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Regards croisés sur le Liban et la Corse:
des liens et ressemblances
plus que naturelles à exploiter...
CORSE et LIBAN
Terres de Méditerranée au parfum d'Orient

Vu du Liban par la presse libanaise
Corse: " l’autonomie, voilà, le mot est dit ",
article paru sur le site d'infos libanais Ici Beyrouth du 17 mars 2022

Rendez-vous le 20 Mai 2022 à Biguglia
pour une "performance unique"
corsico-libanaise unissant


Ghada Shbeir
&
Missaghju


Ghada Shbeir est une chanteuse libanaise.
Elle interprète a capella chants et cantiques avec une passion sobre et touchante. Animé par la mémoire extrèmement vive d'un proche orient biblique, son chant conjugue passé et présent.

Missaghju est une formation musicale née en 1992.
Elle prend ses racines de la passion partagée par ses créateurs pour la musique et le chant polyphonique corse.
Le groupe a déjà produit sept albums.

Le jumelage entre Bonifacio et Byblos au Liban, l’union de deux cités illustres en Méditerranée
"Deux villes aux multiples similitudes"
Avril 2022 - Le jumelage entre Bonifacio et Byblos "à la une" de la presse libanaise...
Le rapprochement de ces deux cités méditerranéennes aux riches patrimoines historiques a été parrainée par l’artiste libanaise amoureuse de la Corse Pascale Ojeil comme l'annonce le quotidien libanais francophone L'Orient-Le Jour
> En savoir +

...et de la presse corse, le quotidien Corse-Matin
C'est à l'initiative d'une chanteuse du pays du cèdre, amoureuse de la Corse, que la cité des falaises a désormais des liens formalisés avec sa cousine moyen-orientale. Les deux villes pourront notamment développer les échanges culturels et touristiques > En savoir +
Mars 2022 - Un rapprochement entre Byblos et Bonifacio (Jbeil et Bunifaziu dans leur langue originale) deux villes riches en patrimoine historique et environnemental. Deux citadelles si lointaines et si proches que l’artiste libanaise Pascale Ojeil veut unir pour le meilleur.
Un passé en commun, un avenir qui les rapproche
Pascale Ojeil depuis Beyrouth est une grande passionnée de la Corse, et après avoir enregistré trois chansons du répertoire insulaire, Corsica, A l’Altru mondu, et Sintineddi, c’est un nouvel acte qu’elle parvient à sceller cette année, un jumelage entre deux cités à la fois antiques et modernes de Méditerranée. Un projet, dit elle, qui n’aurait pu aboutir sans l’accueil et l’engagement des maires des deux villes de Byblos Wissam Zaarour, et de Bonifacio Jean-Charles Orsucci et son adjoint à la culture patrimoine Alain di Meglio. L’artiste amie de la Corse y voit toujours en son un engagement une forme de résistance culturelle.
> En savoir +

Après le Liban, le Marathon du volontariat en Corse,
42 associations pour 42 actions en 42 jours
Mars 2022 - Georges Mrad, un jeune étudiant libanais se montre enthousiaste et désireux d’impulser en Corse l’expérience inédite qu’il a lui même imaginé dans son pays qui était alors dévasté par l’explosion à Beyrouth. Un défi ce marathon du volontariat avec 42 associations corses. Dans le cadre du service civique international, Georges Mrad en provenance de L'université Saint-Esprit de Kaslik, USEK est accueilli depuis novembre 2021 par la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS). > En savoir +

2021: la chanson "Sintineddi" au service des Libanais

Le célèbre titre de Canta u populu corsu a été repris par la Libanaise Pascale Ojeil et Jean-Charles Papi, respectivement marraine et parrain de l'association Le Cèdre Corse qui soutient l'éducation au Liban. En savoir+


En Septembre 2021, l'écrivain libanais francophone Chérif Majdalani s'est déplacé en Corse ou il était invité dans plusieurs sites dont l'Université de Corse à Corte, afin d'y présenter son dernier livre: "Dernière Oasis".

L’auteur libanais, dans son dernier roman, nous emmène dans une oasis au milieu du chaos, dans un Irak avant Daech. Cette « Dernière Oasis » peut être n’importe où sur la planète. Une sorte de quête du bonheur malgré tout vite rattrapée par les forces destructrices. > Réecoutez l'émission sur RCFM

Noel 2020: La solidarité corse se fraye un chemin jusqu'à Beyrouth
La distribution des cinq tonnes de produits de première nécessité collectés dans l'île a débuté dans la capitale libanaise. Une aide destinée à soutenir ses habitants les plus durement éprouvés à la suite de l'explosion ayant détruit le port et dévasté plusieurs quartiers cet été.
En savoir+

Le Cédre Corse, le lien de référence entre la Corse et le Liban
Association corso-libanaise qui a pour but d'aider des libanais au Liban ou en Corse.
Elle a été fondée à l'initiative du Père Louis El Rahi, originaire du Liban et sa marraine est la chanteuse mezzo-soprano Pascale Ojeil.

