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libanaise de Paris
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Une nouvelle galerie libanaise à Paris
Grande inauguration
de la galerie Charles Sakr sur le Quai Voltaire au son des violons
et sous les auspices de Jacques Chirac et de Nazek Hariri.

Paris,
mi-octobre 2008, par Carole Dagher-
« Un art qui a de la vie ne reproduit pas le passé,
il le continue. » Cest dans lesprit de cette
maxime dAuguste Rodin, figurant en exergue de lélégant
carton dinvitation, que sest placée la flamboyante
inauguration de la nouvelle galerie Charles Sakr, en présence
dun aréopage de personnalités du monde de
lart et des antiquités, de la politique et des
affaires, tous venus de Paris, mais aussi de Londres et de Beyrouth.
Cest au 7 Quai Voltaire que se décline désormais
la passion de cet antiquaire pour lart italien, passion
quil partage avec son épouse Katia et qui les a
amenés à élargir leur horizon et à
traverser le Pont du Carrousel pour sinstaller dans cet
emplacement privilégié, face à la Seine.
Du Louvre des Antiquaires où Charles Sakr a toujours
son enseigne, au Quai Voltaire où il ramène dItalie
les meubles, sculptures, tableaux et objets dart des XVIIe,
XVIIIe et XIXe siècles, le chemin aura duré vingt
ans. Charles Sakr explique son engouement pour lart italien
par le fait que « la créativité de cet art
est illimitée et son éclat unique. » «
Lartiste italien a toujours donné libre cours à
la structure ornementale, image de marque de la noblesse et
du clergé de lépoque.
Mais cette structure a su garder toute sa simplicité
malgré le côté recherché des motifs
utilisés », précise-t-il.
Sous un ciel mouillé dautomne, un dais blanc dressé
devant la devanture de la galerie, gardé par quatre pharaons,
et des bulles de couleur lancées en permanence par une
machine à bulles et auréolant lentrée
de la galerie dune ambiance festive, un orchestre de violonistes
accueille les invités au son dune sonate de Chopin,
tandis que Katia Sakr reçoit les amis avec enthousiasme
et empressement, aux côtés de son époux
et de ses parents, André et Rollie Kamel.
La musique semballe à larrivée de
Mme Nazek Hariri, accompagnée de sa fille Hind et de
Joumana et Nizar Dalloul. Quelques instants plus tard, cest
lillustre voisin du Quai Voltaire, le président
Jacques Chirac, qui fait une entrée remarquée.
Placée sous leurs auspices, linauguration a officiellement
lieu lorsque M. Chirac et Mme Hariri coupent le ruban dor
à lentrée et que les convives sont invités
à découvrir les trésors italiens de la
galerie. Là, tout est « luxe et volupté
», et les personnes présentes qui ont défilé
durant plus de quatre heures ont pu sattarder devant les
multiples uvres dart savamment exposées,
dans un décor de fleurs tout aussi
artistique.
Il en fut ainsi pour M. Chirac et Mme Hariri qui ont notamment
admiré et commenté la sculpture en bronze à
patine brune du Penseur (école belge du XIXe), sous les
flashes des caméras et des appareils photos. Si le monde
de lantiquité était représenté
par des connaisseurs et des professionnels, tels que Patrick
von der Vorst, « head of department furniture »
de Sothebys à Londres, le « tout-Beyrouth
parisien » marquait sa présence en force. On reconnaissait
ainsi, parmi les personnes présentes, le couturier Élie
Saab, lancien ministre Farès Boueiz, M. Adnan Kassar,
M. et Mme Basile Yared et M. Raymond Najjar.
Printemps 2008
Le
Liban hôte du Festival Climats 2008 à Paris:
Les Moultaka, père et fils, font lévénement
L'article de Catherine PEILLON
Sous la direction
artistique de Benoît Thiebergien, le Festival Climats,
organisé par Cité culture (Cité internationale
universitaire de Paris), a choisi les musiques du Liban à
travers le croisement des esthétiques, moteur de linnovation
