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Rendez-vous culturel de l'hiver libanais:
Le Festival de Musique "Al-Bustan"

Le Festival de Musique "Al-Bustan" :



du 18 Février au 22 Mars 2009
FESTIVAL AL BUSTAN 2009

La musique, un hymne à la vie

C’est sur le thème de « La musique et la vie » que s’ouvre cette année le festival al-Bustan qui se déroulera du 18 février au 22 mars.
Plus d’une vingtaine de performances panachées de tous pays illustrent la corrélation intime entre l’homme et le son.

Avant de donner la parole à la présidente du festival, Myrna Bustani, pour présenter le programme, les membres du comité se sont exprimés tour à tour lors de la conférence de presse donnée à l’hôtel al-Bustan. « La musique est le seul langage universel qui unit les hommes, a déclaré Georges Skaff.
C’est aussi la musique qui instaure un véritable dialogue de civilisations et qui casse les barrières ».
« En ces temps durs où personne n’est à l’écoute de l’autre, a poursuivi Walid Gholmieh, la musique est présente pour accompagner l’homme dans tous les grands moments de son existence. Elle reproduit la vie et la mort des êtres.
Elle est à la fois oreille et son. »
« Il y a différentes formes de résistance, a poursuivi May Ménassa. Nous venons de confirmer, par notre volonté de persévérer dans ce festival, que nous résistons par notre culture et notre ouverture au monde. »
Enfin, c’était au tour de Myrna Bustani d’expliquer combien ce programme diversifié était en relation avec la vie de tous les jours et les grands moments qui la ponctuent. En effet, les thèmes de l’amour, la guerre, la joie ou la mort occupent une grande partie de ce programme festif qui réchauffe le cœur en ces temps de froid.
L’inauguration a lieu le mercredi 18 février avec l’Orchestre symphonique national libanais dirigé par Paolo Olmi et le ténor hongrois Szabolcs Brickner. Au menu, Mozart, Donizetti, Verdi… Le chef d’orchestre Paolo Olmi a fait ses études avec Massimo Pradella et Franco Ferrara à Rome et ses débuts avec le Tetro Comunale de Bologne.
– Jeudi 19 février, 20h30 : « Première à l’opéra » reprend le même programme que le mercredi 18.
– Samedi 21 février, 20h30 : « Madrigaux d’amour et de guerre » avec les ensembles Voci dell’Arte et Arte dell’Arco dirigés par Frederico Guglielmo. Créés en 1994, les ensembles sont formés d’artistes italiens talentueux qui renouent avec des instruments anciens. Leurs interprétations se jouent au sein des grands orchestres baroques.
– Dimanche 22 février, 20h30 : « O Duo ». Du rythme et de l’énergie avec Owen Gunnell et Olivier Cox aux percussions. Les deux percussionnistes sont diplômés du Royal College of music avec mention. Leur parcours est, depuis, jalonné de trophées et de récompenses.
– Mardi 24 février, 20h30 : « 1944, une année marquante », avec Antal Szalai au violon et la Belge Éliane Reyes au piano qui célèbrent l’année 1944 qui a vu naître trois sonates en temps de guerre.
– Mercredi 25 février, 20h30 : un tableau impressionniste en musique avec Libor Novacek au piano. Considéré comme un des meilleurs pianistes de sa génération, cet artiste, qui a été l’élève du professeur Joan Havill à la Guildhall School of Music and Drama, à Londres, a été comparé aux maestros tels que Arrau et Kempff.
– Jeudi 26 février, 20h30 : « Le Triangle acoustique ». Du jazz, comme on n’en a jamais entendu auparavant, avec ces trois musiciens de formation classique dont l’interprétation illustre toutes les influences allant du folk jusqu’au jazz.
– Vendredi 27 février, 20h30 : J.S. Bach, famille et contemporains. Avec l’Orchestre philharmonique de chambre tchèque créé en 1989 avec la naissance de la République tchèque et qui est considéré aujourd’hui comme l’une des formations les plus dynamiques d’Europe.
– Samedi 28 février, 20h30 : J. Haydn, famille et contemporains. Avec l’Orchestre philharmonique de chambre tchèque, formé de trente musiciens.
– Dimanche 1er mars, à 19 heures : l’ensemble Stile Antico renoue avec la magie du chant chorale de la Renaissance. Douze voix a cappella dans le magnifique cadre de l’église Mar Nohra, Smar Jbeil, Batroun.