Saveurs du Cèdre
Traiteur libanais en Corse à Bastia
Depuis 2013

Si la diaspora libanaise en Corse reste modeste en nombre, quelques dizaines de familles, elle n'en est pas moins active comme en témoigne Mirna Antonios présente en Corse depuis l'an 2000. Encouragée par ses amis, elle décida de se lancer en 2013 dans cette entreprise de traiteur sur commande à destination de Bastia et sa région. Une bonne façon de les faire voyager ou de donner la nostalgie du pays aux libanais de Corse, très présents dans le milieu médical.

Sensations libanaises sur l'île de beauté,
baptisée " Kallisté " ( La plus belle ) par les grecs

La Vierge du Col de Bavella au Sud de la Corse

2013: rencontre entre la Corse et le Liban sur Via Stella


ViaStella, chaîne de la Corse et de la Méditerranée, innove en 2013 en vous proposant une émission spéciale réalisée au Liban. Rendez-vous à Beyrouth, dans les locaux de la chaîne Future TV pour un MCSP (Ma Corse me suit partout) placé sous le signe de l’échange des cultures méditerranéennes.

2012: le Liban, invité d’honneur des 14e Rencontres musicales
de Méditerranée en Corse
Les 14e Rencontres musicales de Méditerranée se dérouleront du samedi 3 au dimanche 11 novembre à travers la Corse. Le Liban en sera l’invité d’honneur, aux côtés de l’Algérie, l’Egypte, l’Espagne, la France, l’Italie, le Maroc, la Principauté de Monaco, la Tunisie et la Turquie. En savoir+

Radio Corse-Frequenza Mora


est la station de radio du service public, leader sur l'île de beauté.
Elle diffuse déjà une émission
"El Kantara", dont l'objectif est d'établir un pont
entre le Maroc, le Maghreb et la Corse.
Confortée par son succès, elle envisage d'élargir dès 2006
son pont d'amitié vers le...Liban au moyen de l'émission "décalage horaire",
diffusée le Dimanche vers 12h10, ou les corses du Liban pourront sans doute faire valoir les nombreuses similitudes entre pays du cèdre et île de beauté...


Sur la bande FM, en AM (1404 Khz à Ajaccio, 1494 khz à Bastia)
et sur le web , le lien des Corses du monde


Saviez vous que?

Français d'origine libanaise, Marc Saikali, est le directeur territorial de France 3 Corse Via Stella
depuis Janvier 2008

Marc Saikali, directeur de FR3 Corse Via Stella

Marc Saikali a été nommé directeur territorial de France 3 Corse par le président de France Télévision, Patrick de Carolis. Marc Saikali est âgé de 43 ans.
Il a débuté sa carrière en 88 à France 3 Normandie comme reporter et présentateur de journaux. Après différents postes de rédacteur en chef dans les stations régionales de France 3, il est nommé en mars 2003, rédacteur en chef du service étranger de la rédaction où il participe notamment à la couverture du conflit en Irak. Depuis 2006, il était directeur de la rédaction et de la formation de Médi 1 Sat, chaîne bilingue d’information en continu dont il a participé à la création et au lancement.



L'IAE de Corse, Institut d'administration des Entreprises implanté à Corte, présidé par Mr Jean-Marie Peretti développe un partenariat continu avec la faculté de gestion de l'USEK, Université Saint-Esprit de Kaslik, située dans la banlieue Nord-Est de Beyrouth, près de Jounieh.
Jean-Marie Peretti, président de l'IAE de Corse
L'institut accueille notamment des étudiants libanais en programme doctoral
et participe à la rédaction de la Revue Libanaise de Gestion et d'Economie
avec le soutien de l'Agence Universitaire de la Francophonie



La question corse, un problème de 30 ans toujours d’actualité

L'analyse d'un journaliste libanais
AJACCIO – Antoine AJOURY- S’appuyant sur un malaise économique et social récurrent, les nationalistes corses mènent un combat féroce, pour l’indépendance de leur île. Un problème que l’État français ne parvient pas à résoudre depuis 30 ans.

