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Le Liban et la Suisse:
"ou les affinités naturelles entre la l'originale et celle du Moyen-Orient..."
LIBANAIS de GENEVE

Genève, le lac, la rive, le jet
et de Suisse

Mai 2014


Printemps 2009
Ouverture d'un grand restaurant-traiteur à Lausanne
avec des offres d'emploi à la clé!
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Quand les suisses cueillent les olives au Liban...


Un opéra libano-suisse à Genève

Du 29 Octobre au 5 Novembre 200
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Le maire de Genève revient sur les similitudes
entre son pays et le Liban

par Linda ABI ASSI
Octobre 2008- C’est dans le truculent salon oriental de l’hôtel « Bristol » et en présence de quelques journalistes de la presse libanaise et suisse que Manuel Tornare, maire de la ville de Genève, a fait état des relations privilégiées qu’entretiennent la Suisse et le Liban, deux pays qui ont connu des fortunes différentes mais qui partagent de nombreux points communs.
Cinq ans après sa venue à Beyrouth pour la tenue de l’assemblée générale des cités de la Méditerranée, Manuel Tornare était de retour au Liban à l’occasion, jeudi, de l’inauguration de la Cité des sciences à l’hippodrome. Satisfait de l’engouement créé par l’événement chez les autorités et associations libanaises, le maire de Genève est revenu, entre autres, sur les nombreuses similitudes entre son pays et celui du Cèdre. Selon lui, les Suisses ont un réel attachement pour le Liban qui, tout comme la Suisse, est « un pays multiculturel et multiconfessionnel », et ont toujours été très sensibles aux malheurs vécus par ce que beaucoup appellent « la Suisse du Moyen-Orient ». M. Tornare s’est dit « réjoui de constater les progrès du Liban en termes de paix », et souhaite « que le dialogue entre les communautés soit rétabli, dans l’intérêt du Moyen-Orient ». Il espère également continuer à développer les relations grandissantes entre Genève et les autorités locales de plusieurs villes du Liban, notamment dans le cadre de l’Association internationale des maires francophones, présidée par Bertrand Delanoë, maire de Paris.
Revenant sur la Cité des sciences qui a vu le jour à Genève en 2000 et qui ouvre cette année ses portes à Beyrouth, M. Tornare a décrit l’intérêt tout particulier qui est attribué à la science à Genève. Selon lui, il est important de vulgariser la science, qui peut parfois prendre des dimensions quasi ésotériques, surtout pour les enfants. « La meilleure pédagogie est le jeu », d’où l’importance de donner à la science un aspect plus ludique.
Soucieux de promouvoir la culture francophone à travers le monde, M. Tornare a récemment proposé à son homologue parisien Bertrand Delanoë de renforcer la présence de la culture francophone dans les villes qui, comme Beyrouth, appartiennent à l’Association internationale des maires francophones. M. Tornare souligne l’importance de défendre les cultures francophones et pas uniquement la culture française, un combat qui lui tient à cœur, illustré par ses démarches réussies pour maintenir TV5, que le gouvernement de Sarkozy voulait faire disparaître.
Genève, explique M. Tornare, est une ville qui est actuellement en train de se renforcer au niveau international ; c’est une ville « francophone qui n’a pas de passé colonial et n’est donc pas reliée à une quelconque autre puissance ». Genève est également une ville qui a un certain « savoir-faire » dans certains domaines dans lesquels le Liban a quelques lacunes, notamment, selon M. Tornare, dans les domaines de l’écologie et de la petite enfance. Genève est également une ville pluriculturelle, puisque 40 % de ses habitants sont des étrangers, dont une grande communauté libanaise, et une ville « internationalement ouverte sur le monde, une ville de paix ». Après tout, Henry Dunant, premier prix Nobel de la paix et créateur de la Croix-Rouge, était genevois. À une question portant sur la difficulté du Liban d’imiter son homologue helvète, le maire de Genève, bien qu’admettant que la cicatrisation des multiples blessures que dissimule le Liban prendra du temps, croit au dialogue, lui qui vit dans un pays qui dialogue au quotidien.
La Cité des sciences, qui a vu le jour à Genève il y a huit ans et qui s’exporte pour la première fois dans une autre ville, vient sceller la relation entre la ville suisse et Beyrouth, « deux villes qui, au-delà de leurs caractéristiques souvent citées de villes pluriculturelles et pluriconfessionnelles, ont une même soif de savoir et de partage de connaissances ». Cette collaboration entre les deux pays permettra, selon M. Tornare, d’œuvrer pour la paix en renforçant l’éducation et le tissu associatif, et en lançant des expériences et des manifestations, à l’exemple de la Cité des sciences, qui regroupent des personnes d’horizons différents. Malgré leurs ressemblances, les deux pays ont une différence de taille : la Suisse compte quatre langues et quatre religions différentes, ce qui n’empêche pas ses habitants de coexister dans la paix. Les raisons d’un tel constat : « Chaque communauté a réussi à trouver sa place, mais jamais au détriment de l’autre. »

Le ranz des vaches et le front libanais

Enfant de Treyvaux et de Beyrouth, Charles Abdallah œuvre pour le Liban au travers de la Commission européenne. Rencontre avec un économiste du développement au cœur forgé autant de patois fribourgeois que du fracas de la guerre.
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Février 2008

La Confédération helvétique s’investit dans tous les domaines

François Barras présente à Lausanne l’action de la diplomatie helvétique
au Liban, Suisse de l’Orient

« Que fait la diplomatie suisse au Liban ? » La question a été posée, à Lausanne, par l’association « Les Amis du Liban » à François Barras, ambassadeur de Suisse au Liban. Au-delà des demandes de visa, on trouve la panoplie complète : bons offices, échanges culturels et économiques, aide humanitaire et au développement. Tour d’horizon avec un diplomate qui prône la solidarité et souhaite partager l’exemple suisse, notamment en matière de citoyenneté et de démocratie directe.
«Qu’allons-nous devenir lorsque vous quitterez votre poste à Beyrouth ? » La boutade lancée par l’un des auditeurs du centre Le Cazard, à Lausanne, reflète le caractère volontariste de François Barras. Le diplomate, qui a pris ses fonctions en mars 2006, a rapidement été confronté à la réalité internationale qui pèse sur le Liban. En juillet 2006, il déploie tous ses talents d’organisateur, alors que lui et son équipe permettent à un millier de ressortissants suisses de regagner leurs familles, dans de relatives bonnes conditions, quand on se rappelle le chaos qui régnait alors : « J’ai été touché par ce que j’ai ressenti comme une attaque frontale contre tout le pays, comme si les autres États passaient le Liban aux pertes et profits. »
Les quatre piliers helvètes
Pour ce travailleur acharné, son action au Liban ne se limite cependant pas à l’évacuer quand la situation est dramatique : « Il s’agit de réaliser des projets avec le Liban et de montrer sa solidarité. » Et les projets sont légions dans la besace du Valaisan qui s’appuie sur quatre piliers de la politique étrangère suisse.
En premier lieu, il y a l’aide humanitaire et au développement. Au lendemain de la guerre de 2006, la Confédération helvétique s’est impliquée dans la réparation d’écoles, le nettoyage de la marée noire et la neutralisation de sous-munitions. Rappelons que ce dernier programme a mobilisé, « entre août 2006 et septembre 2007, quinze millions de francs suisses », soit près de quatorze millions de dollars. Dans l’engagement helvète, on trouve encore un programme de réduction des risques qui touche à la prévention en cas de tremblement de terre ou à la médecine d’urgence.
En matière de développement, la Suisse investit par an trois millions de francs d’aide qui s’articule essentiellement autour de l’environnement, de la justice et des institutions municipales : « L’important est d’être présent dans tout le pays », commente François Barras, qui rappelle aussi les efforts déployés pour permettre de « mieux intégrer l’économie libanaise dans l’économie mondiale ». L’ambassade de Suisse s’est, en outre, investie dans la création du Swiss Business Council, qui réunit déjà quelque soixante-dix membres, malgré la crise économique.
La paix par la culture
Impressionné par la situation de l’été 2006, François Barras souhaitait également « apporter une réponse culturelle » au Liban et travailler avec la « scène libanaise qui est très créative ». Conférences, expositions, projections de films sont ainsi organisées, mais toujours sur une base interactive et « avec un ancrage local ». Lorsqu’un réalisateur suisse présente un film au Liban, il participe à un atelier avec de jeunes réalisateurs libanais. « Je crois en la durabilité de la culture qui permet l’échange et le dialogue. L’universalité de la culture au service du rapprochement et du gommage des différences par trop artificielles. C’est aussi un acte de résistance pacifique. Tout est bloqué au Liban, mais les gens doivent continuer à vivre. »
Et la « culture comme instrument de paix », François Barras y croit. Du coup, les manifestations germent : « Mi-février, le maire de Genève, Patrice Mugny, est venu discuter de la Journée de la science qui sera bientôt organisée à Beyrouth sur le modèle de ce qui se fait à Genève », raconte l’ambassadeur. Et d’enchaîner : « Il y a aussi des échanges avec l’ALBA et l’Université de Genève. »
Autre exemple, Vincent Nassar, étudiant à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, a profité de cette soirée, pour le moins interactive, pour remercier la Suisse et présenter la « Patrouille des Cèdres », histoire d’ouvrir de nouveaux horizons. Cette équipée unique devrait bientôt permettre aux randonneurs chevronnés de sillonner les montagnes libanaises, grâce au soutien et au savoir-faire de sa grande sœur helvète, la « Patrouille des glaciers », course exceptionnelle, courue dans des conditions souvent extrêmes.
Tous ces exemples illustrent parfaitement la vitalité et l’importance des sociétés civiles qui œuvrent dans chacun des deux pays.
Unité plurielle
Dernier secteur de coopération : les institutions politiques. « La Suisse n’a pas d’agenda » et reste prête à mobiliser ses traditionnels bons offices, pour débloquer la situation. Même si « on attend quelque chose de la Suisse, qui a une image de pays pacifique, pour l’heure, il y a embouteillage d’initiatives internationales », souligne cependant le diplomate.
Plus emblématiques du message de diversité que portent les deux pays, la participation citoyenne et le compromis « à la suisse » ont « frappé les journalistes libanais qui m’avaient accompagné en Suisse en 2007 », se rappelle l’ambassadeur.
Les Suisses jouissent en effet de la démocratie directe qui leur permet de lancer des référendums et de voter sur toutes sortes de sujets. Quant au compromis, véritable ferment de la vie politique suisse, « il est une force, pas une faiblesse ». Peut-être aussi le premier pas d’une Suisse de l’Orient à repenser.
Canif suisse
Les moyens déployés par l’ambassade de Suisse rappellent un autre symbole bien helvétique : le canif suisse et sa multitude de lames multifonction, souvent surprenantes, mais tellement efficaces. À l’image des projets choisis, toujours pertinents, permettant de résister.
Quant à l’ambassadeur Barras, il sait que, à peine arrivé, à peine ses projets lancés, il devra bientôt penser à quitter ce Liban qu’il aime à découvrir lors de longues marches. « C’est comme cela que j’ai appris à le connaître et à découvrir sa chaleur et son sens de l’hospitalité. »
Si l’objectif de la soirée était également de célébrer l’amitié entre la Suisse et le Liban, il ne fait pas de doute que le pays du Cèdre a trouvé un indéfectible ami en la personne de François Barras.