– Mardi 3 et mercredi 4 mars, 20h30 : danse au rythme de la vie avec « The Spelbound Dance Company ». Cette compagnie de danse au nom anglais est pourtant italienne. Elle a été fondée en 1994 par Mauro Astolfi et elle est, depuis, en quête de l’image, du mouvement et de l’interaction adéquate avec le public.
Ce ballet contemporain présente un programme baptisé Nafas. Comme un souffle de vie.
– Jeudi 5 mars : début des cours de chant gospel avec Tina Brooks. Chef d’orchestre, compositrice, enseignante et pianiste, Tina Brooks donnera des ateliers de gospel au Bustan au sein desquels elle formera une petite chorale.
– Vendredi 6 mars, 20h30 : église Saint-Joseph des pères jésuites : « Musique sacrée » de Mozart, « Paukenmesse » de Haydn et « Missa in tempore belli » avec le OSNL, les chorales du Conservatoire national et de l’Université antonine ainsi que J. Reczeniedi (soprano), E. Wroblewska (alto), M. Zajdel (ténor) et S. Jurczak (basse), dirigés par R. Vermeulen.
– Samedi 7 mars, 20h30 : une soirée orientale avec l’Orchestre oriental arabe du Conservatoire national libanais dirigé par Walid Gholmieh.
– Dimanche 8 mars, 20h30 : jazz et cuivres avec l’Ensemble classique. Créé en 1986 au centre culturel de Bad Worishofen, l’ensemble classique est dirigé par Winfried Roch qui lui donne son caractère spécifique. Au menu : Gershwin, Duke Ellington et Bernstein.
– Mardi 10 mars, 20h30 : le Carion-quintette formé d’Hélène Navasse à la flûte, de Niels Dittmann (hautbois), d’Egils Séfers (clarinette), de David Palmquist et de Niels Anders. Vedsten Larsen ramène un souffle du Danemark avec ces musiciens et leurs instruments à vent.
– Mercredi 11 mars, 20h30 : Boris Berezovsky au piano. Cet habitué du festival revient pour la huitième fois au Liban avec sa musique passion. Au menu : Schumann, Schubert et Liszt.
– Jeudi 12 mars, 20h30 : conférence donnée au Issam Farès Hall, AUB, par le neurologue Kamal Chemali avec Prisca Benoît au piano sur le thème de « la musique et le cerveau ». Après des études à l’AUB et à Notre-Dame de la Paix à Namur, Chemali s’est spécialisé à Cleveland. Auparavant, il a suivi une formation de pianiste à l’âge de sept ans au Liban, qu’il a complétée à l’étranger. Il donnera une conférence, avec des expériences à l’appui, pour démontrer les bienfaits ou les méfaits de la musique sur le corps humain.
– Vendredi 13 mars, 20h30 : Valery Sokolov (violon) et Kathryn Scott (piano). Un couple de jeunes musiciens prometteurs qui interprétera Bach, Shubert et Beethoven.
– Samedi 14 mars : « The Wiener Kammersolisten », huit Viennois en quête de perfection avec au menu, principalement, Haydn.
– Dimanche 15 mars, 20h30 : la chorale de gospel du festival al-Bustan, dirigée par Tina Brooks.
– Mardi 17 mars, 20h30 : Julian Llyod Weber au violoncelle et Pam Chowhan au piano à l’Assembly Hall, AUB. Deux étoiles qui commencent à briller dans le firmament de la musique.
– Mercredi 18 mars, 19 heures, à l’église Mar Saba, Kfarhay, Batroun : duo père et fils avec Jad Azkoul à la guitare et son fils Julian au violon. Jad Azkoul a fait des études de psychologie avant de se tourner vers la musique. Des études au Berklee College of Music, à Boston, puis une formation avec Narcis Bonet, Pierre Petit et Nadia Boulanger complètent sa formation d’artiste. Il est accompagné de son jeune fils. L’émotion promet d’être au rendez-vous.
– Jeudi 19 et vendredi 20 mars, 20h30 : « Dialogues des Carmélites », l’opéra dramatique de François Poulenc qui retrace le sort de ces religieuses mortes durant la révolution. Un moment d’une dramaturgie puissante avec l’Helikon Opera.
– Samedi 21 mars, 20h30 : la chorale de l’Helikon Opera reprend tous les airs favoris russes, notamment le refrain de Kalinka qui fera danser le public.
– Dimanche 22 mars, 20h30 : grande finale au Crystal Garden avec les deux orchestres de chambre du Conservatoire national dirigés par Alain Paris ainsi qu’une surprise qui attend tous les festivaliers.

Les billets sont en vente aux guichets de l’hôtel « al-Bustan, aux branches de la BIT (Sodeco » et Gefinor) ainsi qu’au Virgin Megastore.


