Viticulture et Paysages
libanais ont l’honneur du cinéma
Mai
2004- Chaque année, depuis 11 ans, le Festival
International Oenovidéo récompense les meilleurs films et documentaires
relatifs à la Vigne et au Vin. Le cru 2004 a proposé la compétition
en images des 29 films nominés représentant les meilleures réalisations
2003/2004, sélectionnés parmi 63 présentés. Le Grand Jury Oenovidéo
présidé par Jean Jacques Bernard, le Jury des Prix OIV présidé
par Son Excellence Frantisek Lipka et les Jurys partenaires ont
décerné les Trophées et Prix à 12 réalisations. 63 films représentant
9 pays, 6 chaînes de télévision étaient en compétition. Les Prix
2004 seront remis officiellement le 23 septembre 2004 dans le
cadre d'une soirée parisienne.
« La Route des vins du Liban »,une présentation rigoureuse et
passionnante du vignoble et des vins Libanais, s’est trouvée doublement
récompensée, d’une part par un «Cep d’or», la plus haute récompense
décerné par le Jury, d’autre part par un trophé de
l’Organisation
Internationale de la vigne et du vin
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La route des
vins: le Liban
Produit :
en 2003 par Jean-Pierre Bailly
Réalisation :Jean-Louis
André Durée:
52 mn
Trophée Cep d'Or Oenovidéo Trophée
Promotion des Ventes
Prix OIV (Organisation
International de la Vigne et du Vin)
Valorisation des produits de la Vigne
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Présentation du film :
Le film sur le Liban s'insère dans la série des films de 52 minutes
de « La route des vins ».
Il fait suite à 45 films déjà réalisés autour du monde et dont
l'objet est de montrer les hommes et les femmes du vin et, d'une
façon plus générale, la place de la vigne et du vin dans la culture
d'un pays ou d'une région et son lien avec l'histoire. On s'attachera
donc à rappeler l'histoire de la vigne et du vin mais aussi à
évoquer l'activité contemporaine de ce secteur, quelle soit purement
viticole ou œnologique ou gastronomique et même touristique. Le
vin est au centre de la vie des pays viticoles. Malgré une production
confidentielle, actuellement 80 000 hl, sur de nombreux marchés,
le Liban s'est fait connaître comme étant un pays producteur de
vins de très grande qualité. Berceau de notre civilisation vinicole,
il fait preuve d'une remarquable aptitude à la survie au fil de
son histoire terriblement mouvementée. Le Liban, c'est huit mille
ans de cultures accumulées. Déguster un vin du Liban, c'est faire
un pèlerinage aux sources de l'Histoire de l'humanité. De la préhistoire
à l'époque ottomane, toutes les grandes cultures de la méditerranée
ont laissé leur empreinte sur ce petit territoire au carrefour
de trois continents : l'Europe, l'Asie et l'Afrique. Les Phéniciens
installés dans cette partie du pourtour méditerranéen sont issus
des Cananéens. Ils développèrent, non seulement dans leur propre
pays une culture originale mais ils la diffusèrent dans de multiples
comptoirs, jusque sur les rives de l'Atlantique où ils portèrent
la vigne et l'art de faire le vin. La civilisation phénicienne
installée sur cette terre 3 500 ans avant J.C. fut précédée d'autres
civilisations dont on trouve des traces à Byblos. Entre le XIIIe
et le XIIe siècle l'alphabet apparaît dans l'écriture phénicienne.
Tombés sous le pouvoir romain en 64 av J.C., et considérés comme
de véritables citoyens, ils vénéraient Bacchus qui bénéficia à
Baalbek du plus grand temple de l'époque et dont le prestige ne
s'est pas effacé de nos jours. Très tôt centre de développement
chrétien, la Phénicie fournit de nombreux martyrs. La conquête
islamique au VIIe siècle, puis le retour des Byzantins furent
autant de faits qui marquèrent la culture de la vigne et la production
de vin. Les croisés à leur tour soumirent le pays pendant deux
siècles. La domination ottomane qui suivit et se poursuivit jusqu'en
1920 laissa une autonomie intellectuelle qui permit aux Églises
chrétiennes de jouer un rôle éducatif important. La vigne et le
vin ne furent jamais en péril pendant cette période. Néanmoins,
c'est sous le protectorat français à partir de 1920 que la viticulture
commerciale fut relancée. La connotation culturelle doit être
présente dans toues les séquences tant il est important de comprendre
ce qu'est ce petit pays de 3,5 millions d'habitants enclavé entre
la Syrie et Israël. Sur le plan strictement vitivinicole, 12 entreprises
se partagent la production. Elles se sont réunies récemment dans
l'Union vinicole, association qui s'est donnée pour mission de
mettre en place une structure interprofessionnelle pour gérer
harmonieusement le développement de cette activité.
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clubgrappe.com
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Reveillon découverte
du 31 Décembre 1er Janvier 2004
Programme spécial et sortie de 2 jours
BUT:
Déguster les vins libanais et visiter
toutes les caves, les domaines et les vignerons libanais
Information auprès du Club
Grappe
Rue Al Bassatine / Ain Saade / Metn
Cellulaire: 961 3 611603 / Tel: 961 4 871421 /
Fax: 961 1 217799
Site Web:
www.clubgrappe.com
E-mail: ck@clubgrappe.com
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XII ème édition du Salon
Biennal Vinexpo 2003
Dans
le cadre de « Vinexpo », un des plus prestigieux Salons vinicoles
du monde, qui se déroule la dernière semaine de Juin
à Bordeaux, Robert Moughanni, fondateur de la société
DWS*, a organisé le Mardi 24 Juin, dans les salons de
la Chambre de commerce de la ville, un cocktail où le vin libanais
Massaya fut servi avec les mets les plus aptes à sa dégustation.
Des hors-d’œuvres et plats libanais ont été servis
en accompagnement à des convives avertis et commentés par des
spécialistes libanais et bordelais.
Spécial présence libanaise à VINEXPO 2003
Forte présence des vins libanais
cette année à Vinexpo, avec en tête de nos ambassadeurs,
bien sûr, Ksara et Kefraya habitués de ce
type de manifestation. mais aussi d'autres noms, connus pour
leur qualité, mais jusqu'alors moins tournés vers l'exterieur,
du château Nakad qui se présente comme le plus ancien
du Liban, jusqu'à Cave Kouroum, dernière création de
la viticulture libanaise, en passant par le Clos Saint Thomas,
dont les visiteurs ont particulièrement apprécié la gentillesse,
la compétence et le dynamisme de leur équipe commerciale.
Une absence remarquée? sans doute celle de Musar qui
s'est déjà taillé en début d'année
une jolie campagne de presse avec son référencement
chez Lavinia, la grande surface franco-espagnole.
La plupart des vins libanais, regroupés dans des stands contigues,
forment une sorte de carré autour du drapeau marqué du Cèdre.
Quelques allées plus loin, la cave de Kouroum aligne un stand,
très visible, qui frappe par son importance tandis qu'à deux
pas, le Château Fakra s'épanouït au milieu de son partenaire
argentin et d'un vin de Bandol, l'appellation en vogue proche
de Saint Tropez.
De nos envoyés spéciaux
à Bordeaux D & JP Dubarry
* DWS,
société basée en Région parisienne,
est spécialisée dans l'importation et la distribution
en France de vins et arak libanais; ses domaines préférés
sont le Kouroum Kefraya, Clos St Thomas et Massaya.
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Tourisme domestique
au Liban:
un circuit à découvrir ou redécouvrir dans la Békaa
Les établissements scolaires et universitaires
ont fermé leurs portes. Les examens de fin d’année sont terminés
et l’heure des grandes vacances a sonné. Comme chaque année,
un même problème se pose aux pères et aux mères de famille :
comment meubler le temps libre et organiser les loisirs des
enfants ? D’une manière plus générale, comment un groupe d’amis
pourrait-il passer des moments agréables le temps d’un week-end
ou d’une journée dominicale ? Pour ceux qui n’ont pas les moyens
de se payer un voyage d’agrément à l’étranger, les régions libanaises
offrent – on a souvent tendance à l’oublier – un large éventail
de possibilités pour passer du bon temps en famille ou avec
un groupe d’amis. Le tourisme interne est très répandu dans
les pays occidentaux mais il est relégué aux oubliettes au Liban.
À partir d’aujourd’hui, nous lui consacrerons, dans les colonnes
de L’Orient-Le Jour, une rubrique hebdomadaire. Chaque vendredi,
et pendant une bonne partie de l’été, nous présenterons à nos
lecteurs un circuit de promenades dans une région du pays. Nous
évoquerons le cachet de cette région, son environnement, les
sites à visiter, les commodités disponibles (hôtels, restaurants...),
les attractions offertes et quelques détails pratiques pour
faciliter la visite et la randonnée. Nous favoriserons surtout
dans ce cadre les régions périphériques du pays, généralement
peu connues des Libanais du centre...
Un sanctuaire de la
Vierge, un bois préservé, une ferme magnifique et un lac artificiel
Un havre de paix au cœur de la Békaa : le couvent des pères
jésuites de Taanayel
Lieu d’histoire, de religion,
de retraite spirituelle, d’élevage, d’agriculture et de beauté,
le couvent des pères jésuites de Taanayel est un havre de paix
niché au cœur de la Békaa, une propriété qui vaut le détour
et qui comporte une église et un sanctuaire de la Vierge, lieux
de pèlerinage pour les fidèles de différentes confessions, une
ferme réputée, un lac artificiel et un bois préservé. Sans oublier
qu’on peut repartir avec des produits laitiers réputés pour
leur qualité, fabriqués dans le couvent même, et s’en aller
découvrir non loin de là les villes de Anjar et de Zahlé, et
les superbes vignobles de la région. À une heure à peine de
Beyrouth (grâce à la nouvelle autoroute), le couvent des pères
jésuites se trouve sur le chemin qui mène à Anjar, auquel on
accède par Chtaura. À l’entrée, on remarque tout de suite la
très belle église construite en 1906, une paroisse latine tenant
lieu parfois de paroisse secondaire pour les différents rites
orientaux, à proximité de laquelle se dressent des cèdres centenaires.
Le couvent est situé juste à côté. La petite histoire de ce
couvent est marquée par le sang. Après le meurtre de six pères
jésuites à Zahlé et à Deir el-Qamar durant les événements sanglants
de 1860, une parcelle de terrain à Taanayel, appartenant à l’État
français, a été concédée comme compensation aux jésuites, et
restera à leur disposition tant qu’il y aura l’un d’eux au Liban.
La seconde parcelle de l’actuelle propriété du couvent à Taanayel
appartient à la Compagnie de Jésus. Des marécages qui recouvraient
ce lieu autrefois, les jésuites ont fait un vrai coin de paradis,
effectuant de grands travaux dès 1871, drainant l’eau et plantant
des milliers d’arbres, notamment des peupliers, pour absorber
l’excès de liquide. Le père Paul Brouwers, rencontré au couvent
de Taanayel, précise cependant que la terre est extrêmement
fertile, bien que difficile à entretenir parce que très humide