Correspondance de Zahi HADDAD pour L'Orient-Le Jour


Genève à l’heure du cinéma libanais
grâce à l'association ThinkLebanon"

Quelques mois après sa création au printemps 2007, l’association suisse Think Lebanon a projeté Falafel de Michel Kammoun à l’occasion de sa deuxième soirée de gala. Bénéficiaires de la manifestation : les associations Oumnia et Oum el-Nour. Le tout pour un moment convivial pendant lequel les Genevois ont pu afficher leur solidarité et découvrir un autre Liban.
C’est une histoire bien particulière que quelque 350 personnes ont suivie à l’Alhambra de Genève : celle du « falafel fuyant ». Cette recette unique qui permet de faire son chemin différemment des autres, un peu à l’écart, en déstructurant les carcans trop bien établis. En allant, en l’occurrence, à l’encontre des lois d’Archimède et de Newton. Afin de dire au reste du paquet de boules de pois chiches et de fèves qu’il existe une autre voie : le « falafel fuyant » ! Lumineux. Fait de cette sagesse qui finit par rattraper Toufic alors qu’il choisit de s’occuper de son jeune frère, au lieu de se lancer dans un irréversible cul-de-sac de colère.
Derrière l’autocuiseur de cette soirée de gala, on a pu retrouver Think Lebanon, la jeune association créée au printemps 2007, qui organisait là sa deuxième manifestation après celle du concert de Rami Khalifé, en septembre dernier.
Dans le comité, il y a même un petit noyau qui avait allumé, il y a un an de cela, jour pour jour, les phares de la Bosta de Philippe Aractingi, sur l’écran de ce sublime écrin qu’est l’Alhambra genevois. « C’est vraiment magnifique, la salle est pleine comme l’année passée ! se souvient, enthousiaste, Paule le Guennec, la régisseuse de la salle. J’en ai le cœur qui bat la chamade ! »
Dire que les Genevois ont soutenu cette soirée avec entrain relèverait de l’euphémisme. Aux côtés des Libanais, ils étaient nombreux à représenter la mosaïque genevoise et à se réjouir pour le Liban. À s’inquiéter de son sort aussi. À tel point que l’émotion était forte à l’issue de la projection et des d’applaudissements qui ont accompagné le générique de fin. « C’était très émouvant », diront les uns. « Un film très bien fait et révélateur d’une société qui bouge, qui vibre », diront d’autres.
« Profond respect »
La mairie de Genève a elle aussi soutenu la manifestation en mettant gracieusement la salle pourpre à disposition des organisateurs.
« Ce soir, la projection de Falafel servira à soutenir Oum el-Nour ( Oum-el-nour.org) et Oumnia (Oumnia.org), deux associations qui œuvrent, chacune dans son domaine, contre la détresse et la misère », dira en ouverture Céline el-Debs, présidente de la très Think Lebanon. Derrière la jeune association suisse, on trouve, autour du comité, un groupe d’une dizaine de bénévoles dynamiques, représentant diverses nationalités et secteurs d’activité. Il suffit d’imaginer cette avocate ou ce banquier suisses qui ont troqué, le temps d’une soirée conviviale, tailleur Chanel et costume trois-pièces contre un tee-shirt aux couleurs de Think Lebanon et des gants en plastique pour manipuler et fourrer le pain de boulettes de falafel. « Du falafel à l’écran et dans l’assiette ! » comme annoncé pendant la promotion de la soirée. « Le concept est vraiment très sympa », nous dira un spectateur enchanté de ce moment.
Comme lors des multiples festivals qui l’ont déjà récompensée, la pétrolette de Falafel a séduit le public genevois, en l’emmenant, toute pétaradante, à la découverte d’un autre Liban, un peu inattendu. Et d’une humanité à la poursuite de son rêve : devenir le « falafel fuyant ».

Zahi HADDAD pour L'Orient Le Jour


La Ville de Genève s’engage auprès de « Solidarité orphelins du Liban »
pour soutenir « Paradis d’enfants »


Décembre 2007/Janvier 2008 - Pour la deuxième année consécutive, l’association « Solidarité orphelins du Liban » a organisé à Genève son dîner de gala annuel pour permettre aux écoliers de « Paradis d’enfants » de recevoir une instruction de qualité.
Nouveau succès, chiffré à près de 90 000 dollars et 122 enfants scolarisés, auquel s’est associée la Ville de Genève.
Ce sont près de 70 000 dollars qui viennent de tomber dans l’escarcelle de « Paradis d’enfants ». Comme l’année passée, Nicole Abboud et Karen Sabti, présidente et secrétaire générale de Solidarité orphelins du Liban (SOL), ont de quoi être satisfaites. « Nous en avons oublié notre fatigue ! » expliqueront-elles à l’heure du bilan qui a vu leur chiffre de 2006 augmenter de près du double, en partie grâce à une petite faiblesse du dollar par rapport au franc suisse. Une somme tirée de la vente des couverts, de dons divers et de la mégatombola qui a mis au sort pas moins de 480 lots offerts par les grandes marques de la place genevoise.
Cela « nous permettra de scolariser cent vingt-deux enfants durant une année, soit quarante-huit de plus par rapport à l’année passée ! » s’enthousiasment les deux sœurs Karen et Nicole. Mais les fruits de la réussite ont également été récoltés grâce au travail de la petite équipe de bénévoles qu’elles dirigent avec maestria. Dix d’entre eux se sont relayés pour préparer les quelque 340 plats dégustés par les convives : ribambelle de mezzés, kebbé au four et palette de desserts, le tout comme à la maison et accompagné de vin, gracieusement offert par Ksara Liban. En tout, c’est une trentaine de bénévoles qui ont mis la main à la pâte pour faire de ce dîner un succès. Sans oublier la brigade formée des étudiants de l’école hôtelière de Lausanne qui a assuré le service.

Soutien de la Ville de Genève
Cerise sur le gâteau, la Ville de Genève a ajouté au pactole un chèque de 20 000 francs suisses, soit un peu plus de 17 000 dollars. « Les liens entre la Suisse et le Liban sont très forts », a rappelé Manuel Tornare, vice-maire en charge de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports, qui avait déjà tenu les mêmes propos lors du concert de Rami Khalifé organisé par Think Lebanon fin septembre. Et de poursuivre : « Je suis de ceux qui œuvrent pour renforcer les droits des uns et des autres et de chacune des communautés qui font beaucoup pour la Suisse. »
Des mots que l’ambassadeur du Liban à Berne, Rammal Hussein, a pu apprécier à l’instar des organisatrices, qui ont aussi souligné le soutien apporté par le diplomate à leur engagement. Elles ont en outre exprimé leur surprise en entendant l’annonce du don fait par la Ville de Genève : « Nous sommes enchantées de la façon dont Manuel Tornare a parlé du Liban. »

Dixième anniversaire
Créée en 1997 pour pallier les carences du système éducatif libanais, l’école de « Paradis d’enfants » est passée de trente-trois à quelque mille deux cents élèves répartis entre trois écoles et encadrés par une centaine de salariés et de bénévoles. « Pendant ces dix années, nous avons assuré aux enfants une formation suivie et de qualité en trois langues ainsi qu’une éducation basée sur le respect de soi, le respect d’autrui et un amour de la patrie, et cela dans un pays qui, hélas, panse encore et encore ses blessures », dira Zeina Dariane, l’une des enseignantes bénévoles qui a participé à la soirée.
« Vous avez été le rayon de soleil » espéré par les parents de ces enfants, ajoutera celle qui est également en charge de la levée des fonds et des relations publiques à l’adresse des convives. La reconnaissance de « Paradis d’enfants » est également allée à toute l’équipe de SOL « sans laquelle cette soirée de levée de fonds n’aurait pas eu lieu ». Des bénévoles heureux, qui se mettront une nouvelle fois à l’œuvre le 15 novembre 2008 pour, assurément, mettre les petits plats dans les grands.

par Zahi HADDAD, correspondant de l'Orient Le Jour à Genève

10 Mai 2007
Le Liban nouveau prend forme en Suisse
Le Liban aborde une nouvelle reconstruction après l’invasion israélienne de 2006. Mais les Libanais restent profondément divisés selon des lignes confessionnelles. Une gestion interne prudente de tous les partis a abouti à une sorte de trêve entre les factions, désamorçant l’affrontement de la rue qui menaçait, il y a encore quelques semaines, de relancer le pays dans la guerre civile.

Sur un mode et à une échelle plus réduite, un groupe de Suisses pour le dialogue euroarabe et musulman (ASDEAM) a mis sur pied une rencontre d’interlocuteurs libanais issus des différentes communautés. Les 20 et 21 avril derniers en un lieu bucolique de Suisse romande, ils ont discuté des problèmes internes et externes de leur pays. Le groupe composé d’une dizaine de Libanais — avocats, universitaires, journalistes issus des confessions chiite, sunnite, chrétienne et druze — a entrepris d’explorer de façon serrée les divergences et les éventuels points de rencontre sur un intérêt général des Libanais.

L’invitation avait proposé un ordre du jour souple. La discussion était facilitée par des experts suisses, dont un ambassadeur de la Confédération en exercice, venu à titre personnel mais avec l’appui de ses autorités. Evitant de donner des leçons d’helvéticité, qui ont échoué naguère au Liban, ces experts apportaient une connaissance de droit constitutionnel notamment, ainsi qu’une aide technique à la discussion.

L’intuition directrice de cette rencontre était que les interlocuteurs libanais, retirés pour quelques heures du chaudron beyrouthin et des passions identitaires, s’essaieraient, sans autre mandat que leur bonne volonté, à dresser l’inventaire des questions aiguës en se tournant vers le long terme. Ce pas de retrait permettrait d’atténuer les divergences immédiates et d’en faciliter la résolution. Le pari s’est révélé fécond. Les invités ont réussi à se parler pendant deux jours et à parcourir les sujets délicats sans tabou ni éclats. Une question centrale est celle de la relation avec la Syrie qui exerce depuis des années une tutelle sur le Liban et arbitre entre les factions politiques. La communauté internationale la soupçonne d’avoir commandité l’assassinat de Rafic Hariri, ancien premier ministre libanais. La tutelle de Damas oppose frontalement le gouvernement en place et le Hezbollah chiite, allié de la Syrie et principal combattant contre l’invasion israélienne. L’idée, soutenue par la plupart des invités — y compris l’interlocuteur du Hezbollah — étant que ce rôle de tutelle devrait pouvoir être remplacé par les institutions élues et légitimes du Liban.

Deux impressions se sont dégagées. Premièrement, la conviction chez tous que le Liban peut et doit exister sans rechuter dans la guerre civile. Deuxièmement, l’accord étonnamment rapide sur les enjeux politiques actuels, centrés autour de la création d’un Conseil constitutionnel comme arbitre et l’établissement d’un pouvoir judiciaire indépendant, capable de régler les différends de façon pacifique.

