Pour
la XVIe édition du Salon du livre francophone
de Beyrouth, qui s'inscrit dans le cadre de «
Beyrouth, capitale mondiale du livre 2009 »,
les auteurs invités affluent également
par voie de mer.
Ainsi
La Meuse, bateau de la marine nationale française,
a jeté l'ancre, hier, en fin d'après-midi,
au port de Beyrouth, avec à son bord, comme
prévu, une quinzaine d'auteurs francophones,
et non des moindres, venus participer aux conférences,
rencontres-débats et signatures du Salon
du livre francophone.
Parmi les prestigieux passagers de ce navire militaire
(un pétrolier ravitailleur), qui a quitté
le port de La Valette le 7 octobre pour rejoindre
Beyrouth, après des escales « littéraires
» à Tunis, Tripoli et Limassol :
le Prix Nobel de littérature 2008, Jean-Marie
Gustave Le Clézio, Salah Stétié,
Patrick et Olivier Poivre d'Arvor, Robert Solé,
Vénus Khoury-Ghata, Charles Dantzig, Alexandre
Najjar (qui avait embarqué à Chypre)
et, bien sûr, l'écrivain et ambassadeur
de France à Malte Daniel Rondeau, qui n'est
autre que l'initiateur de ce projet, baptisé
Ulysse 2009.
« Ulysse 2009 n'est pas une croisière,
mais un voyage symbolique, une tentative de célébrer
des mots, des idées, des figures qui nous
rassemblent et sont communes à toutes les
rives de la Méditerranée »,
a indiqué l'écrivain diplomate,
au cours de la cérémonie d'accueil
qui s'est tenue en présence, notamment,
du ministre de la Culture, M. Tammam Salam, du
nouvel ambassadeur de France, M. Denis Pietton,
du conseiller municipal, Me Rachid Jalkh, représentant
le président de la municipalité
de la ville de Beyrouth, ainsi que de M. Denis
Gaillard, attaché de coopération
culturelle et directeur de la Mission culturelle
française.
Dans son mot de bienvenue, dans lequel il a salué
l'initiative de l'ambassadeur Rondeau, grand ami
du Liban, Me Jalkh n'a pas manqué de signaler
que « Beyrouth vit à l'heure de la
francophonie », et cela en tant que capitale
mondiale du livre 2009, capitale hôte des
VIes Jeux de la francophonie ainsi que du XVIe
Salon du livre francophone.
Évoquant également l'implication
de Beyrouth dans la nouvelle phase euro-méditerranéenne,
il a assuré qu'« elle restera une
ville fidèle à ses principes, sincère
vis-à-vis de ses engagements culturels
et de ses valeurs humanitaires pour savourer les
fruits de la paix et de la compréhension
mutuelle ».
Signalant que cette initiative Ulysse 2009 est
soutenue par le ministère français
des Affaires étrangères, Culture
France et la marine nationale ainsi que par la
Fondation Cedrona, Daniel Rondeau a affirmé
que son « message est simplement celui d'une
présence d'hommes et de femmes qui croient
dans le livre, la littérature et une vérité
possible ».
« La Méditerranée, les Phéniciens,
les ancêtres des Libanais lui ont beaucoup
donné. Je crois qu'elle vous a beaucoup
donné en retour aussi. Car sa leçon
essentielle est de savoir transmettre. Et parmi
tous les peuples méditerranéens
s'il y en a qui savent donner c'est bien vous,
les Libanais. Elle vous a aussi appris à
vivre dans des univers mentaux différents.
Et je crois que c'est grâce à ce
qu'elle vous a donné que vous avez pu traverser
toutes les épreuves. Vous avez survécu
aux guerres, nous souhaitons tous maintenant que
vous puissiez gagner la paix », a-t-il poursuivi,
ajoutant en conclusion : « À vous
tous en arrivant ici, je dirais que, sans doute,
les petits pays ont besoin des grands pour continuer
à exister. Ce qui est peut-être vrai,
mais ce qui est sûr c'est que nous, Français,
méditerranéens, nous avons vraiment
besoin de vous les Libanais. »
Avant d'inviter les personnes présentes
à une réception à bord, le
commandant du pétrolier, le capitaine de
frégate Bertrand Hudault, a signalé
qu'un bateau de la marine nationale « n'est
pas seulement un outil militaire, mais également
un outil naval et diplomatique et, en ce sens,
sa participation au projet Ulysse 2009 et sa présence
au port de Beyrouth marquent la volonté
de la France de participer à ce grand mouvement
de coopération entre les différents
peuples de la Méditerranée ».