Les chanteurs de Saint-Marc ont chanté à l'hôtel Al-Bustan
les 29 et 31 Décembre 2004


Les voix angéliques des Petits chanteurs de Saint-Marc ont envoûté l’auditorium de l’hôtel al-Bustan. Devant un auditoire conquis d’avance par le succès du film Les choristes, les trente chanteurs ont interprété avec brio les airs du répertoire classique des chants de Noël et des chansons françaises avant de clôturer avec les succès du film. Les recettes de cette première soirée iront à l’association
« Les petits soleils » . Devant ce succès, une séance supplémentaire a été programmée le vendredi 31 Décembre, à 11h30.

XIIème édition du 15 Février au 20 Mars 2005

sous le signe des pays riverains de la Mer du Nord


Tout le Programme
L’immense patrimoine musical des douze pays regroupés autour de la mer du Nord fera l’objet du douzième Festival al-Bustan, qui se déroulera du 15 février au 20 mars prochains. Pour jouer des œuvres du répertoire classique et contemporain, des artistes et compositeurs venus de Finlande, d’Estonie, de Russie, du Danemark, d’Islande, d’Écosse, de Norvège, de Suède, d’Irlande, de la Grande-Bretagne, de Lettonie et d’Autriche se produiront pendant cinq semaines tantôt dans les salles de l’hôtel « Bustan » prévues à cet effet, tantôt extra muros. Myrna Boustani, présidente du comité, a présenté hier elle-même les quelque trente-neuf soirées du Festival.
En soirée d’ouverture, le 15 février à 20h30, un duo féminin finlandais entièrement dédié à la musique argentine. En effet, l’accordéoniste et joueuse de bandonéon, Kristina Kuusisto, et la guitariste (sur un instrument à dix cordes), Mari Mantyla, montreront au public, avec des œuvres du répertoire classique de Buenos Aires, qu’Helsinki aime autant le tango que les Argentins eux-mêmes (même soirée le 19).
Les 16 et 17 février, place aux Chanteurs orthodoxes d’Estonie, sous la direction de Valery Petrov (première soirée au Crystal Garden, seconde soirée à l’église de l’Annonciation d’Achrafieh). Les onze chanteurs feront découvrir le répertoire vocal du XVIe siècle jusqu’à Arvo Pärt.
Le 18, c’est le jeune pianiste norvégien Helge Kjekshus, lauréat du prix Grieg en 1998, qui offrira en solo des pages de Beethoven, Schumann et Prokofiev. Evelyn Glennie, percussionniste écossaise, revient au Festival après sa première prestation de 1995. Collectionneuse de près de 1800 instruments, la marimba à cinq octaves sur laquelle elle jouera vient spécialement de Londres.
C’est dire si l’artiste est attendue pour ce concert unique.
Les 21 et 22 février seront consacrés à la danse, avec Ball (15 minutes), Man is always alone (24 minutes) et The Match (27 minutes), les trois créations présentées par The Iceland Dance Company, bien connu du public du Festival.

Un opéra signé Amin Maalouf
Le 23 est une grande soirée à passer en compagnie du violoniste letton Gidon Kremer, qui interprétera des pages de Bach et de Piazzolla et qui sera accompagné du percussionniste ukrainien Andrii Pushkarov.
Le 24, la musique de chambre s’installe avec le trio danois, composé du pianiste Morten Mogenson, du violoniste Bjarne Hansen et du violoncelliste Svend Winslov. Accompagnés de l’alto Anette Slaatto, ils donneront à entendre des partitions de Mozart ainsi que celles du compositeur Peter Bruun, qui présentera le concert, à 19h15, dans la salle « Cedar II ».
Les 25 et 26, le public libanais mélomane pourra enfin découvrir, en version orchestrale, l’opéra L’Amour de loin, de la Finlandaise Kaija Saariaho, dont le livret est signé Amin Maalouf. Créé à la demande du Festival de Salzbourg de 2000, il retrace l’amour d’un troubadour français pour la comtesse de Tripoli, qu’il n’a jamais vue. Une belle œuvre.
Le 27 à l’Assembly Hall, l’organiste russe Ekaterina Melnikova revient faire partie du programme du Festival. Membre de la Société philharmonique de Moscou, elle a remporté, en 1998, le prix Lady Budge pour son improvisation étonnante.
Autre soliste, le 28, en la personne du pianiste letton Vestard Shimkus, 21 ans, lauréat de pas moins de douze prix internationaux, qui viendra à Beit Méry interpréter des Ballades de Chopin et Miroirs de Ravel.