De retour au Liban, forts de ces convergences en filigrane, les invités de l’ASDEAM ont convaincu le premier ministre Fouad Siniora de l’intérêt de la discussion et de la nécessité de lui donner une suite en Suisse, avant l’élection présidentielle libanaise prévue fin octobre.
ANTOINE MAURICE La Tribune de Genève

Mars 2007
>> Les projets suisses au Liban vont prendre fin...

9 Février 2007

Six mois après la guerre, le Liban est menacé d’implosion.
>> Lire le reportage de la Tribune de Genève...

"Agir pour le Liban":
l'initiative d'un collectif suisse

29 septembre: La Suisse intensifie son aide pour le Liban >>> lire...

Le Liban au Salon international d’art de Genève

Le sculpteur Rudy Rahmé devant l'une de ses oeuvres

Quatre jours durant, du 22 au 26 novembre, le premier Salon international d’art de Genève a laissé la parole à quelque 180 artistes de 28 nationalités. Trois Libanais ont pris part à cette belle réussite, à l’initiative de l’Union libanaise culturelle suisse.
Pendant que l’hôtel Hilton fait peau neuve au bord du lac Léman, ses espaces d’exposition ont fait la part belle à des artistes venus des quatre coins de la planète. L’art décliné sous tous les styles, formes et supports : pour l’essentiel, peinture et sculpture se sont ainsi matérialisées dans le bois, le verre, la résine, le bronze, le sable, la soie, le métal. Une symphonie de matériaux pour exprimer la variété d’expériences et d’émotions représentées dans cette exposition collective.
Et pour cette première édition, l’Union libanaise culturelle suisse (ULCS) a déployé tous les efforts pour présenter au public genevois trois artistes libanais aux démarches artistiques complémentaires, expressions de sensibilités très fortes, souvent à fleur de peau, qui ont séduit nombre de visiteurs. « C’est une réussite qui a donné une belle visibilité au Liban », résumera Cathia Damien, présidente de l’ULCS,
à l’issue de la manifestation.

Entre mysticisme, « zenitude » et émotions
Mystique, Rudy Rahmé a présenté des œuvres qui rappellent « l’attachement au Liban, les Phéniciens, le Phénix, le souffle divin » et qui se développent autour d’un continuel processus de renaissance. Dans ses bronzes, « on trouve le passé et le présent qui sont moteurs de notre futur ». Concrètement, cela donne par exemple Envolée et cri et Le cri de la paix qui provoquent L’alchimie, œuvre illustrant le Libanais à venir qui « fleurit à nouveau » dans un processus infini. Quant à La lumière fleurie, elle résume tout. « Le monde est un œil qui se trouve devant un dilemme : s’ouvrir et voir ou rester fermé pour faire le voyage du moi. »
Le sculpteur rappelle les souffrances du Liban et « l’écharde du mal qui nous pique et devient le burin ». Pour lui, qui a refaçonné et réanimé les cèdres de Bécharré, le Liban suit des cycles : « Après la destruction, il y a toujours une résurrection, fondée sur l’espérance et l’au-delà qui nous font agir. »
Salwa Zeidan a, pour sa part, choisi d’exposer ses œuvres les plus récentes. Limpides volutes de peinture noire sur toile ou sur soie, ses compositions sont à la recherche de l’essentiel : « J’utilise le minimalisme abstrait pour arriver à la lumière et à la pureté », explique la peintre. « J’essaie d’être zen et pure. » Du coup, son pinceau, débarrassé de toutes fioritures, retranscrit son calme intérieur. D’une seule traite.
Et d’ajouter : « Une œuvre d’art ne peut jamais être expliquée. C’est un rêve construit, une traduction de nos plus profonds besoins. » Et nombre d’amateurs ont ressenti à Genève cette quête de spiritualité devant les toiles de cette ambassadrice de la paix de WorldWide Peace Marker Project. La paix, un enjeu global, qui devient une destination possible quand on fait évoluer et purifier son propre soi.
Professeur d’art, Fatmé el-Sayed a, quant à elle, rencontré le public genevois en jonglant avec les styles et les émotions. Avec ce Cri tout d’abord lancé après les événements de l’été écoulé.
« Il me fallait tout vider, dire que l’on ne peut pas faire n’importe quoi, explique-t-elle. Et je suis heureuse d’avoir pu faire passer ce message ici. »
Mais il n’y a pas que la souffrance. « Je chante et je danse dans mes tableaux. Les émotions, c’est l’essentiel. » Il y a ainsi ce violoncelliste, ces danseuses, ces paysages et puis aussi ces barques qui flottent vides. Sans personne pour les mener à bon port. Pour Fatmé el-Sayed, l’art, c’est avant tout une bouffée d’air. De liberté « que je sens dans mon atelier, dans chaque tube de peinture que j’ouvre ».

Message passé
S’ouvrant comme un triptyque à l’image de la diversité libanaise, l’espace d’exposition des Rahmé, Zeidan et el-Sayed a accueilli un grand nombre de curieux et d’artistes « attirés par la chaleur qui s’en dégageait », commente Cathia Damien. Et, outre le Ksara, les « bzourates », les envolées de Ziad Rahbani en toile de fond et l’ambiance générale, il y avait aussi l’intérêt suscité par le Liban, son actualité et sa culture. À cet égard, « le message est passé. Il s’agissait pour nous de montrer la force intellectuelle et artistique du Liban qui se manifeste même dans des moments difficiles ».

Zahi HADDAD


Premier Festival des cinémas arabes à Genève

Le film pour changer d’image

Le premier Festival des cinémas arabes, qui s'est déroulé du 25 Septembre au 1er Octobre 2006, vient de tirer son rideau à Genève. Une semaine durant, il a projeté sur les écrans un monde arabe non seulement divers, mais également proche de l’Occident de par les thèmes qui le tissent, qu’il s’agisse d’amour, de condition de la femme ou de dialogue entre les générations. Organisé en association avec l’Institut du monde arabe de Paris, il était aussi l’occasion de redécouvrir plusieurs œuvres libanaises et d’annoncer la création d’un Institut du monde arabe à Genève.
«Quel moyen plus simple pour que les Genevois se fassent leur propre idée du monde arabe? s’exclame Benaouda Belghoul, président du festival. Il n’y a que le cinéma qui aborde tous les sujets qui nous préoccupent tous!» Travailleur social, ce passionné de cinéma s’est du coup associé avec l’Institut du monde arabe de Paris (IMA), avec pour objectif de rendre hommage à la Biennale des cinémas arabes, car «c’est ce qui se fait de mieux et de plus intelligible». Et quoi de plus naturel, alors, que de sélectionner les Grands Prix de l’IMA depuis le lancement de la Biennale en 1992 jusqu’à 2006? Autant de films qui ouvrent «une fenêtre sur la réalité de l’autre rive».
Parmi eux, trois œuvres libanaises: le très attachant West Beirut, de Ziad Doueiri (primé en 1998), le poignant huis clos Dans les champs de bataille, de Danielle Arbid (2004) et le pétillant Bosta, de Philippe Aractingi (2006), présent à Genève.
D’autres anciens lauréats de l’IMA, courts et longs-métrages, fictions ou documentaires, ont mis en relief les défis actuels, qui retrouvent, de façon récurrente, un écho dans l’actualité. Les deux documentaires de Maï Masri, Rêves d’exil et Beyrouth: vérités, mensonges et vidéos (Grands Prix du long-métrage documentaire en 2002 et 2006), reviennent avec vigueur sur les lendemains d’événements politiques majeurs pour le Liban, avec une interrogation quant à notre capacité à reconstruire sur nos plaies. Un peu plus de dix ans après sa première projection à Genève, le Taxi service d’Élie Khalifé et d’Alexandre Monnier est revenu narrer un conte de la folie ordinaire toujours aussi apprécié par un public riant de bon cœur.
Et le Suisse de profiter de l’occasion pour dire qu’il y a «toujours des échanges avec Élie et le Liban malgré les temps difficiles».
À l’heure de baisser le rideau, Benaouda Belghoul s’est dit «vitalisé» par des projections qui se sont conclues sur un hommage au réalisateur Lakdhar Hamina, président d’honneur du festival. «Nous nous sommes fait plaisir!» En plus, les cinéphiles ont répondu présents, ponctuant régulièrement les projections par des «Ah, je ne savais pas que c’était comme cela, là-bas!» Quant à la presse et aux professionnels, ils ont dans l’ensemble salué le festival.
Mission donc remplie avec un succès d’audience et d’estime. Du coup, l’avenir paraît clément pour ce nouveau venu sur la scène cinématographique. La prochaine édition décernera un prix de 5000 euros et sera consacrée aux réalisatrices qui s’exprimeront sur des thématiques touchant à la femme: «Nous voulons montrer le quotidien des femmes par des femmes», explique Benaouda Belghoul.
«Nous avons nous aussi des héroïnes, et l’oppression de la femme n’est pas une exclusivité du monde arabe. Regardez, ici à Genève, l’égalité est loin d’être assurée; un Bureau de l’égalité a dû être créé.»
Autre raison de se réjouir: l’édition 2008 verra l’IMA délocaliser une partie de sa compétition à Genève. Le prélude à la création annoncée par Benaouda Belghoul, dans la Cité de Calvin, d’un Institut genevois du monde arabe: L’IMAGE, sur laquelle il espère jouer, alors que le monde arabe a un «problème d’image».

Zahi HADDAD



Le président de la Confédération suisse Moritz Leuenberger
et Jacques Chirac se sont prononcés pour une mobilisation internationale contre la marée noire au large du Liban, mercredi lors d'un entretien à l'Elysée.
Paris, 6Septembre 2006- "Le président de la République a rendu hommage à l'aide humanitaire annoncée par la Suisse en faveur du Liban et il a appelé l'attention du président de la Confédération suisse sur l'importance d'une mobilisation internationale pour réparer les dégâts écologiques graves causés par la marée noire" au large du Liban, a indiqué le porte-parole de la présidence française, Jérôme Bonnafont.
Soulignant que cette pollution provoquait des "dégâts incroyables", M. Leuenberger a précisé à la presse, à l'issue de l'entretien, qu'il souhaitait "trouver une solution pour que la Suisse participe à ce fonds de sauvetage de la mer".
La marée noire, provoquée par des raids israéliens contre les réservoirs d'une centrale électrique au Liban, est considérée comme la pire catastrophe environnementale
jamais essuyée par ce pays et a touché les trois quarts des quelque
200 km de côtes libanaises.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Coordination des Citoyens du Liban
et des Amis du Liban

Rassemblement le Mercredi 19 juillet 2006 à 18 heures
Pont du Mont-Blanc côté Jardin Anglais


Pour l'arrêt immédiat de l'agression israélienne
Pour l'application des conventions de Genève

Le Liban, subit depuis mercredi 12 juillet une agression sauvage et démesurée de la part des troupes israéliennes. Ces faits constituent une violation des Conventions de Genève et en particulier celle portant sur les principes à respecter auprès des populations civiles lors d'un conflit armé.
Choqués par l'inaction de la Communauté Internationale nous l'enjoignons fermement à faire respecter le droit humanitaire, les règles du droit international au Liban . De plus à les étendre sur toute la région du Proche Orient et à mettre un terme à l'impunité de l'Etat d'Israël.
Il y a des silences plus meurtriers que des bombes.
Cependant, des centaines de civils ont déjà été tués par les attaques menées par l'aviation, l'artillerie et la marine. D'ailleurs l'Etat d'Israël poursuit son escalade destructrice pour l'anéantissement du Liban.
Ainsi, les bombardements ont également détruit dans le pays des ponts, des routes , des centrales électriques , des usines de produits alimentaires, des stations de télévision et surtout des demeures des civils .
De même, les pistes de l'aéroport de Beyrouth (Aéroport Rafic Hariri) sont démolies ainsi que les deux autres petits aéroports du pays et tous les ports longeant la côte libanaise.
Toutefois, les lieux de culte, les écoles où la population civile prend refuge ne sont pas épargnés de la férocité de l'attaque. Les journalistes et les reporters sont touchés.
Par ailleurs, ce blocus est effectif depuis plusieurs jours saccageant l'infrastructure médicale au mépris des droits humains les plus élémentaires.
Selon des experts militaires libanais Israël utilise des bombes au phosphore prohibées internationalement.