Heureux qui comme Ulysse...
Zéna Zalzal pour l'Orient-LeJour
Un Salon du livre véritablement francophone
au BIEL du 22 Octobre au 1er Novembre 2009
Un
Salon largement ouvert sur la Méditerranée
et où la francophonie
sera représentée dans sa diversité.
C'est ce qui ressort des propos des organisateurs
(le syndicat des importateurs de livres au Liban
en partenariat avec la Mission culturelle française)
à l'occasion de la conférence de
presse donnée au siège de la BankMed
le 8 Octobre 2009.
Ces organisateurs ont mis l'accent sur le retentissement
de ce Salon qui s'inscrit au sein d'« une
francophonie permanente au Liban » et plus
particulièrement, cette année, dans
le cadre de Beyrouth, capitale mondiale du livre
2009 », comme l'a souligné Denis
Gaillard, directeur de la Mission culturelle française.
Ulysse
2009
Parmi les auteurs invités pour cette
XVIe édition : J-M G Le Clézio,
Robert Solé, Salah Stétié,
PPDA, Charles Dantzig, Adonis, Vénus
Khoury-Ghatta...
arriveront par voie maritime, le 21 octobre,
la veille de l'inauguration du Salon, à
bord du bateau Ulysse 2009 qui, à l'initiative
de Daniel Rondeau, fait le tour de la Méditerranée,
avec à son bord de grands écrivains
francophones, qui participent à des débats
et conférences à chaque escale.
Pavillon
du Sud
Cette arrivée sera en quelque sorte le
prélancement du Salon du livre qui comptera,
au cours de cette XVIe édition, 150 auteurs
au total venus de tous les pays francophones.
À ce titre, un Pavillon du Sud, installé
au cur du Salon, réunira, pour
la première fois, un fonds de 2 500 titres
de langue française édités
dans les pays du Sud.
Présence
belge
Si la France reste très présente,
avec une belle sélection d'auteurs français,
dont le précédent Prix Goncourt
Gilles Leroy, le philosophe polémiste
Michel Onfray, Didier Decoin, Claude Hagege,
Daniel Rondeau, Éric-Emmanuel Schmitt,
etc, la Belgique ne sera pas en reste cette
année. Au cours de la conférence
de presse, l'ambassadeur de Belgique, Johan
Verkammen*, a affirmé qu'un effort supplémentaire
a été consenti par les éditeurs
belges, déjà très présents
notamment en matière de bédé,
pour cette XVIe édition du Salon qui
coïncide avec Beyrouth, capitale mondiale
du livre. À cet effet, beaucoup d'activités
et d'animations sont programmées au stand
Belgique Wallonie-Bruxelles, qui comptera plus
de vingt éditeurs d'ouvrages de toutes
sortes : essais, romans, livres scientifiques,
de design... Et bien sûr la BD. Qui, à
l'occasion du cinquantième anniversaire
des Schtroumpfs, sera également présente
à travers « une très belle
exposition de planches qui s'adresse aux jeunes
de 7 à 77 ans » et trois grands
concours sur le thème de ces petits personnages
bleus : un concours de peinture artistique sur
figurine Schtroumpf, un concours de bédé
pour jeunes talents et un autre de questions
sur l'univers de ces petits lutins.
Par ailleurs, l'invité d'honneur du Salon
sera cette année la région Île-de-France,
liée au Liban depuis de nombreuses années
par un accord de coopération dans plusieurs
domaines et notamment le secteur culturel, à
travers l'aide, entre autres, aux bibliothèques
publiques et Bibliobus. « Le stand de
la région Île-de-France proposera
1800 titres issus d'une soixantaine de maisons
d'édition qui feront découvrir
aux visiteurs du Salon de nouveaux auteurs »,
a indiqué Éric Bouvard, le représentant
de cette région au Liban.
