LIBANAIS
de
GENEVE
et
de Suisse
Quand
les suisses cueillent les olives au Liban...
Un
opéra libano-suisse à Genève
Du 29 Octobre au 5 Novembre 2008

Le maire de Genève revient sur les similitudes
entre son pays et le Liban
par Linda ABI ASSI
Octobre
2008-
Cest dans le truculent salon oriental de lhôtel
« Bristol » et en présence de quelques
journalistes de la presse libanaise et suisse que Manuel
Tornare, maire de la ville de Genève, a fait état
des relations privilégiées quentretiennent
la Suisse et le Liban, deux pays qui ont connu des fortunes
différentes mais qui partagent de nombreux points
communs.
Cinq ans après sa venue à Beyrouth pour
la tenue de lassemblée générale
des cités de la Méditerranée, Manuel
Tornare était de retour au Liban à loccasion,
jeudi, de linauguration de la Cité des sciences
à lhippodrome. Satisfait de lengouement
créé par lévénement
chez les autorités et associations libanaises,
le maire de Genève est revenu, entre autres, sur
les nombreuses similitudes entre son pays et celui du
Cèdre. Selon lui, les Suisses ont un réel
attachement pour le Liban qui, tout comme la Suisse, est
« un pays multiculturel et multiconfessionnel »,
et ont toujours été très sensibles
aux malheurs vécus par ce que beaucoup appellent
« la Suisse du Moyen-Orient ». M. Tornare
sest dit « réjoui de constater les
progrès du Liban en termes de paix », et
souhaite « que le dialogue entre les communautés
soit rétabli, dans lintérêt
du Moyen-Orient ». Il espère également
continuer à développer les relations grandissantes
entre Genève et les autorités locales de
plusieurs villes du Liban, notamment dans le cadre de
lAssociation internationale des maires francophones,
présidée par Bertrand Delanoë, maire
de Paris.
Revenant sur la Cité des sciences qui a vu le jour
à Genève en 2000 et qui ouvre cette année
ses portes à Beyrouth, M. Tornare a décrit
lintérêt tout particulier qui est attribué
à la science à Genève. Selon lui,
il est important de vulgariser la science, qui peut parfois
prendre des dimensions quasi ésotériques,
surtout pour les enfants. « La meilleure pédagogie
est le jeu », doù limportance
de donner à la science un aspect plus ludique.
Soucieux de promouvoir la culture francophone à
travers le monde, M. Tornare a récemment proposé
à son homologue parisien Bertrand Delanoë
de renforcer la présence de la culture francophone
dans les villes qui, comme Beyrouth, appartiennent à
lAssociation internationale des maires francophones.
M. Tornare souligne limportance de défendre
les cultures francophones et pas uniquement la culture
française, un combat qui lui tient à cur,
illustré par ses démarches réussies
pour maintenir TV5, que le gouvernement de Sarkozy voulait
faire disparaître.
Genève, explique M. Tornare, est une ville qui
est actuellement en train de se renforcer au niveau international
; cest une ville « francophone qui na
pas de passé colonial et nest donc pas reliée
à une quelconque autre puissance ». Genève
est également une ville qui a un certain «
savoir-faire » dans certains domaines dans lesquels
le Liban a quelques lacunes, notamment, selon M. Tornare,
dans les domaines de lécologie et de la petite
enfance. Genève est également une ville
pluriculturelle, puisque 40 % de ses habitants sont des
étrangers, dont une grande communauté libanaise,
et une ville « internationalement ouverte sur le
monde, une ville de paix ». Après tout, Henry
Dunant, premier prix Nobel de la paix et créateur
de la Croix-Rouge, était genevois. À une
question portant sur la difficulté du Liban dimiter
son homologue helvète, le maire de Genève,
bien quadmettant que la cicatrisation des multiples
blessures que dissimule le Liban prendra du temps, croit
au dialogue, lui qui vit dans un pays qui dialogue au
quotidien.
La Cité des sciences, qui a vu le jour à
Genève il y a huit ans et qui sexporte pour
la première fois dans une autre ville, vient sceller
la relation entre la ville suisse et Beyrouth, «
deux villes qui, au-delà de leurs caractéristiques
souvent citées de villes pluriculturelles et pluriconfessionnelles,
ont une même soif de savoir et de partage de connaissances
». Cette collaboration entre les deux pays permettra,
selon M. Tornare, duvrer pour la paix en renforçant
léducation et le tissu associatif, et en
lançant des expériences et des manifestations,
à lexemple de la Cité des sciences,
qui regroupent des personnes dhorizons différents.
Malgré leurs ressemblances, les deux pays ont une
différence de taille : la Suisse compte quatre
langues et quatre religions différentes, ce qui
nempêche pas ses habitants de coexister dans
la paix. Les raisons dun tel constat : « Chaque
communauté a réussi à trouver sa
place, mais jamais au détriment de lautre.
»
Le ranz des vaches et le front libanais
Enfant
de Treyvaux et de Beyrouth, Charles Abdallah uvre
pour le Liban au travers de la Commission européenne.
Rencontre avec un économiste du développement
au cur forgé autant de patois fribourgeois
que du fracas de la guerre.
>> Lire
la suite...
Février 2008
La
Confédération helvétique sinvestit
dans tous les domaines
François
Barras présente à Lausanne laction
de la diplomatie helvétique
au Liban, Suisse de lOrient
«
Que fait la diplomatie suisse au Liban ? » La question
a été posée, à Lausanne, par
lassociation « Les Amis du Liban » à
François Barras, ambassadeur de Suisse au Liban.
Au-delà des demandes de visa, on trouve la panoplie
complète : bons offices, échanges culturels
et économiques, aide humanitaire et au développement.
Tour dhorizon avec un diplomate qui prône
la solidarité et souhaite partager lexemple
suisse, notamment en matière de citoyenneté
et de démocratie directe.
«Quallons-nous devenir lorsque vous quitterez
votre poste à Beyrouth ? » La boutade lancée
par lun des auditeurs du centre Le Cazard, à
Lausanne, reflète le caractère volontariste
de François Barras. Le diplomate, qui a pris ses
fonctions en mars 2006, a rapidement été
confronté à la réalité internationale
qui pèse sur le Liban. En juillet 2006, il déploie
tous ses talents dorganisateur, alors que lui et
son équipe permettent à un millier de ressortissants
suisses de regagner leurs familles, dans de relatives
bonnes conditions, quand on se rappelle le chaos qui régnait
alors : « Jai été touché
par ce que jai ressenti comme une attaque frontale
contre tout le pays, comme si les autres États
passaient le Liban aux pertes et profits. »
Les quatre piliers helvètes
Pour ce travailleur acharné, son action au Liban
ne se limite cependant pas à lévacuer
quand la situation est dramatique : « Il sagit
de réaliser des projets avec le Liban et de montrer
sa solidarité. » Et les projets sont légions
dans la besace du Valaisan qui sappuie sur quatre
piliers de la politique étrangère suisse.
En premier lieu, il y a laide humanitaire et au
développement. Au lendemain de la guerre de 2006,
la Confédération helvétique sest
impliquée dans la réparation décoles,
le nettoyage de la marée noire et la neutralisation
de sous-munitions. Rappelons que ce dernier programme
a mobilisé, « entre août 2006 et septembre
2007, quinze millions de francs suisses », soit
près de quatorze millions de dollars. Dans lengagement
helvète, on trouve encore un programme de réduction
des risques qui touche à la prévention en
cas de tremblement de terre ou à la médecine
durgence.
En matière de développement, la Suisse investit
par an trois millions de francs daide qui sarticule
essentiellement autour de lenvironnement, de la
justice et des institutions municipales : « Limportant
est dêtre présent dans tout le pays
», commente François Barras, qui rappelle
aussi les efforts déployés pour permettre
de « mieux intégrer léconomie
libanaise dans léconomie mondiale ».