Notre Liban est anéanti, démoli, ville après ville, village après village, quartier après quartier. Systématiquement la machine guerrière israélienne annihile stratégiquement tout ce que les libanais ont reconstruit.

Enfin, La Coordination des Citoyens du Liban et des Amis du Liban sollicite toutes les personnes et organisations au rassemblement silencieux mais non muet le :

Mercredi 19 juillet 2006 à 18 heures
Pont du Mont-Blanc côté Jardin Anglais

Printemps 2006
Une histoire de famille qui a commencé à Achrafieh et Zouk
Le Chase à Genève : là où s’attablait Lénine,
on sert des mezzés libanais




Jamais deux sans trois : après Achrafieh et Zouk, c’est à Genève, dans le quartier universitaire, que le Chase a choisi de dresser la table. Une histoire de famille que nous conte Karim Makzoumé, patron du café-restaurant dans la cité de Calvin et beau-fils de Rachid Jreissati, qui avait ouvert les portes du premier Chase en 1977.

Genève, rue de Candolle. Au pied de la vieille ville, à deux pas du quartier des Banques et de l’Opéra, le quartier universitaire s’étale autour du parc des Bastions, l’ancien jardin botanique créé en 1817 par le célèbre botaniste genevois Augustin-Pyramus de Candolle et abritant le mur des Réformateurs, élevé en 1909 à la mémoire des grandes figures du protestantisme.
Dans les rues alentour, les enseignes de restaurants se succèdent et rivalisent pour attirer une clientèle bigarrée : étudiants, cadres, fonctionnaires, artistes et autres intellectuels. Celle du Landolt est toujours là, ce café qui accueillait au début du vingtième siècle les étudiants russes installés à Genève qui venaient discuter de la révolution bolchevique en marche.
Mais un deuxième coup d’œil annonce un changement d’importance : la célèbre terrasse annonce maintenant Chase Landolt ! Et Karim Makzoumé d’expliquer : « Lénine et d’autres personnalités venaient s’attabler dans cette brasserie vieille de cent ans. Nous avons gardé le nom pour permettre aux gens de mieux situer l’endroit et pour faire un clin d’œil. »
Et les clients semblent parfaitement s’y retrouver et avec le sourire : « Carte variée, mezzés libanais, saveurs intéressantes, cadre agréable », commente l’un d’eux qui apprécie également « le décor contemporain » aménagé dans des lieux chargés d’histoire.

Identique à 80 pour cent
Car, en matière de relookage, Karim Makzoumé s’y connaît, lui qui a complètement revu et modernisé avec son épouse l’image des deux établissements au Liban en 2004. Pour son vingt-huitième anniversaire, le Chase s’était ainsi offert une cure de jouvence, renouvelant sa carte, son intérieur et sa terrasse. « Rachid Jreissati, mon beau-père, qui avait créé le Chase, nous a progressivement impliqués : ma femme a pris en charge le design et moi la gestion », raconte-t-il.
Puis, le Chase Landolt a suivi en reprenant à quatre-vingt pour cent les traits de ses deux grands frères : lignes épurées, volume transparent, ouverture sept jours sur sept, cuisine internationale et libanaise. Et le jeune patron, qui a fait une partie de ses classes à Genève, de se souvenir : « Il y a un an de cela, mon beau-frère Abdallah Chatila, installé à Genève, voulait se lancer dans la restauration. Nous en avons parlé ensemble et, après avoir trouvé une terrasse pour un café-trottoir, nous avons appliqué le concept que nous venions de développer au Liban. »

Comme à la maison
Si le Chase propose avant tout une cuisine internationale, il est aussi réputé pour sa touche libanaise, avec l’incontournable hommos et un fattouche hors pair, ainsi que des « must » les vendredis et dimanches qui permettent de déguster mouloukhieh et moughrabieh qui vous transportent au pays.
D’ailleurs, les épices viennent du Liban et trois cuisiniers libanais mènent tambour battant une brigade d’une vingtaine de personnes.
Prochaines escales gourmandes ? Peut-être Paris et, si cela fonctionne bien à Genève, le reste de la Suisse.
Pour l’instant, « il me faut le temps de bien m’installer ici et puis les opportunités se présenteront d’elles-mêmes », conclut Karim Makzoumé.


Zahi HADDAD pour L'Orient Le Jour


Nasser Makhoul et sa troupe dansent pour les enfants
et la francophonie


Venue à Genève à l’invitation de l’Union libanaise culturelle mondiale (ULCM), la troupe Nasser Makhoul a emmené, il y a quelque temps lors d’une soirée de gala, quelque deux cents convives pour un voyage aux quatre coins du Liban. Un dîner-spectacle dont les profits étaient destinés à trois associations caritatives. L’occasion aussi de clore la célébration à Genève de la Journée internationale de la francophonie.
C’est un « message d’amour et de paix » que la troupe Nasser Makhoul, pour la dixième fois en Suisse, a voulu apporter avec elle du Liban. Des danseurs et des musiciens mobilisés autour des causes défendues par trois associations : « Paradis d’enfants » pour la scolarisation gratuite en classes primaires, « Notre-Dame de l’Espérance » pour l’enseignement et la culture, et « Paint a Smile » qui décorera des espaces hospitaliers au Liban pour que les enfants malades soient entourés d’un décor thérapeutique et coloré.
Et « si cette soirée a pu avoir lieu sous cette forme, c’est aussi parce qu’elle s’est faite autour de la francophonie », souligne Irène Albrecht, vice-présidente de l’ULCM. La manifestation a ainsi été placée sous le patronage du ministre suisse de l’Intérieur et de la Culture et de Tarek Mitri, ministre libanais de la Culture. Ce dernier était représenté par Gebran Soufan, ambassadeur du Liban auprès de l’ONU à Genève, qui a souligné à quel point le patrimoine culturel et musical libanais offre une image conviviale de notre pays.
Les organisateurs ont donc mis à contribution la francophonie. Le nouvel ambassadeur de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) à Genève, Libère Bararunyeretse, a ainsi expliqué : « L’OIF regroupe soixante-trois pays et défend des valeurs, une culture, une philosophie et une idée du monde qui plaident pour un enrichissement des cultures. Ces valeurs, nous les devons aussi au Liban qui est un exemple de cette diversité culturelle si chère à la francophonie. Cette soirée démontre ce que le Liban peut apporter au patrimoine mondial. »

Deux pays, instruments de rencontre
Traduisant ces mots sur scène, Nasser Makhoul (jonglant avec les instruments) et ses artistes, vêtus de leurs costumes traditionnels, ont raconté, dansé et chanté le Liban et ses régions en sept tableaux enflammés et bariolés. Ils ont ainsi dévoilé la culture libanaise, de Tripoli à Sidon, en passant par Beyrouth, Baalbeck et le Mont-Liban, à une audience principalement suisse genevoise.
« Ce Liban qui ne peut jamais être résumé qu’en écoutant les paroles des Rahbani », dira Nasser Makhoul, qui comptait dans sa troupe un membre un peu particulier en la personne de Guitta Harb, ancienne médaille d’or de Studio el-Fan. La chanteuse a en effet repris quelques-uns des plus grands succès de Feyrouz, tels que Khodni, al-Bosta, Nassam Alayna al-Hawa et Habbeytak Bessayf. Pour conclure sur un retentissant Rajaat Taamar Loubnan qui a vu un Nasser Makhoul virevolter entre les tables et embarquer quelques spectateurs sur scène pour les faire participer à cette célébration.
Ce jour-là, sur les bords du lac Léman, dans un hôtel des Bergues rénové, la solidarité libano-suisse a vécu un nouvel acte, le temps d’une ronde porteuse d’espoirs offerte à l’enfance.