en hiver et très sèche en été. Le passage d’une rivière, aujourd’hui
polluée, sur deux kilomètres dans le domaine, ne facilite pas
les choses non plus. Cette rivière provient des deux cours d’eau
de Chtaura et de Jalala, qui se rencontrent à 50 mètres du couvent,
et charrie bien souvent du gravat. La nature bien particulière
du site dégage une impression de beauté aussi bien sauvage qu’arrangée
qui se découpe sur un fond clair de majestueuses montagnes arides.
Un lac artificiel a été aménagé au centre du territoire, constituant
un milieu aquatique riche en végétation. Plus loin, un bois
ancien a été préservé, alors que d’autres parcelles ont été
réservées à l’agriculture. Des sentiers boisés et ombragés invitent
à la promenade. Quant à la végétation du domaine, elle est extrêmement
riche : comme arbres, on trouve des platanes, des séquoias,
des peupliers, des cèdres, des saules, des frênes... On peut
observer notamment de beaux rosiers de Phénicie, ainsi que de
nombreuses espèces de plantes. Il faut noter cependant que les
tournées dans le domaine ne sont pas autorisées en week-end.
Ceux qui souhaiteraient explorer cette belle propriété en semaine
devraient obtenir un laissez-passer du couvent avant d’être
admis sur les lieux. Par contre, la ferme est ouverte au public
même en fin de semaine. Les enfants sont généralement ravis
de découvrir les animaux, notamment les vaches, les paons, les
pintades, les oiseaux de la volière. Ils peuvent expérimenter
la vie d’une ferme le temps d’une journée. La ferme du couvent
des pères jésuites de Taanayel est une destination privilégiée
pour les écoles. Après une promenade agréable, il est possible
de faire ses achats au couvent. Dans la ferme, qui compte 160
têtes de bovins, sont fabriqués des fromages et autres produits
laitiers de qualité, sans additifs d’aucune sorte : lait, yaourt,
labné... Le couvent est doté de tout le matériel nécessaire
pour la fabrication et la conservation des fromages, notamment
les goudas hollandais, certains d’un âge vénérable (c’est pratiquement
le seul fromage qui se consomme vieux). Pour les connaisseurs,
il est conseillé d’essayer le gouda au cumin. Ces produits portent
la marque « Laiterie du couvent de Taanayel », un nom souvent
plagié par ailleurs. Dans la boutique du couvent sont également
vendus des produits qui proviennent de producteurs de l’extérieur
du domaine, mais qui sont sélectionnés pour leur qualité.
Un lieu de retraite spirituelle
Au niveau de l’agriculture, le couvent privilégie les vignes,
les arbres fruitiers et le fourrage, dont le maïs et le blé,
duquel on extrait la paille, si utile pour l’élevage. Le père
Brouwers insiste sur la vocation éducative du couvent en matière
agricole : non seulement la faculté d’agronomie de l’Université
Saint-Joseph se trouve à quelques mètres de la propriété, et
ses étudiants peuvent profiter de la ferme et observer son fonctionnement,
mais des sessions de formation pour agriculteurs sont également
organisées sur les lieux. « Nous suivons de près l’évolution
en matière d’élevage des vaches laitières, explique le père
Brouwers. Pour être en mesure de nous adapter au changement
mondial en termes d’élevage, nous sommes en contact avec des
organismes spécialisés en France et en Hollande. » Toutefois,
quand on parle du couvent des pères jésuites de Taanayel, il
ne faut pas oublier qu’il s’agit traditionnellement d’un lieu
d’accueil, de rencontres et de retraite spirituelle. L’hospitalité
des pères aidant, le domaine est recherché pour les rencontres
à caractère religieux et social durant les week-ends, organisées,
bien sûr, après les contacts nécessaires et l’obtention d’une
autorisation. Il existe aussi près du couvent un endroit très
fréquenté des visiteurs, toutes confessions confondues : un
sanctuaire dédié à la Sainte Vierge, précédé d’une belle allée
boisée. Il s’agit d’un endroit tranquille qui respire la spiritualité.
La statue de la Vierge attire beaucoup de monde, notamment de
nombreux groupes d’écoliers, durant le mois de Marie. Spiritualité,
découverte de la nature et achat de produits sains, une visite
au couvent jésuite de Taanayel combine tout cela. Sans compter
qu’il s’agit là d’une sortie idéale pour tous les membres de
la famille dans un site d’une beauté attachante, qui fait depuis
longtemps partie du patrimoine de la Békaa.
De Anjar l’omeyyade
à Zahlé, « Aarouss al-Biqaa », une exploration tout en douceur
Si, après avoir passé une matinée
au couvent des pères jésuites de Taanayel, vous désirez poursuivre
votre journée et prendre un repas dans la Békaa, ou même dormir
une nuit ou deux dans les environs, il faut savoir que plusieurs
sites et villes intéressantes se trouvent à proximité. À commencer
par Anjar, qui se situe à quelques kilomètres plus loin sur
la même route. C’est dans cette région qu’on peut admirer les
superbes ruines omeyyades, colonnes, thermes et palais. Ce site
typiquement islamique se caractérise par l’utilisation de matériaux
datant des époques hellénistique, romaine et byzantine. La ville
omeyyade semble avoir été habitée une cinquantaine d’années
seulement avant d’être rasée après l’avènement des Abbassides.
L’entrée au site archéologique coûte environ 6000 livres libanaises
par personne. À Anjar, on trouve par ailleurs des restaurants
servant, pour la plupart, à prix moyens, une cuisine traditionnelle
ainsi que des truites, élevées sur place. Une autre possibilité
est de se diriger vers la capitale de la Békaa, la belle ville
de Zahlé. Du couvent de Taanayel, il faudra revenir vers Chtaura
puis prendre la bifurcation de Zahlé. Dans cette ville qu’on
a surnommée « Aarouss al-Biqaa » (la mariée de la Békaa), les
restaurants qui peuplent les rives du Berdawni sont réputés
non seulement pour leur nourriture mais aussi pour leur atmosphère
agréable. En effet, on prend son repas au son des ruisseaux
et dans le frais, parmi les arbres, pour un prix moyen de 20
à 25 dollars par personne. On trouve également, à proximité
des cafés, des endroits de jeux pour les enfants. À la sortie,
on peut déguster des douceurs traditionnelles. Si une journée
dans la Békaa ne vous suffit pas et que vous désirez passer
une nuit ou deux dans cette région, plusieurs hôtels célèbres
et offrant des services de qualité peuvent vous accueillir.
À Zahlé même, le Grand Hôtel Kadri, un bâtiment de cent ans
d’âge qui fait pratiquement partie du patrimoine de la ville,
met à la disposition de ses clients 105 chambres rénovées (deux
de leurs murs gardent leur aspect ancien), pour des prix variant
entre 80 et 280 dollars (pour les suites), et quatre restaurants
(sans compter qu’il est à quelques minutes de marche du Berdawni).
D’autres hôtels peuvent être trouvés à Chtaura, non loin de
là. Le Park Hotel existe depuis 1960 et a connu le passage de
nombreuses célébrités. Fermé et endommagé durant la guerre,
il a été rénové en 1988 et accueille aujourd’hui les clients
dans ses 75 chambres, à un prix variant entre 75 et 300 dollars
(pour les suites). Il n’est qu’à sept kilomètres de Zahlé et
à 40 de Beyrouth. Le second hôtel de Chtaura a lui aussi un
passé riche. L’Hôtel Massabki, aujourd’hui rénové, a une façade
rose très caractéristique. Il n’est pas exagéré de dire que
cet établissement est la mémoire du pays, tant il renferme des
secrets politiques. Actuellement, on peut y voir des portraits
en noir et blanc de célébrités ayant fréquenté les lieux en
des temps révolus. L’hôtel offre aux clients une ambiance agréable
et un cachet très spécial, notamment avec ses 18 000 mètres
carrés de forêt à l’arrière du bâtiment. Ses prix varient entre
100 dollars (pour la chambre simple), 125 dollars (pour la chambre
double) et 250 dollars (pour une grande suite). Il y a toutefois
des possibilités de réduction des prix pour les clients qui
y résident plusieurs nuits. Enfin, il ne faut pas oublier non
plus que Chtaura est réputée pour ses laiteries, et qu’on y
mange des sandwiches de labné ou de fromage
délicieux...
Enfin...Sur la route des vins, pour
une dégustation bien méritée
Que peut-on faire de plus dans
la Békaa ? Mais visiter les vignobles et les caves bien sûr.
Plusieurs d’entre eux se trouvent non loin du couvent des pères
jésuites de Taanayel. On peut citer les caves millénaires de
Ksara, non loin de l’entrée de Zahlé. L’exploitation appartenait
aux jésuites à partir de 1860 et jusqu’en 1973, date à laquelle
elle a été vendue à des particuliers. C’est en 1906 que les
prêtres découvrent tout à fait par hasard des caves vieilles
de 2000 ans, creusées dans la roche au temps des Romains. Elles
constituent aujourd’hui, avec le vin, la principale attraction
touristique de la maison. À Taanayel se trouve également la
maison Massaya, qui offre aux visiteurs une tournée de ses vignobles
ainsi que des repas traditionnels et l’incontournable dégustation.
Le domaine Wardy se trouve également non loin de là, avec sa
belle bâtisse rehaussée de vieilles pierres. Les maisons Nakad,
à la longue histoire de famille, Clos Saint-Thomas, avec sa
chapelle dédiée à ce saint, Kefraya, avec son fameux terroir,
et Héritage, avec ses méthodes traditionnelles, sont tous situés
dans la plaine de la Békaa. Vous pouvez vous y rendre par vos
propres moyens ou emprunter la route des vins, avec ses formules
de week-end ou de semaine entière, en contactant Kurban Tours,
le tour opérateur officiel de la route des vins, au 01/613660
ou au 01/611125.
À signaler que seul le domaine de Château Musar se trouve à
l’extérieur de la Békaa
Avec
le concours de
édition du 17 Juillet
2003
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Conférences
dégustations au Liban.
La société ENOTECA a invité Jean-Marc Quarin pour une série de
conférences sur les vins de Bordeaux. Monsieur Quarin a dégusté
les vins des trois principaux domaines Ksara, Musar et Kefraya.
Cette dernière propriété s’appuie sur les compétences de Monsieur
Ribero qui a longtemps travaillé à Sociando-Mallet. Le fleuron
de Kefraya “Comte de M” pourrait s’affirmer, dans les prochains
millésimes, comme un des vins les plus complets du Liban s’il
sait allier puissance et nuance. Sa notoriété empiéterait sur
celle des vins de Musar (belles réussites en 1972, 1978, 1983
) d’un style très différent, moins riches et à mi-chemin entre
le goût d’un Bourgogne et d’un Bordeaux. Ce dernier vin offre
un goût plus propice à plaire au marché anglais (note surannée)
qu’au marché américain, toujours très sensible à la performance
(ici, il s’agit de la concentration tanique). Les voyageurs amateurs
d’histoire ne manqueront pas le magnifique site de Balbeck où
Bacchus et son temple triomphent du temps, bien mieux que n’importe
quelle bouteille.
www.enoteca.com.lb
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Un projet de vacances d'écotourisme
au Liban?