Enquête sur place
« Les indépendantistes n’ont pas tous les droits et je ne laisserai pas une petite équipe bafouer la République. La loi s’applique en Corse comme sur chaque centimètre de la République française. » C’est en ces termes que le président français, Nicolas Sarkozy, a commenté, lors de son voyage à Damas, la brève occupation par des indépendantistes corses du jardin de son ami, l’acteur Christian Clavier, à Porto-Vecchio (Corse du-Sud) le 30 août dernier. Accusé d’avoir mal géré l’affaire, le patron des Forces de sécurité corses, Dominique Rossi, a été brutalement muté à Paris. Une sanction qui a provoqué de vives réactions, et a remis la question corse sur le devant de la scène.
« L’affaire Clavier a eu un effet médiatique inespéré pour les nationalistes. Les quelques manifestants qui ont occupé la pelouse de Christian Clavier n’auraient jamais imaginé que leur action tournerait à l’affaire d’État.
Tous les groupes nationaux et tous les médias en ont parlé. L’histoire a ainsi pris des proportions extraordinaires, c’est le meilleur service qu’on pouvait rendre aux nationalistes », affirme le député François Dominici, président du groupe « La Corse dans la République ».
« Sarkozy, qui est en Syrie, n’a rien d’autre à faire que de s’occuper de la villa d’un comique. Ce n’est pas la loi qu’il fait respecter, mais l’invulnérabilité de ses amis. Si chaque fois qu’une villa est occupée par des manifestants, qu’ils soient politiques ou syndicaux, on va révoquer quelqu’un, l’administration française va vite être décimée en Corse. On peut le remercier », renchérit l’ancien élu nationaliste et président du groupe « Corsica Nazione », Paul Quastana.
« Si Christian Clavier n’avait pas été l’ami de Nicolas Sarkozy, personne ne se serait soucié de cette affaire. Et si elle s’était produite en Lozère ou en Corrèze, elle n’aurait pas eu le même effet. Le paradoxe étant que Christian Clavier fait virer un contrôleur général, mais ne porte pas plainte contre les manifestants », s’indigne en outre M. Dominici.
En janvier dernier, les nationalistes indépendantistes avaient occupé, pendant presque une demi-journée, l’Assemblée corse. Ils avaient mis le feu au bureau du Conseil exécutif et organisé des débats à la tribune… « Aucune sanction n’avait été prise, personne n’avait été muté. Effectivement, l’État de droit doit s’appliquer, mais il doit s’appliquer sereinement, et non sur un simple coup de fil sans avoir mené une enquête », poursuit-il. « On a tellement médiatisé la violence en Corse que l’île est devenue un produit marketing. Le gouvernement ne sait plus comment se comporter avec les nationalistes. Tantôt il leur passe la brosse dans le sens du poil, tantôt il leur rentre dedans », ajoute-il.
Marquée par la violence depuis les années 70, la question corse est toujours d’actualité. Et ce malgré le renforcement des pouvoirs locaux au détriment du pouvoir central, les diverses tentatives de rétablissement de l’ordre et les multiples initiatives économiques. Le nationalisme corse est en outre presque exclusivement traité, surtout par les médias, à travers ses manifestations violentes : rassemblements d’hommes en arme, plastiquage, attentats, assassinats, etc. Parallèlement, l’État qui fait face à une insécurité récurrente et à des atteintes spectaculaires à son autorité n’est pas parvenu à résoudre le problème corse, lié à un contexte historique, géographique et économique particulier.
Historiquement, les « événements d’Aléria » sont considérés comme l’acte fondateur de la violence politique en Corse. Ils constituent l’une des dates les plus violentes de l’histoire contemporaine de l’île. En août 1975, en réponse à l’occupation par huit militants armés d’un groupe nationaliste de la propriété d’un viticulteur pied-noir, mêlé à un scandale d’enrichissement frauduleux, les pouvoirs publics réagissent par une impressionnante démonstration de force : des blindés légers, des hélicoptères Puma et plus de 2 000 gardes mobiles sont mobilisés.
Deux gendarmes sont tués durant l’opération. Par la suite, une manifestation de protestation à Bastia dégénère en de violents affrontements avec les forces de l’ordre, faisant un mort et seize blessés.
« Il faut remonter au début des années 70 et même un peu avant pour comprendre la réalité des revendications des nationalistes, explique François Dominici. À partir des années 60, la France commence à perdre ses colonies en Afrique du Nord, en Afrique noire et en Indochine. Beaucoup de Corses, qui étaient éparpillés dans l’empire colonial, rentrent sur l’île. Parallèlement, sont transférées vers la Corse des populations venues d’Algérie, notamment ce qu’on appelle communément les pieds-noirs. Cela a créé, à l’époque, un certain déséquilibre, surtout sur la côte orientale de l’île. »
Dans le même temps, se met en place sur l’île une agriculture quasiment industrielle, loin des méthodes agricoles traditionnelles et familiales. « Ce changement, qui a été assez brutal, a un peu surpris tout le monde. Ensuite, il y eut le comportement de l’État qui n’a pas été très régulier avec les agriculteurs et éleveurs corses. Tout cela a généré des tensions », souligne le président du groupe « La Corse dans la République ».