Lambassade de Suisse sest, en outre, investie
dans la création du Swiss Business Council, qui
réunit déjà quelque soixante-dix
membres, malgré la crise économique.
La
paix par la culture
Impressionné par la situation de lété
2006, François Barras souhaitait également
« apporter une réponse culturelle »
au Liban et travailler avec la « scène libanaise
qui est très créative ». Conférences,
expositions, projections de films sont ainsi organisées,
mais toujours sur une base interactive et « avec
un ancrage local ». Lorsquun réalisateur
suisse présente un film au Liban, il participe
à un atelier avec de jeunes réalisateurs
libanais. « Je crois en la durabilité de
la culture qui permet léchange et le dialogue.
Luniversalité de la culture au service du
rapprochement et du gommage des différences par
trop artificielles. Cest aussi un acte de résistance
pacifique. Tout est bloqué au Liban, mais les gens
doivent continuer à vivre. »
Et la « culture comme instrument de paix »,
François Barras y croit. Du coup, les manifestations
germent : « Mi-février, le maire de Genève,
Patrice Mugny, est venu discuter de la Journée
de la science qui sera bientôt organisée
à Beyrouth sur le modèle de ce qui se fait
à Genève », raconte lambassadeur.
Et denchaîner : « Il y a aussi des échanges
avec lALBA et lUniversité de Genève.
»
Autre exemple, Vincent Nassar, étudiant à
lÉcole polytechnique fédérale
de Lausanne, a profité de cette soirée,
pour le moins interactive, pour remercier la Suisse et
présenter la « Patrouille des Cèdres
», histoire douvrir de nouveaux horizons.
Cette équipée unique devrait bientôt
permettre aux randonneurs chevronnés de sillonner
les montagnes libanaises, grâce au soutien et au
savoir-faire de sa grande sur helvète, la
« Patrouille des glaciers », course exceptionnelle,
courue dans des conditions souvent extrêmes.
Tous ces exemples illustrent parfaitement la vitalité
et limportance des sociétés civiles
qui uvrent dans chacun des deux pays.
Unité
plurielle
Dernier secteur de coopération : les institutions
politiques. « La Suisse na pas dagenda
» et reste prête à mobiliser ses traditionnels
bons offices, pour débloquer la situation. Même
si « on attend quelque chose de la Suisse, qui a
une image de pays pacifique, pour lheure, il y a
embouteillage dinitiatives internationales »,
souligne cependant le diplomate.
Plus emblématiques du message de diversité
que portent les deux pays, la participation citoyenne
et le compromis « à la suisse » ont
« frappé les journalistes libanais qui mavaient
accompagné en Suisse en 2007 », se rappelle
lambassadeur.
Les Suisses jouissent en effet de la démocratie
directe qui leur permet de lancer des référendums
et de voter sur toutes sortes de sujets. Quant au compromis,
véritable ferment de la vie politique suisse, «
il est une force, pas une faiblesse ». Peut-être
aussi le premier pas dune Suisse de lOrient
à repenser.
Canif
suisse
Les moyens déployés par lambassade
de Suisse rappellent un autre symbole bien helvétique
: le canif suisse et sa multitude de lames multifonction,
souvent surprenantes, mais tellement efficaces. À
limage des projets choisis, toujours pertinents,
permettant de résister.
Quant à lambassadeur Barras, il sait que,
à peine arrivé, à peine ses projets
lancés, il devra bientôt penser à
quitter ce Liban quil aime à découvrir
lors de longues marches. « Cest comme cela
que jai appris à le connaître et à
découvrir sa chaleur et son sens de lhospitalité.
»
Si lobjectif de la soirée était également
de célébrer lamitié entre la
Suisse et le Liban, il ne fait pas de doute que le pays
du Cèdre a trouvé un indéfectible
ami en la personne de François Barras.
Correspondance
de Zahi HADDAD pour
L'Orient-Le Jour
  
Genève à lheure
du cinéma libanais grâce
à l'association ThinkLebanon"
Quelques mois après
sa création au printemps 2007, lassociation
suisse Think Lebanon a projeté Falafel de Michel
Kammoun à loccasion de sa deuxième
soirée de gala. Bénéficiaires de
la manifestation : les associations Oumnia et Oum el-Nour.
Le tout pour un moment convivial pendant lequel les Genevois
ont pu afficher leur solidarité et découvrir
un autre Liban.
Cest une histoire bien particulière que quelque
350 personnes ont suivie à lAlhambra de Genève
: celle du « falafel fuyant ». Cette recette
unique qui permet de faire son chemin différemment
des autres, un peu à lécart, en déstructurant
les carcans trop bien établis. En allant, en loccurrence,
à lencontre des lois dArchimède
et de Newton. Afin de dire au reste du paquet de boules
de pois chiches et de fèves quil existe une
autre voie : le « falafel fuyant » ! Lumineux.
Fait de cette sagesse qui finit par rattraper Toufic alors
quil choisit de soccuper de son jeune frère,
au lieu de se lancer dans un irréversible cul-de-sac
de colère.
Derrière lautocuiseur de cette soirée
de gala, on a pu retrouver Think Lebanon, la jeune association
créée au printemps 2007, qui organisait
là sa deuxième manifestation après
celle du concert de Rami Khalifé, en septembre
dernier.
Dans le comité, il y a même un petit noyau
qui avait allumé, il y a un an de cela, jour pour
jour, les phares de la Bosta de Philippe Aractingi, sur
lécran de ce sublime écrin quest
lAlhambra genevois. « Cest vraiment
magnifique, la salle est pleine comme lannée
passée ! se souvient, enthousiaste, Paule le Guennec,
la régisseuse de la salle. Jen ai le cur
qui bat la chamade ! »
Dire que les Genevois ont soutenu cette soirée
avec entrain relèverait de leuphémisme.
Aux côtés des Libanais, ils étaient
nombreux à représenter la mosaïque
genevoise et à se réjouir pour le Liban.
À sinquiéter de son sort aussi. À
tel point que lémotion était forte
à lissue de la projection et des dapplaudissements
qui ont accompagné le générique de
fin. « Cétait très émouvant
», diront les uns. « Un film très bien
fait et révélateur dune société
qui bouge, qui vibre », diront dautres.
«
Profond respect »
La mairie de Genève a elle aussi soutenu la manifestation
en mettant gracieusement la salle pourpre à disposition
des organisateurs.
« Ce soir, la projection de Falafel servira à
soutenir Oum el-Nour ( Oum-el-nour.org)
et Oumnia (Oumnia.org),
deux associations qui uvrent, chacune dans son domaine,
contre la détresse et la misère »,
dira en ouverture Céline el-Debs, présidente
de la très Think Lebanon. Derrière la jeune
association suisse, on trouve, autour du comité,
un groupe dune dizaine de bénévoles
dynamiques, représentant diverses nationalités
et secteurs dactivité. Il suffit dimaginer
cette avocate ou ce banquier suisses qui ont troqué,
le temps dune soirée conviviale, tailleur
Chanel et costume trois-pièces contre un tee-shirt
aux couleurs de Think Lebanon et des gants en plastique
pour manipuler et fourrer le pain de boulettes de falafel.
« Du falafel à lécran et dans
lassiette ! » comme annoncé pendant
la promotion de la soirée. « Le concept est
vraiment très sympa », nous dira un spectateur
enchanté de ce moment.
Comme lors des multiples festivals qui lont déjà
récompensée, la pétrolette de Falafel
a séduit le public genevois, en lemmenant,
toute pétaradante, à la découverte
dun autre Liban, un peu inattendu. Et dune
humanité à la poursuite de son rêve
: devenir le « falafel fuyant ».
Zahi HADDAD pour
L'Orient Le Jour
  
La Ville de Genève sengage auprès
de « Solidarité orphelins du Liban »
pour soutenir « Paradis denfants »
Décembre
2007/Janvier 2008 -
Pour la deuxième année consécutive,
lassociation « Solidarité orphelins
du Liban » a organisé à Genève
son dîner de gala annuel pour permettre aux écoliers
de « Paradis denfants » de recevoir
une instruction de qualité.