Reine de « La Traviata » et hymnes à Marie

Le 1er mars, accompagnée au piano par Ilkka Paananen, c’est la soprano finlandaise Riika Hakola, remarquée par Placido Domingo et interprète, 150 représentations durant, du rôle de Violetta dans La Traviata, qui proposera un programme autour des lieder de Grieg, de Strauss et de Sibélius, des poèmes de Joaquin Turina et des arias de Puccini.
Le 2, c’est l’Orchestre baroque de Stockholm, alias Harmony of Voices, qui interprétera, à l’église Saint-Joseph, la Passion selon saint Jean, de Bach.
Toujours sous la houlette de son chef de chœur, Fredrik Malmberg,
Harmony of Voices chantera, le 3 à l’Assembly Hall, Dixit Dominus de Handel et Swedish Mass, de Johan Helmich Roman, composée en 1752,
et le 4 au Crystal Garden, des chants de Scandinavie.
La soirée du 5 mars
est consacrée à la programmation arabe de l’Orchestre oriental arabe, dirigé par Walid Gholmieh. Le 6, direction Boqsmaya, dans le caza de Batroun, en l’église Mar Semaan al-Amoudi, à 17h, pour des chants araméens, grecs et arabes que la chorale de la NDU, dirigée par le père Khalil Rahmé, donnera à entendre.
Encore une chorale, pour les 7 et 8 mars, avec le National Chamber Choir of Ireland et son directeur Celso Antunes. Celui-ci offrira un florilège des hymnes à Marie depuis le XIIIe siècle jusqu’à Britten (première soirée à la cathédrale Saint-Louis, la seconde en l’église de Saint-Jean-Marc de Byblos).

Orchestre de légumes, Hamlet et voix de basse libanaise
Le 9, c’est la curiosité de ce festival avec les fleurons du Philharmonique de Vienne qui se sont rassemblés pour former The First Vienna Vegetable Orchestra (Orchestre de légumes de Vienne). Au moyen d’amplificateurs, poivrons, carottes et potirons feront entendre de quoi ils sont capables.
Les 10 et 11, c’est l’opéra Helikon qui jouera Pierre Le Grand, d’André-Ernest Gréty.
Le 12, le salon ottoman de l’hôtel accueillera une soirée poétique, signée Roger Assaf, sous le signe de Nadia Tuéni.
Le 13, Helikon Opera toujours, mais son chœur cette fois-ci, pour l’ensemble de la musique sacrée de Rachmaninov..
Le 14, c’est la soprano lithuanienne Rasa Martisuite, accompagnée du pianiste Gaiva Bandzinaite, qui donnera un récital dont le programme sera révélé ultérieurement.
Les 16 et 17, place au théâtre anglais avec Hamlet, de Shakespeare.
Le 18, en l’église Mar Sassine, une autre curiosité, avec la chanteuse écossaise Margaret Stewart et deux joueurs de cornemuses, Allan et Ian MacDonald. Bref, une soirée « Highlanders in Beit Mery».
Pour les deux soirées de clôture, les 19 et 20 mars,
l’Orchestre symphonique national, sous la direction du Finlandais Tuomas Rousi, accompagnera la basse libanaise Shadi Torbey, installé en Belgique, pour des arias de Mozart et Rossini, ainsi que le violoniste hongrois Barnabas Kelemen, de retour au Festival, pour le Concerto pour violon de Sibélius.
La dernière soirée se déroulera en compagnie du pianiste virtuose Peter Jabloski.



Billets à partir de 37500 L.L. Réductions pour les Amis du Festival et les étudiants. Renseignements et réservations aux 04/972980-2 et 03/752000-9.
Site Web: http://www.albustanfestival.com




Retour sur les éditions précédentes...

Place à la Hongrie pour cette onzième édition du Festival al-Bustan, dont le comité et sa présidente, Myrna Boustani, ont présenté le 29 Décembre 2003, lors d’une conférence de presse, le programme. Celui-ci, toujours aussi fourni (pas moins de 32 soirées, du 18 février au 21 mars 2004), met en avant le patrimoine musical de la Hongrie, en donnant toujours la primeur aux jeunes prodiges et autres lauréats de la grande musique.