Dans un premier temps, il n’y a pas eu de volonté de scission, bien que les Corses se considèrent avant tout corses. Mais progressivement sont apparus des mouvements intellectuels d’étudiants corses qui se trouvaient sur le continent, et qui ont commencé à militer pour une autonomie interne. « À l’époque, la France était bien loin de la régionalisation ou de la décentralisation initiée par François Mitterrand », rappelle M. Dominici qui estime que la démarche des autonomistes a dès lors pu être mal comprise, et notamment par Valérie Giscard d’Estaing, président au moment des « événements d’Aléria ». Écartant tout recours à la négociation, les autorités ont opté pour la manière forte. « On est donc passé très rapidement du mouvement autonomiste régionaliste des années 65-75 à un régime un peu plus dur avec la création du FLNC (Front de libération national corse) », souligne François Dominici. Avec à la clé des méthodes de revendication plus violentes : plastiquage, racket, voire assassinats. « Quand on rentre dans une spirale comme celle-ci, il est très difficile d’en sortir », ajoute l’élu corse.
Aujourd’hui, le dossier s’est encore un peu plus compliqué avec la division du mouvement nationaliste en deux, voire trois franges. À ces éléments internes se sont ajoutés des éléments externes : la mondialisation, la création de l’Union européenne et le processus de régionalisation, qui renforce le pouvoir et les compétences des régions. « On a ainsi créé des strates géographiques, politiques et économiques qui n’ont plus rien à voir avec les années 70. Ainsi, les régions se chargent du développement économique, de l’éducation. Il ne reste plus que les pouvoirs régaliens, la police, l’impôt ou d’autres activités comme la défense... » souligne M. Dominici qui estime que la situation a tellement changé en 30 ans « que le combat des autonomistes n’a plus de raison d’être aujourd’hui ».
Les indépendantistes refusent toutefois de rendre les armes. Un groupe dont l’élu corse estime, en se basant sur les dernières élections municipales à Bastia, qu’il ne représente pas plus de 5 % de la population. Toutefois, les dernières élections législatives montrent que le poids des nationalistes varie entre 16 et 18 %. « S’ils ont encore une force de persuasion très importante – la violence, le plastiquage –, les indépendantistes ne bénéficient plus d’un fort engouement populaire. Les gens ici ne veulent pas être indépendants », affirme l’élu corse.
Pour certains analystes, c’est la faiblesse même de la popularité des indépendantistes qui explique la poursuite de la violence, dernier recours de ce groupe pour peser sur la vie insulaire. Et dans les faits, les nationalistes, appelés souvent autonomistes, indépendantistes ou souverainistes, parviennent à rester des acteurs centraux de la scène politique corse. Leur combat est d’autant moins terminé qu’ils peuvent toujours s’appuyer sur la mauvaise situation économique et un malaise social fort sur l’île de Beauté.
« Nous sommes dans un système complètement formaté dans lequel nous n’avons aucun moyen de nous développer économiquement et socialement, avec des réglementations françaises et européennes qui sont parfois absurdes et des lois fiscales qui nous assassinent », affirme l’ancien élu souverainiste, Paul Quastana. « Pour développer un pays, nous avons besoin du levier réglementaire, fiscal et économique ainsi que du levier politique. Ces leviers-là, nous ne les avons pas, et c’est Paris qui les a, et qui s’en sert contre nous. Donc la seule façon de se développer, c’est d’obtenir ces pouvoirs : les pouvoirs législatif, fiscal, financier, territorial, administratif et réglementaire. En un mot, tous les pouvoirs. Certains considèrent qu’il s’agit d’indépendance, d’autres l’appellent souveraineté », poursuit-t-il, ajoutant qu’« il y a une large autonomie en Corse, mais elle porte sur des secteurs qui ne sont pas fondamentaux ».
Paul Quastana appelle donc à l’établissement d’une feuille de route menant, par étapes, à une souveraineté totale de la Corse. « Il faudra également négocier de nouvelles relations avec l’Europe. Nous ne voulons pas de réglementation qui assassine notre agriculture », martèle-t-il.
À ceux qui estiment que les indépendantistes n’ont pas les moyens de leurs ambitions, qu’une Corse souveraine ne serait pas viable, M. Quastana répond :
« Nous avons un territoire, des terres cultivables, nous avons en outre un tourisme développé, des matières premières, une université, nous avons tout ce qu’il faut pour nous en sortir. Dire le contraire n’est que de l’intoxication. C’est la supériorité, l’arrogance française. »
Sur la baisse de popularité du mouvement indépendantiste, M. Quastana fait néanmoins un début de mea culpa. « Les idées ont progressé rapidement durant les 20 dernières années. Mais actuellement, elles sont au point mort parce que les nationalistes n’ont pas été capables de présenter un projet cohérent et constructif sur le plan social et économique, et sont restés au stade du slogan. Ils n’ont pas été à la hauteur de l’attente de l’opinion publique, ce qui a entraîné une stagnation de notre électorat. » Paul Quastana reconnaît qu’aujourd’hui, les Corses sont plus intéressés de savoir comment ils enverront leurs enfants à l’école ou paieront leurs crédits que d’une éventuelle indépendance de la Corse. « Il ne suffit pas de dire que quand nous serons indépendants tout ira mieux. Il y a actuellement d’énormes discussions depuis plusieurs mois pour l’élaboration d’un projet cohérent et pragmatique en vue de l’échéance électorale en 2010 », conclut l’élu.
Aujourd’hui, comme hier, l’argumentation nationaliste se nourrit du retard immense sur le plan du développement économique et industriel, associé à une très mauvaise gestion du dossier par le gouvernement, dépourvu de tout projet alternatif à opposer aux nationalistes.
L’île de Beauté a néanmoins profité de ce dialogue de sourds, puisque l’une des thématiques principales des nationalistes est le combat contre les projets étrangers de développement touristique de masse afin de préserver le milieu naturel de l’île. Malgré la polémique, la côte corse est toujours sauvage.