Nouveau succès, chiffré à près
de 90 000 dollars et 122 enfants scolarisés, auquel
sest associée la Ville de Genève.
Ce sont près de 70 000 dollars qui viennent de
tomber dans lescarcelle de « Paradis denfants
». Comme lannée passée, Nicole
Abboud et Karen Sabti, présidente et secrétaire
générale de Solidarité orphelins
du Liban (SOL), ont de quoi être satisfaites. «
Nous en avons oublié notre fatigue ! » expliqueront-elles
à lheure du bilan qui a vu leur chiffre de
2006 augmenter de près du double, en partie grâce
à une petite faiblesse du dollar par rapport au
franc suisse. Une somme tirée de la vente des couverts,
de dons divers et de la mégatombola qui a mis au
sort pas moins de 480 lots offerts par les grandes marques
de la place genevoise.
Cela « nous permettra de scolariser cent vingt-deux
enfants durant une année, soit quarante-huit de
plus par rapport à lannée passée
! » senthousiasment les deux surs Karen
et Nicole. Mais les fruits de la réussite ont également
été récoltés grâce au
travail de la petite équipe de bénévoles
quelles dirigent avec maestria. Dix dentre
eux se sont relayés pour préparer les quelque
340 plats dégustés par les convives : ribambelle
de mezzés, kebbé au four et palette de desserts,
le tout comme à la maison et accompagné
de vin, gracieusement offert par Ksara Liban. En tout,
cest une trentaine de bénévoles qui
ont mis la main à la pâte pour faire de ce
dîner un succès. Sans oublier la brigade
formée des étudiants de lécole
hôtelière de Lausanne qui a assuré
le service.
Soutien
de la Ville de Genève
Cerise sur le gâteau, la Ville de Genève
a ajouté au pactole un chèque de 20 000
francs suisses, soit un peu plus de 17 000 dollars.
« Les liens entre la Suisse et le Liban sont très
forts », a rappelé Manuel Tornare, vice-maire
en charge de la cohésion sociale, de la jeunesse
et des sports, qui avait déjà tenu les
mêmes propos lors du concert de Rami Khalifé
organisé par Think Lebanon fin septembre. Et
de poursuivre : « Je suis de ceux qui uvrent
pour renforcer les droits des uns et des autres et de
chacune des communautés qui font beaucoup pour
la Suisse. »
Des mots que lambassadeur du Liban à Berne,
Rammal Hussein, a pu apprécier à linstar
des organisatrices, qui ont aussi souligné le
soutien apporté par le diplomate à leur
engagement. Elles ont en outre exprimé leur surprise
en entendant lannonce du don fait par la Ville
de Genève : « Nous sommes enchantées
de la façon dont Manuel Tornare a parlé
du Liban. »
Dixième
anniversaire
Créée en 1997 pour pallier les carences
du système éducatif libanais, lécole
de « Paradis denfants » est passée
de trente-trois à quelque mille deux cents élèves
répartis entre trois écoles et encadrés
par une centaine de salariés et de bénévoles.
« Pendant ces dix années, nous avons assuré
aux enfants une formation suivie et de qualité
en trois langues ainsi quune éducation
basée sur le respect de soi, le respect dautrui
et un amour de la patrie, et cela dans un pays qui,
hélas, panse encore et encore ses blessures »,
dira Zeina Dariane, lune des enseignantes bénévoles
qui a participé à la soirée.
« Vous avez été le rayon de soleil
» espéré par les parents de ces
enfants, ajoutera celle qui est également en
charge de la levée des fonds et des relations
publiques à ladresse des convives. La reconnaissance
de « Paradis denfants » est également
allée à toute léquipe de
SOL « sans laquelle cette soirée de levée
de fonds naurait pas eu lieu ». Des bénévoles
heureux, qui se mettront une nouvelle fois à
luvre le 15 novembre 2008 pour, assurément,
mettre les petits plats dans les grands.
par Zahi HADDAD, correspondant
de l'Orient Le Jour à Genève
10
Mai 2007
Le
Liban nouveau prend forme en Suisse
Le
Liban aborde une nouvelle reconstruction après
linvasion israélienne de 2006. Mais les Libanais
restent profondément divisés selon des lignes
confessionnelles. Une gestion interne prudente de tous
les partis a abouti à une sorte de trêve
entre les factions, désamorçant laffrontement
de la rue qui menaçait, il y a encore quelques
semaines, de relancer le pays dans la guerre civile.
Sur
un mode et à une échelle plus réduite,
un groupe de Suisses pour le dialogue euroarabe et musulman
(ASDEAM) a mis sur pied une rencontre dinterlocuteurs
libanais issus des différentes communautés.
Les 20 et 21 avril derniers en un lieu bucolique de
Suisse romande, ils ont discuté des problèmes
internes et externes de leur pays. Le groupe composé
dune dizaine de Libanais avocats, universitaires,
journalistes issus des confessions chiite, sunnite,
chrétienne et druze a entrepris dexplorer
de façon serrée les divergences et les
éventuels points de rencontre sur un intérêt
général des Libanais.
Linvitation
avait proposé un ordre du jour souple. La discussion
était facilitée par des experts suisses,
dont un ambassadeur de la Confédération
en exercice, venu à titre personnel mais avec
lappui de ses autorités. Evitant de donner
des leçons dhelvéticité,
qui ont échoué naguère au Liban,
ces experts apportaient une connaissance de droit constitutionnel
notamment, ainsi quune aide technique à
la discussion.
Lintuition
directrice de cette rencontre était que les interlocuteurs
libanais, retirés pour quelques heures du chaudron
beyrouthin et des passions identitaires, sessaieraient,
sans autre mandat que leur bonne volonté, à
dresser linventaire des questions aiguës
en se tournant vers le long terme. Ce pas de retrait
permettrait datténuer les divergences immédiates
et den faciliter la résolution. Le pari
sest révélé fécond.
Les invités ont réussi à se parler
pendant deux jours et à parcourir les sujets
délicats sans tabou ni éclats. Une question
centrale est celle de la relation avec la Syrie qui
exerce depuis des années une tutelle sur le Liban
et arbitre entre les factions politiques. La communauté
internationale la soupçonne davoir commandité
lassassinat de Rafic Hariri, ancien premier ministre
libanais. La tutelle de Damas oppose frontalement le
gouvernement en place et le Hezbollah chiite, allié
de la Syrie et principal combattant contre linvasion
israélienne. Lidée, soutenue par
la plupart des invités y compris linterlocuteur
du Hezbollah étant que ce rôle de
tutelle devrait pouvoir être remplacé par
les institutions élues et légitimes du
Liban.
Deux
impressions se sont dégagées. Premièrement,
la conviction chez tous que le Liban peut et doit exister
sans rechuter dans la guerre civile. Deuxièmement,
laccord étonnamment rapide sur les enjeux
politiques actuels, centrés autour de la création
dun Conseil constitutionnel comme arbitre et létablissement
dun pouvoir judiciaire indépendant, capable
de régler les différends de façon
pacifique.
De
retour au Liban, forts de ces convergences en filigrane,
les invités de lASDEAM ont convaincu le
premier ministre Fouad Siniora de lintérêt
de la discussion et de la nécessité de
lui donner une suite en Suisse, avant lélection
présidentielle libanaise prévue fin octobre.
ANTOINE MAURICE La Tribune de
Genève
Mars
2007
>> Les
projets suisses au Liban vont prendre fin...
9 Février 2007
Six
mois après la guerre, le Liban est menacé
dimplosion.
>> Lire
le reportage de la Tribune de Genève...
Le Liban au Salon international dart de Genève
Le sculpteur Rudy Rahmé devant
l'une de ses oeuvres
Quatre
jours durant, du 22 au 26 novembre, le premier Salon
international dart de Genève a laissé
la parole à quelque 180 artistes de 28 nationalités.