et de la création et regard sensible sur la rencontre
et le partage des cultures.
Le 6 juin, à 19h30, Zad Moultaka créait lévénement
Annabi en invitant son père, Antoine Moultaka, dans une
lecture musicalement scénographiée (en arabe surtitrée
en français) du Prophète de Gibran Khalil Gibran.
À partir du texte du Prophète, le compositeur
a proposé un travail sonore comme « reconstitution
» dun Liban imaginaire avec des sonorités
en « trompe loreille » : bruits urbains et
industriels pour créer le vent ou la mer, sons trafiqués
de mitraillettes pour évoquer lunivers de la pluie
et des moissons, mobylettes, conversations lointaines, lombre
de la ville
En quelque sorte, lenfermement du Prophète
au cur de la cité moderne.
Pour Zad Moultaka, le Prophète résonne aujourdhui
plus que jamais « comme un cri silencieux, incitant à
la recherche dun lieu de réconciliation et damour
intérieurs, comme une ultime tentative de salut ».
Une mise en scène sobre, créée par des
images acoustiques et synesthésiques, sappuyant
sur les illusions sonores, plus convaincantes, plus poétiques
que les « bruits vrais »
Une fresque écrin
où se sont encochés les mots en arabe du Prophète
et la voix hypnotique dAntoine Moultaka, comédien
et metteur en scène à lorigine du renouveau
du théâtre libanais en langue arabe dans les années
soixante.
Une salle pleine et recueillie a acclamé la performance
dAntoine Moultaka, longuement salué. Le public
était relativement mélangé et comptait
mélomanes, férus de musique contemporaine, et
fervents de Gibran, Libanais, Syriens, Algériens ou Français
Une écoute attentive, un silence quasi religieux pendant
70 minutes pour capter limmense beauté de cette
langue, dont la musicalité et la poésie franchissent
les frontières de son intelligibilité.
Au sujet dAntoine Moultaka, Jalal Khoury écrivait
: « Je le tenais pour un acteur dexception, non
seulement pour ses remarquables interprétations de grands
rôles classiques et modernes, mais surtout parce quil
a, à mon sens, conféré à lexpression
orale de cette magnifique langue arabe une plasticité
nouvelle et mâtiné sa vocalisation dun registre
de vibrations singulières (
) »
Zad Moultaka a su envelopper le texte et le jeu de lacteur,
de façon subtile, en immergeant le public et lacteur
dans des sonorités quotidiennes et sublimées.
Un univers étrange et familier, comme un rêve que
perce la voix. « Une sorte dalchimie sonore
»
Projection:
"Beyrouth, la rencontre" (1982)
Film de Bourhane Alawié
Suivi du témoignage de 2 femmes engagées dans
la guerre civile
Mardi
25 Mars 2008
21h - Cinéma les 3 Luxembourg - Paris
"Beyrouth,
la rencontre" prouve deux choses: cette ville se prête
terriblement à la guerre et au cinéma et Borhan
Alawié reste un des meilleurs cinéastes actuels
de langue arabe" Serge Daney
Synopsis:
Haidar et Zeina se sont rencontrés à l'université
et ont été séparés par la guerre
Libanaise. Une tendresse, un amour discret les lient... et puis,
une rencontre!
Scénario: Ahmad Beydoun - Acteurs: Haytham Al Amin, Nadine
Acouri
Produit en 1982
Le film sera suivi d'une rencontre avec 2 femmes qui ont milité
durant la guerre civile :
- Nahla Chahal, chercheuse, sociologue, militante engagée
- Kinda Elias, journaliste, écrivain et présidente
d'Ecomed Foundation
Cet échange permettra :
- de revenir sur leur parcours et le sens de leur engagement
durant la guerre
- de recueillir leur témoignage sur cette période,
- de s'interroger sur le risque actuel de reprise de la guerre
civile
Date:
Mardi 25 Mars 2008 - 21h
Lieu:
Cinéma les 3 Luxembourg
67 rue Monsieur le Prince
75006 Paris
Métro: Odéon
PAF: 5 EUR
Inscription requise: merci d'envoyer un mail à:
activite@pourquelelibanvive.com
en précisant le nombre de places souhaitées.

