diverses fortunes au cours des siècles ; il en resta de nombreux couvents. Lamartine disait : “ A chaque détour du torrent où l'écume laissait un peu de place à la terre, un couvent de moines maronites se dessinait, en pierres d'un brun sanguin sur le gris du rocher, et sa fumée s'élevait dans les airs entre les cimes de peupliers et de cyprès.”
. En ce qui concerne les monuments religieux, notons d'abord que des sept croix qui “ gardaient Bcharré ”, il n'en reste que trois. A Bcharré s'élèvent aussi sept églises et trois couvents ainsi que des vestiges d'un temple phénicien... Le Père Henri Lammens, l'éminent orientaliste belge, suggère l'idée de maison d'Astarté, comme étymologie pour Bcharré, Bayt Chara ou Achéra, “ maison d'Ishtar ”, et nous signale l'existence de plusieurs vestiges qui remontent aux Phéniciens, aux Grecs et aux Romains. Par ailleurs Jean Bottéro nous signale qu'Ishtar fut assimilée à la planète Vénus.
Vue l'altitude de ce village, il se pourrait qu'à l'origine ce temple eut été un centre astrologique. Ainsi en mer, les Phéniciens prenaient l'Etoile du Matin comme guide suprême. Et au pied des Cèdres, ils orientaient leurs vœux vers un temple élevé au nom de leur propre Vénus, Achéra. Qui est donc Achéra ? C'est une divinité féminine du très antique panthéon de l'Asie occidentale. Dans la tradition la plus ancienne d'Ougarit, elle est l'épouse de El, le père des dieux. Elle-même est donc considérée comme la “ mère des dieux ” ; on la dit aussi “ la Dame de la Mer”. Or, Maryam signifie elle aussi en langues sémitiques “ Dame de la Mer ”, Mar Yam. Plus tard, on confond Achéra avec Ashtart ou Ichtar, fille de Sin, dieu lunaire des Sumériens, et sœur du dieu solaire Chamach. Elle est alors généralement honorée comme la déesse de l'amour et de la fécondité que connaîtront encore les Grecs sous le nom d'Astarté. Les Grecs reconnaissaient volontiers en elle Aphrodite, déesse de la fécondité et de l'amour. Comme les “ achéras ”, les “ astartés ”
sont des images ou des symboles de cette divinité païenne...

Mais le plus souvent, c'est du symbole d'Achéra qu'il s'agit : “ le pieu sacré ”, qui peut d'ailleurs être un arbre, planté à côté de ses propres autels ou à ces hauts lieux consacrés au culte de multiples idoles.
C'est l'ensemble de ces images, pieux ou arbre sacré et autres stèles païennes dites souvent “ horreurs ” ou “ ordures ” que désignent les termes pluriels “ achéras ” ou “ astartés ” dans la Bible...Dans la mythologie cananéenne Baal est d'abord le dieu des montagnes. L'alternance des saisons fait attribuer “ la morte saison ”, mois de sécheresse et de stérilité, à la victoire de Môt, le dieu du monde souterrain, celui de la mort ; à celle de Baal, ressuscité avec les pluies bienfaisantes d'automne, l'éclatante vigueur du printemps qui promet les riches récoltes. La confusion Achéra-Ashtart, puis Achtart-Astarté voire l'assimilation Astarté-Aphrodite-Vénus, fera le reste : le mythe de Baal ressuscitant chaque année confondu avec le mythe babylonien de la résurrection annuelle de Tammouz, deviendra à travers les âges celui d'Adonis (Baal-Tammouz) qui ressuscite quatre mois par an pour l'amour de Vénus-Aphrodite (Achéra-Astarté). Quoiqu'il en soit, avant que ne s'affine la mythologie grecque ou latine, le culte de Baal apparaît très répandu à travers tout l'Orient biblique. Si bien que le nom de cette divinité païenne finit par désigner le “ dieu ” par excellence et parfois, dans la bouche de ses fidèles, le vrai Dieu lui-même.Ce Baal fut dénoncé par les écrivains sacrés et maudit par les prophètes ; le prophète Daniel le qualifia du “ dieu favori des femmes”. Pour eux souvent tous les faux dieux et les idoles de toutes formes qui les symbolisent, deviennent des “ baals” ; comme toutes les divinités féminines et leur symboles des “ ashéras ” ou des “ astartés ”.

En fait, tout prédestinait le village de Bcharré à être chrétien avant l'heure.
Sa vénération de l'arbre-cèdre, ce pieux sacré d'Achéra, sa croyance en la virginité de
celle-ci, mère des dieux, et en son fils, Adonis, le ressuscité du Printemps, ainsi que son rite de célébrer au pied du Cèdre-Marie la Transfiguration du Nazaréen, et enfin sa tradition de représenter Jésus au cœur d'un cèdre, le bois de la croix du Christ, tout ceci nous invite à repenser la genèse du Christianisme.

Il n'est pas étonnant de constater que Jésus, selon Gibran dans son livre Jésus Fils de l'Homme, est fortement imprégné de culture syro-phénicienne et que l'avénement du Christ n'est autre qu'une alliance entre la religion d'Israël et les cultes rendus à Achéra et à Baal par les gens du Nord, qualifiés de païens par les Juifs. Or, ces païens étaient les premiers à adhérer au christianisme, car ils trouvaient en Marie, la sainte Vierge, la virginité de l'Arbre-Achéra, le symbole de la Flore, la “ Terre qui n'a point d'époux ”. Et ils trouvaient en Jésus, Adon ou Adonis fils de l'Arbre-Achéra ; de surcroît Adonis, tué par le sanglier, symbole du mal et du monde matériel, ressuscite d'entre les morts trois jours plus tard avec l'avènement du printemps qui correspond à la pâque chrétienne.
Le christianisme à son aube n'est que le lendemain de la survivance d'Adonis-Baal-Tammouz le Phénix des chrétiens, de Achéra la Miryam de la Phénicie et enfin de El l'ancêtre d'Elohim, Eloah et Allah ainsi que de Zeus, de Theos, de Dieu.
Ainsi, l'arbre reste un objet de considération pour les Libanais, qui l'ont mis au centre de leur drapeau, et une expression inconsciente de son secret ainsi que de leur conception du Cosmos et de l'au-delà. Le cèdre qui veille sur la tombe de la mère d'al-Moustapha, dans Le Jardin du Prophète, n'est autre que Achéra, la mère des dieux. Gibran avoua : “ Le corps disparaît et devient arbre. Tous les peuples primitifs ont adoré l'arbre. Ni l'homme primitif, ni le surhomme ne peuvent croire à la mort.”... Il écrivit par ailleurs que les phéniciens
“ont nié la mort de Tammouz [Adonis], leur héros et leur roi de Tyr. Ils disaient, en hiver : “Tammouz est parti s'endormir dans la forêt” et, au printemps, “Tammouz vient de se réveiller de son sommeil”.

Dossier spécial

Bateau phénicien en bas relief du 1er siècle avt JC.

Les Libanais sont-ils les descendants des Phéniciens ?

Référence utile à lire:
Edward Lipinski, les racines syro-phéniciennes
de la religion carthaginoise, CEDAC Carthage 1987, Bulletin 8, p.35-38



Tanit, signe du désir de fécondité et de croissance,
symbole ancestral de la protection de l'enfant



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