Le « Byblos Lake Geneva », une revue annuelle de qualité lancée par un Libanais sur les bords du lac Léman
Byblos, port mythique, livre, en quelque sorte, de l’histoire libanaise. D’aucuns y verront un hôtel espagnol ou brésilien, une marque italienne de prêt-à-porter, un restaurant arizonien, un café montréalais, un night-club branché de Tokyo ou de Hambourg, voire une librairie roumaine ou encore le célèbre établissement de Saint-Tropez fondé par Jean-Prosper Gay-Para. C’est dire si Byblos est universelle !
En Helvétie, le Byblos Lake Geneva est cet « hommage à ceux qui ont inventé l’alphabet », rendu par Joseph Yammouni, qui a lancé ce magazine sur les bords du lac Léman. « L’alphabet est un service énorme à l’humanité ! s’enflamme ce Vaudois d’adoption. Regardez autour de vous : les enseignes, les ordinateurs, même les texto sur vote téléphone portable ! Le texte fait partie intégrante de l’homme. Sans l’alphabet, il n’y aurait pas de démocratie, de droits de l’homme. Il faut prendre conscience de la portée de l’alphabet. C’est le crayon, dans sa fragilité, qui fait bouger le monde. »
Passionné, Joseph Yammouni est un érudit. Doctorat en philosophie, diplômes en psychologie et en journalisme, certificats en droit et en économie, il est un véritable touche-à-tout qui a cumulé les formations afin de « rentrer chez moi avec un bagage qui m’éviterait de faire la manche ». « Alors que j’étais installé ici, en attendant Godot, la guerre durait », souligne Joseph Yammouni qui danse avec les mots et jongle avec les idées : il enseigne la philosophie, crée un bureau de relations publiques, édite des guides touristiques et culturels, essentiellement sur Genève et la Suisse, des ouvrages qui ont pour but de « parler des valeurs qui rapprochent les gens ».
Les valeurs de la région à l’honneur
Et c’est presque naturellement que le Byblos Lake Geneva arrive : revue annuelle d’une centaine de pages au format exceptionnel, presque démesuré. À la mesure peut-être de l’objectif que s’est fixé Joseph Yammouni : « Le principe, c’est une tribune pour les valeurs de la région. Et l’accent est particulièrement mis sur les progrès scientifiques, ainsi que sur les activités développées dans le droit humain et sur celles qui sont destinées à apaiser les souffrances humaines. Le reste, c’est du vernis. L’objectif est de montrer ce que Genève apporte dans ces trois domaines. » Dans l’édition 2005, des représentants éminents du CERN, de l’Organisation mondiale contre la torture, de la Croix Verte internationale, de l’École polytechnique de Lausanne, de l’Université de Genève et du Festival de Montreux viennent ainsi témoigner non seulement du dynamisme de la région lémanique, mais aussi du rôle international de Genève, siège européen de l’ONU et berceau du droit humanitaire.
Véritable tour de Babel, le Byblos Lake Geneva parle huit langues qui soulignent la diversité culturelle qui fait vibrer Genève où se côtoient quelque 180 nationalités différentes.
« Arrêtons de fabriquer des robots »
Le Byblos Lake Geneva est, pour l’heure, distribué dans les palaces de la région lémanique, essentiellement dans les cantons de Genève, Vaud et Valais. Joseph Yammouni estime qu’il s’agit là d’un lectorat potentiel d’un million de personnes, de décideurs qu’il espère « toucher avec un message littéraire et artistique », exprimé dans des articles très courts et qui s’articulent autour d’un message de paix qui ouvre chaque numéro. « Arrêtons de fabriquer des robots et formons plutôt des hommes, entame ainsi l’édition 2005. Je souhaite dire que l’humanité peut faire autre chose que la guerre et qu’il faut placer aujourd’hui des jalons pour une humanité basée sur la paix. »
Symbole de cette ambition, un prochain numéro qui pourrait être consacré au Liban et au dialogue. « Le Liban peut représenter un modèle pour les autres pays, comme il l’a déjà été », conclut Joseph Yammouni.
L’occasion peut-être aussi de remettre l’humain au centre de nos préoccupations.


Zahi HADDAD



le 17 Novembre 2005

Grande Soirée libanaise de l'ULCS à Genève-Meyrin
avec le grand poète libanais Salah Stétié
grand prix de la francophonie
et le jeune pianiste virtuose Pierre El-Doueihi



31.10.2005

Micheline Calmy-Rey à Beyrouth
BEYROUTH - ATS - Micheline Calmy-Rey est arrivée au Liban. La cheffe de la diplomatie suisse doit rencontrer le premier ministre libanais. Ce déplacement intervient alors que le Conseil de sécurité va être saisi de l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri.Mme Calmy-Rey achève sa tournée proche-orientale au Liban.
Outre le chef du gouvernement Fouad Siniora, la conseillère fédérale doit s'entretenir avec son homologue libanais Fawzi Salloukh, selon le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).Avant de rejoindre Beyrouth, Mme Calmy-Rey a rencontré le chef de la diplomatie israélienne, Sylvan Shalom, à Jérusalem. Au menu des discussions: l'emblème additionnel du Mouvement de la Croix-Rouge.

L'adoption d'un nouvel emblème permettrait au Magen David Adom (MDA, les secours israéliens) d'intégrer le Mouvement de la Croix-Rouge, dont il n'a jamais fait partie parce que son signe distinctif, l'étoile de David, n'est pas reconnu.Le déplacement à Beyrouth de Mme Calmy-Rey intervient alors que le Conseil de sécurité de l'ONU doit être saisi ce lundi de l'enquête sur l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri.
Une réunion au niveau ministériel du Conseil, à New York, doit sommer la Syrie de coopérer aux investigations relatives à la mort de M. Hariri.

La Commission indépendante sur l'assassinat de Rafic Hariri, dirigée par le magistrat allemand Detlev Mehlis, a conclu récemment à l'existence de "preuves convergentes" de l'implication des services de sécurité syriens et libanais. Rafic Hariri a été tué le 14 février dans un attentat à l'explosif à Beyrouth.


15 Septembre 2005
Voyage au cœur du Liban
« Meeting Imra’a » :
Mirei Lehmann expose ses œuvres près de Genève


Rencontrer la femme libanaise et, à travers elle, tout un pays, c’est ce que propose Mirei Lehmann, photographe suisse d’origine vietnamienne, en une série de diptyques exposés à la galerie Focale, à Nyon, à quelques kilomètres de Genève. Écrin au charme irrésistible lové au bord du lac Léman, Nyon, petite ville de 17000 habitants, accueillera ces Libanaises et leurs visiteurs jusqu’au 2 octobre. Ces vies et ces portraits, Mirei Lehmann les avait présentés en 2002 à Beyrouth suite à l’initiative de la Fondation Hariri pour l’art contemporain qui invitait, au Liban, des artistes en résidence. «J’avais carte blanche, explique la photographe. Je suis restée cinq semaines et mes œuvres ont été exposées au Khan al-Franj à Saïda ainsi qu’au palais de l’Unesco pendant le Sommet de la francophonie. L’ambassade de Suisse a également organisé une exposition qui s’est tenue à l’hôtel Mövenpick.»
Au cœur du Liban
Tradition, insouciance, restes de déchirement et début de sérénité retrouvée, kitsch à l’orientale, culture, jeunesse, campagnes, anarchie urbaine se reflètent ainsi dans les yeux, les attitudes et les contextes de ces femmes que Mirei Lehmann a croisées au fil de ses balades. «Pour rencontrer quelqu’un, il est nécessaire de rester aux mêmes endroits, de discuter. Rien ne sert de courir à travers tout le pays.» Pendant cinq semaines, elle aura ainsi promené son objectif afin de saisir l’identité culturelle et contemporaine des Libanaises. «Le parallèle qui existe entre la Suisse et le Liban m’a particulièrement séduit», explique Mirei Lehmann. «Le Liban a un aspect mythique: c’est un pays de photographes, de pèlerinage. Raymond Depardon, que j’admire, s’y est rendu. C’est un pays qui a également un fort pouvoir de séduction: sur place, je n’avais qu’à me laisser faire. Et Beyrouth évoque la grande architecture ainsi que le voyage», souligne Mirei Lehmann qui a rapporté en Suisse une nouvelle habitude, un «acte culturel», «fumer un narguilé à la fin de la journée avec le sentiment du travail accompli! Cela me rappelle Saïda, la Méditerranée… et les pâtisseries, un mariage parfait avec l’ultrasucré!» Quant à ce nouveau mariage libano-suisse, les amateurs pourront l’admirer jusqu’au 2 octobre 2005, à la galerie Focale, à une enjambée du château médiéval de Nyon.
Les internautes, quant à eux, verront leurs pupilles agréablement comblées
sur le site Internet
http://www.mireilehmann.com


3 Mars 2005
Experts suisses envoyés au Liban dans le cadre de l'enquête sur la mort de Rafik Hariri Cinq experts suisses vont être envoyés prochainement au Liban.
Ils collaboreront avec la commission de l'ONU qui enquête sur l'attentat dont a été victime l'ex-premier ministre libanais Rafik Hariri. Il s'agit de spécialistes des explosifs, de la balistique et du relevé des traces.

Lundi 28/02/05 à 17:30 à la place des Nations

L'opposition libanaise en Suisse organise un sit-in à Genève
devant le Palais des Nations.


21 Février 2005
Manifestation de solidarité à Genève

Quelque trois cents personnes se sont retrouvées lundi soir à Genève pour manifester leur solidarité avec ceux qui se mobilisent depuis une semaine maintenant autour de la place des Martyrs. Même tristesse, mêmes photos, mêmes slogans, mêmes espoirs, mêmes bougies. Mais aussi, un même sentiment de réconfort. Celui d’être unis, au-delà des différences, des opinions et des confessions, dans la même volonté de construire ensemble un Liban, un et indivisible. « Ce qu’il devrait être », lâche un des manifestants. Symbole en quelque sorte de la mosaïque libanaise, l’horloge fleurie de Genève – véritable mosaïculture au cadran démultiplié – a servi de point de départ à un cortège qui a rejoint une autre place célèbre : celle des Nations, carrefour incontournable des organisations internationales basées dans la ville du bout du lac Léman. Venus des quatre coins de la rade lémanique, Libanais, Genevois, Français ont d’ailleurs constitué l’âme de ce mouvement spontané, salué, tout au long de la procession, par les klaxons de quelques automobilistes. - par Zahi Haddad-

18 Février 2005:
Réaction à l'Attentat contre Rafic Hariri
La Syrie, proche du gouvernement libanais, est soupçonnée par plusieurs Etats d'être à l'origine de l'attaque. "Elle a le profil idéal du coupable et elle est responsable par omission, Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM), basé à Genève.
Selon lui, il peut s'agir également "d'éléments politiques internes", liés à la compétition pour le prochain scrutin législatif du mois de mai.
Une troisième hypothèse est répandue dans le monde arabe, celle d'un complot israélo-américain pour inciter la Syrie à se retirer du Liban et la "couper de ses soutiens sunnites".

>> La Suisse n'enverrait pas d'experts au Liban


Novembre 2004:

Le Liban à l'honneur à la Foire Internationale de Genève

À la rencontre du Liban, pays de lait, de miel et d'encens
Visitez le Pavillon du Liban...( lire la suite? cliquez ci-dessous)