LibanVision à la une du magazine hebdomadaire
Euro-Mediterranée le 20 Janvier 2006

Internet et Mediterranée

Au sommaire
...

- Le site LibanVision.com se donne pour mission maintenir un lien permanent entre le Liban et la francophonie. Pour son responsable Jean Michel Druart c’est des islamistes du Hezbollah dont dépendra la stabilité du pays.
- Alessandra Naim nous présente le dernier film du cineaste israelien Avi Mograbi
« pour un seul de mes yeux ». Il poursuit sa croisade pour la paix et contre certains mythes fondateurs du pays, dont il conteste la validité.
- "Scunfini" dans le dernier numero de Bonanova: un forum poetique méditerranéen par Ghjacumu Thiers.
- Le CMCA lance le 11è Prix International du Documentaire et du Reportage. Les thèmes le plus souvent développés par Paolo Morawski.

Le site de l'émission



«A Filetta»: les voix en or de la tradition…
Le groupe phare des chants polyphonies corses
A Filetta
en concert au Music Hall de Beyrouth


le 4 décembre 2005

Six chanteurs aux voix inouïes et au répertoire venu de la nuit des temps se produiront demain, dimanche 4 décembre, à 21h, au Music Hall (Starco), dans le cadre du Cabaret du monde (la série de concerts coproduits par la Mission culturelle française au Liban
et Eléftériadès Productions).
Il s’agit de A Filetta, le groupe phare des polyphonies corses. Un groupe formé, depuis plus de vingt-cinq ans, par six complices ayant en commun la passion de leur terre et du chant.
Leur chant est «originel». Il plonge ses racines dans la tradition vocale de l’île de beauté, pour y puiser terzetto, madrigal, chants liturgiques, «paghjelle», etc. Des hymnes corses mâtinés d’influences méditerranéennes et qui rejaillissent en un magnifique art vocal habité d’ardentes émotions et de poésie brûlante.

Fougère sauvage
Mené par Jean-Claude Acquaviva, A Filetta (qui veut dire fougère, cette herbe sauvage qui tapisse le maquis corse) s’est fait connaître à travers les musiques de films auxquels le groupe a prêté ses voix. Himalaya, l’enfance d’un chef (qui obtiendra en 2000 le César de la meilleure musique de film), Le peuple migrateur, Le Libertin ou encore le Don Juan de Jacques Weber.
Fruit de la collaboration du groupe avec le compositeur Bruno Coulais, la bande originale de ce film, sorti en 1998, marquera un tournant dans la carrière d’A Filetta. Les six chanteurs et le compositeur travailleront dès lors en partenariat sur une dizaine de musiques de films mais aussi pour l’enregistrement de CD, dont le dernier en date, SI DI MÈ, sorti chez Virgin, en 2003.