Présentoir Ksara-Massaya
au Salon Vinexpo 2003 à Bordeaux.

Stand Fakra à
Vinexpo 2003.
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La Revue du Vin de France
a consacré un article sur
"la Résurrection
des vins de la Bekaa"
dans son numéro de Mars 2004
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Les vins libanais en
pleine mutation
Les viticulteurs libanais ont engagé
un combat pour améliorer la qualité de leurs vins, entamée durant
la guerre : ils plantent des cépages nobles et font appel à des
oenologues français. A la tête de cette révolution, deux maisons,
Ksara, fondée par les pères jésuites en 1857, aujourd'hui copropriété
d'hommes d'affaires chrétiens et musulmans sunnites, et Kefraya,
créée en 1979, propriété aux deux tiers du seigneur druze Walid
Joumblatt. Dès la fin de la guerre (1975-1990), elles commencent
par étendre leurs vignobles plantés sur une terre argilo-calcaire
dans le sud de la riche vallée de la Békaa, à 1.000 m d'altitude,
aux pieds de la chaîne du mont Liban. La superficie du vignoble
libanais est estimée à 800 ha. En 1993, Ksara (55 hectares), puis
Kefraya (57 ha) deux ans plus tard, décident d'arracher les cépages
traditionnels de la Méditerranée (cinsaut, grenache et carignan,
aramon, clairette) et les remplacent progressivement par des cépages
nobles : cabernet sauvignon, syrah, merlot, chardonnay, mouvèdre.
Ksara s'approvisionne aussi chez de petits viticulteurs. Contre
l'achat garanti de leur récolte pendant 20 ans, elle leur fournit
des plants importés, certifiés exempts de maladies, ainsi qu'une
assistance technique sur leurs 202 ha. «Pendant la guerre, le
vin libanais était en chute libre. Aujourd'hui, nous faisons de
très bons produits grâce à la plantation de cépages», explique
James Plagé, oenologue bordelais chez Ksara depuis cinq ans. Pour
Jean-Michel Ferrandez, confrère bordelais qui travaille depuis
trois ans pour Kefraya, «le Liban a pris du retard dans la révolution
qualitative du vin qui a eu lieu en Europe dans les années 80
et s'est traduite notamment par l'abandon du cinsaut, courant
ici».
Ksara et Kefraya ont également effectué de gros investissements
techniques, cuves en inox pour remplacer le béton, barriques en
chêne, chaînes de mises en bouteilles, dépôts frigorifiques. Désormais
les fermentations se font séparément, par cépage et par terroir,
et les oenologues disposent de laboratoires ultramodernes pour
surveiller la la maturité du vignoble et le processus de vinification.
S'ils utilisent les mêmes techniques qu'en France, MM. Plagé et
Ferrandez estiment toutefois qu'en raison de la chaleur durant
les vendanges (fin août à fin octobre), il faut être «suréquipé
en froid» au Liban.
Le raisin mûrit dans un climat constant - pas de pluviométrie
pendant cinq mois - sans être irrigué et «donne toujours du bon
vin, voire du très bon vin comme cette année, mais jamais de mauvais»,
disent-ils. Selon eux, la remontée de la qualité du vin libanais,
qui titre 13,5°, la rénovation de son habillage et un meilleur
marketing ont favorisé son exportation, en France notamment. Signe
de cette mutation, le vice-président de l'Institut national français
des appellations d'origine (INAO), M. René Renou, a récemment
examiné au Liban la possibilité de créer une appellation d'origine
contrôlée (AOC) pour le vin et l'arak, la boisson anisée nationale.
Les producteurs de vins libanais offrent une gamme complète :
vins rouges, de purs cépages ou d'assemblages, grandes cuvées
et châteaux style bordeaux, vins de style côtes du Rhône, vins
ordinaires, vin nouveau (Kefraya), blancs secs ou doux et rosés.Depuis
1998, un certain nombre de nouveaux domaines ont d'ailleurs vu
le jour avec la même exigence de qualité que leurs
ainés.
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Faisons donc le tour des propriétaires...
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Nouveau
au Liban !
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Stages
de formation
et d'initiation à la dégustation des vins:
voir le programme...
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Le tour des Domaines...