Trois Libanais ont pris part à cette belle réussite,
à linitiative de lUnion libanaise
culturelle suisse.
Pendant que lhôtel Hilton fait peau neuve
au bord du lac Léman, ses espaces dexposition
ont fait la part belle à des artistes venus des
quatre coins de la planète. Lart décliné
sous tous les styles, formes et supports : pour lessentiel,
peinture et sculpture se sont ainsi matérialisées
dans le bois, le verre, la résine, le bronze,
le sable, la soie, le métal. Une symphonie de
matériaux pour exprimer la variété
dexpériences et démotions
représentées dans cette exposition collective.
Et pour cette première édition, lUnion
libanaise culturelle suisse (ULCS) a déployé
tous les efforts pour présenter au public genevois
trois artistes libanais aux démarches artistiques
complémentaires, expressions de sensibilités
très fortes, souvent à fleur de peau,
qui ont séduit nombre de visiteurs. « Cest
une réussite qui a donné une belle visibilité
au Liban », résumera Cathia Damien, présidente
de lULCS,
à lissue de la manifestation.
Entre
mysticisme, « zenitude » et émotions
Mystique, Rudy Rahmé a présenté
des uvres qui rappellent « lattachement
au Liban, les Phéniciens, le Phénix, le
souffle divin » et qui se développent autour
dun continuel processus de renaissance. Dans ses
bronzes, « on trouve le passé et le présent
qui sont moteurs de notre futur ». Concrètement,
cela donne par exemple Envolée et cri et Le cri
de la paix qui provoquent Lalchimie, uvre
illustrant le Libanais à venir qui « fleurit
à nouveau » dans un processus infini. Quant
à La lumière fleurie, elle résume
tout. « Le monde est un il qui se trouve
devant un dilemme : souvrir et voir ou rester
fermé pour faire le voyage du moi. »
Le sculpteur rappelle les souffrances du Liban et «
lécharde du mal qui nous pique et devient
le burin ». Pour lui, qui a refaçonné
et réanimé les cèdres de Bécharré,
le Liban suit des cycles : « Après la destruction,
il y a toujours une résurrection, fondée
sur lespérance et lau-delà
qui nous font agir. »
Salwa Zeidan a, pour sa part, choisi dexposer
ses uvres les plus récentes. Limpides volutes
de peinture noire sur toile ou sur soie, ses compositions
sont à la recherche de lessentiel : «
Jutilise le minimalisme abstrait pour arriver
à la lumière et à la pureté
», explique la peintre. « Jessaie
dêtre zen et pure. » Du coup, son
pinceau, débarrassé de toutes fioritures,
retranscrit son calme intérieur. Dune seule
traite.
Et dajouter : « Une uvre dart
ne peut jamais être expliquée. Cest
un rêve construit, une traduction de nos plus
profonds besoins. » Et nombre damateurs
ont ressenti à Genève cette quête
de spiritualité devant les toiles de cette ambassadrice
de la paix de WorldWide Peace Marker Project. La paix,
un enjeu global, qui devient une destination possible
quand on fait évoluer et purifier son propre
soi.
Professeur dart, Fatmé el-Sayed a, quant
à elle, rencontré le public genevois en
jonglant avec les styles et les émotions. Avec
ce Cri tout dabord lancé après les
événements de lété
écoulé.
« Il me fallait tout vider, dire que lon
ne peut pas faire nimporte quoi, explique-t-elle.
Et je suis heureuse davoir pu faire passer ce
message ici. »
Mais il ny a pas que la souffrance. « Je
chante et je danse dans mes tableaux. Les émotions,
cest lessentiel. » Il y a ainsi ce
violoncelliste, ces danseuses, ces paysages et puis
aussi ces barques qui flottent vides. Sans personne
pour les mener à bon port. Pour Fatmé
el-Sayed, lart, cest avant tout une bouffée
dair. De liberté « que je sens dans
mon atelier, dans chaque tube de peinture que jouvre
».
Message
passé
Souvrant comme un triptyque à limage
de la diversité libanaise, lespace dexposition
des Rahmé, Zeidan et el-Sayed a accueilli un
grand nombre de curieux et dartistes « attirés
par la chaleur qui sen dégageait »,
commente Cathia Damien. Et, outre le Ksara, les «
bzourates », les envolées de Ziad Rahbani
en toile de fond et lambiance générale,
il y avait aussi lintérêt suscité
par le Liban, son actualité et sa culture. À
cet égard, « le message est passé.
Il sagissait pour nous de montrer la force intellectuelle
et artistique du Liban qui se manifeste même dans
des moments difficiles ».
Zahi
HADDAD
  
Premier Festival des cinémas arabes à Genève
Le film pour changer dimage
Le
premier Festival des cinémas arabes, qui s'est
déroulé du 25 Septembre au 1er Octobre
2006, vient de tirer son rideau à Genève.
Une semaine durant, il a projeté sur les écrans
un monde arabe non seulement divers, mais également
proche de lOccident de par les thèmes qui
le tissent, quil sagisse damour, de
condition de la femme ou de dialogue entre les générations.
Organisé en association avec lInstitut
du monde arabe de Paris, il était aussi loccasion
de redécouvrir plusieurs uvres libanaises
et dannoncer la création dun Institut
du monde arabe à Genève.
«Quel moyen plus simple pour que les Genevois
se fassent leur propre idée du monde arabe? sexclame
Benaouda Belghoul, président du festival. Il
ny a que le cinéma qui aborde tous les
sujets qui nous préoccupent tous!» Travailleur
social, ce passionné de cinéma sest
du coup associé avec lInstitut du monde
arabe de Paris (IMA), avec pour objectif de rendre hommage
à la Biennale des cinémas arabes, car
«cest ce qui se fait de mieux et de plus
intelligible». Et quoi de plus naturel, alors,
que de sélectionner les Grands Prix de lIMA
depuis le lancement de la Biennale en 1992 jusquà
2006? Autant de films qui ouvrent «une fenêtre
sur la réalité de lautre rive».
Parmi eux, trois uvres libanaises:
le très attachant West Beirut, de Ziad Doueiri
(primé en 1998), le poignant huis clos Dans les
champs de bataille, de Danielle Arbid (2004) et le pétillant
Bosta,
de Philippe Aractingi (2006), présent à
Genève.
Dautres anciens lauréats de lIMA,
courts et longs-métrages, fictions ou documentaires,
ont mis en relief les défis actuels, qui retrouvent,
de façon récurrente, un écho dans
lactualité. Les deux documentaires de Maï
Masri, Rêves dexil et Beyrouth: vérités,
mensonges et vidéos (Grands Prix du long-métrage
documentaire en 2002 et 2006), reviennent avec vigueur
sur les lendemains dévénements politiques
majeurs pour le Liban, avec une interrogation quant
à notre capacité à reconstruire
sur nos plaies. Un peu plus de dix ans après
sa première projection à Genève,
le Taxi service dÉlie Khalifé et
dAlexandre Monnier est revenu narrer un conte
de la folie ordinaire toujours aussi apprécié
par un public riant de bon cur.
Et le Suisse de profiter de loccasion pour dire
quil y a «toujours des échanges avec
Élie et le Liban malgré les temps difficiles».
À lheure de baisser le rideau, Benaouda
Belghoul sest dit «vitalisé»
par des projections qui se sont conclues sur un hommage
au réalisateur Lakdhar Hamina, président
dhonneur du festival. «Nous nous sommes
fait plaisir!» En plus, les cinéphiles
ont répondu présents, ponctuant régulièrement
les projections par des «Ah, je ne savais pas
que cétait comme cela, là-bas!»
Quant à la presse et aux professionnels, ils
ont dans lensemble salué le festival.