XIème édition du 18 Février au 21 Mars 2004


Tout le Programme

– Mercredi 18 et jeudi 19, 20h30 :

ouverture avec l’Orchestre de chambre Franz Liszt.
Cet ensemble fondé en 1963 et qui s’est produit en 2000 au Festival de Baalbeck. Au programme de la soirée inaugurale, La musica notturna delle strade di Madrid de Boccherini, la Suite Holberg de Grieg, la Serenata notturna de Mozart, un Divertimento pour cordes de Bartók et la deuxième Rhapsodie hongroise de Liszt.
– Vendredi 20, 20h30, Crystal Garden :
les Banchieri Singers
ou deux sopranos, une haute-contre, un ténor, un baryton et une voix, un ensemble hongrois créé en 1988 qui interprétera des airs de la Renaissance, des morceaux populaires hongrois, bien sûr, et des standards des Beatles et de Gershwin.
– Samedi 21, 20h30 :
Alfredo Perl, le pianiste chilien virtuose, est de retour au festival après sa première apparition, en 1994.
Il proposera un programme hongrois et viennois (Haydn, Schubert, Dohnányi, Bartók et Liszt). – Dimanche 22, 20h30, église Mar Sassine : Beït-Méri s’offre un programme baroque, à savoir des extraits d’Iménée, un des opéras d’Handel, grâce aux voix et aux instruments d’époque du Collegium Varsoviense.
– Lundi 23 et mardi 24, 20h30 :
Euridice, de l’Italien Jacopo Peri (1561-1633),
un opéra en trois actes interprété par les chanteurs et les musiciens de l’Orchestre de chambre de Varsovie, un habitué du festival.
– Jeudi 26, 20h30 :
Dénes Várjon, jeune pianiste hongrois,
donnera un concert en forme d’hommage à un grand interprète du même instrument, Géza Anda (1921-1976). Il interprétera des œuvres de Beethoven, de Schumann, de Liszt, de Bartók et de Dohnányi.
– Vendredi 27, 20h30,
Crystal Garden : « Musique d’Orient »,
avec Gilbert Yammine au qanun, André Hajj au oud et Ali el-Khatib au daff.
– Samedi 28, 20h30 :
Dénes Várjon et Isabella Simon pour des œuvres pour piano à quatre mains :
Trois marches militaires et un Divertimento à la hongroise de Schubert, une Valse de Dohnányi et des extraits de La légende de sainte Élisabeth de Liszt.

– Dimanche 29 février et mardi 2 mars, 20h30 :
l’Orchestre symphonique de la radio hongroise,
sous la houlette de Tamás Vásáry. La première soirée se déroulera avec le soliste Vilmos Szabadi au violon et présentera des partitions d’Erkel, de Bartók, de Saint-Saëns et de Liszt. La seconde, avec le pianiste Severin von Eckardstein, proposera des œuvres de Kodály, de Prokofiev et de Tchaïkovski.
– Lundi 1er, Notre-Dame de Jamhour, et mercredi 3 mars, auditorium Émile Boustani, 20h30 : Amandina Percussion Group,
fondé en 1984 par quatre instrumentistes hongrois, jouera un extrait de son répertoire comprenant les musiques de Cage, Ligeti, Reich, de Mey, Holló, Sáry ainsi que du folklore d’Ouganda, du Zimbabwé et de Tahiti.
– Jeudi 4, 20h30 : l’Allemand de 24 ans, Severin von Eckardstein,
proposera une soirée en solo au piano. Au programme Haydn, Beethoven, Liszt et Prokofiev.
– Vendredi 5, 20h30, cathédrale Saint-Louis :
l’ensemble Schola Hungarica,
créé en 1969, composé de 22 adultes et de huit enfants, et dirigé par Janka Szendrei et László Dobszay, chantera des extraits de La vie de la Vierge Marie, composés au Moyen Âge et à la Renaissance.
– Samedi 6 et lundi 8, 20h30 : l’Académie de danse et de ballet de Hongrie se produira dans des chorégraphies tradionnelles et internationales.
– Dimanche 7, Assembly Hall : le Chœur de la radio hongroise, dirigé par Kálmán Strausz, interprétera la Petite messe solennelle de Rossini.
– Mardi 9, 20h30 : le duo Barnabás Kelemen (violon) et
Gergely Boganyi (piano),
jouera des pages de Bartók, Schubert et de Brahms.
– Mercredi 10 mars, 20h30 : « Vive la France ! ».
C’est sous ce titre que l’ensemble Koenig, dirigé par Jan-Latham-Koenig, mènera, tambour battant, un programme autour de Poulenc, Milhaud et Satie, avec la projection du film de René Clair, Entracte.
– Jeudi 11 et vendredi 12, 20h30, église Saint-Joseph :
l’Orchestre symphonique national
donnera la Missa solemnis de Beethoven, accompagné du Chœur de la radio hongroise, sous la direction de Paolo Olmi.