Château
Ksara, des caves millénaires
Le domaine et
le vin ne sont plus à présenter, tant ils attirent de visiteurs
et d’amateurs chaque année. Château Ksara est le fruit d’une
expérience plus que centenaire, et d’un effort continu de modernisation.
Situé dans la plaine de la Békaa, non loin de Zahlé, l’endroit
abritait jadis un couvent jésuite fondé en 1857. Le premier
vin qui y a été produit était donc destiné à la messe et à la
consommation. Mais un concours de circonstances a conduit à
un agrandissement du domaine : en 1860, les jésuites ont fait
l’acquisition d’une terre de 240 hectares à Taanayel, pour y
fonder un couvent. Elle sera plantée de vignes. En 1906, par
pur hasard, les prêtres découvrent, au-dessous du couvent de
Ksara, des caves vieilles de deux mille ans creusées dans la
roche au temps des Romains. Ces précieux dédales font aujourd’hui
la gloire de la maison, et abritent les fûts de vin. Plus tard,
le vin à la renommée grandissante est commercialisé. En 1973,
à l’issue du Concile Vatican II qui a interdit aux ordres religieux
de posséder des entreprises commerciales, les jésuites vendent
le domaine qui devient société anonyme. Aux touristes de la
route des vins comme à ses propres visiteurs, Ksara offre une
tournée de ses célèbres caves et, s’ils le désirent, une visite
des chais. Un documentaire sur la maison est visionné. La boutique
comporte un élément innovateur : un tableau avec les cartes
de visite des distributeurs dans les nombreux pays où le vin
est exporté. Le touriste, de retour chez lui, peut ainsi retrouver,
s’il le veut, le vin Ksara.