Mission donc remplie avec un succès daudience
et destime. Du coup, lavenir paraît
clément pour ce nouveau venu sur la scène
cinématographique. La prochaine édition
décernera un prix de 5000 euros et sera consacrée
aux réalisatrices qui sexprimeront sur
des thématiques touchant à la femme: «Nous
voulons montrer le quotidien des femmes par des femmes»,
explique Benaouda Belghoul.
«Nous avons nous aussi des héroïnes,
et loppression de la femme nest pas une
exclusivité du monde arabe. Regardez, ici à
Genève, légalité est loin
dêtre assurée; un Bureau de légalité
a dû être créé.»
Autre raison de se réjouir: lédition
2008 verra lIMA délocaliser une partie
de sa compétition à Genève. Le
prélude à la création annoncée
par Benaouda Belghoul, dans la Cité de Calvin,
dun Institut genevois du monde arabe: LIMAGE,
sur laquelle il espère jouer, alors que le monde
arabe a un «problème dimage».
Zahi
HADDAD
  
Le président de la Confédération
suisse Moritz Leuenberger et
Jacques Chirac se
sont prononcés pour une mobilisation internationale
contre la marée noire au large du Liban, mercredi
lors d'un entretien à l'Elysée.
Paris,
6Septembre 2006-
"Le président de la République a rendu
hommage à l'aide humanitaire annoncée par
la Suisse en faveur du Liban et il a appelé l'attention
du président de la Confédération
suisse sur l'importance d'une mobilisation internationale
pour réparer les dégâts écologiques
graves causés par la marée noire" au
large du Liban, a indiqué le porte-parole de la
présidence française, Jérôme
Bonnafont.
Soulignant
que cette pollution provoquait des "dégâts
incroyables", M. Leuenberger a précisé
à la presse, à l'issue de l'entretien, qu'il
souhaitait "trouver une solution pour que la Suisse
participe à ce fonds de sauvetage de la mer".
La
marée noire, provoquée par des raids israéliens
contre les réservoirs d'une centrale électrique
au Liban, est considérée comme la pire catastrophe
environnementale
jamais essuyée par ce pays et a touché les
trois quarts des quelque
200 km de côtes libanaises.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Coordination des Citoyens du Liban
et des Amis du Liban
Rassemblement
le Mercredi 19 juillet 2006 à 18 heures
Pont du Mont-Blanc côté Jardin Anglais
Pour l'arrêt immédiat de l'agression israélienne
Pour l'application des conventions de Genève
Le
Liban, subit depuis mercredi 12 juillet une agression
sauvage et démesurée de la part des troupes
israéliennes. Ces faits constituent une violation
des Conventions de Genève et en particulier celle
portant sur les principes à respecter auprès
des populations civiles lors d'un conflit armé.
Choqués par l'inaction de la Communauté
Internationale nous l'enjoignons fermement à
faire respecter le droit humanitaire, les règles
du droit international au Liban . De plus à les
étendre sur toute la région du Proche
Orient et à mettre un terme à l'impunité
de l'Etat d'Israël.
Il y a des silences plus meurtriers que des bombes.
Cependant, des centaines de civils ont déjà
été tués par les attaques menées
par l'aviation, l'artillerie et la marine. D'ailleurs
l'Etat d'Israël poursuit son escalade destructrice
pour l'anéantissement du Liban.
Ainsi, les bombardements ont également détruit
dans le pays des ponts, des routes , des centrales électriques
, des usines de produits alimentaires, des stations
de télévision et surtout des demeures
des civils .
De même, les pistes de l'aéroport de Beyrouth
(Aéroport Rafic Hariri) sont démolies
ainsi que les deux autres petits aéroports du
pays et tous les ports longeant la côte libanaise.
Toutefois, les lieux de culte, les écoles où
la population civile prend refuge ne sont pas épargnés
de la férocité de l'attaque. Les journalistes
et les reporters sont touchés.
Par ailleurs, ce blocus est effectif depuis plusieurs
jours saccageant l'infrastructure médicale au
mépris des droits humains les plus élémentaires.
Selon des experts militaires libanais Israël utilise
des bombes au phosphore prohibées internationalement.
Notre
Liban est anéanti, démoli, ville après
ville, village après village, quartier après
quartier. Systématiquement la machine guerrière
israélienne annihile stratégiquement tout
ce que les libanais ont reconstruit.
Enfin,
La Coordination des Citoyens du Liban et des Amis du
Liban sollicite toutes les personnes et organisations
au rassemblement silencieux mais non muet le :
Mercredi
19 juillet 2006 à 18 heures
Pont du Mont-Blanc côté Jardin Anglais
|
|
Printemps
2006
Une histoire de famille qui a commencé à
Achrafieh et Zouk
Le Chase à Genève : là où sattablait
Lénine,
on sert des mezzés libanais
Jamais deux sans trois : après Achrafieh
et Zouk, cest à Genève, dans le quartier universitaire,
que le Chase a choisi de dresser la table. Une histoire de famille
que nous conte Karim Makzoumé, patron du café-restaurant
dans la cité de Calvin et beau-fils de Rachid Jreissati,
qui avait ouvert les portes du premier Chase en 1977.
Genève, rue de Candolle. Au pied
de la vieille ville, à deux pas du quartier des Banques
et de lOpéra, le quartier universitaire sétale
autour du parc des Bastions, lancien jardin botanique
créé en 1817 par le célèbre botaniste
genevois Augustin-Pyramus de Candolle et abritant le mur des
Réformateurs, élevé en 1909 à la
mémoire des grandes figures du protestantisme.
Dans les rues alentour, les enseignes de restaurants se succèdent
et rivalisent pour attirer une clientèle bigarrée
: étudiants, cadres, fonctionnaires, artistes et autres
intellectuels. Celle du Landolt est toujours là, ce café
qui accueillait au début du vingtième siècle
les étudiants russes installés à Genève
qui venaient discuter de la révolution bolchevique en
marche.
Mais un deuxième coup dil annonce un changement
dimportance : la célèbre terrasse annonce
maintenant Chase Landolt ! Et Karim Makzoumé dexpliquer
: « Lénine et dautres personnalités
venaient sattabler dans cette brasserie vieille de cent
ans. Nous avons gardé le nom pour permettre aux gens
de mieux situer lendroit et pour faire un clin dil.
»
Et les clients semblent parfaitement sy retrouver et avec
le sourire : « Carte variée, mezzés libanais,
saveurs intéressantes, cadre agréable »,
commente lun deux qui apprécie également
« le décor contemporain » aménagé
dans des lieux chargés dhistoire.
Identique à 80 pour cent
Car, en matière de relookage, Karim Makzoumé sy
connaît, lui qui a complètement revu et modernisé
avec son épouse limage des deux établissements
au Liban en 2004. Pour son vingt-huitième anniversaire,
le Chase sétait ainsi offert une cure de jouvence,
renouvelant sa carte, son intérieur et sa terrasse. «
Rachid Jreissati, mon beau-père, qui avait créé
le Chase, nous a progressivement impliqués : ma femme
a pris en charge le design et moi la gestion », raconte-t-il.
Puis, le Chase Landolt a suivi en reprenant à quatre-vingt
pour cent les traits de ses deux grands frères : lignes
épurées, volume transparent, ouverture sept jours
sur sept, cuisine internationale et libanaise. Et le jeune patron,
qui a fait une partie de ses classes à Genève,
de se souvenir : « Il y a un an de cela, mon beau-frère
Abdallah Chatila, installé à Genève, voulait
se lancer dans la restauration. Nous en avons parlé ensemble
et, après avoir trouvé une terrasse pour un café-trottoir,
nous avons appliqué le concept que nous venions de développer
au Liban. »
Comme à la maison
Si le Chase propose avant tout une cuisine internationale, il
est aussi réputé pour sa touche libanaise, avec
lincontournable hommos et un fattouche hors pair, ainsi
que des « must » les vendredis et dimanches qui
permettent de déguster mouloukhieh et moughrabieh qui
vous transportent au pays.