– Samedi 13, 20h30 : un florilège des magnifiques Liebeslieder & neue Liebeslieder (Chansons d’amour et nouvelles chansons d’amour) de Brahms, interprétées par la soprano Ermonela Jaho, la mezzo soprano Cristiana Fogli, le ténor Mark Tevis et la basse Lorenzo Muzzi. Ils seront accompagnés au piano par Sabrina Avantario et Antonio Palarete.
– Dimanche 14, 20h30 : le Sextuor philharmonique de Berlin
interprétera Verklärte Nacht de Schoenberg et Souvenir de Florence de Tchaïkovski.
– Lundi 15, 20h30, église Mar Doumit : « Chants sacrés d’Orient »,
par la chanteuse libanaise qui monte, Ghada Schbeir, et l’interprète de qanun Imane Homsi.
– Mardi 16, 20h30, musée Sursock : « Franz Liszt »,
une conférence donnée par le pianiste australien Leslie Howard.
– Mercredi 17, 20h30 : après la conférence,
l’interprétation de Leslie Howard de quelques-unes des 94 œuvres de Liszt, qu’il a enregistrées intégralement.
– Jeudi 18, 20h30, Crystal Garden : la chanteuse folklorique Márta Sebestyén, accompagnée du Muzsikás Ensemble, chantera des airs de Bartók.
– Vendredi 19, 20h30, Crystal Garden : le Wiener Geigen Quartett
interprétera les plus belles pages de la Vienne impériale.

– Samedi 20 et dimanche 21, 20h30 : en clôture,
Die Fledermaus,
l’opéra en trois actes de Johann Strauss, sera interprété par le magnifique Helikon Opera et ses 80 chanteurs et interprètes.

Al-Bustan: du classique et rien que du classique
Myrna Boustany est chez elle et ne veut rien prouver. «Nous avons une vocation, c’est la musique classique.» Elle ne veut pas faire autre chose: «Je ne sais pas faire autre chose», insiste-t-elle. Myrna Boustany est consciente de travailler pour un public restreint (puisqu’elle n’a à proposer que 500 places) et conserve un objectif pédagogique, celui de former un public, d’éduquer en quelque sorte en sensibilisant davantage à la musique classique. Elle encourage les jeunes avec des billets à moitié prix qu’ils récupèrent quelques heures avant le spectacle. Et la délocalisation de certains programmes est envisagée justement pour leur faciliter la vie. Elle veut aussi que ce festival attire les étrangers qui vivent dans les pays de la région, ne programmant pas ce genre de concerts. Aussi, Myrna Boustany ose et risque avec des résultats surprenants. Elle fait dans l’audace et la modernité à la fois. C’est ainsi qu’elle a souvent présenté des musiciens en avant-première. Signe particulier d’al-Bustan : un thème par saison. C’est ainsi que carbure cette femme sûre d’elle. Ce qui, déjà, limite les genres et, partant, les tentations. «Même avec un festival thématique, il y a une multitude de choses», insiste Boustany. Comment opère-t-elle son choix? Elle réagit en fonction du rapport qualité/budget. Puis elle fonce. «Le monde de la musique est restreint. Il faut être organisé aussi», souligne celle qui préside aux destinées d’al-Bustan. Deux personnes l’épaulent au bureau du festival. C’est tout son staff. Autre particularité d’al-Bustan: connu pour être consacré uniquement à la musique classique, le bureau reçoit une dizaine de propositions par jour. Par conséquent, la chasse au trésor et la concurrence sont des domaines inconnus sur la colline de Beit-Méry. Ce qui n’empêche pas Myrna Boustany d’être constamment à la recherche de spectacles et d’artistes à travers le monde, en voyageant beaucoup, en voyant beaucoup de concerts et en rencontrant beaucoup d’artistes. Ses contacts sont souvent directs avec les troupes ou les artistes. Déficitaire? Le Festival d’al-Bustan l’est comme tous les autres (Byblos mis à part?). Mais cela n’effraye pas outre mesure Myrna Boustany. Elle sait faire ses comptes, et ne compte justement que sur elle et sur ses sponsors. L’État ? Elle ne lui demande que de « me laisser en paix et de faciliter l’action des festivals». Elle refuse d’être tributaire d’un budget aléatoire. Elle fait avec ce qu’elle a. «À quoi bon donner d’une main pour reprendre de l’autre», dit-elle amusée? Myrna Boustany, qui suit de très près et en permanence ce qui se passe dans le domaine culturel, est admirative devant l’action des comités des autres festivals internationaux, qui «font un travail assez dur», reconnaît-elle.