Kefraya,
la beauté du terroir
Le circuit sur lequel
se trouve le fameux domaine de Kefraya dans le cadre de la route
des vins est bien particulier, puisqu’on accède au vignoble
juste après une visite à la réserve naturelle des Cèdres du
Chouf. La beauté du domaine fait écho, dans l’esprit du visiteur,
à celle de la forêt. Kefraya se caractérise en effet par son
terroir exceptionnel, ses vignobles qui s’étirent à l’infini,
son excellent climat à une altitude de 1000 mètres. Les qualités
de ce terroir satisfont autant l’œil (ils attirent un grand
nombre de visiteurs chaque année) que le palais, puisque le
raisin produit donne depuis 23 ans de grands vins. Les premières
vignes plantées à Kefraya n’étaient pas destinées à l’œnologie,
mais à la consommation immédiate. Le PDG de la compagnie, Michel
de Bustros, raconte que l’idée d’en faire du vin a germé dans
son esprit quand le volume de production s’est avéré trop important.
Le projet a pris forme pour la première fois en 1978. L’histoire
du vignoble de Kefraya est aussi un exemple de continuité. Ni
trois ans d’occupation israélienne ni les nombreux événements
sanglants qui ont secoué le pays n’ont découragé M. de Bustros
de produire, chaque année, son vin, avec une régularité inébranlable.
«Quand la route était coupée, j’accédais au domaine en me rendant
de Beyrouth à Saïda par la mer, pour ensuite gagner Kefraya
par la route», raconte-t-il. Un déjeuner à la carte est prévu
à Kefraya dans le cadre de la route des vins, avec dégustation
gracieuse et visite des caves.
Vin
Nakad,
une affaire de famille
Bassam Nakad,
l’un des quatre frères propriétaires de la cave qui porte le
nom de leur famille, se reconnaît comme le digne héritier de
son père, Joseph, qui a fondé sa cave en 1923. L’histoire des
Nakad, qui habitent le village de Jdita (Békaa), n’était pas
unique en ce temps-là. Bien au contraire, les foyers libanais
cultivaient souvent leur vigne, produisaient leur vin et même
leur arak, s’il leur arrivait de posséder un alambic. « Au temps
du Mandat, les troupes françaises ont recouru à des producteurs
locaux pour assurer du vin à leurs soldats », raconte M. Nakad.
« C’est alors que mon père a transformé son hobby en profession,
vendant son vin aux soldats, comme beaucoup d’autres. Mais son
produit s’est distingué par sa qualité. C’était alors le seul
vin qui atteignait le désert de Syrie sans que son goût ne soit
altéré, nonobstant les variations de climat et le mauvais état
des transports. » C’est ainsi que Joseph Nakad a reçu de l’armée
française un certificat le récompensant pour la qualité de son
vin. Ce document, ses héritiers auraient bien aimé le garder
précieusement, s’il n’avait pas été détruit le jour où la demeure
familiale a été atteinte d’un obus durant les événements. Aujourd’hui,
le vin Château Nakad est une affaire de continuité et de quête
continue du progrès. De nouveaux cépages comme le cabernet sauvignon,
par exemple, servent de base au vin depuis six ans.
Massaya
:
« La qualité avant la quantité »
Le nom signifie
«Crépuscules», et a donné sa couleur bleue à l’arak qui a précédé
le vin, commercialisé depuis 1998. Massaya doit sa naissance
à un souvenir d’enfance indélébile qui a taraudé deux frères
en exil, des images de jours heureux coulés dans un domaine
acquis par la famille dans les années 70 à Taanayel (Békaa).
En 1994, Sami Ghosn, suivi de son frère Ramzi, retourne au bercail
pour exploiter la propriété familiale, longtemps abandonnée
du fait de la guerre, en se lançant dans la fabrication d’arak
et d’autres produits traditionnels. La production vinicole n’est
intervenue que plus tard, par un partenariat avec d’éminents
experts et producteurs français de Saint-Emilion et de Châteauneuf
du Pape, qui ont apporté leur expertise aux niveaux du vignoble,
de la fabrication, de la fermentation et du marketing. « Notre
objectif n’est pas de produire en quantité, mais de distribuer
notre vin dans les endroits-clés du monde », explique M. Ghosn,
précisant que son produit est à 70% exporté grâce, notamment,
au partenariat avec les Français et à une distribution confiée
à des professionnels du vin. Dans le cadre de ses beaux vignobles,
Massaya offre aux visiteurs des journées agréables et culturelles
: outre la tournée du territoire et des caves, l’entreprise
propose un excellent repas de mets traditionnels à un prix jugé
abordable par les propriétaires (un déjeuner compris dans la
route des vins), et une visite de son potager biologique avec
une ère de jeux pour enfants. Avec l’incontournable dégustation.
Le vin rouge, rosé et blanc, et l’arak n’étant pas les seules
spécialités de Massaya, la maison vend aussi de l’huile d’olive
extravierge et le miel Nay.
 
La
percée des vins Libanais en France:
un reportage du Commerce du Levant

Quand on pense Liban,
on pense bien sûr à l'Arak...

Une
fiche technique avec
La gamme El Massaya 150 cl, 75 cl, 50
cl, 35 cl, 20 cl, 4 cl
Hôtel «Massabki»,
une longue histoire
facade de l'hôtel
récemment rénové
Les murs de l’hôtel Massabki
(Chtaura, Békaa), bien que récemment rénovés, ne peuvent oublier
qu’ils ont tout vu, tout entendu. Ils renferment tant de secrets
politiques du pays qu’ils en sont devenus, en quelque sorte,
la mémoire. Sans oublier qu’ils ont également témoigné de la
violence des combats. Aujourd’hui, les clients de l’hôtel trouvent
dans les vieux portraits en noir et blanc affichés sur les murs
un brin de l’histoire de l’établissement. C’est à l’hôtel Massabki
que les participants à la route du vin passeront leur nuit dans
la Békaa. « Nous essayons de conférer à l’hôtel un cadre plus
familial que commercial, une atmosphère conviviale, un service
personnalisé », nous explique Béchara Serhal, propriétaire.
L’établissement possède 18 000 mètres carrés de forêts à l’arrière,
qu’on ne perçoit pas à première vue. Une autre de ses caractéristiques:
le climat exceptionnel de la région dans laquelle il est situé.
Ce n’est pas pour rien que sa première vocation, quand il ne
comprenait que dix à douze chambres, était d’accueillir des
asthmatiques venus se soigner ! Pour M. Serhal, la route des
vins contribuerait à faire connaître la Békaa autrement, «une
plaine si riche en histoire, mais si peu exploitée touristiquement,
négligée par l’État ».
L'Hôtel Massabki
est partenaire du Circuit touristique de la Route des Vins Libanais.

Le Clos de Cana, nouveau venu sur le marché du vin libanais
Un nouveau nom, le Clos
de Cana, a fait irruption il y a quelques mois sur le
marché du vin libanais. Mais avec un itinéraire différent
des autres crus, que ce soit par la plantation ou le système
de production.
Le Clos de Cana est issu de vignobles montagnards,
au niveau de Ras el-Harf (près de Bhamdoun).
Par rapport aux autres terroirs, originaires de la plaine
de la Békaa, il se distingue par sa typicité, sa texture.
Cette différence provient, paraît-il, de la rétention
hydrique plutôt moindre dans ce vignoble, ainsi que par
les 300 jours d`exposition solaire annuelle. Autre
particularité : derrière cette ambitieuse activité
vinicole, se cache en fait un projet de développement
social et économique d`une région du Mont-Liban, relativement
désertée par ses habitants. Instigateur de cette initiative
en faveur du retour des déplacés, le Dr Fadi Gergès, dentiste
de profession, a tenté l`expérience après une étude de
faisabilité dans un secteur déjà fortement concurrentiel.
Le système fonctionne de la façon suivante : la société
vinicole livre gratuitement aux cultivateurs de la région
les ceps. En contrepartie, elle leur achète la production
au prix du marché, mais à condition de garder les terrains
cultivés pendant plusieurs années. Un ingénieur agricole
se charge en plus de surveiller, conseiller et donner
des directives aux cultivateurs, pour assurer la qualité
du processus. Quant au domaine proprement dit, il fonctionne
conformément aux normes européennes et a recours à des
œnologues et moyens techniques français, gardant toutefois
une gestion purement libanaise.
L’investissement initial, dont les frais de construction
et d’équipement, s’est élevé à environ 3 millions $
;
des investissements purement personnels, mais alimentés
aussi par des prêts bonifiés grâce à Kafalat et la Banque
Européenne d’Investissement, avec un remboursement s’échelonnant
sur une durée respective de 7 et 10 ans. Ce projet a également
bénéficié de la participation de la Commission européenne,
qui a consenti à fournir les cépages nobles au vignoble
(sauvignon, cabernet, grenache, cinsault…). Car la majeure
partie de la production est destinée aux consommateurs
européens, américains et asiatiques et déjà le quart du
premier stock a été écoulé sur les marchés étrangers depuis
le lancement du produit, au mois de septembre dernier.
Et les projets d`extension du vignoble ont déjà commencé,
selon le Dr Gergès, laissant espérer une augmentation
du nombre de bouteilles annuellement produites, qui devrait
passer en l`espace de trois ans de
200 000 à 500 000.
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Nouveau
au Liban !
Eté 2003
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Stages
de formation
et d'initiation à la dégustation des vins:
voir le programme...
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Un projet d’écotourisme lancé par
l’Union vinicole du Liban:

Sur la route des vins libanais

Bacchus doit
sourire du fond de son temple de Baalbeck. Le vin est de plus
en plus à l’honneur au Liban, notamment dans cette plaine de
la Békaa où les raisins gorgés de soleil ont fourni de si bonnes
cuvées depuis des millénaires. Un projet d’écotourisme baptisé
« La route des vins libanais »
a vu le jour depuis peu, et propose aux touristes étrangers
autant que libanais une tournée des caves locales accompagnée
de visites aux principaux sites archéologiques et naturels.
L’initiative est à mettre au crédit de l’Union vinicole du Liban
(UVL), une association qui regroupe les huit principaux vignobles
du Liban : Château Ksara, Château Musar,
Château Kefraya, Massaya, Clos St Thomas, Héritage et Château
Nakad. Comme de nombreuses routes du vin dans d’autres
pays producteurs, ces tournées donneront aux amateurs la chance
de visiter les caves, dont certaines sont exceptionnelles, de
s’informer sur la fabrication, de déguster des crus libanais,
de s’approvisionner en vins et, surtout, de se familiariser
avec toute une culture. Pour organiser ce projet, l’UVL s’est
associée à plusieurs grands hôtels et à l’agence de voyage Kurban
Tours. Pour les touristes étrangers, un tour organisé de cinq
jours a été prévu. Ils sont accueillis le premier jour au poste
de contrôle des passeports de l’AIB puis emmenés à Beyrouth
où ils dînent et passent la nuit à l’hôtel Phoenicia Inter-Continental.
Le lendemain, ils se rendent au Chouf où une visite guidée au
palais de Beiteddine les attend, ainsi qu’un tour à la réserve
naturelle des Cèdres du Chouf. Le déjeuner a lieu dans le domaine
de Kefraya, suivi d’une visite des caves de celui-ci, ainsi
que de celles de Clos St Thomas, Nakad et Héritage, avec
une nuitée à l’hôtel Massabki à Chtaura
Avec le concours de
édition du 16 Août
2002
Le
lendemain, les touristes pourront visiter les caves
de Ksara, Wardy et Massaya, où ils dégusteront également
des mets traditionnels au déjeuner. L’après-midi sera culturel,
avec des visites guidées aux sites de Anjar et de Baalbeck.
Le groupe remontera ensuite à Ouyoun el-Simane où il passera
la nuit à l’hôtel Mzaar Inter-Continental. Au matin du quatrième
jour, les voyageurs pourront admirer la grotte de Jeita et la
ville historique de Byblos. Après un déjeuner au Belhorizon
Country Club, ils auront le loisir de visiter la cave de Château
Musar. Le dîner sera également à Jbeil, à Bab el-Mina, avec
une nuitée à l’hôtel Byblos-sur-Mer. Ce package coûte, en pension
complète, 540 dollars par personne (410 dollars en demi-pension),
et comprend la location d’une voiture privée avec chauffeur,
droits d’entrée et frais de guide dans les sites, un logement
dans des chambres doubles, les repas, toutes les taxes, tous
les frais de services et de pourboires dans les hôtels et restaurants.
Des tournées plus courtes sont prévues pour les Libanais, les
résidents ou les voyageurs qui passent un séjour au Liban. Un
week-end à 190 dollars en pension complète (125 dollars en demi-pension)
prévoit la visite de Beiteddine, Barouk, Kefraya, Clos St Thomas,
Nakad et Héritage le premier jour, et de Ksara, Wardy, Anjar,
Massaya, Baalbeck le second jour, avec nuitée au Massabki. Une
autre formule de trois jours existe également, avec une visite
supplémentaire à Byblos, Jeita et Musar le troisième jour, pour
315 dollars en pension complète (240 en demi-pension). Pour
plus d’informations, il faudrait contacter Kurban Tours. Bref,
une route des vins qui vous fera sans nul doute oublier tous
vos soucis. Ou presque, puisqu’il vous restera le souci de rentrer
sobre à la maison !
Suzanne
BAAKLINI

Le
tour des Domaines
-suite...-

Saint
Thomas veille sur son clos
Des vignobles
perchés à mille mètres d’altitude sur le versant est du Mont-Liban,
une salle de dégustation délicieusement décorée, une chapelle
dédiée au saint du lieu… le domaine Clos St Thomas possède un
charme certain. Le vin est l’un des derniers nés au Liban, puisqu’il
n’a été commercialisé qu’en 1999, mais il n’en est pas moins
le fruit de la longue expérience du fondateur de la maison,
Saïd Touma. Et la réalisation d’un vieux rêve pour celui qui
a longtemps travaillé dans l’arak. Aujourd’hui, toute la famille
est de la partie. Micheline et Nathalie Touma, les filles du
propriétaire, nous expliquent que les cépages qui ont servi
à la production du jeune vin proviennent de France. Dans le
cadre de la route des vins, elles proposent une visite de la
cave creusée dans la roche et des vignobles, ainsi qu’une dégustation.
Elles insistent sur l’aspect pédagogique de la visite, apprenant
volontiers aux invités les techniques de dégustation qu’elles
tiennent elles-mêmes de leur père. Le vignoble compte sur la
qualité de son vin mais aussi… sur la protection de St Thomas.
La chapelle qui lui est dédiée est très belle, creusée à même
la roche, et mérite le détour. Outre la route des vins, le Clos
St Thomas reçoit aussi ses propres visiteurs. La maison organise,
sur demande, des soirées et des barbecues.
Château
Musar :
hors de la Békaa, un vin particulier
De toutes les
grandes caves à visiter dans le cadre de la route des vins,
celle de Château Musar est la seule à ne pas se trouver dans
la Békaa (bien que ses vignobles y soient situés), mais à Ghazir,
dans le Kesrouan. Une particularité de plus pour ce grand vin
apprécié dans le monde entier pour son goût caractéristique.
En mai dernier, il faisait encore l’objet d’un article élogieux
du Washington Post, à l’occasion de sa réintroduction définitive
sur le marché américain. Le quotidien mettait l’accent sur le
goût atypique de ce vin et sur sa faculté à bien vieillir. Interrogé
sur la particularité de son vin, le propriétaire, Serge Hochar,
évoque une « philosophie de production à l’ancienne, utilisant
les connaissances modernes mais pas la technologie ». Château
Musar, qui a été fondé en 1930 par Gaston Hochar, possède également
une société de distribution en Angleterre. Du fait de leur éloignement
de la route touristique, les caves de Château Musar sont ouvertes
sur rendez-vous, et leur visite est optionnelle dans la route
des vins (elle est surtout incluse dans la formule des cinq
jours). Aux visiteurs, la maison offre une tournée des chais
et des très belles caves creusées dans la roche, où les vins
sont stockés et vieillis avant d’être mis sur le marché. Avec
la traditionnelle dégustation, bien sûr.
>>> Le
Musar à l'honneur à Paris...