Le pavillon libanais a reçu le prix du meilleur stand *

Le Liban n’en finit pas de renaître des cendres qui en ont trop fait un objet de culte médiatique pendant les sombres heures de son histoire. Tel le phénix, il se montre aujourd’hui sous ses plus beaux atours et déploie tous ses charmes à la Foire de Genève dont il est l’hôte d’honneur jusqu’au 21 novembre. Histoire d’afficher une autre image et de reprendre sa place de Suisse du Proche-Orient. Et de quelle manière ! Le pavillon libanais a reçu le prix de la présidence de la Foire pour le meilleur stand. «Le Liban, toutes ses couleurs, ses senteurs, ses lumières et sa diversité sont reproduits dans le pavillon du Liban », commente Nayla Abi Karam, chargée de mission auprès de Adnane Kassar, qui porte le projet depuis le mois de mars dernier alors qu’il présidait encore la Fédération des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture. À l’époque, c’est Mme Viviane Jutheau de Witt, présidente de la Foire, qui avait contacté le nouveau ministre de l’Économie et du Commerce pour lui proposer de présenter à Genève « les multiples facettes du pays de lait, de miel et d’encens ». Commence alors un travail de longue haleine qui prend forme, depuis quelques jours, au Palexpo de Genève. Dans l’espace dédié au Liban, les visiteurs sont accueillis place de l’Etoile, qui déroule ses allées en autant de promenades riches et variées : de Solidere, qui présente sur maquette le résultat de dix ans de reconstruction et de réhabilitation au centre-ville et impressionne les Genevois par l’étendue de son entreprise, à la cave de Bacchus, où les amateurs découvrent avec délectation nos vignobles dont la réputation internationale va crescendo, en passant par l’espace gastronomique, où nos spécialités culinaires sont prises d’assaut. Avec une mention spéciale pour le four à manaqiches qui séduit les curieux « par l’odeur alléchés ».
Artisanat, banque, finance, tourisme, création, édition, agro-alimentaire, cuisine, viticulture : tous les domaines d’activité célèbrent la créativité et le dynamisme libanais qui font vibrer cette miniature de 1 000 mètres carrés, divisés en une dizaine d’espaces, eux-mêmes répartis entre une cinquantaine d’exposants.
Casser les stéréotypes
En ces premiers jours d’exposition et d’inauguration du pavillon, l’opération de séduction s’est encore exprimée par d’autres manifestations destinées à assurer un maximum de visibilité tout en donnant une autre image du Liban. Il s’agissait de « sortir des prismes réducteurs qui enferment le Liban dans des images d’instabilité, de destruction et de repli sur soi », explique Nayla Abi Karam. Côté économie, les représentants suisses et libanais – personnalités politiques, privés, banquiers – ont pu se découvrir, échanger des idées et envisager l’avenir dans le cadre du séminaire « L’économie libanaise et les possibilités de coopération avec la Suisse ». Cela a été « l’occasion d’un vrai débat autour de projets communs, démontrant que le Liban peut constituer, pour les Suisses, un intermédiaire dans la région », note la responsable de la communication. Genève et la Suisse « ne sont pas jusqu’à présent explorés par les Libanais. Il y a un potentiel énorme… et les résultats (du séminaire) sont assez prometteurs », a déclaré Adnane Kassar à L’Orient-Le Jour. Autre ambiance, le Conservatoire de musique de Genève a accueilli quelque deux cents personnes venues écouter un quartet insolite né, en 2002, de la rencontre de Jad Azkoul (guitare), et Dominique Guignard (flûte), tous deux professeurs de musique dans la Cité de Calvin, et de leurs deux enfants, Julian Azkoul (violon) et Arthur Guignard (violoncelle). Point d’orgue de cette phase d’inauguration, le dîner de gala – organisé au profit du Children’s Cancer Center of Lebanon et de la Main tendue genevoise – a réuni 400 personnes. Au programme : « De la Phénicie à nos jours », spectacle de danse signé Younes Younes et défilé de mode du styliste Zouhair Mrad. Une collection somptueuse, parée par la joaillerie Chatila et dévoilée, tambour battant, au rythme d’un véritable fandango de couleurs, de formes et de tissus. Les organisateurs sont assurément partis pour un sans-faute. Littéralement offert aux 300 000 visiteurs attendus à la Foire de Genève, le Liban possède, certes, une chance d’attirer touristes et investisseurs suisses. Adnane Kassar les invite en tout cas à aller dans ce sens.
C’est l’occasion aussi de renouer avec ce qui a fait de nous les Suisses du Proche-Orient : « Combiner la précision suisse et la créativité libanaise est un gage d’excellence », a souligné le ministre lors du dîner de gala.

Zahi Haddad, de Genève pour L'Orient-Le Jour

Pour en savoir plus sur le web:
www.liban2004.com et foiredegeneve.ch

Le Liban, prix de l'exceptionnel
C’est en fanfare que le Liban a démarré la Foire de Genève, dont il est l’hôte d’honneur. Et c’est couronné de lauriers qu’il la quittera le 21 Novembre.
Les organisateurs de la manifestation, qui accueille quelque 300 000 visiteurs et 650 exposants, ont en effet décerné le prix de l’Exceptionnel – Catégorie « prix de la présidence » au pavillon du Liban. Il s’agissait de récompenser « l’ensemble du formidable travail des exposants » présents dans cet espace. C’est Omaya Hamadé, chargée de mettre sur pied le stand libanais, qui a reçu le trophée, conçu et réalisé par le sculpteur parisien Rachid Khimoune. Les curieux, les amateurs et autres connaisseurs ont eux aussi pu apprécier : dégustation de vins, de mezzés, d’épices et de chocolat – dont les Suisses, fins connaisseurs, sont déjà friands –, découverte du Liban, de sa capitale, de son patrimoine et de ses potentialités architecturales ou économiques, ou encore rencontre avec des artisans et des joailliers renommés...chacun a pu trouver son bonheur. À satiété. Le tout synonyme d’une ambiance bon enfant avec encore, entre autres, des exposés culinaires très suivis – et goûtés ! – et, bien sûr, les standards de Fairouz en toile de fond ou encore les envolées hautes en couleur de la troupe Rimah, menée par Younès Younès, qui ont fini de faire chavirer les spectateurs.
À noter que cinq autres prix de l’Exceptionnel ont été remis dans des catégories plus spécifiques : design, développement durable, innovation et coup de cœur de la foire. Dimanche, la foire fermera ses portes avec un arrière-goût de Liban dans le cœur. Une manifestation qui restera également comme un nouveau trait d’union entre deux conceptions complémentaires de la Suisse.

Entre Lausanne et Genève

Découvrez le DESS "Mondes arabes, mondes musulmans contemporains"

Libanais du monde professionnel dans la région de...

...Genève...
- Ferney
- Pays de Gex
- Annecy
- Megève
- Savoie

La communauté libanaise de Suisse:
on estime actuellement la population libanaise de Suisse à environ 10000 personnes, toutes confessions confondues, ce chiffre englobant également les libanais résidant en France voisine*. Quant au lieu de résidence, Zurich arrive légèrement en tête, suivie de Genève et de Lausanne. La première vague d'immigration débute dans les années 80, conséquence directe de la guerre qui fait rage au Liban. A cette époque Genève voit la plus grande concentration de Libanais. Ces migrants de la première heure font surtout partie de la classe aisée. Ensuite, dans les années 90, on assiste à une deuxième vague d'immigration constituée, cette fois-ci, de personnes venant de catégories sociales plus défavorisées, leurs motivations principales étant la situation difficile de l'économie libanaise et la sécurité toujours précaire du pays. A la fin de la guerre une timide tentative de retour au pays s'amorce mais elle est vite freinée par une situation économique et politique pour le moins chaotique. Actuellement, 80 % environ des libanais vivant en Suisse seraient employés dans le secteur tertiaire, les 20 % restant dans le secondaire. Les Libanais sont particulièrement présents dans la finance, la bijouterie, l'hôtellerie et la restauration.

* Une bonne part de la communauté libanaise de l'Aire Genevoise réside à Ferney-Voltaire côté Jura ou au Sud, dans les communes d'Archamps, Collonges sous Salève et Bossey, entre Saint-Julien et Annemasse.


L'Union Libanaise Culturelle en Suisse,
ULCS, regroupe les libanais de l'agglomération de Genève et France voisine, organise régulièrement des manifestations socio-culturelles et édite une revue de liaison
"Liban l'aimant".
Elle constitue, en Suisse, l'antenne principale de l'ULCM (Union Culturelle Libanaise Mondiale).


Les Suisses du Liban

Quelque 800 Suisses vivent actuellement au Liban. La plupart sont binationaux.

Un premier Club Suisse existait avant la guerre dite «civile» en 1975.

Le club des Amis de la Suisse nouvelle formule a été formellement créé le 21 mai dernier. Il compte actuellement une quarantaine de membres.

Hormis le club créé par Astrid Fischer avec le soutien de l'ambassade suisse, il existe aussi à Beyrouth le Swiss Business Council Lebanon, sorte de chambre de commerce qui regroupe une septantaine de membres.

La présence helvétique au Pays du Cèdre est bien sûr complétée par les activités de l'ambassade proprement dite.

>> Le site du Club des
Amis de la Suisse

Ambassade de Suisse
au Liban ( Beyrouth)


Libanais de Suisse et
de Genève

Voici le Tableau comparatif du prix des
communications téléphoniques vers le
Liban


Restaurant libanais
Genève

le Diwane

Tel 732 73 91
un des meilleurs restos du canton selon beaucoup de libanais de Genève;
dirigé par Mounir Mirza depuis 1991.


Commander les Vins Libanais en Suisse

Les Vins du Cèdre
Jacques Aziz
1723 Marly


Livres et Culture
Espace Culturel de l'Olivier

Parking Cornavin ou Parking les Cygnes
5, rue de Fribourg

animé depuis la fin des années 70 par Mr Alain Bitar
.
Grand choix de Livres mais aussi de musique avec une galerie ou se déroulent expos, conférences et lectures.
Cet endroit est désormais le repère incontournable des amateurs de culture arabe en Suisse Romande.

Création d'un chapitre Suisse
pour la Lebanese International Businessmen Associations'Network
-L.I.B.A.N-
Dirigé par Wahbé Tamari depuis son lancement à la Mi-Octobre 2003, les deux autres co-fondateurs de cette branche suisse sont Mrs Antoine Khairallah, avocat international établi à Genève et Ahmad Chaker, président du groupe Libanica, impliqué dans le secteur des télecommunications.
Mr Tamari est établi en Suisse depuis 1977 ou il détient le groupe Sucafina.

Le site de la LIBAN
animée de Beyrouth par
Mr Robert Jreissati


Vos bons plans de sorties
branchées à Genève?


Radio N°1 du Grand Genève


Genève tire sur le narguilé...
Les Genevois s'enthousiasment pour la pipe à eau. Même les non fumeurs apprécient cette manière de dilater le temps.
------------------------- Il suffit de se balader le long de la rue des Pâquis pour s'en apercevoir: les Genevois sont de plus en plus nombreux à partager un narguilé entre amis sur une terrasse lorsque la nuit tombe. Des effluves de pomme envahissent les rues et donnent à la ville des allures de capitale orientale. Cet engouement n'est pas limité aux lieux publics. «Quand j'ai commencé à importer des narguilés il y a quelques années, je n'en vendais pas plus d'une dizaine par an. Maintenant, j'en écoule environ 300», raconte Malek El-Khoury, gérant du magasin Lyzamir dans le quartier de Saint-Gervais. D'autres commerçants commencent à exploiter le filon. Même la boucherie Chark vend 2 à 3 de ces pipes à eau chaque semaine. Le principe du narguilé - appelé shîsha en Egypte - repose sur un morceau de charbon ardent et un mélange de tabac et de mélasse parfumé à la pomme, à la menthe, ou encore la rose. La fumée est aspirée dans la cheminée, filtrée par l'eau et traverse le tuyau souple pour finir dans la bouche du fumeur. Un narguilé se consomme en une heure environ et se partage à plusieurs, ce qui en fait un instrument unique de convivialité et de détente. «Le but n'est pas de fumer pour satisfaire une dépendance ou calmer une anxiété, comme avec la cigarette, mais de prendre le temps de se parler et de s'écouter», observe Kamel Chaouachi, auteur de référence sur le narguilé. D'apparence inoffensive, la pipe à eau produit bien plus qu'une simple fumée blanche: le bain à eau agit comme un filtre mais ne retient ni la nicotine, ni les émissions toxiques. Son goût sucré et sa prétendue légèreté sont trompeurs. Hayat, 20 ans, qui aime partager la shîsha sur les terrasses genevoises, en est bien consciente: «Un charbon équivaut à 50 cigarettes!». Selon Malek El-Khoury, l'engouement pour le narguilé peut être attribué à une certaine «mode orientale». Les touristes découvrent cette coutume lors de leurs voyages au Moyen-Orient, apprécient son caractère exotique et la recherchent à leur retour en Suisse. Par ailleurs, la présence de nombreux restaurants libanais à Genève a permis de populariser cette manière de fumer. Ce sont surtout les jeunes qui adoptent la pipe à eau. Pour Swann, 19 ans, l'attrait du narguilé vient du fait qu'il est plus léger que la cigarette et plus agréable en raison de ses différents parfums.
Même les non-fumeurs se prennent au jeu. «La fumée, froide, ne brûle pas la gorge et ne laisse qu'un goût parfumé dans la bouche», dit Sven, 30 ans, qui a arrêté de fumer il y a cinq ans, mais fait exception pour la shîsha. Les Genevois sont prêts à payer un prix souvent élevé (de 15 à 25 francs) pour partager une pipe à eau sur une terrasse; à leurs yeux, la convivialité vaut bien cela.