Les
temps forts
Comme de coutume, les rencontres, conférences
et débats d'écrivains sont programmés
quotidiennement à partir de 16h. Et en
matinée pour les rencontres des auteurs
jeunesse avec les élèves des écoles.
Des animations sont prévues, dont le
film Proust Lu deVéronique Aubouy qui
déroulera, en continu, ses 89 heures
de projection filmées par la réalisatrice
française qui a fait lire, devant sa
caméra, À la Recherche du temps
perdu par des gens venus de tous horizons, dont
35 Libanais.
Parmi les temps forts de ce Salon, il ne faut
pas oublier la remise du Prix des 5 continents,
le samedi 24 octobre, à l'auteur togolais
Efoui Kossi, en présence des prestigieux
membres du jury, dont Le Clézio et René
de Obaldia...
Il est impossible de signaler dans ces colonnes
toutes les rencontres et manifestations intéressantes
inscrites au programme. Toutes le informations
détaillées et actualisées
sont disponibles sur le site du salon, à
l'adresse suivante :
wwwsalondulivrebeyrouth.com
Il semblerait cependant, comme l'a souligné
Maroun Nehmé, président du syndicat
des importateurs de livres au Liban, que «
cette année, le Salon connaîtra
des allées un peu moins larges que celles
de l'édition précédente,
mais des allées de la culture plus denses
et plus ciblées (...) ».
Le syndicat ayant pris en compte « les
doléances des uns et des autres dans
l'élaboration de ce Salon du livre qui,
sans l'effort continu et les sacrifices consentis
par les importateurs, n'aurait jamais pu exister
», précise Nehmé.
*L'inauguration du salon du livre, sous le haut
patronage du président Michel Sleiman
et de l'ambassadeur de Belgique, aura lieu le
22 octobre, à partir de 17h.
CAFÉS
CULTURELS DE LORIENT-LE JOUR

Le
Salon du livre francophone: bilan et échange
didées
pour 2009
Le
compte-rendu de Zena Zalzal

Cest
par le bilan du Salon du livre francophone de
Beyrouth que « LOrient-Le Jour »
a entamé la troisième édition
de ses rencontres, organisées en collaboration
avec la Maison du livre, au restaurant LAtelier
de lUSJ.
Il sagissait bien dun bilan et «
nullement dun procès », comme
la signalé demblée
Maria Chakhtoura, qui animait cette rencontre
entre professionnels et amoureux du livre francophone.
« Nous sommes là pour essayer de
chercher, ensemble, les causes de certaines
lacunes apparues peut-être lors de ce
récent Salon afin de leur trouver des
solutions, mais aussi pour encourager les nouvelles
initiatives pour cette fête annuelle du
livre que nous voudrions, comme dhabitude,
toujours de grande qualité»,
a-t-elle précisé.
Il sagissait donc dune réflexion
en commun sur les difficultés rencontrées
par les (nouveaux) organisateurs de ce Salon
qui, rappelons-le, rouvrait ses portes
après deux ans dabsence due à
la situation sécuritaire du pays ,
mais aussi dun échange de propositions
sur les modalités à suivre pour
offrir au public libanais une prochaine édition
encore plus conforme à leurs attentes.
Denis Gaillard
Rappelant que, pour des raisons de contraintes
sécuritaires, lambassade de France
a passé la main au syndicat des importateurs
du livre pour lorganisation de cet événement,
Denis Gaillard, conseiller culturel près
lambassade de France à Beyrouth,
sest demandé si « le fait
que lorganisation ait changé cette
année a pu avoir un impact sur le Salon
». Étant entendu que « lambassade
est restée le premier partenaire du syndicat
dans lorganisation de ce Salon ».
Pour le diplomate français, « cette
passation, un peu risquée, a été
très réussie » et, à
ce titre, il a rendu hommage au travail de tous
les organisateurs : le syndicat des importateurs
de livres, Promofair, mais également
les éditeurs, libraires et ambassades
francophones qui ont fait un effort formidable,
notamment au niveau de la présentation,
de lanimation et de la décoration
de leurs stands.
Selon Denis Gaillard, la fréquentation
du Salon en 2008 a enregistré une baisse
minime, de lordre de dix pour cent, par
rapport aux années précédentes.