Maria Chakhtoura


Renseignements :
bureau du festival
04/972980–1–2

et 03/752000–9.

l'hotel al-bustan, à Beit-Mery, sur les hauteurs de Beyrouth

04/972439 et 871569,

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e-mail : festival@albustan-lb.com

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Tout le site Web:
www.albustanfestival.com

La Section Francophone du Site Officiel

 

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Billets en vente
à l’hôtel al-Bustan,
aux branches de la Banque de l’Industrie et du Travail
et
au Virgin Megastore.


 

 

 

 




Retour sur le Programme de l'édition 2003

Depuis dix ans, le Festival al-Bustan anime les soirées d’hiver des mélomanes, qui suivent avec fidélité le chemin qui mène à Beit-Méry pour assister, chaque saison, à une trentaine de performances réparties sur cinq semaines. Une gageure relevée avec opiniâtreté par la directrice du festival, Myrna Boustani, et son comité. Dix festivals européens parraineront dix concerts et représentations de premier plan. Tel sera le fil rouge de cette édition d’anniversaire, qui s’ouvrira le 18 février prochain et qui s'étalera sur 5 semaines pour le plus grand plaisir des mélomanes.

– Mardi 18 février, 20h30 : Medici String Quartet. Cet ensemble a ouvert le premier festival du Bustan, en 1994. Pour la célébration du dixième anniversaire, il revient interpréter le même programme : le Quatuor en do majeur de Mozart.

– Mercredi 19 février, 20h30 : Soledad Tango. Créé en 1995, cet ensemble de cinq musiciens (piano, violon, accordéon, guitare et double basse), tous séduits par l’œuvre d’Astor Piazzolla, se consacrent à l’interprétation du « tango nuevo ».


Soledad Tango.

– Jeudi 20 février, 20h30 : Konstantin Scherbakov. Vainqueur du concours Rachmaninov, le pianiste sibérien consacrera son programme à certaines œuvres du compositeur russe.

– Vendredi 21 février, 20h30 : soirée spéciale « Amis du Festival », avec Jacqueline Ross (violon) et David Ponsford (harpe). Ces deux musiciens interpréteront six sonates pour harpe et violon de Bach. Jacqueline Ross joue sur un Amati de 1570 (il n’y a que quatre exemplaires recensés dans le monde de cet instrument, prédécesseur du Stradivarius).

– Samedi 22 février, 20h30 : Isabel Bayrakdarian et Serouj Kradjian. D’origine libano-canadienne, la soprano Isabel Bayrakdarian, lauréate du concours Placido Domingo Operalia en 2000, a chanté le rôle de Suzanne des Noces de Figaro en septembre 2002 à l’Opéra Bastille. Son programme, pour lequel l’accompagne le pianiste Serouj Kradjian, comprend des pages de Vivaldi, Granados, Puccini et Gershwin.

– Dimanche 23 et lundi 24 février, 20h30, théâtre Monnot : Le Duel. Laurent Cirade (violoncelle) et Paul Staïcu (piano) s’affronteront, entre virtuoses, dans un combat musical et burlesque.

– Mardi 25 février, 20h30, Crystal Garden : Kubin String Quartet, avec la participation du festival tchèque « Janacek ». Un programme bâti autour des œuvres pour quatuor de Mozart, Brahms et Dvorak.

– Mercredi 26 et jeudi 27 février, 20h30 : Eugène Onéguine de Tchaïkovski par l’Helikon Opera. 83 participants pour ce drame romantique russe (sous-titrage anglais), mis en scène par la compagnie russe, de retour pour la sixième fois au festival.

– Vendredi 28 février, 20h30 : Trio Luwigana, avec la participation du festival slovène Ljubljana. Un ensemble piano-violoncelle-clarinette pour un programme consacré à des partitions de Beethoven, Glinka et Brahms. 22h45, Scottish Bar : Monday Blues Band. Une formation 100% libanaise pour du blues de première main.

– Samedi 1er mars, 20h30, Crystal Garden : Giuseppina Piunti et James Vaughan, avec la participation du Festival de Wexford. La soprano coloratura, accompagnée du pianiste venu tout droit de La Scala, interprétera des airs de Bellini, Donizetti, Puccini, Massenet et Verdi.

– Dimanche 2 mars, 20h30, Assembly Hall, AUB : The Bach Choir, dirigé par David Hill et accompagné de Jane Watts (orgue). Cet ensemble vocal prestigieux, fondé en 1875 et dont les répétitions s’effectuent depuis en la cathédrale de Westminster, interprétera des œuvres de Bach, Taverner, Parry, Gorecki et Mendelssohn, ainsi qu’une pièce de Naji Wakim, spécialement commissionnée pour le chœur.