Domaine Wardy,
la modernité alliée à la tradition
C’est initialement
la passion du vin qui a poussé Sélim Wardy, PDG de la société
Solifed, à se lancer dans la production vinicole. Et aussi parce
que c’est une expansion naturelle du marché de l’arak dont l’entreprise
familiale possède quatre marques connues. Le vin Wardy a fait
son entrée sur les marchés libanais et internationaux il y a
trois ans et demi. Notre innovation consiste à avoir présenté
au public une gamme de vins monocépages (fabriqués à partir
d’un genre de raisin) », explique M. Wardy. « C’est la raison
pour laquelle notre produit a été tant apprécié. » Aux visiteurs
de la route des vins, la maison Wardy propose une traditionnelle
tournée des chais et des explications sur le processus de fabrication
et de conservation du vin (pressoir, cuves de fermentation…).
Ils pourront également découvrir les belles caves souterraines
et céder au plaisir de la dégustation. S’ils le veulent, ils
ont la possibilité de se rendre aux vignobles. Mais, surtout,
ce qu’on peut admirer dans ce domaine proche de Zahlé, c’est
la belle bâtisse abritant les caves, rehaussée par l’introduction
dans son architecture des pierres d’une école datant de 1906.
« Quand j’ai su que le bâtiment de cette école était condamné,
j’ai proposé de financer sa destruction afin de récupérer les
vieilles pierres et de les réutiliser dans mon domaine », raconte
M. Wardy. Le domaine Wardy reçoit déjà ses propres visiteurs.
Un coin pour le barbecue, des activités comme le tour du domaine
à cheval, le tir à l’arc ou la pêche seront ouvertes au public
dès l’année prochaine.
Héritage,
un vin produit à l’ancienne
Même si son vin
est jeune – la marque se trouve sur le marché depuis 1988, mais
la société n’a acquis ses propres caves que depuis 1997 – Dargham
Élias Touma, propriétaire, affirme apporter avec lui un savoir-faire
ancestral en matière de production d’alcool et des études pour
conforter son héritage. D’où le nom qu’il a choisi pour son
produit. Féru de tradition, M. Touma insiste à fabriquer son
vin « haut de gamme » manuellement, de la manière la plus traditionnelle.
« Nous utilisons autant la méthode ancienne qui consiste à garder
les cuves de fermentation ouvertes que la méthode plus moderne
qui utilise les cuves fermées », explique-t-il. « La première
méthode a souvent été abandonnée par les producteurs du fait
de sa complexité, mais elle confère au vin une couleur particulièrement
intense et un arôme plus fort. » La spécialité de la maison
: un apéritif à base de vin et de noix, similaire à celui produit
jadis dans les monastères croisés. Le retour aux méthodes de
production traditionnelles s’est accompagné, chez M. Touma,
d’un souci de conservation du patrimoine. Ses caves de Qab Élias
sont situées dans l’enceinte d’un bâtiment datant de 1927 et
qui servait auparavant d’école. Avec ses vieilles pierres et
sa cour ouverte, ce bâtiment, auquel le propriétaire apporte
constamment des améliorations, confère un charme tout particulier
à l’ensemble. Dans le cadre de la route des vins, la société
Vin Héritage met l’accent sur la dégustation du vin.

L'Ecotourisme au Liban
Le point complet
Tous les liens vers les
sites-web des principaux acteurs de l'écotourisme au
Liban sont dans la partie "écotourisme"
de notre rubrique:
Voyages
>>>
Une Charte de l'Environnement pour le Liban depuis le 26 Novembre
2002:
La protection
de l’environnement n’est pas seulement une affaire d’État, mais
une question qui concerne tout le monde. Comment faire pour
y contribuer, demandera-t-on naturellement ? C’est principalement
à cette question que veut répondre la charte du citoyen pour
l’environnement, dont une première version a été discutée hier
lors d’un débat organisé à l’hôtel Marriott par les ministères
de la Réforme administrative et de l’Environnement, en présence
des ministres Fouad es-Saad et Michel Moussa. Cette charte est
l’un des textes qui font suite à la charte du citoyen publiée
il y a quelque temps par le ministère de la Réforme administrative.
Elle met l’accent sur un problème crucial qui est celui de la
responsabilité du citoyen dans l’amélioration de son environnement
par des gestes de sa vie quotidienne, mais elle a néanmoins
fait l’objet de critiques et de remarques diverses lors de la
table ronde. La charte du citoyen pour l’environnement a été
élaborée par une commission formée par le ministre d’État pour
la Réforme administrative, Fouad es-Saad. Cette commission est
formée de trois figures universitaires, Fadia Kiwan, May Jurdi
et Abdo Kahi, et de Hind Gebran, qui représente le ministère
de l’Environnement. Les autres chartes portent sur l’éducation,
la santé, le patrimoine, l’argent public et la sécurité publique,
les trois derniers projets n’ayant pas encore été achevés. Ces
textes sont publiés en fascicules et diffusés. Interrogé sur
le texte, M. Kahi explique que « la spécificité de cette charte,
c’est qu’elle s’adresse au citoyen en tant qu’acteur dans la
protection de l’environnement et non plus comme un simple spectateur
». Il poursuit : « La culture de l’environnement suppose que
la citoyenneté change d’habit, et qu’elle devienne basée sur
la fructification des ressources au lieu d’être fondée sur la
consommation. » N’est-ce pas ambitieux ? « Le projet de l’environnement
est ambitieux en lui-même, mais il faut se souvenir que nous
sommes des acteurs dans notre milieu », répond-il. La charte,
donc, a été conçue par ses rédacteurs de façon à indiquer au
citoyen les précautions qu’il doit commencer à prendre pour
enrayer un certain nombre de comportements qui peuvent s’avérer
nocifs, et pour en encourager d’autres. Elle lui recommande
de devenir responsable de ses comportements sans attendre les
contraintes qui lui sont imposées de l’extérieur. Le texte donne
des exemples précis sur des sujets comme la consommation ou
l’aménagement du territoire, ainsi que des informations sur
les lois existantes et sur celles qu’il faudra adopter dans
l’avenir. Lors de la séance d’inauguration dirigée par Antoine
Messarra, M. Moussa a rendu hommage à l’action du ministère
de la Réforme administrative qui « contribue à répandre la sensibilisation
écologique ». Il a mis l’accent sur la complémentarité entre
le code de l’environnement, cette loi-cadre récemment adoptée
au Parlement, et la charte de l’environnement « qui précise
les règles éthiques, comportementales et relationnelles devant
régir les liens entre le citoyen et ce qui l’entoure ». Vérités
d’aujourd’hui... Considérant que les comportements destructeurs
sont une cause majeure de la dégradation écologique, M. es-Saad
a énuméré les orientations principales dont on a tenu compte
lors de la rédaction du document : la sensibilisation accompagnée
du développement des capacités d’action individuelles, l’extension
des moyens de lutte pour la protection de l’environnement, le
concept de la responsabilité partagée, la nécessité des études
d’impact environnemental avant la réalisation de tout projet,
l’adoption de programmes éducatifs et médiatiques sur le sujet.
Pour sa part, Mme Kiwan a émis trois remarques dont il faut
tenir compte, selon elle, pour que la charte soit fonctionnelle
: d’une part, la conscience des problèmes environnementaux et
le respect des lois. D’autre part, la coopération et la coordination
entre les parties concernées, qu’il s’agisse des administrations
étatiques entre elles ou de la relation entre l’État et la société
civile. Enfin, la nécessité d’appliquer les lois, notamment
en ce qui concerne la pénalisation des contrevenants, sans quoi
les mentalités ne changeraient jamais. Certaines remarques et
critiques ont été formulées à l’encontre du texte, ce qui était
conforme à l’objectif de la rencontre. Le directeur général
du ministère de l’Environnement, Berje Hatjian, a suggéré que
« cette charte ne doit pas être lue comme un document statique
car les vérités d’aujourd’hui seront démenties demain ». Il
poursuit : « Le citoyen doit porter sur ce texte un regard critique,
dans le sens positif du terme, parce qu’il est de sa responsabilité
de le développer avec le temps. » Et pour ceux dont l’éveil
écologique est insuffisant à la base ? « Il faut que le citoyen
adopte cette charte comme un groupe de règles comportementales
et qu’il veille à s’informer sur ces questions », soutient-il.
Par ailleurs, un des participants a fait remarquer que le texte
ressemblait plus à un projet de protection de l’environnement
qu’à une véritable charte destinée au citoyen, parce que les
droits de ce dernier y occupent une place trop réduite. Il faut,
selon cet intervenant, insister davantage sur la définition
des droits et sur les moyens de lutte pour y parvenir. Zeina
el-Hajj, porte-parole de Greenpeace au Liban, a considéré que
les citoyens n’ont que très peu d’occasions d’avoir accès à
l’information environnementale précise et que, dans ces conditions,
il était difficile de leur demander de se conformer aux règles
comportementales contenues dans la charte. Enfin, Habib Maalouf,
notre confrère du Safir et président du comité de l’environnement
et du développement, a suggéré que soient mentionnées dans l’introduction
les valeurs essentielles qui accompagnent inévitablement la
lutte pour la protection de l’environnement, notamment celle
qui consiste à considérer que l’homme n’est pas supposé puiser
librement dans les ressources naturelles comme si elles n’existaient
que pour satisfaire les besoins de son espèce.