Il a également expliqué limpression
de vide, relevée par les visiteurs, par
la largeur des allées, étant donné
que, contrairement aux années précédentes,
le Salon a occupé cette fois lintégralité
de lespace du BIEL.
Ceci étant, le conseiller culturel a
relevé quelques points dajustements
dans «lobjectif dun Salon
2009 encore plus beau et attractif »,
comme le fait de réduire peut-être
le nombre dauteurs invités en même
temps, denvisager un peu moins de débats
et de réfléchir aux moyens à
mettre en uvre pour « faire venir
un troisième segment de la population,
autre que les scolaires et les adultes, à
savoir les étudiants, cette tranche déterminante
des 20-25 ans ».
Maroun Nehmé
Considérant que ce Salon a offert «
une radioscopie de létat du livre
francophone dans un pays qui se débat
pour se maintenir à niveau », le
président du syndicat des importateurs
de livres au Liban, Maroun Nehmé, a confié
que lorganisation de ce Salon représentait
pour lui un défi à relever après
cette longue interruption. Dautant, a-t-il
insisté, « quon a été
très prudents sur la qualité des
participations ».
Rejoignant les suggestions de Gaillard de cibler
la tranche universitaire de la population, Maroun
Nehmé a également insisté
sur la nécessité dattirer
aussi les professions libérales et daccroître
limplication des éditeurs dans
ce Salon « qui peut être à
la fois grand public tout en souvrant
plus largement aux éditeurs professionnels
».
Parmi les points positifs de ce Salon, Maroun
Nehmé a signalé « la présence
dun public très motivé,
dauteurs célèbres, dune
disposition des stands selon un plan beaucoup
plus agréable et dune couverture
médiatique très large ».
Georges Tabet
Ce dernier point a été en partie
contesté par Georges Tabet, PDG des Messageries
du Moyen-Orient, qui a estimé, pour sa
part, quen dépit dune couverture
de presse excellente, linformation autour
de ce Salon, notamment au niveau des panneaux
publicitaires, aurait pu être relayée
un peu plus à lavance. En tant
qu« observateur et participant »,
Georges Tabet a relevé, pour sa part,
une baisse de la fréquentation de plus
de 10 pour cent par rapport au dernier Salon,
en 2005. Une diminution quil explique
par les dates (du 23 octobre au 2 novembre)
de cet événement qui coïncidaient
avec la fin dun mois difficile, celui
de la rentrée scolaire, avec un pouvoir
dachat qui sest beaucoup réduit
« Dailleurs, la fréquentation
a été plus importante le dernier
week-end ». Mais aussi des dates qui coïncidaient
avec des congés scolaires, et une rentrée
universitaire qui a eu lieu plus tôt que
dhabitude cette année.
Et en tant que libraire francophone qui refuse
de se retrouver noyé dans un Salon international
du livre et qui souhaite ardemment le maintien
de ce Salon francophone, le PDG des Messageries
du Moyen-Orient a appelé les intéressés
à prendre en considération tous
ces facteurs de dysfonctionnement précités,
mais aussi les plaintes des visiteurs concernant
le chevauchement entre signatures, conférences
et manifestations au programme, tout en reconnaissant
qu«après deux ans dinterruption,
il est très difficile de remettre une
machine en route ».
Michel Choueiri
Directeur de la librairie al-Bourj et président
de lAssociation internationale des libraires
francophones, Michel Choueiri a signalé
que le changement de dénomination du
Salon qui de « Lire en français
et en musique » est désormais appelé
Salon du livre francophone de Beyrouth
« a peut-être incité certaines
ambassades de pays francophones à sy
investir plus cette année». Expliquant
les déficiences de la communication médiatique
par un souci de budget, le président
de lAILF a recommandé, pour lannée
prochaine, une préparation en avance
de cet événement, « à
partir de février ou mars, par exemple,
ainsi quune plus grande collaboration
entre les libraires et les ambassades dans la
sélection des auteurs invités.
« Il sagit, dune part, de
choisir des écrivains qui soient davantage
en rapport avec notre identité culturelle,
nos envies et nos centres dintérêt,
mais aussi, il faudrait, dautre part,
éviter de faire venir dun seul
coup et sur la période réduite
de dix jours, autant dauteurs et faire
en sorte que le Salon soit le coup denvoi
de rencontres avec les écrivains invités
étalées sur toute lannée.»