Un horizon élargi
Si la contribution à la sauvegarde du patrimoine oral traditionnel a constitué le principe fondateur de A Filetta en 1978, le groupe a très vite ressenti le besoin de prolonger les chants anciens par un processus créatif qui s’ouvre sur un monde complexe et multiple. Des chants liturgiques et sacrés aux hymnes profanes tirés de la tradition, en passant par les compositions pour le cinéma, ou même une rencontre avec le rappeur Akhénaton, ce chœur a su dilater, au fil des ans, son horizon musical.
D’ailleurs, leur fidèle complice, Bruno Coulais, les définit comme «un groupe qui est à juste distance du traditionnel et du contemporain, à juste distance de la création et du patrimoine, à juste distance entre la fidélité à ses racines et l’ouverture sur le monde».
Cet accord subtil entre différentes musiques et voix puissantes lui vaut aujourd’hui un auditoire élargi, une critique souvent élogieuse et des prix et distinctions non négligeables, dont le Diapason d’or en 1993, le Choc de la musique en 1993 et 1995, le prix de l’Académie Charles Cros en 1995 et la nomination aux Django d’or en 2003.
En perspective donc, un concert de voix… en or.


Corse et Liban

Deux "Pays" entre Mer et Montagne

Quiconque a connu le Liban retrouvera en Corse des sensations identiques et des valeurs identitaires fortes ou la famille et la pratique religieuse demeurent présentes.
En libanais, elle a conservé son nom: Corsica. Comme au Liban ou le français se mêle au dialecte arabe local, la langue corse ponctue dans l'île beaucoup de conversations.
Le Liban pourrait bien être une île en imaginant que la Bekaa fut la Méditerranée tout comme le Mont-Liban pourrait constituer l'épine dorsale de la Corse.
Même leur superficie est presque identique: 8722 pour la Corse, 10452 pour le Liban.
Comme les libanais au Liban, on entend dire de la Corse par les corses: "souvent conquise, jamais soumise"... Voilà deux terres réellement méditerranénnes dans toutes leurs dimensions qu'il faut aborder avec humilité, respect et ouverture de l'esprit.
Les deux peuples ne sont guère ouverts au tourisme de masse et préfèrent la qualité et le haut de gamme pour montrer le meilleur d'eux-mêmes et de leur terre: l'hospitalité est une valeur commune forte dans le cadre d'un respect mutuel entre l'hôte et le visiteur.
Nous incitons donc tous les libanais partant pour la France à penser à la Corse ou ils retrouveront une chaleur et le sens de l'hospitalité qui font parfois défaut ailleurs...


JM Druart


Votre portail et Guide du Tourisme en Corse


Site d'Aléria, sur la côte orientale de la Corse,
escale phénicienne entre Tyr, Carthage et Marseille...


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Découvrez la Musique Corse sur le Net


Chanson: I Muvrini, corses dans le tourbillon du monde
Le groupe de Jean-François Bernardini en tournée dans les grandes salles après la sortie de l'album «Alma».

«NOUS DEVONS avoir les yeux plus grands que le pays d'où nous venons», dit Jean-François Bernardini. Depuis plus de vingt-cinq ans avec I Muvrini, le groupe qu'il a créé avec son frère Alain, il a porté la culture de son île loin au-delà de l'autre rive. Devenu un solide exportateur de disques dans toute l'Europe, le plus puissant groupe corse avait osé d'abord les synthétiseurs, puis la vielle à roue, la cornemuse et l'accordéon qui rehaussent les voix, avivent le sentiment, élargissent le poitrail des mélodies.

Les yeux plus grands que le pays d'où ils viennent ? Pour Alma, le dernier disque de ses Muvrini (chez Capitol), I Muvrini sont allés enregistrer dans un pays «quatre-vingts fois plus grand que la Corse». Jean-François Bernardini appelle cela «la force et le goût de l'aventure» : le grain minéral des voix nées dans la polyphonie corse confrontées au bois – tantôt roide, tantôt enfiévré – du chant zoulou. «On n'a pas voulu faire Tintin chez les Zoulous. Il y a une rencontre humaine et artistique. A Johannesburg, nous avons ri et pleuré et chanté ensemble dans le studio.» Des chanteurs sud-africains accompagnent le groupe dans son actuelle tournée des grandes salles françaises, dont Bercy à Paris, vendredi 9 Décembre 2005.