PAR CELINE ZOSSO




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Ambassade du Liban en Suisse
10, Thunstrasse 3074 MURI B.P.463 (banlieue sud de Berne)
tel: +41 (0) 31.951.29.72 ou fax +41 (0) 31.951.29.73

Spécial Echanges Liban-Suisse
dans le numéro de
Novembre 2003 du magazine économique

Bienvenue dans le Monde des Libanais de Genève
et Environs

Genève, le lac, la rive, le jet
La Sélection de Libanvision

Mgr Sfeir à Genève le 20 Octobre 2003
Après la France et la Belgique, le chef de l'église maronite sera en visite sur les bords du Lac Léman, pour ce qui sera sa troisième grande étape francophone Européenne à l'issue des cérémonies de Rome célébrant le 25ème anniversaire du Pontificat de Jean-Paul II et la béatification de Soeur Théresa.

et SONALP en concert à l'occasion des -Rencontres Liban-Suisse- charme le Liban

Le group doit son voyage au Liban, et ainsi sa première tournée à l’étranger, à Thomas Litscher, ambassadeur de Suisse sur place. A la recherche d’un groupe non traditionnel pour animer la soirée de gala des Rencontres Liban Suisse, l’ambassadeur s’est renseigné auprès de Présence suisse (l’ancienne commission de coordination pour la présence de la Suisse à l’étranger) et a découvert Sonalp via internet. A l’issue du concert, donné le 14 octobre à Beyrouth, l’ambassadeur confiait: «Prendre de la musique traditionnelle et la mélanger avec d’autres, j’ai personnellement trouvé cela très bien.

«C’est très beau, très poétique. Cela reflète l’ambiance suisse: la neige, les vaches. Mais en plus du traditionnel, il y a du rap, du rock. C’est génial.» Walid, jeune Libanais de 22 ans, vient d’assister à un concert intimiste de Sonalp donné en ce mercredi 15 octobre dans le campus de médecine de l’Université privée Saint-Joseph, à Beyrouth. Une ville qui, réunifiée dans ses composantes chrétiennes et musulmanes, offre un visage de renouveau treize ans après la fin de la guerre qui l’a ravagée. Sur scène, les huit compères de Sonalp — Pitou, l’un des «youtzeurs» a été retenu en Suisse pour des raisons professionnelles — jouent avec un plaisir évident. Attentif dans la salle, leur manager, Aldo, enregistre sur un minidisc. Seule partition pour le groupe «amateur» (n.d.l.r.: tous exercent un métier où font des études) qui joue «d’oreille». Pour ce deuxième concert de la journée, la clarinette d’Andreas flirte avec le violon de Guillaume et la guitare basse d’Olivier. Les coups de sonnailles de Yann font écho aux djembés de Rémy et de John, rencontrent les voix de Marc et de Pipo. Dans un étrange mariage de tradition, de modernité et de sonorité d’ailleurs. Au premier rang, des jeunes sourds de l’institut dans lequel le groupe s’est produit deux jours plus tôt, vibrent aux rythmes de leur groupe désormais favori. Ne perdant pas une miette d’un spectacle tout aussi visuel.
Générosité sur scène et à la ville
Les membres du groupe, âgés de 18 à 30 ans, ont les yeux qui pétillent lorsqu’ils évoquent l’expérience avec les sourds-muets. Un concert proprement magique, débuté dans la tension et achevé dans une danse générale; les jeunes sourds dansant, emportés par le tourbillon des vibrations de Sonalp. Et leur charisme, déployé tant sur scène qu’à la ville. La veille, dans l’univers de luxe feutré de l’Hôtel Mövenpick (inauguré l’année dernière en présence du président de la République, Emil Lahoud), le groupe a joué avec autant de décontraction et de fougue. Le public, invité par Thomas Litscher — l’ambassadeur de Suisse au Liban — à l’occasion des «Rencontres Suisse Liban» (n.d.l.r.: la Suisse est le premier partenaire commercial du Liban) , n’est pas resté insensible aux tonalités de Sonalp.

Thomas Litscher, Ambassadeur de la Conféderation Helvétique au Liban

«Au début, j’ai eu de la peine», évoquait Brigitte Gerbage, une Suissesse de Küsnacht (ZH) mariée à un Libanais, «A force de les entendre, ça pénètre l’esprit. Finalement, j’ai beaucoup aimé.» Pour les «sonalpiens», le concert fut l’occasion de s’imprégner du pays avec la présence de la danseuse du ventre Dalida, une envoûtante beauté de 20 ans. Un souvenir que les membres du groupe, rentrés mardi en Suisse, ont conservé à l’esprit. Peut-être aussi vivace que celui du concert avec les sourds. Ou que de celui donné dans la rue dimanche, à l’occasion du marathon international qui sillonnait les rues de Beyrouth. «Les coureurs dansaient en passant devant nous», sourit Guillaume, qui, avec ce voyage a effacé le souvenir de la guerre pour retenir la générosité des Libanais. Un pays qui a inspiré le groupe pour une nouvelle création, arabisante. «Ces quatorze concerts, donnés avec un répertoire fixe nous ont donné l’envie de créer, d’avancer, de faire un CD live», confiait Guillaume, hier. Alors qu’au Liban, leur manager envisageait déjà d’autres tournées à l’étranger: à Athènes pour les JO puis au Japon. De la musique d’avenir.

Corinne Feuz pour 24 Heures .ch

Les adresses incontournables des Libanais de Suisse
En collaboration avec...


le 31 Octobre 2003
...Concert de Marcel Khalifé à Genève...

Portrait d'une Libanaise,
Chef d'entreprise à Genève:

Isabel Bustros
C’est en quelque sorte de plain-pied qu’Isabel Bustros s’est lancée dans la production de la chaussure. Un rêve de jeune fille que cette styliste libanaise a concrétisé en 1998, en sortant sa première collection de chaussures marquée de son empreinte. Elle avait 30 ans.
«J’ai toujours éprouvé une irrésistible attirance pour cet accessoire, dit-elle. Il me semble que le plus sublime des vêtements restera terne, s’il n’est pas mis en valeur par de belles chaussures». Passionnée d’abord de peinture et de sculpture, puis d’histoire, elle trouve son inspiration dans les tableaux et les documents du passé, sans négliger ses origines orientales : «Je m’amuse à mélanger passé et présent, ancien et contemporain, comme dans ces modèles aux lignes d’autrefois, que je simplifie, purifie, modernise et que je matérialise dans des matériaux ultramodernes».
D’une première expérience chez Michel Perry, le chausseur des stars et de la haute couture, Isabel Bustros, revient avec un goût prononcé pour les idées-forces, mais simples : «J’ai appris à simplifier les formes en les “poussant” pour les rendre plus expressives». En 1994, elle passe un an chez Plein Sud (prêt-à-porter féminin) avant de monter son propre atelier de couture à Genève, où elle créait des costumes de théâtre et des habits sur mesure pour des particuliers : «Mais tout cela ne me donnait pas pleine satisfaction. La chaussure est ma seule et vraie passion».
Isabel Joseph Jean Bustros est née à Genève, de mère espagnole. “Sa” chaussure, elle la crée «du début jusqu’à la fin». Et l’expose dans sa boutique, rue des Jardins, à Genève, sans faire de la publicité. «Mais le bouche-à-oreille a tellement bien fonctionné, qu’au bout de trois mois j’ai eu presque le vertige». Son matériel, de bonne qualité : agneau, velours, lycra, feutre, chevreau ou veau glacé, vient d’Italie et de France. Quant à la fabrication, elle se répartit entre la Suisse, la France et la Turquie, où elle se fait faire ses talons damascènes incrustés de nacre et de fils de laiton. Une mauvaise aventure dans le business renforce son rêve de se limiter à la création-production, et laisser le financement et la commercialisation à d’autres. Isabel ne fabrique qu’une seule paire de chaque modèle. «Les gens perdent leur personnalité dans la mode. Car, il y a des femmes qui n’en ont pas besoin. Chacune d’elles fait sa propre mode».
Ses origines libanaises, Isabel Bustros ne les a connues qu’à sa majorité. Depuis cette découverte, elle n’a fait qu’un seul voyage au Liban…

Lu dans le numéro de Septembre 2003 du


Manger libanais à Genève?

Quelques suggestions pour choisir un bon restaurant


* Arabesque, à l'Hôtel du Président Wilson
47, Quai Wilson tel 906 67 63
>>> Lire une critique plutôt flatteuse parue en 2002 dans la
Tribune de Genève

* Odalisque, chez Maxim's
2, rue Thalberg tel 732 99 00

* le Diwane
8, rue de Zurich Tel 732 73 91

restaurant dirigé par Mounir Mirza depuis 1991.Une référence libanaise à Genève

* "La Caravane passe", dans un style plus décontracté, voilà un endroit chaleureux, Bar à Mezze, idéal pour diner ou finir la soirée autour d'un bon verre de vin libanais et d'un vrai narguilé
11, rue du Dr Alfred Vincent Tel 731 34 31

* La Ina, à Annemasse France
2, rue des Cottages tel 0450 87 08 54


Besoin d'un Hotel à Genève?
Hôtel Moderne


En plein centre de Genève, à deux pas de la Gare Centrale, de la Gare Routière, du Lac de Genève et du jet d'eau ;
Cet hôtel a été repris au Printemps 2002 par Mr Marwan Matta, installé en Suisse depuis 1984 et diplômé de l'école hôtelière de Genève.
Vous ne pourrez pas manquer de voir le drapeau libanais flotter en face de l'établissement. L'ambiance est généralement familiale et les tarifs demeurent raisonnables, à partir de 125 FS, compte tenu des prestations d'un bon hôtel classé 3*.