Suzanne
BAAKLINI

Informations
par email/courriel:
|
Chateau Kefraya, Un terroir, une Ame, un grand
vin:
emblême d'une présence libanaise en
pleine croissance à l'international
Création prochaine d’un Institut de la vigne
et du vin
Serge Hochar, président de
l’Union vinicole du Liban (UVL), précise que la route des vins est l’un
des projets de cette association, fondée il y a douze ans par les maisons
Musar, Ksara et Kefraya (rejointes plus tard par les autres) pour servir
l’intérêt de la profession. « Notre principal objectif était alors de
faire adhérer le Liban à l’Office international du vin (OIV), ce qui
a été réalisé », explique-t-il. La deuxième réalisation de l’UVL a été
d’obtenir le vote d’une loi sur le vin en 2000, garantissant la qualité
de production. « Il existait auparavant une loi datant de 1938 et définissant
les normes de production », raconte M. Hochar. « Mais ce texte avait
été annulé à notre insu, et probablement par accident, en 1983. Il était
donc urgent d’avoir une nouvelle loi. » L’application de la loi, elle,
est une autre affaire. « Nous sommes en train de préparer l’ensemble
des mesures qui permettront de mettre ce texte en application », poursuit-il.
« Pour ce faire, la législation a prévu la création d’un Institut de
la vigne et du vin. Il s’agit d’un office paragouvernemental dont le
statut n’a pas encore été totalement défini. C’est cet institut qui
se chargera du contrôle, de l’analyse, de la dégustation, de l’appellation
d’origine, etc. » La loi a également stipulé la formation, au sein du
ministère de l’Agriculture, d’une commission chargée de s’occuper des
affaires du vin (en attendant la création de l’institut), regroupant
des responsables de l’administration, des producteurs et des experts
œnologiques libanais et français. Cette commission a vu le jour en mai
2002. Pour ce qui est de la route des vins, l’idée en est née d’une
tradition qui existait déjà, celle des visites guidées dans les vignobles,
notamment ceux de la Békaa. « La culture libanaise est très liée à la
gastronomie », souligne M. Hochar. « Il était donc très intéressant
pour nous de combiner cette tradition avec un tourisme lié au vin. »
Pour lui, « l’intérêt que porteront les touristes étrangers à ce projet
ne fait pas de doute, surtout que la nourriture libanaise est de plus
en plus connue et appréciée dans le monde ». Il insiste sur l’aspect
pédagogique de la route des vins : « apprendre aux visiteurs à goûter
le vin pour mieux comprendre et apprécier la culture de notre pays ».
Le 5 Juin est la journée mondiale
de l'Environnement
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Le Liban s'active pour
promouvoir l'écotourisme
Les ministères du Tourisme et de
l’Environnement doivent former en collaboration avec le Pnud et
le CDR une commission conjointe qui aura pour mission de promouvoir
l’écotourisme au Liban. C’est ce que le ministre du Tourisme,
Ali Abdallah, et le directeur général de l’Environnement, Berge
Hatjian, ont annoncé lors du festival de l’écotourisme, qui a
été organisé samedi à Ramlieh (caza de Aley) à l’occasion de la
Journée mondiale de l’environnement, qui sera célébrée le 5 juin.
Outre MM. Abdallah et Hatjian, qui représentait le ministre de
l’Environnement, Farès Boueiz, de nombreuses personnalités ont
assisté au meeting, organisé conjointement par plusieurs associations
écologiques. Citons notamment le ministre de la Jeunesse et du
Sport, Sebouh Hovnanian, l’ambassadeur des États-Unis, Vincent
Battle, les députés de Aley, Akram Chéhayeb et Antoine Andraos,
et les représentants de la délégation de l’Union européenne au
Liban, Pascal Dufour, du Fonds mondial pour la préservation de
la nature (WWF), Francesca Antonelli, et de la Fondation Hanns
Seidel, Abir Madanate. Dans son allocution, M. Dufour a affirmé
le soutien de l’UE à l’exécution de projets d’écotourisme ainsi
que son appui aux ONG qui s’occupent d’écologie. Pour sa part,
M. Abdallah a mis l’accent sur les avantages de l’écotourisme,
« qui contribue à préserver le patrimoine naturel et culturel,
à développer économiquement les sociétés locales, à freiner l’exode
rural et à réaliser la décentralisation administrative ». Pour
favoriser l’écotourisme au Liban, a-t-il poursuivi, les ministères
du Tourisme et de l’Environnement ont formé une commission conjointe,
en collaboration avec le Pnud et le CDR. Sa mission est de préparer
les textes de loi régissant l’écotourisme, effectuer un recensement
des régions propices à ce genre d’activités et organiser des campagnes
d’information. Prenant à son tour la parole, M. Hatjian, qui a
prononcé un discours au nom du ministère de l’Environnement, a
indiqué que « le tourisme citadin représente plus de 95 % de l’activité
touristique au Liban, ce qui se pose en obstacle devant l’écotourisme
que la commission conjointe doit développer ». Il a aussi rappelé
que le tourisme a drainé au Liban 1 300 millions de dollars en
1998, précisant que ce chiffre ne cesse d’augmenter depuis. Selon
M. Hatjian, le tourisme représente près de 16,5 % du PIB. Après
les discours de MM. Hovnanian et Chéhayeb, un centre de production
du miel naturel, financé conjointement par l’UE et le WWF, a été
inauguré
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