Chérif Majdalani
Recoupant les propos de Michel Choueiri, Chérif
Majdalani a lui aussi insisté sur la
nécessaire collaboration entre organisateurs
et universitaires dans le choix des auteurs
invités. Relevant la présence
de « certains écrivains dont luvre
est trop spécifiquement française,
compliquée ou absolument pas à
la portée de notre public », le
professeur de lettres à lUSJ a
recommandé de « faire attention
à la demande du lectorat libanais ».
« Si on invite un auteur que jai
eu le temps de présenter à mes
étudiants par exemple, ils seront plus
intéressés à le rencontrer
au Salon», a soutenu Chérif Majdalani,
qui a ainsi répliqué à
Denis Gaillard, qui se demandait où étaient
les universitaires, que ces derniers «nétaient
pas là parce quon navait
pas pris leur avis ».
Par ailleurs, rapportant les propos négatifs
de ses étudiants sur ce Salon, quils
ont globalement qualifié de «triste
et où il ny avait personne»,
le professeur Majdalani a expliqué que
cette impression de vide était peut-être
due à la largeur des allées, mais
aussi au fait que cette année, seuls
les vrais amateurs et acheteurs du livre sy
sont rendus, contrairement aux années
précédentes, où cette manifestation
était pour beaucoup une occasion de sortie,
de promenade, de café littéraire.
Signalant, par ailleurs, labondance et
la qualité des offres de livres dans
ce Salon, qui ont amplement satisfait le promeneur
et acheteur quil est, Majdalani a exprimé
toutefois sa déception devant le stand
dActes-Sud, annoncé comme linvité
dhonneur de cette manifestation. «Un
stand qui se présentait juste comme une
table couverte de livres sans une visibilité
de lhistoire de cette maison dédition,
de ses projets, de son impact, etc.»,
a-t-il déploré. Concluant quen
tant quécrivain, si lui avait été
comblé par la présence à
ses signatures et conférences, cela navait
pas été le cas pour nombre dacolytes
invités. « Il faudrait faire en
sorte que les écrivains soient contents
de leur participation au Salon, pas seulement
de leur séjour touristique au Liban.
»
Un débat avec le public a suivi les interventions.

Bilan mitigé pour le Salon du livre francophone
de Beyrouth
LOrient-Le
Jour entame la seconde édition de ses
Cafés culturels mensuels organisés
en collaboration avec La Maison du livre. Pour
rappel, il sagit de rencontres mensuelles
autour dun thème présenté
par des spécialistes et discuté
par la suite avec le public.
Ce premier Café culturel de la saison
portera sur le Salon du livre francophone qui
sest déroulé au BIEL du
23 octobre au 2 novembre. La rencontre aura
lieu, comme à laccoutumée,
au restaurant LAtelier de lUSJ (
Berytech) le jeudi 4 décembre, à
18h00.
Il est important détablir un bilan
dun Salon du livre francophone qui, pour
la première fois cette année,
a été organisé par le syndicat
des importateurs du livre, soutenu par les services
culturels de lambassade de France, qui
sont les principaux initiateurs de cette manifestation
depuis 15 ans déjà.
Cette année, le Salon a connu des ratés
qui ont interpellé plus dun, tant
côté organisateurs que côté
libraires ou lecteurs.
Que sest-il passé ? Quelles sont
les failles ? Que faire pour maintenir le niveau
de cette fête annuelle du livre francophone
au Liban considérée, jusque-là,
comme le troisième Salon francophone
du livre en importance, après ceux de
Paris et de Montréal ?
Le Café culturel du 4 décembre
se propose de poser le problème avec,
pour intervenants : Denis Gaillard : conseiller
culturel près lambassade de France
à Beyrouth.
Maroun Nehmé : président
du syndicat des importateurs de livres.
Georges Tabet : directeur des Messageries
du Moyen-Orient.
Michel Choueiri, directeur de la librairie
al-Bourj.
Le Pr Chérif Majdalany, auteur
et participant au Salon du livre francophone
de Beyrouth.
Lanimation sera assurée par Maria
Chakhtoura, journaliste.