Dailleurs, les épices viennent du Liban et trois
cuisiniers libanais mènent tambour battant une brigade
dune vingtaine de personnes.
Prochaines escales gourmandes ? Peut-être Paris et, si
cela fonctionne bien à Genève, le reste de la
Suisse.
Pour linstant, « il me faut le temps de bien minstaller
ici et puis les opportunités se présenteront delles-mêmes
», conclut Karim Makzoumé.
Zahi HADDAD pour L'Orient Le Jour
  
Nasser Makhoul et sa troupe dansent
pour les enfants
et la francophonie
Venue à Genève à
linvitation de lUnion libanaise culturelle mondiale
(ULCM), la troupe Nasser Makhoul a emmené, il y a quelque
temps lors dune soirée de gala, quelque deux cents
convives pour un voyage aux quatre coins du Liban. Un dîner-spectacle
dont les profits étaient destinés à trois
associations caritatives. Loccasion aussi de clore la célébration
à Genève de la Journée internationale de
la francophonie.
Cest un « message damour et de paix »
que la troupe Nasser Makhoul, pour la dixième fois en Suisse,
a voulu apporter avec elle du Liban. Des danseurs et des musiciens
mobilisés autour des causes défendues par trois
associations : « Paradis denfants » pour la
scolarisation gratuite en classes primaires, « Notre-Dame
de lEspérance » pour lenseignement et
la culture, et « Paint a Smile » qui décorera
des espaces hospitaliers au Liban pour que les enfants malades
soient entourés dun décor thérapeutique
et coloré.
Et « si cette soirée a pu avoir lieu sous cette forme,
cest aussi parce quelle sest faite autour de
la francophonie », souligne Irène Albrecht, vice-présidente
de lULCM. La manifestation a ainsi été placée
sous le patronage du ministre suisse de lIntérieur
et de la Culture et de Tarek Mitri, ministre libanais de la Culture.
Ce dernier était représenté par Gebran Soufan,
ambassadeur du Liban auprès de lONU à Genève,
qui a souligné à quel point le patrimoine culturel
et musical libanais offre une image conviviale de notre pays.
Les organisateurs ont donc mis à contribution la francophonie.
Le nouvel ambassadeur de lOrganisation internationale de
la francophonie (OIF) à Genève, Libère Bararunyeretse,
a ainsi expliqué : « LOIF regroupe soixante-trois
pays et défend des valeurs, une culture, une philosophie
et une idée du monde qui plaident pour un enrichissement
des cultures. Ces valeurs, nous les devons aussi au Liban qui
est un exemple de cette diversité culturelle si chère
à la francophonie. Cette soirée démontre
ce que le Liban peut apporter au patrimoine mondial. »
Deux pays, instruments de rencontre
Traduisant ces mots sur scène, Nasser Makhoul (jonglant
avec les instruments) et ses artistes, vêtus de leurs
costumes traditionnels, ont raconté, dansé et
chanté le Liban et ses régions en sept tableaux
enflammés et bariolés. Ils ont ainsi dévoilé
la culture libanaise, de Tripoli à Sidon, en passant
par Beyrouth, Baalbeck et le Mont-Liban, à une audience
principalement suisse genevoise.
« Ce Liban qui ne peut jamais être résumé
quen écoutant les paroles des Rahbani »,
dira Nasser Makhoul, qui comptait dans sa troupe un membre un
peu particulier en la personne de Guitta Harb, ancienne médaille
dor de Studio el-Fan. La chanteuse a en effet repris quelques-uns
des plus grands succès de Feyrouz, tels que Khodni, al-Bosta,
Nassam Alayna al-Hawa et Habbeytak Bessayf. Pour conclure sur
un retentissant Rajaat Taamar Loubnan qui a vu un Nasser Makhoul
virevolter entre les tables et embarquer quelques spectateurs
sur scène pour les faire participer à cette célébration.
Ce jour-là, sur les bords du lac Léman, dans un
hôtel des Bergues rénové, la solidarité
libano-suisse a vécu un nouvel acte, le temps dune
ronde porteuse despoirs offerte à lenfance.
  
Le « Byblos Lake Geneva », une revue
annuelle de qualité lancée par un Libanais sur les
bords du lac Léman
Byblos, port mythique,
livre, en quelque sorte, de lhistoire libanaise. Daucuns
y verront un hôtel espagnol ou brésilien, une marque
italienne de prêt-à-porter, un restaurant arizonien,
un café montréalais, un night-club branché
de Tokyo ou de Hambourg, voire une librairie roumaine ou encore
le célèbre établissement de Saint-Tropez
fondé par Jean-Prosper Gay-Para. Cest dire si Byblos
est universelle !
En Helvétie, le Byblos Lake Geneva est cet « hommage
à ceux qui ont inventé lalphabet »,
rendu par Joseph Yammouni, qui a lancé ce magazine sur
les bords du lac Léman. « Lalphabet est un
service énorme à lhumanité ! senflamme
ce Vaudois dadoption. Regardez autour de vous : les enseignes,
les ordinateurs, même les texto sur vote téléphone
portable ! Le texte fait partie intégrante de lhomme.
Sans lalphabet, il ny aurait pas de démocratie,
de droits de lhomme. Il faut prendre conscience de la portée
de lalphabet. Cest le crayon, dans sa fragilité,
qui fait bouger le monde. »
Passionné, Joseph Yammouni est un érudit. Doctorat
en philosophie, diplômes en psychologie et en journalisme,
certificats en droit et en économie, il est un véritable
touche-à-tout qui a cumulé les formations afin de
« rentrer chez moi avec un bagage qui méviterait
de faire la manche ». « Alors que jétais
installé ici, en attendant Godot, la guerre durait »,
souligne Joseph Yammouni qui danse avec les mots et jongle avec
les idées : il enseigne la philosophie, crée un
bureau de relations publiques, édite des guides touristiques
et culturels, essentiellement sur Genève et la Suisse,
des ouvrages qui ont pour but de « parler des valeurs qui
rapprochent les gens ».
Les valeurs de la région à lhonneur
Et cest presque naturellement que le Byblos Lake Geneva
arrive : revue annuelle dune centaine de pages au format
exceptionnel, presque démesuré. À la mesure
peut-être de lobjectif que sest fixé
Joseph Yammouni : « Le principe, cest une tribune
pour les valeurs de la région. Et laccent est particulièrement
mis sur les progrès scientifiques, ainsi que sur les activités
développées dans le droit humain et sur celles qui
sont destinées à apaiser les souffrances humaines.
Le reste, cest du vernis. Lobjectif est de montrer
ce que Genève apporte dans ces trois domaines. »
Dans lédition 2005, des représentants éminents
du CERN, de lOrganisation mondiale contre la torture, de
la Croix Verte internationale, de lÉcole polytechnique
de Lausanne, de lUniversité de Genève et du
Festival de Montreux viennent ainsi témoigner non seulement
du dynamisme de la région lémanique, mais aussi
du rôle international de Genève, siège européen
de lONU et berceau du droit humanitaire.
Véritable tour de Babel, le Byblos Lake Geneva parle huit
langues qui soulignent la diversité culturelle qui fait
vibrer Genève où se côtoient quelque 180 nationalités
différentes.
« Arrêtons de fabriquer des robots »
Le Byblos Lake Geneva est, pour lheure, distribué
dans les palaces de la région lémanique, essentiellement
dans les cantons de Genève, Vaud et Valais. Joseph Yammouni
estime quil sagit là dun lectorat potentiel
dun million de personnes, de décideurs quil
espère « toucher avec un message littéraire
et artistique », exprimé dans des articles très
courts et qui sarticulent autour dun message de paix
qui ouvre chaque numéro. « Arrêtons de fabriquer
des robots et formons plutôt des hommes, entame ainsi lédition
2005. Je souhaite dire que lhumanité peut faire autre
chose que la guerre et quil faut placer aujourdhui
des jalons pour une humanité basée sur la paix.