Evénement
Collectif à suivre...
"Journalistes français au Liban: l'information au
défi"
Conférence-débat
- Vendredi 4 Avril 2008 - Paris
Plusieurs grands journalistes et reporters français viendront
débattre de la couverture médiatique du Liban
en France.
Plus d'infos et inscriptions à partir du 24 mars sur
le site www.pourquelelibanvive.com

Concert
Pour Reboiser le Liban
Ecomed Foundation organise une grande
soirée musicale
au Palais des Congrès de Paris :
NOS VOIX UNIES POUR UN LIBAN VERT
5 ARTISTES POUR REBOISER LE LIBAN
Date : Vendredi 28 mars 2008 à 21h00
Lieu : Palais M - Porte Maillot
Au programme :
Michel BASSOUL
Stéphanie FARHAT
Rif GHOUSSOUB
Samar SALAMEH
Alain SAWAYA
Concert
de 21h à 23h
Soirée DJ de 23h00 à 5h00
Prix des billets : 20 €, 35 € et 50 €
Une consommation offerte avec le billet d'entrée
Réservations : http://www.digitick.com/
Tél. : 06 34 49 01 18 mail : concert@ecomedfoundation.eu
30
Juillet 2006
Les bombardements israéliens
suscitent la colère des maronites de France

Pour les centaines de chrétiens libanais rassemblés
hier à Paris en l'église Notre-Dame du Liban,
le bombardement de Cana constitue un tournant.
C'est
un petit morceau de Liban en plein coeur de Paris, constitué
de quelques centaines de chrétiens. Leur pasteur, Mgr
Saïd Elias Saïd, vicaire patriarcal des maronites
en France, est effondré. «Lorsque des civils sont
tués par des Arabes, Israël et les Américains
parlent de terrorisme. Mais lorsque des dizaines d'enfants meurent
sous les bombes comme hier à Cana, de quoi parle-t-on
? De représailles ? Et si nous osons dire le contraire,
nous sommes accusés d'être antisémites...»
En privé, dans son bureau du foyer franco-libanais, rue
d'Ulm, ces propos sont forts. Mais en chaire, dans la paroisse
de Notre-Dame du Liban dont il est aussi le curé, devant
plusieurs centaines de fidèles, jeunes pour la plupart,
ils prennent une autre dimension : une volonté claire
d'ouvrir les yeux des Occidentaux. «Pourquoi devrais-je
me taire alors que mon pays est massacré ? s'insurge-t-il.
Au début, nous avons pu reprocher au Hezbollah d'être
intervenu sans concertation. Mais après la réponse
disproportionnée, nous ne pouvons que soutenir ces résistants.
Et remercier M. Chirac d'avoir dénoncé la velléité
criminelle de détruire le Liban dès le 14 juillet.»
L'Église néogothique était pleine à
craquer hier. Une affluence inhabituelle en plein été.
Plusieurs familles réfugiées de Beyrouth se sont
installées dans les chambres temporairement vides du
foyer d'étudiants. D'autres n'ont pas pu partir au Liban
pour les vacances. Toute l'assemblée reprenait la mélopée
entonnée par la chorale, «ya rabb istaamelni lisalamika»
(«Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix»).
Bus de la paix
«Les chrétiens ont ouvert leurs maisons, les écoles
et même leurs églises aux populations réfugiées»,
explique Fanny, une jeune Libanaise résidente à
Paris, accompagnée de sa fille, Shaha Marina, 7 ans.
«Nous sommes unis face à ceux qui emploient le
mot d'Arabe comme une insulte, dit-elle. Mais nous, chrétiens,
nous savons bien qu'il ne s'agit pas de notre guerre. C'est
un conflit entre les États-Unis et l'Iran et nous en
faisons les frais.» Fanny reproche d'ailleurs aux médias
occidentaux de ne montrer que des images «de villages
chiites et de femmes voilées, alors que de nombreux villages
chrétiens, quoique moins bombardés, subissent
aussi l'embargo et les souffrances».
Pour beaucoup de fidèles, le massacre de Cana résonne
comme une répétition de celui perpétré
en avril 1996, dans le même village. Pour Georges, comme
pour d'autres, «c'est un tournant. Israël a perdu
cette guerre». Najib Khalaf quant à lui, souhaite
éviter tout discours politique. Président de l'association
«Offre joie» créée en 1986 pour construire
des ponts entre les communautés grâce à
des actions menées en faveur des enfants, il dénonce
vigoureusement cette guerre «dont les plus innocents sont
encore une fois les premières victimes». Ce médecin,
père de famille, a le projet de mettre en place un bus
qui sillonnerait Paris, avec des enfants libanais à bord,
de toutes confessions, chargés de diffuser un message
de paix.
Visitez
aussi le site "GuerreauLiban"
sur l'action des libanais de Marseille



12 Décembre 2005
Les
Libanais de France expriment leur douleur et leur colère
après l'assassinat de Gébrane
Tueni
Les
Libanais de France ont exprimé leur douleur et leur colère
après lassassinat de Gebran Tuéni, en se
rassemblant hier soir, place Victor Hugo, à lappel
de partis et dorganisations de diverses tendances. Devant
plus de trois cents personnes, des orateurs représentant
la Gauche démocratique, le Courant du futur, le CPL,
les Forces libanaises, les Kataëb, le PSP et lassociation
Solida ont tous stigmatisé lattentat de Mkallès
et se sont arrêtés sur le militantisme du journaliste
et du parlementaire.
La foule rassemblée a entonné lhymne national
après avoir observé une minute de silence en mémoire
de Gebran Tuéni. Parmi lassistance, on notait la
présence de M. Tony Tufenkji, président du Comité
des amis de Raymond Eddé, ainsi que des partisans de
lancien Amid du BN et des militants du Parti communiste
qui a fait distribuer un communiqué dénonçant
lassassinat du journaliste.
Des personnalités françaises ont également
participé au rassemblement. Le député Gégrard
Bapt et M. Philippe Dessaint, directeur général
de TV5, ont notamment pris la parole pour exprimer le soutien
des Français au Liban, réaffirmant leur appui
à lindépendance, la liberté et la
souveraineté du pays du Cèdre.
Exposition
"Artistes du Liban" présentée
par

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