Curieuse rencontre, qui n'entame en rien la singulière matière des chansons d'I Muvrini tout en leur donnant des couleurs neuves. Bernardini résume : «Une musique qui a la force d'embrasser l'âme du monde entier – le Noir et le Blanc, le Nord et le Sud – et de se formuler sans être enfermée dans le racisme, ni enfermée dans la schizophrénie de l'identité.» Cette question-là énerve tout droit Jean-François Bernardini, qui affronte régulièrement les accusations autour de la «vraie» musique corse : «Se voir demander si on est moins «authentique» quand on fait ça, c'est insupportable. Je suis avant tout un créateur contemporain et je ne vois pas quel est le mécanisme intellectuel qui doit confiner un Corse – ou un Breton, ou un Zoulou – à ne pas le devenir.
Ce regard extrêmement étroit, qui fait croire qu'un Arabe sans son chameau, ce n'est pas tout à fait un Arabe, qu'un Corse sans sa posture corse n'est pas tout à fait un Corse, qu'un Brésilien qui ne fait pas de la samba n'est pas un Brésilien, on ne l'octroie qu'aux petites cultures : on ne demande pas à Paul Simon
pourquoi il chante avec des Zoulous.»

Fiction et réflexion

Jean-François Bernardini ne se voit pas comme un Occidental explorant le tiers-monde. «Autant je crois profondément en l'enracinement, autant je crois qu'il va avec une manière de voir le monde. Avec ce disque, nous faisons un univers plus universel.
C'est là que le concept de World Music me plaît, car un jour, sur le registre politique, des hommes parleront au nom de la planète et non plus au nom de la Corse ou d'un autre territoire.»
Depuis toujours, il défend cette idée d'une culture qui précède le geste politique, d'une culture qui démine, défriche ou pallie les carences du politique. Il fut un temps où des maires interdisaient les concerts des Muvrini en Corse, puis un temps où le groupe convoquait les politiques à s'exprimer dans des débats sur l'île et son devenir. Aujourd'hui, Bernardini occupe une position singulière, entre le magistère moral du poète et l'audace de l'humaniste militant. Ainsi, dans le livre Carnet pour Sarah (chez Anne Carrière), paru l'été dernier, il mêle fiction et réflexion pour «formuler un point d'exactitude par rapport aux événements» – une vision pacifiste, exigeante, éthique, singulièrement postmoderne et visionnaire.

Même si l'un et l'autre «répondent à deux cahiers des charges différents, ils viennent de la même source. Alma, en corse, c'est à la fois l'âme et la conscience. Et garder son âme est la plus belle quête individuelle et collective dans ce monde où l'argent fait reculer la conscience. Le défi des décennies à venir n'est pas nécessairement l'identité limitée – qu'elle soit corse ou autre – et la diversité du monde, mais comment se cultivent le lien et l'échange».

C'est pourquoi, après qu'I Muvrini se sont battus pour la défense de la langue corse, Alma contient une chanson presque aussi révolutionnaire, dans ce contexte, que la rencontre avec les chanteurs sud-africains : dans «Le temps qu'il fera», Jean-François chante en français. Il récuse l'interprétation politique de ce geste, affirme une démarche d'artiste. Mais on ne peut s'empêcher de lire là une métaphore : «Lorsque nos amours auront tant essayé (…)/Dis-moi ce qui viendra et le temps qu'il fera.»

Bertrand Dicale / Le Figaro


Plages, Ski ou Randonnées?


La Corse...


et le Liban!

Images de Corse...

***
Aller en Corse
Le moyen le plus simple et rapide pour aller en Corse demeure l'Avion.
La Corse dispose de quatre aéroports: Ajaccio, Bastia, Calvi et Figari-Sud-Corse.
Des liaisons quotidiennes avec Paris mais aussi Marseille, Nice et Lyon assurent principalement la continuité territoriale avec le continent. La durée des vols varie de une à deux heures maximum. Il est donc facile de se rendre du Liban en Corse.
Si vous voulez profitez du charme de minis-croisières, vous pourrez choisir les bateaux des Compagnies SNCM ou Corsica-Ferries au départ de Marseille, Nice ou Toulon.

***
Pensez-y: le Ski en Corse

La Corse dispose de plusieurs Centres de Ski, certes de dimension encore modeste,
mais qui permettent le ski de piste comme des randonnées de ski de fond, entre Décembre et Mars voir Avril, dans un cadre le plus souvent grandiose et sauvage.