Rue de Berne 1 1201 Genève
Info@hotelmoderne.ch
Tél : 0041 / 22 / 732.81.00 Fax : 0041 / 22 / 738.26.58

> Réservation en ligne via le website

Accord de coopération avec la prestigieuse
École hôtelière de Lausanne:
L’Université La Sagesse décidée à devenir la référence dans la formation hôtelière

Maquette de la future Ecole Hotelière de la Sagesse
L’Université La Sagesse ouvre une nouvelle section consacrée à l’hôtellerie dans sa branche de gestion. Le Sagesse Hospitality Institute (SHI) devrait ouvrir ses portes en septembre 2005. Son objectif est de répondre aux besoins croissants du marché de l’hôtellerie et de la restauration dans la région en proposant deux formations sur trois ans, l’une technologique, l’autre universitaire: un bac technique (BT) pour les élèves issus de la troisième et une licence (BS) pour les étudiants ayant obtenu leur baccalauréat. Un accord de coopération a été signé entre La Sagesse et la prestigieuse École hôtelière de Lausanne (EHL), reconnue internationalement comme une des meilleures institutions au monde dans ce domaine. L’ EHL mettra en place les programmes, formera les professeurs libanais, veillera au suivi du développement de l’école et certifiera les diplômes délivrés par l’université. «Nous voulons devenir la référence pour l’industrie de la restauration et de l’hôtellerie», explique le père Fadi Abdelnour, qui s’occupe de la mise en place du projet. Ancien directeur de l’école technique de La Sagesse, il dirigera, à partir de septembre 2005, le Sagesse Hospitality Institute (SHI). Le futur siège du SHI se trouve à Achrafieh, rue de La Sagesse, et est actuellement en construction. Un des bâtiments de La Sagesse devrait être rénové et agrémenté d’une deuxième aile. Les travaux et l’architecture des lieux sont entièrement supervisés par l’École hôtelière de Lausanne, qui va jusqu’à choisir la couleur des murs et la décoration. Les locaux doivent correspondre aux critères établis par l’EHL et comprendront quatre points de vente laboratoires pour les élèves: un restaurant gastronomique, un café, un take-away et un self-service. Deux étages seront consacrés aux chambres. Les premières d’entre elles, assorties de trois étoiles, serviront de foyer aux étudiants. Le dernier niveau du bâtiment sera composé de chambres cinq étoiles qui seront ouvertes au public. Le père Abdelnour insiste sur l’importance de l’apprentissage technique. «Les étudiants devront passer par tous les points de vente de l’école ainsi que par la formation de housekeeping (service de chambre).» Un comité stratégique a été créé pour, d’après le futur directeur de l’institut, «garantir la corrélation entre l’institut, ses programmes et les besoins de l’industrie qu’il dessert». Il comprend divers acteurs de l’industrie de l’hôtellerie et de la restauration au Liban, comme Pierre Achkar, président du syndicat des hôtels libanais, et Nouhad Dammous, éditeur et rédacteur en chef de la revue spécialisée Hospitality News.
Également membre de ce comité, Pascal Gauvin, directeur de la chaîne d’hôtels Inter-Continental au Liban. Il est très enthousiaste à l’idée du partenariat entre l’EHL et La Sagesse: «L’enseignement actuel dans l’hôtellerie et la restauration n’est pas vraiment adapté à nos besoins, car nos métiers ont beaucoup évolué. Il est souvent noyé dans d’autres spécialités.» Il dit recruter en fonction de l’attitude et de la personnalité des candidats plutôt que sur curriculum vitae, et former son personnel «de A à Z».
Priorité aux stages
Pascal Gauvin ajoute: «C’est le projet le plus sérieux On a toujours essayé d’aider, de participer aux formations existantes, mais c’est le premier projet de cette envergure et ce sera notre école privilégiée.» Il n’hésite pas à se déclarer prêt à embaucher les étudiants du SHI en priorité: «On serait ravis de donner à des Libanais certains postes actuellement occupés par des expatriés.» Le comité stratégique aura un rôle consultatif. Au rythme de trois réunions par an, les professionnels de l’industrie hôtelière veilleront au développement de l’école par rapport aux besoins du métier. Pour le père Abdelnour, l’élément novateur de cette formation réside aussi dans le fait que les programmes seront «définis en partant des besoins de l’industrie et pas des désirs de l’institut». Le coût exact de la formation reste à définir. Le BT devrait revenir à 5000 dollars et le BS à environ 20000 dollars pour les trois ans . «Repas sur place compris», s’empresse de préciser le père Abdelnour. Les diplômes seront délivrés par l’Université La Sagesse et certifiés par l’EHL. Les candidatures pourront être déposées après l’ouverture officielle du SHI, en avril prochain. La procédure d’admission, actuellement en cours de définition par Lausanne, devrait comporter une sélection sur dossier, un concours et un entretien, le tout assorti d’une épreuve d’anglais, notamment pour les postulants au BS, dont la majorité des cours est dans la langue de Shakespeare Durant la scolarité, une grande place sera accordée aux stages, dans les infrastructures de l’école ou en entreprise, qui devraient constituer la moitié de la formation. Pascal Gauvin assure qu’il aidera l’institut de toutes les façons possibles, en commençant par fournir des stages aux étudiants. «Les étudiants qui sortent actuellement de formation n’ont en général pas d’expérience pratique. Le marché touristique libanais est en plein essor et nous avons besoin d’une main-d’œuvre qualifiée.» Selon les termes de l’accord signé entre le Lausanne Hospitality Consulting (LHC) et l’Université La Sagesse, les enseignants seront des Libanais formés par l’EHL à partir du printemps prochain. André Mack, qui dirige le LHC, assure que «Lausanne guidera, fera des recommandations et contrôlera le SHI. Nous partagerons notre savoir-faire avec les professeurs de l’Université La Sagesse. Les enseignants de l’EHL se déplaceront plusieurs fois par an à Beyrouth pour assurer des formations et faire des interventions auprès des élèves.»


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Entre France et Suisse, la naissance d'une agglomération transfrontalière

C'est une nouvelle étape de la coopération franco-suisse : la délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (Datar) vient de retenir le projet de métropolisation "franco- valdo-genevoise".
Le dossier, porté par l'Association régionale de coopération (ARC), présidée par le maire (PS) d'Annemasse (Haute-Savoie), Robert Borrel, et par Laurent Moutinot (PSG), conseiller d'Etat genevois, regroupe 111 communes françaises, les cantons de Genève et de Vaud, les départements de Haute-Savoie, de l'Ain et la région Rhône-Alpes, soit un bassin de 730 000 habitants.

L'objectif de l'association est de mettre sur pied une véritable agglomération transfrontalière, capable de mener un plan global de développement, compétente en matière de transports, d'urbanisme, de logement, d'économie, de formation, de santé, d'environnement et de culture. Il y a urgence !

EN FORTE CROISSANCE
Chaque année, le nombre de frontaliers, ces résidents français travaillant en Suisse, ne cesse de croître. La Haute-Savoie et l'Ain comptent 41 000 frontaliers actifs alors qu'ils étaient à peine 2 000 en 1963. Dans la seule agglomération d'Annemasse, 15 000 habitants sur 60 000 prennent chaque jour le chemin de Genève et 11 000 celui du canton de Vaud. Au total, la France dénombre autour de 75 000 frontaliers chez nos voisins suisses, en comptant aussi les binationaux qui vivent en France et travaillent en Suisse ainsi que les fonctionnaires internationaux. Depuis 1998, le mouvement ne cesse de s'amplifier : + 10,3 % en 2003, 15,1 % en 2004. Longtemps, la porte de ce paradis suisse fut réservée à ceux qui avaient décroché un permis de travail, délivré au compte-gouttes en période de chômage. L'employeur suisse devait faire la démonstration auprès des autorités qu'il n'avait pas réussi à trouver un candidat helvète. L'employé français avait l'obligation de rester au moins deux ans dans la même entreprise. Depuis le 1er juin 2002, la situation s'est simplifiée, avec l'entrée en vigueur progressive des accords bilatéraux signés entre la Suisse et l'Union européenne, qui ont instauré le principe de libre circulation des personnes et des biens. Depuis le 1er juin 2004, la priorité donnée aux résidents suisses a été abolie. Désormais, les frontaliers détenteurs d'un contrat de travail bénéficient automatiquement d'un permis de travail. Les contingents n'ont été maintenus jusqu'en 2007 que pour les autres ressortissants européens hors de la zone frontalière.

RETOMBÉES CONSIDÉRABLES
Pour les départements français limitrophes, les retombées économiques de cette proximité avec la Suisse sont considérables. L'évolution démographique en témoigne : entre 2002 et 2003, la population a augmenté dans la région franco-valdo-genevoise de 1,2 % alors que la progression moyenne en France ne dépassait pas 0,5 %, et en Rhône-Alpes 0,8 %. La Haute-Savoie gagnait plus de 8 000 habitants en 2002 et l'Ain plus de 6 000. Le taux de chômage est particulièrement bas dans l'Ain et la Haute-Savoie comparé au reste de la France. Mais la proximité de cet eldorado n'a pas que d'heureuses conséquences. Cela se traduit aussi par une hausse démesurée des prix de l'immobilier, par une raréfaction de la main-d'oeuvre, en particulier dans l'horlogerie ou la santé, où la difficulté à recruter des infirmières est patente, la restauration, le bâtiment, ou encore par un taux de délinquance élevé. "Nous avons des besoins d'emplois , reconnaît Christian Dupessey, adjoint au maire d'Annemasse chargé des relations extérieures. Ici, il y a un problème de fidélisation des sala riés. Des gens viennent quelques mois puis passent en Suisse. Nos écoles forment des infirmières ­ nous avons doublé notre promotion ­ qui ensuite partent travailler de l'autre côté de la frontière ." Pour les collectivités locales, la coexistence de ces deux catégories de travailleurs, les frontaliers et les travailleurs locaux, génère des problèmes d'équilibres sociaux. "Vivre avec le smic en Corrèze, c'est difficile, ici c'est pratique ment impos sible. Pour éviter que s'instaure une société à deux vitesses, la commune d'Annemasse consacre 18 % de son budget de fonctionnement au social. Nous avons 22 % de logements aidés, et pour la première fois les autres communes de l'agglomération ont accepté également de produire du logement social", poursuit M. Dupessey. La commune doit supporter également des flux routiers considérables. Entre 70 000 et 90 000 personnes passent chaque jour la frontière. A Annemasse, passent, chaque jour, 50 000 véhicules en transit. "Il ne faut pas laisser penser que les frontaliers sont un poids pour les communes , tempère Jean-François Besson, un responsable du Groupement des frontaliers, une association d'entraide créée en 1963. Pour compenser, par exemple, le fait que les Français ne sont pas imposés en France sur le revenu, les cantons suisses rétrocèdent aux départements français 3,5 % de la masse salariale des frontaliers et les départements en redistribuent 60 % aux communes au prorata du nombre d'habitants frontaliers." Comme la France, la Confédération helvétique est favorable à un renforcement de la coopération et appuie le projet d'agglomération. D'ici à 2007, les démarches franco-suisses devraient déboucher sur la signature d'un contrat de métropolisation et générer des financements. Les Suisses et les Français en sont convaincus : Genève constitue bien le coeur de ce bassin, la deuxième agglomération économique de Rhône-Alpes après Lyon.

Article de Sophie Landrin - Le Monde du 9/9/20005