»
Symbole de cette ambition, un prochain numéro qui pourrait
être consacré au Liban et au dialogue. « Le
Liban peut représenter un modèle pour les autres
pays, comme il la déjà été »,
conclut Joseph Yammouni.
Loccasion peut-être aussi de remettre lhumain
au centre de nos préoccupations.
Zahi HADDAD
  
le 17 Novembre 2005
Grande
Soirée libanaise de l'ULCS à Genève-Meyrin
avec le grand poète libanais Salah
Stétié
grand prix de la francophonie
et le jeune pianiste virtuose Pierre El-Doueihi

31.10.2005
Micheline Calmy-Rey à Beyrouth
BEYROUTH - ATS
- Micheline Calmy-Rey est arrivée
au Liban. La cheffe de la diplomatie suisse doit rencontrer le
premier ministre libanais. Ce déplacement intervient alors
que le Conseil de sécurité va être saisi de
l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri.Mme Calmy-Rey
achève sa tournée proche-orientale au Liban.
Outre le chef du gouvernement Fouad Siniora, la conseillère
fédérale doit s'entretenir avec son homologue libanais
Fawzi Salloukh, selon le Département fédéral
des affaires étrangères (DFAE).Avant de rejoindre
Beyrouth, Mme Calmy-Rey a rencontré le chef de la diplomatie
israélienne, Sylvan Shalom, à Jérusalem.
Au menu des discussions: l'emblème additionnel du Mouvement
de la Croix-Rouge.
L'adoption d'un nouvel emblème
permettrait au Magen David Adom (MDA, les secours israéliens)
d'intégrer le Mouvement de la Croix-Rouge, dont il n'a
jamais fait partie parce que son signe distinctif, l'étoile
de David, n'est pas reconnu.Le déplacement à Beyrouth
de Mme Calmy-Rey intervient alors que le Conseil de sécurité
de l'ONU doit être saisi ce lundi de l'enquête sur
l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri.
Une réunion au niveau ministériel du Conseil,
à New York, doit sommer la Syrie de coopérer aux
investigations relatives à la mort de M. Hariri.
La Commission indépendante sur
l'assassinat de Rafic Hariri, dirigée par le magistrat
allemand Detlev Mehlis, a conclu récemment à l'existence
de "preuves convergentes" de l'implication des services
de sécurité syriens et libanais. Rafic Hariri
a été tué le 14 février dans un
attentat à l'explosif à Beyrouth.

15 Septembre 2005
Voyage au cœur du Liban
« Meeting Imra’a » :
Mirei Lehmann expose ses œuvres près de Genève
Rencontrer la femme libanaise
et, à travers elle, tout un pays, c’est ce que propose Mirei Lehmann,
photographe suisse d’origine vietnamienne, en une série de diptyques
exposés à la galerie Focale, à Nyon, à quelques kilomètres de
Genève. Écrin au charme irrésistible lové au bord du lac Léman,
Nyon, petite ville de 17000 habitants, accueillera ces Libanaises
et leurs visiteurs jusqu’au 2 octobre. Ces vies et ces portraits,
Mirei Lehmann les avait présentés en 2002 à Beyrouth suite à l’initiative
de la Fondation Hariri pour l’art contemporain qui invitait, au
Liban, des artistes en résidence. «J’avais carte blanche, explique
la photographe. Je suis restée cinq semaines et mes œuvres ont
été exposées au Khan al-Franj à Saïda ainsi qu’au palais de l’Unesco
pendant le Sommet de la francophonie. L’ambassade de Suisse a
également organisé une exposition qui s’est tenue à l’hôtel Mövenpick.»
Au cœur du Liban
Tradition, insouciance, restes
de déchirement et début de sérénité retrouvée, kitsch à l’orientale,
culture, jeunesse, campagnes, anarchie urbaine se reflètent ainsi
dans les yeux, les attitudes et les contextes de ces femmes que
Mirei Lehmann a croisées au fil de ses balades. «Pour rencontrer
quelqu’un, il est nécessaire de rester aux mêmes endroits, de
discuter. Rien ne sert de courir à travers tout le pays.» Pendant
cinq semaines, elle aura ainsi promené son objectif afin de saisir
l’identité culturelle et contemporaine des Libanaises. «Le parallèle
qui existe entre la Suisse et le Liban m’a particulièrement séduit»,
explique Mirei Lehmann. «Le Liban a un aspect mythique: c’est
un pays de photographes, de pèlerinage. Raymond Depardon, que
j’admire, s’y est rendu. C’est un pays qui a également un fort
pouvoir de séduction: sur place, je n’avais qu’à me laisser faire.
Et Beyrouth évoque la grande architecture ainsi que le voyage»,
souligne Mirei Lehmann qui a rapporté en Suisse une nouvelle habitude,
un «acte culturel», «fumer un narguilé à la fin de la journée
avec le sentiment du travail accompli! Cela me rappelle Saïda,
la Méditerranée… et les pâtisseries, un mariage parfait avec l’ultrasucré!»
Quant à ce nouveau mariage libano-suisse, les amateurs pourront
l’admirer jusqu’au 2 octobre 2005, à la galerie Focale, à une
enjambée du château médiéval de Nyon.
Les internautes, quant à eux,
verront leurs pupilles agréablement comblées
sur le site Internet
http://www.mireilehmann.com

3 Mars 2005
Experts suisses envoyés au Liban dans le
cadre de l'enquête sur la mort de Rafik Hariri Cinq experts suisses
vont être envoyés prochainement au Liban.
Ils collaboreront avec la commission
de l'ONU qui enquête sur l'attentat dont a été victime l'ex-premier
ministre libanais Rafik Hariri. Il s'agit de spécialistes des
explosifs, de la balistique et du relevé des traces.
Lundi 28/02/05 à 17:30 à la place des Nations
L'opposition
libanaise en Suisse organise un sit-in à Genève
devant le Palais des Nations.
21 Février 2005
Manifestation
de solidarité à Genève
Quelque
trois cents personnes se sont retrouvées lundi soir à Genève pour
manifester leur solidarité avec ceux qui se mobilisent depuis
une semaine maintenant autour de la place des Martyrs. Même tristesse,
mêmes photos, mêmes slogans, mêmes espoirs, mêmes bougies. Mais
aussi, un même sentiment de réconfort. Celui d’être unis, au-delà
des différences, des opinions et des confessions, dans la même
volonté de construire ensemble un Liban, un et indivisible. «
Ce qu’il devrait être », lâche un des manifestants. Symbole en
quelque sorte de la mosaïque libanaise, l’horloge fleurie de Genève
– véritable mosaïculture au cadran démultiplié – a servi de point
de départ à un cortège qui a rejoint une autre place célèbre :
celle des Nations, carrefour incontournable des organisations
internationales basées dans la ville du bout du lac Léman. Venus
des quatre coins de la rade lémanique, Libanais, Genevois, Français
ont d’ailleurs constitué l’âme de ce mouvement spontané, salué,
tout au long de la procession, par les klaxons de quelques automobilistes.
- par Zahi Haddad-
18 Février 2005:
Réaction à l'Attentat contre Rafic
Hariri
La Syrie, proche du gouvernement libanais,
est soupçonnée par plusieurs Etats d'être à l'origine de l'attaque.
"Elle a le profil idéal du coupable et elle est responsable par
omission, Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche
sur le monde arabe et méditerranéen
(CERMAM), basé à Genève.
Selon lui, il peut s'agir également "d'éléments
politiques internes", liés à la compétition pour le prochain scrutin
législatif du mois de mai.
Une troisième hypothèse est répandue dans le monde arabe, celle
d'un complot israélo-américain pour inciter la Syrie à se retirer
du Liban et la "couper de ses soutiens sunnites".