– Lundi 3 mars, 19h00, église Saint-Charbel (Maad, caza de Jbeil) : Warda Yalcin. Chanteur de l’église chaldéenne turque depuis l’âge de six ans, Warda Yalcin interpréte les premières mélodies chrétiennes.

– Mardi 4 mars, 20h30 : Sinfonia Varsovia, avec la participation du festival polonais Wratislavia Cantans et accompagné du flûtiste Wissam Boustany. Fondé en 1984 par sir Yehudi Menuhin, cet ensemble de chambre, parmi les plus prisés au monde, se consacrera à des œuvres de Grieg, Kilar et Mozart.

– Mercredi 5 mars, 20h30, Crystal Garden : Wissam Boustany (flûte) et Nigel Clayton (piano). Deux interprètes qui ont collaboré aux premières éditions du festival reviennent cette année faire preuve de leur talent.

– Jeudi 6 mars, 20h30, église Saint-Joseph (Beyrouth) et vendredi 7 mars, église Saint-Stéphane (Batroun) : Messe en do mineur de Mozart, par l’Orchestre symphonique national, dirigé par Gerd Albrecht. Avec Livia Agh (soprano), Elvira Dressen (mezzo), Nils Giesecke (ténor)et Christoph Stephinger (basse).

– Samedi 8 mars, 20h30 : Iceland Dance Company, avec la participation du festival islandais de Reykjavik. La troupe présentera des extraits des plus grandes chorégraphies du XXe siècle.

– Dimanche 9 mars, 20h30, église Mar Sassine (Beit-Méry) : « Mozart in the Mountain » par les musiciens et les solistes de l’Opéra de chambre de Varsovie.

– Mardi 11 et mercredi 12 mars, 20h30 : Don Pasquale de Donizetti par l’Opéra de chambre de Varsovie (italien, sous-titrage anglais). La troupe polonaise est de retour pour la sixième fois avec un opéra comique.

– Jeudi 13 mars, 20h30, Crystal Garden : JulienWeiss. Installé à Alep, ce musicien hors pair improvisera au qanun.

– Vendredi 14 mars, 20h30, Crystal Garden : Joseph Calleja et Mark Troop, avec la participation du festival autrichien de Bregenz. Le ténor Joseph Calleja, de retour au festival pour la deuxième fois, interprétera des airs de bel canto, accompagné du pianiste Mark Troop, un habitué du Bustan.

– Samedi 15 mars, 20h30 : Wiener Kammerensemble, avec la participation du Festival de Salzbourg. De retour au Liban, le prestigieux ensemble autrichien interprétera des pages de Mozart, Lanner et Strauss (père et fils).

– Dimanche 16 mars, 18h30 : Il Viaggio a Reims de Rossini par les marottes de l’Alba. Les étudiants de deuxième année de l’Académie des beaux-arts présentent l’opéra comique en un acte du compositeur italien. 20h30 : Trio Fratres, avec la participation du festival finlandais d’Helsinki. Trois accordéonistes pour dix compositeurs, de Mozart à Sting.

– Lundi 17 mars, 20h30, Crystal Garden : Sarah Nemtanu (violon) et Romain Descharmes (piano). Deux jeunes talents venus de France.

– Mardi 18 mars, 20h30 : Lebanese Oriental Arabic Orchestra, dirigé par Walid Gholmieh.

– Mercredi 19 mars, 20h30, Notre-Dame (Jamhour) : « Misa Flamenca » par Paco Peña et The Flamenco Company et le Netherlands Concert Choir (dirigé par Rob Vermeulen). Quatre guitares, quatre chanteurs de flamenco, 55 choristes et un danseur pour un spectacle hors du commun.
Séance de rattrapage le 21 mars,
même heure, même lieu.


Paco Pena

– Jeudi 20 mars, 20h30, Crystal Garden : Alban Gerhardt (violoncelle) et Markus Groh (piano), avec la participation du festival allemand de Bad Kissingen. Une soirée romantique (Brahmset Schumann) pour deux lauréats de concours internationaux.

– Samedi 22 et dimanche 23 mars, 20h30 : Trinity College Symphony Orchestra, dirigé par Dafydd Llywelyn, avec la participation du festival anglais Dartington International Summer School.



La soirée de samedi verra la performance du violoniste Nicolas Koeckert et

la soirée de clôture, celle du pianiste Boris Berezovky, le favori du Festival Bustan.

 




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