Comme à laccoutumée, les
interventions seront suivies dun débat.
La durée de la rencontre est de 1h30.
LAtelier, rue de Damas, face au Centre
culturel français.
Un parking se trouve à proximité
du Berytech.
15ème édition du Salon du livre
francophone de Beyrouth :
un nouveau nom, de nouveaux rôles, mais
une même teneur

Le
Salon du livre francophone de Beyrouth donne
à nouveau, après deux ans dabsence,
rendez-vous à ses habitués au
BIEL, du 23 octobre au 2 novembre 2008.
Le 9 octobre 2008, confirmation en a été
faite au cours dune conférence
de presse tenue à lhôtel
Palm Beach par les principaux organisateurs
:
le syndicat des importateurs de livres au Liban,
en collaboration avec Promofair (pour laspect
logistique).
Le Bureau du livre de lambassade de France,
qui était traditionnellement le principal
organisateur de cet événement,
joue toujours un rôle actif de soutien
intellectuel et financier, et devient dès
lors « le principal collaborateur »,
comme la indiqué le conseiller
culturel près lambassade, Denis
Gaillard. Lambassade de Suisse participe
elle aussi activement à la mise en place
de ce Salon, ainsi que la Bank-Med qui, elle,
en demeure le sponsor exclusif.
« Il ne sagit pas dun coup
dÉtat (
) ou dune volonté
de nationaliser ce Salon », a prévenu
demblée le président du
syndicat des importateurs de livres, Maroun
Nehmé, qui a tenu à rassurer «
ceux qui se demandent sil sagit
bien du même Salon, connu sous le nom
de Lire en français et en musique,
et si, en changeant dorganisateurs, le
Salon changeait dobjectifs. Cest
simplement un acte consenti par les deux parties,
qui ont renforcé chacune son rôle
naturel, car je le dis sans ambages, le Service
culturel ne nous a jamais aussi bien soutenus.
»
En bref, « les objectifs demeurent inchangés
», assure Nehmé, en affirmant que
le syndicat va sattacher à «
intensifier les échanges entre les professionnels
de limportation et de la distribution
du livre au Liban et le monde éditorial
francophone ; recentrer le Salon sur le livre
et lécrit et mettre la parole au
service de lécrit ; inviter le
public libanais à participer massivement
à toutes les manifestations sans effet
délitisme ; encourager les Libanais
à écrire et à se faire
publier en français ; et enfin participer
à lélargissement du public
francophone, notamment par linvitation
des pays francophones du Sud lannée
prochaine. »
Sinon, pour ce qui est des grandes lignes de
cette 15e édition du Salon du livre francophone
de Beyrouth, Denis Gaillard a signalé
que le thème de la Méditerranée
et celui du dialogue euroméditerranéen
y seront développés, notamment
au cours de débats animés par
des essayistes tels que : Michel Foucher, Pascal
Boniface, Georges Corm, Joseph Maïla, etc.
Et que la maison dédition Actes
Sud, qui fête cette année son trentième
anniversaire, en sera linvitée
dhonneur. Une agora accueillera au centre
de lespace les rencontres et débats
entre écrivains invités, réunis
sous le titre « Paroles dauteurs
».
Des hommages seront rendus à Gibran Khalil
Gibran, dont on célèbre cette
année le 125e anniversaire, et à
Mahmoud Darwish. Un coin particulier sera réservé
à la traduction. Et parmi les nombreux
auteurs conviés, on peut signaler : Michel
Déon, Mathias Enard, Irène Frain,
Alexandre Jardin, Olivier Poivre dArvor,
Daniel Rondeau, Louis Gardel ou encore Charles
Dantzig. Sans oublier les auteurs jeunesse,
« dont trois Suisses », comme la
relevé Carine Carey, de lambassade
de la Confédération, qui a également
insisté sur la participation de «
ce coin de terre suisse francophone »
à travers linvitation décrivains-voyageurs,
dessayistes qui animeront des tables rondes
sur lhistoire et le pluralisme suisses,
et des auteurs et bibliothécaires jeunesse.
Laquelle jeunesse ne sera pas la dernière
servie au cours de ce Salon, puisque toutes
les matinées lui seront dédiées.
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