>> La
Suisse n'enverrait pas d'experts au Liban

Novembre 2004:
Le Liban à l'honneur à la Foire Internationale
de Genève
À la rencontre du Liban, pays de lait,
de miel et d'encens
Visitez le Pavillon du Liban...( lire la suite? cliquez ci-dessous)
Le pavillon libanais a reçu le prix du
meilleur stand *
Le Liban n’en finit pas de renaître des cendres qui en ont trop
fait un objet de culte médiatique pendant les sombres heures de
son histoire. Tel le phénix, il se montre aujourd’hui sous ses
plus beaux atours et déploie tous ses charmes à la Foire de Genève
dont il est l’hôte d’honneur jusqu’au 21 novembre. Histoire d’afficher
une autre image et de reprendre sa place de Suisse du Proche-Orient.
Et de quelle manière ! Le pavillon libanais a reçu le prix de
la présidence de la Foire pour le meilleur stand. «Le Liban, toutes
ses couleurs, ses senteurs, ses lumières et sa diversité sont
reproduits dans le pavillon du Liban », commente Nayla Abi Karam,
chargée de mission auprès de Adnane Kassar, qui porte le projet
depuis le mois de mars dernier alors qu’il présidait encore la
Fédération des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture.
À l’époque, c’est Mme Viviane Jutheau de Witt, présidente de la
Foire, qui avait contacté le nouveau ministre de l’Économie et
du Commerce pour lui proposer de présenter à Genève « les multiples
facettes du pays de lait, de miel et d’encens ». Commence alors
un travail de longue haleine qui prend forme, depuis quelques
jours, au Palexpo de Genève. Dans l’espace dédié au Liban, les
visiteurs sont accueillis place de l’Etoile, qui déroule ses allées
en autant de promenades riches et variées : de Solidere, qui présente
sur maquette le résultat de dix ans de reconstruction et de réhabilitation
au centre-ville et impressionne les Genevois par l’étendue de
son entreprise, à la cave de Bacchus, où les amateurs découvrent
avec délectation nos vignobles dont la réputation internationale
va crescendo, en passant par l’espace gastronomique, où nos spécialités
culinaires sont prises d’assaut. Avec une mention spéciale pour
le four à manaqiches qui séduit les curieux « par l’odeur alléchés
».
Artisanat, banque, finance, tourisme, création, édition, agro-alimentaire,
cuisine, viticulture : tous les domaines d’activité célèbrent
la créativité et le dynamisme libanais qui font vibrer cette miniature
de 1 000 mètres carrés, divisés en une dizaine d’espaces, eux-mêmes
répartis entre une cinquantaine d’exposants.
Casser les stéréotypes
En ces premiers jours d’exposition et d’inauguration du pavillon,
l’opération de séduction s’est encore exprimée par d’autres manifestations
destinées à assurer un maximum de visibilité tout en donnant une
autre image du Liban. Il s’agissait de « sortir des prismes réducteurs
qui enferment le Liban dans des images d’instabilité, de destruction
et de repli sur soi », explique Nayla Abi Karam. Côté économie,
les représentants suisses et libanais – personnalités politiques,
privés, banquiers – ont pu se découvrir, échanger des idées et
envisager l’avenir dans le cadre du séminaire « L’économie libanaise
et les possibilités de coopération avec la Suisse ». Cela a été
« l’occasion d’un vrai débat autour de projets communs, démontrant
que le Liban peut constituer, pour les Suisses, un intermédiaire
dans la région », note la responsable de la communication. Genève
et la Suisse « ne sont pas jusqu’à présent explorés par les Libanais.
Il y a un potentiel énorme… et les résultats (du séminaire) sont
assez prometteurs », a déclaré Adnane Kassar à L’Orient-Le Jour.
Autre ambiance, le Conservatoire de musique de Genève a accueilli
quelque deux cents personnes venues écouter un quartet insolite
né, en 2002, de la rencontre de Jad Azkoul (guitare), et Dominique
Guignard (flûte), tous deux professeurs de musique dans la Cité
de Calvin, et de leurs deux enfants, Julian Azkoul (violon) et
Arthur Guignard (violoncelle). Point d’orgue de cette phase d’inauguration,
le dîner de gala – organisé au profit du Children’s Cancer Center
of Lebanon et de la Main tendue genevoise – a réuni 400 personnes.
Au programme : « De la Phénicie à nos jours », spectacle de danse
signé Younes Younes et défilé de mode du styliste Zouhair Mrad.
Une collection somptueuse, parée par la joaillerie Chatila et
dévoilée, tambour battant, au rythme d’un véritable fandango de
couleurs, de formes et de tissus. Les organisateurs sont assurément
partis pour un sans-faute. Littéralement offert aux 300 000 visiteurs
attendus à la Foire de Genève, le Liban possède, certes, une chance
d’attirer touristes et investisseurs suisses. Adnane Kassar les
invite en tout cas à aller dans ce sens.
C’est l’occasion aussi de renouer avec ce qui a fait de nous les
Suisses du Proche-Orient : « Combiner la précision suisse et la
créativité libanaise est un gage d’excellence », a souligné le
ministre lors du dîner de gala.
Zahi Haddad, de Genève pour L'Orient-Le
Jour
Pour en savoir plus sur le web: www.liban2004.com
et foiredegeneve.ch
Le Liban, prix de l'exceptionnel
C’est en fanfare que le Liban a démarré la Foire de Genève, dont
il est l’hôte d’honneur. Et c’est couronné de lauriers qu’il la
quittera le 21 Novembre.
Les organisateurs de la manifestation, qui accueille quelque 300
000 visiteurs et 650 exposants, ont en effet décerné le prix de
l’Exceptionnel – Catégorie « prix de la présidence » au pavillon
du Liban. Il s’agissait de récompenser « l’ensemble du formidable
travail des exposants » présents dans cet espace. C’est Omaya
Hamadé, chargée de mettre sur pied le stand libanais, qui a reçu
le trophée, conçu et réalisé par le sculpteur parisien Rachid
Khimoune. Les curieux, les amateurs et autres connaisseurs ont
eux aussi pu apprécier : dégustation de vins, de mezzés, d’épices
et de chocolat – dont les Suisses, fins connaisseurs, sont déjà
friands –, découverte du Liban, de sa capitale, de son patrimoine
et de ses potentialités architecturales ou économiques, ou encore
rencontre avec des artisans et des joailliers renommés...chacun
a pu trouver son bonheur. À satiété. Le tout synonyme d’une ambiance
bon enfant avec encore, entre autres, des exposés culinaires très
suivis – et goûtés ! – et, bien sûr, les standards de Fairouz
en toile de fond ou encore les envolées hautes en couleur de la
troupe Rimah, menée par Younès Younès, qui ont fini de faire chavirer
les spectateurs.
À noter que cinq autres prix de l’Exceptionnel ont été remis dans
des catégories plus spécifiques : design, développement durable,
innovation et coup de cœur de la foire. Dimanche, la foire fermera
ses portes avec un arrière-goût de Liban dans le cœur. Une manifestation
qui restera également comme un nouveau trait d’union entre deux
conceptions complémentaires de la Suisse.
|
Entre Lausanne et Genève
Découvrez le DESS "Mondes
arabes, mondes musulmans contemporains"
Libanais du monde
professionnel dans la région de...

...Genève...
- Ferney
- Pays de Gex
- Annecy
- Megève
- Savoie
|
La communauté
libanaise de Suisse:
on estime actuellement
la population libanaise de Suisse à environ 10000 personnes,
toutes confessions confondues, ce chiffre englobant également
les libanais résidant en France voisine*. Quant
au lieu de résidence, Zurich arrive légèrement
en tête, suivie de Genève et de Lausanne. La première
vague d'immigration débute dans les années 80, conséquence
directe de la guerre qui fait rage au Liban. A cette époque
Genève voit la plus grande concentration de Libanais.
Ces migrants de la première heure font surtout partie
de la classe aisée. Ensuite, dans les années 90, on assiste
à une d | | |