"La Chapelle des Grecs", bâtie au XVIIème siècle, près d'Ajaccio


Sensations Orientales à Cargèse "la Grecque"
Libanvision vous recommande de ne pas manquer une visite à Cargèse, village traditionnel de la côte occidentale, héritier des grecs et qui rappelera volontiers le Liban et l'atmosphère des côtes de la Méditerranée orientale.
Si vous êtes conquis, le séjour s'imposera et une location, par ex. au Motel "Ta Kladia"
ou à l'hôtel Punta e Mare satisfera les plus exigeants à des conditions raisonnables.
(cliquez ci-dessous)


Sensations intimes à Saint-Florent
A mi-chemin entre la Balagne et Bastia, niché au u creux d'un très beau golfe auquel elle a donné son nom, Saint-Florent est bâtie sur une légère hauteur au Nord de l'embouchure de l'Aliso. C'est la capitale commerciale du Nebbio, mais aussi une station balnéaire très orientée vers les activités nautiques.
Pour un séjour authentique et raffiné, nous recommandons particulièrement
l'Hôtel de la Roya

(cliquez sur la photo pour accéder à son site-web)

Vue générale du port et du village de
Saint-Florent


Goûtez à la beauté de la montagne corse:
Libanvision vous recommande au coeur du Parc Naturel Régional de Corse un séjour "vert"; à une dizaine de kms de la ville de Corte, ou est implantée l'Université de Corse,
le village de Venaco abrite une auberge de charme: L' Hôtel E Caselle: c'est la Corse traditionnelle côté montagne, un projet de station de ski est d'ailleurs d'actualité à proximité!

La Plaine Orientale:
C'est un peu l'équivalent de la plaine de la Bekaa avec comme seule différence qu'elle est coincée entre mer et montagne. Au pied de la Castagniccia, pays de la "castana", au bord de mer, nous vous recommandons l'ambiance-club de l'Hôtel San Pellegrino à Folleli: situé à une trentaine de kms au sud de Bastia, il constitue une excellente base pour rayonner dans l'est de la Corse.



Le Sud de la Corse
Capitale Ajaccio



Dormir à Ajaccio?
Notre coup de coeur est ..:
Hotel La Pinède
sur la route des Iles Sanguinaires, à 4 kms du Centre-Ville non loin de la fameuse chapelle des Grecs.

Notre zone touristique conseillée

Région de Bonifacio et
Porto-Vecchio





Entre Porto-Vecchio et
Bonifacio?
Notre coup de coeur est ..:
Villa Conti
Au grand calme dans la verdure, mais à 3 kms du golfe de Santa Giulia et de ses multiples distractions nautiques ou nocturnes:
Une bonne idée de "tourisme vert"
à moins de 10 kms de Porto-Vecchio!


Sélection Prestige

Hôtel Casadelmar
4*Luxe à Porto-Vecchio
membre des

Châteaux et Hôtels de France


Ouverture Juin 2004


Le Nord de la Corse
Capitale Bastia


Dormir à Bastia?
Notre coup de coeur est ..:
Hotel PietraCap
en direction du Cap Corse, au calme d'une oliveraie, à deux pas des plages et
3 kms du Centre-Ville.

Notre zone de tourisme préférée

Région de Calvi et l'Ile-Rousse



A l'Ile Rousse?
Notre coup de coeur est ..:
Hotel Casa Rossa ex-Hacienda
Une adresse de charme, à deux pas du centre-ville, pour jouir tranquillement de l'ambiance de la charmante cité de Pascal Paoli, de ses plages et de ses animations.

Sélection Prestige

Hotel La Villa
4* Luxe à Calvi
membre des

Relais et Châteaux

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Récapitulatif de notre Sélection de
10 bonnes adresses citées pour séjourner en Corse
Au chaleureux hôtel Rossi, en Corse du sud,  la piscine semble plonger sur Sartène
Crédit Photo: T. Dudoit/L'Express

Ajaccio: Hotel-résidence "La Pinède"
Bastia: Hotel PietraCap
Calvi - l'île Rousse: Motel Calarossa et "La Villa"
Cargèse: Hotel Punta e Mare et Motel Ta Kladia
Corte - Venaco: Auberge E Casalle
Plaine orientale:
Hotel San Pellegrino
Porto-Vecchio - Bonifacio: Villa Conti et "Casadelmar"
Saint-Florent: Hotel La Roya

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Chambres d'hôte luxueuses, hôtel design, petites maisons familiales, voici également les préférées de

pour un été corse au bord de la mer ou en montagne

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